Oh-my-God!


 

 

 

 

Inconnue, Inconnu,

tu t’en fous comme de la première chaussette de Benoît XVI,

mais j’ai les boules.

Grave.

Grave de chez grave même.

J’en pleure tu sais Ô Inconnue/u. Et ce n’est même pas une façon de parler.

Alors, plutôt que de continuer à m’énerver toute seule, plutôt que de risquer de dire/faire des conneries que je regretterai dès demain, tout ça parce qu’un sinistre incompétent a pondu une bouse nauséabonde,

je m’en vais te proposer un test pour te permettre de savoir, ô Inconnue/u, si toi aussi tu pourrais être « journaliste » et chier un gigantesque étron qui bénéficiera d’une grosse campagne de communication avec colloque au siège d’une grosse structure internationale et tout et tout….

Prêt??????

Partezzzzzzzzzzzzzzzzz!

 

*  Etre journaliste, c’est

a) recouper et contextualiser les informations

b) ne collecter les informations que par un seul biais, répondant toujours à une même obédience politique et une seule interprétation des faits

c) « si on m’l’a dit c’est que c’est vrai » et d’ailleurs, pourquoi se fatiguer à vérifier ou à mettre en perspective, y suffit de retranscrire les entretiens et hop, c’est bouclé.

d) ne surtout pas faire des recherches avant, pendant ou après la présence sur le terrain (genre, quels sont les réseaux nationaux mis en place par les différents acteurs par exemple), mais faire semblant quand même en mettant au début de chaque chapitre des citations littéraires ou bibliques…

 

*  Faire tout un bouquin sur un sujet donné uniquement à partir de témoignages, c’est

a) limite côté fiabilité

b) ça déchire parce que comme ça si c’est pas vrai c’est pô d’ma faute

c) ça m’évitera d’avoir à mettre les choses en perspective ou d’analyser quoi que ce soit.

d) ça fera pleurer Jeanette dans les chaumières (suffisamment pour qu’elle ne voit et ne retienne rien d’autre, et pour cause, parce que hein quand même, là ces histoires horribles c’est de l’or en barre) et ainsi j’aurais acheté ma place au Paradis-Amen.

 

*  Le plaidoyer, ça permet de

a) faire connaître et comprendre au grand public des choses graves, et ainsi de convaincre les trusts/gouvermements/bailleurs d’agir pour changer les choses

b) Enchaîner les approximations

c) Ecrire en se foutant de la syntaxe et du lexique utilisé parce que de toutes façons les lecteurs pleurent et y s’en foutent, d’ailleurs comme je fais une mise en page de l’espace bin y verront pas que c’est moi qui parle au lieu d’informateurs et vice versa.

d) Être du côté des Justes et donc de déterminer qui sont les Pêcheurs, tout comme mon commanditaire l’affirme dans un lobbying propagandiste depuis plus de 10 ans, et attirer les oboles des donateurs…

 

*  Une bonne mise en page, ça permet de

a) identifier clairement qui parle, un informateur, ou l’auteur/journaliste

b) les guillemets, les italiques, les paragraphes, à quoi ça sert d’abord à part gaspiller l’encre ?

c) rendre l’identification des locuteurs complètement floue et se permettre ainsi d’écrire n’importe comment, comme ces pauuuuuvres indigènes, qui, on le répète plusieurs fois dans le livre histoire que le lecteur s’imprègne bien de l’idée, ne savent pas parler la France (dingue non?!:  ayant été colonisé par les belges, ils utilisent des locutions et formulations typiquement belges qui peuvent laisser un français un peu désorienté. Rien à voir avec l’absence de scolarisation ou la désorientation)

 

*  Retranscrire des entretiens, ça permet de

a) respecter la parole des gens

b) lâcher une bombe sans même s’en rendre compte

c) lâcher une bombe et surtout ne pas enquêter pour vérifier si celle-ci recouvre la réalité. Après tout qu’est-ce qu’on s’en fout (juste pour info, on parle de crime de guerre et de violation de mandat international) ce n’est pas l’important, on ne parle pas de politique mais de victiiiiiiiiiiiiiiiiimes et d’horreur et de résilience.

d) se dire que si quelqu’un s’aperçoit que j’ai lâché une bombe, il ira à ma place risquer sa peau pour prouver que la bombe existe bien, et là, hop, j’aurais le Prix Pulitzer parce que c’est moi qui l’ai déterrée?

 

* Enquêter sur un phénomène social en ne rencontrant que les gens que l’on te propose de rencontrer, c’est

a) Totalement incompatible avec toute notion de déontologie journalistique, surtout quand on ne l’indique à aucun moment au lecteur, même par allusion….

b) génial ! Comme ça, on ne se fatigue pas à aller chercher l’info puisqu’elle nous tombe toute cuite dans le micro.

c) super! Ainsi, on n’a pas à réfléchir pour donner une image du phénomène couvert par notre enquête conforme à celle désirée par notre commanditaire, il suffit de retranscrire la parole entendue. Et tant pis si  le dit commanditaire est lié à une organisation sociale, dont, de notoriété publique, la plus haute hiérarchie dans le pays de l’enquête s’avère faire de l’appel à la haine jusqu’au niveau international depuis plusieurs années….

Alors ?? Si tu n’as que des a je ne te ferai pas de mal si je te croise dans une ruelle sombre, voire je te ferai un gros câlin trop bisounours parce que tu me redonnes confiance en l’humain,  et il est même probable que je m’en remette à toi s’il me venait un jour d’avoir besoin des services d’un vrai journaliste.

Si vous avez une majorité des autres lettres quelles qu’elles soient, félicitations, vous pourrez sans doute, comme machintruc, vivre confortablement comme journaliste indépendant depuis 20 ans et enchaîner auprès de, comme c’est bizarre, presque toujours le même commanditaire, les contrats sur des sujets dont vous ne mesurerez toujours pas le quart de la moitié du commencement d’un iota de la complexité après avoir rédigé vos chefs d’œuvre. (en même temps le gars, hein, ça ne le dérange pas d’écrire dans son intro que la première fois qu’il avait « couvert » le sujet, avec une « petite semaine », il « étais persuadé d’avoir saisi l’essentiel ». Faut l’oser quand même. Genre moi je comprends tout à tout en 3 jours chrono.)

Tout de même, je m’interroge :

ce Monsieur est-il stupide et incompétent,

ou bien tout ce qui me révulse dans cette bouse infâme a-t-il été sciemment pensé, conçu et produit ?

 

Dans le second cas, sa place est en enfer, pour reprendre ses constantes références au divin,

et dans le premier cas,

non mais

what the damned fuck !!!!!


Screugneugneu de screugneugneu, pourquoi, pourquoi, pourquoi un tel bouseux a-t-il du boulot ?!

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4 Réponses to “Oh-my-God!”

  1. Le Tiède Says:

    Tu peux nous donner un lien, qu’on se marre/pleure/le maudisse jusqu’à la fin des temps ?

    • Cher épistolier,
      hé bien…. En cherchant je devrais pouvoir, mais…..

      D’un je me dis que ce serait lui faire trop d’honneur,
      et de deux je me dis que n’ayant rien à perdre puisque j’ai décidé de tirer ma révérence à ma vie d’anthropologue/humanitaire, que je vais me battre pour que la revue accepte de publier ma critique, que je vais m’attacher à rendre irréprochable épistémologiquement parlant, et plus encore…..

      Honnêtement je vais tout faire pour que ce bouquin soit enterré profond, mais bien si tu vois ce que je veux dire: pas comme ici, pas à coup de blagounettes and co. Non non, pour de vrai, et sans possibilité de se voir répondre qu’il y a subjectivité ou prise de partie.

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