De l’art de faire plier la réalité au marché, cours magistral 1


 

Me revoilà déjà. Ma colère de geek dopé-aux-pixels s’est calmée, et comme à mon grand regret je n’ai pas encore reçu aucune des réponses que j’attends de plus en plus fébrilement (pour celles et ceux qui suivent ça concerne principalement l’assoce avec qui je bosse, au final, comme d’hab, bénévolement puisque les contrats d’aide à l’embauche/CAE/CUI n’existent plus, dans l’espoir fou de réussir à vendre les projets demandés et donc à me faire salarier ou au moins payer. Youpie.et puis mes autres projets bizarres aussi, où j’attends….. des trucs), je vais donc me remettre à l’ouvrage ici et maintenant.

 

Il est très facile de m’énerver tu l’as sans doute déjà remarqué ô Inconnue/u.

 

Le dernier truc en date m’a vraiment beaucoup, beaucoup, beaucoup escagassée. Tellement que, comme d’hab, j’ai passé un temps certain à contempler Il s’agit d’un article paru dans le Dailymail, un des plus gros quotidiens anglais. Vous pouvez y accéder ICI.

 

Bon, avant que d’aller plus loin, je présente mes excuses à l’avance à la dame si sa recherche a été, comme tant de chercheurs en sciences humaines, trahie/abêtie/détournée par la journaliste et que l’article en question ne reflétait pas, en fait, son analyse, que, je dois reconnaître, je n’ai pas lue hein.

Ça, c’est fait.

Alors, cet article qui résume un travail de recherche, il dit quoi ?

Pour ceusses qui ont la flemme et pour ceux qui sont français et donc des pines d’huitre en langues ne parlent pas anglais, je m’en vais te faire là tout de suite un petit résumé de la chose.

Voilà, y’a une nana qui est chercheuse en économie. (n’oublie pas sa discipline jeune padawan, ça te permettra de mieux sentir le fond du truc).

Comme toute chercheuse elle s’est penchée pour seule motivation la soumission au Capital la recherche de Savoir et la meilleure compréhension de l’humain, avide de découvrir scientifiquement ce qui est le désir profond de chaque femme. Ce sans aucune idée préconçue et aucune conclusion pré-écrite bien sûr.

 

Alors, on peut résumer le truc ainsi.

LES DONNEES

= ce qui est VRAI, constatable, mesurable, vérifiable, à partir desquelles la chercheuse a tiré ses conclusions.

Les femmes anglaises et espagnoles (mais les tendances sont les mêmes dans le reste de l’Europe et l’Australie), sont mariées pour 38% d’entre elles au Prince charmant/à Greg le millionnaire, en fait, plus vaguement à un homme « financially successful » et plus précisément, à un homme « who earn more than themselves » = qui gagne plus qu’elles-mêmes.

 

Ce, à un degré supérieur à ce qui se passait dans les années 40 (où là, dixit le rapport/la recherche et l’article, ces mariages hypergames –et vlan ! je me lâche en jargon anthropo et perd au passage 80% de mes lecteurs. Bon, mariage hypergames = un mariage où la femme occupe le statut social le plus bas-  ne représentaient que 20% des femmes), « malgré des années de campagne pour l’égalité entre les sexes ».

Ça ce sont les faits, et ni moi ni personne ne pouvons, à moins que la chercheuse en question ait fait de la merde et mérite autant le nom de chercheuse que moi celui de sosie de Grâce Jones, le nier.

A la question de savoir le pourquoi de la chose, la chercheuse comme la journaliste expliquent sans sourciller visiblement l’ombre d’une seconde que, c’est parce que

l’analyse

1)      « The idea of most women wanting to be financially independent is a myth” = l’idée selon laquelle les femmes veulent leur indépendance financière est un mythe.

2)    Les femmes DESIRENT être femme au foyer même si :

3)      La plupart n’osent pas avouer et reconnaître cet état de fait car le discours majoritaire le dévalorise. : « It is so politically incorrect to admit it ».

En conséquence de quoi (sic), il est « normal que les femmes gagnent moins que les hommes à statut égal », et  si « men dominate the top positions » = les hauts postes sont avec une majorité écrasant tenus par des hommes, c’est « because women simply do not want careers in business » = parce que les femmes ne veulent simplement pas faire carrière.

Attends attends c’est pas fini !

Le truc tu vois (je te vois t’agiter là minette, tss tss, écoute la voix de la sagesse on te dit. Chuuuuut !), c’est que nous les femmes on ne veut pas « faire la balance entre carrière et vie de famille », on veut juste la vie de famille tu vois.

D’ailleurs les « women today have more choices than men, including real choices between a focus on family work and/or paid employment” = les femmes aujourd’hui ont PLUS DE CHOIX que les hommes, y compris de choix entre une vie centrée sur la « travail familial » (wtf ?) et/ou un travail rémunéré.


Même que, en fait, les politiques visant à aplanir les salaires hommes/femmes, c’est du caca, c’est « rest on faulty assumptions and dated evidence. The latest research shows that most of the theories and ideas built up around gender equality in the last few decades are wrong” construit sur de fausses hypotheses et des preuves obsolètes? Les dernières recherches montrent que la plupart des théories et des idées construites autour de l’égalité des genres dans les dernières décennies sont fausses”.

En fait, CQFD, « contrairement aux affirmations des féministes, la vérité c’est que les hommes et les femmes ont pour la plupart des aspirations différentes en matière de carrières, de priorités de projets de vie. »

 

Bon.

Voilà.

Ah, n’oublions pas –quand même- le seul truc objectif et réellement analytique de l’article, qui explique que les politiques augmentant les privilèges des femmes pour les congés maternités aboutissent au contraire de leurs objectifs, soit à une augmentation de la discrimination des femmes dans les entreprises parce que les patrons s’inquiètent de leur projets de maternité et des congés afférents.

 

De la démarche scientifique


Je pourrais me lâcher et jouer ma  « féministe hystérique » (association fatale et semblant pourtant si naturelle, comme si on ne pouvait défendre les droits des femmes sans entrer dans un tableau de psychopathologie clinique).

 

Je pourrais parler de moi, de combien cette situation de dépendance financière d’avec mon barbu me rend folle et me fait sentir une merde, de combien justement le fait d’être socialement réduite au rôle de Mère (avec majuscule et tu comprends en fait j’ai de la chance et tout et tout) me rend malade dans tous les sens du terme, de combien je souffre de mon absence de carrière et combien je trouve injuste la différence de traitement entre moi et mon barbu à stade égal pour la seule raison que je suis femme et lui homme.

 

Mais non, ça n’aurait que peu d’intérêt, et à vrai dire, ça serait également peu scientifique, peu « vrai » même si profondément réel.

Je veux juste souligner quelques traits, histoire de….

1)      Du contexte de la recherche « scientifique »

Bien sur, le fait que cette « recherche », publiée d’ailleurs non sous la forme habituelle d’une recherche (thèse, bouquin) mais sous celle d’un « rapport », sorte au moment où l’Union Européenne songe à allonger le congé maternité et à l’uniformiser dans tous les pays de la CEE, ainsi qu’au moment où un député anglais fait une proposition de loi aboutissant à  la contrainte légale d’une égalité des salaires hommes/femmes, c’est une pure coïncidence et je suis certaine qu’aucune entreprise avec une dynamique sexiste ne finance le think tank originaire de l’étude.

2)      De la représentativité des données collectées


Je rappelle que les conclusions du rapport portent sur « les femmes », voire même « les aspirations/désirs des femmes ». On ne parle pourtant dans l’article que des femmes mariées. Je sais pas moi, je n’ai pas accès aux données démographiques anglaises, ni n’ai fait de recherches sur la question sur celles de la France, mais…… Quel est le pourcentage de femmes mariées parmi la population féminine adulte ? Et parmi la population féminine en couple ?

Moi, on m’a appris que ce genre de choix de population ce n’était pas représentatif, et que cela s’appelait biaiser les données. Mais en même temps moi je ne suis pas chercheuse à la London Academy of Economics et ne suis pas financé par le plus gros think tank de politiques gouvernementale anglais.

3)      De l’oubli (volontaire ?) des données allant dans le sens contraire des conclusions

Rappelons les deux périodes mises en comparaison : les années 40 et aujourd’hui.

Durant les années 40 il y a eu 1° la guerre et 2° la reconstruction post-guerre mondiale, soit le plein emploi absolu, avec emploi de presque toute la population féminine.

Aujourd’hui le chômage est une réalité pour tous les pays du monde ou presque.

 

4)      Du retournement des analyses contradictoires en une phrase péremptoire

« Sex differences are treated as self-evident proof of widespread sex discrimination and sex-role stereotyping rather than the result of personal choices and preferences”. =

Les différences [de statut, enfin j’espère que la dame sous-entend la chose] entre les sexes sont traitées comme des preuves indéniables d’une discrimination sexuelle généralisée et une caricature stéréotypée des rôles sexués plutôt que le résultat de choix personnels et de préférences. »

Certes. Le problème, c’est que la phrase peut rigoureusement être inversée, en tous cas c’est que les tenants –et tenantes- de la femme à la maison-qui-s’occupe-des-mioches-et-fait-la-cuisine-et-le-ménage-tandis-que-tarzan-ramène-les-picaillons-à-la-force-de-ses-biceps-et-de-ses-neurones-supérieurement-développés ont toujours expliqué.

Aucune preuve. Aucune  analyse pour légitimer cet ensemble d’affirmations.

5)      Du « désir » féminin

En fait, tout repose sur… sur quoi ?

La chercheuse est économiste n’est-ce pas ? En quoi a-t-elle plus de légitimité qu’un boulanger, une informaticienne ou un champion de tennis pour espérer pouvoir analyser les désirs d’une population ?

Est-elle psy ? Sociologue ? Anthropologue ?

 

A-t-elle pris le temps d’observer ces femmes dans leur vie, dans leur interelation aux autres, a-t-elle eu de longs entretiens ouverts et contradictoires, a-t-elle confronté leurs déclarations à elles-mêmes, à celles des autres, aux pratiques de ces femmes ?

Comment a-t-elle eu accès à ces « désirs » féminins si enfouis que, elle-même le dit, les femmes ne le disent jamais, pas même à leur conjoint et si rarement à elles-mêmes ?

Elle a une boule de cristal en liaison directe avec « la » psyché féminine ?

D’ailleurs, pour terminer mesquinement comme tout un chacun ou presque : dîtes donc, qu’est-ce qu’elle fait à faire des « recherches » en économie la dadame ? Et la journaliste ? Allez, oust, à la maison, allez torcher vos mômes et faire des ourlets aux napperons. Êtes-vous réellement des femmes, mesdames, à vous obstiner à être chercheuse et journaliste ? Soyez un peu cohérentes avec vos délires merde!

Tout ça pour dire que, si là presque tout le monde peut voir où la démarche n’a pas grand-chose de scientifique, ce n’est pas forcément le cas pour la plupart des « études » dont les media, et plus spécialement les portails de news sur le web, font la promotion via des résumés-minute de recherches faisant des centaines de pages.  Et pourtant il en de même pour nombre d’entre elles. Il en est ainsi par exemple de celle sur le « retard » des personnes nées au mois de Décembre (tout enseignant saura de quoi je veux parler et se sera énervé à la vue de ces encarts)….

Plus la recherche en sciences humaines sera « sponsorisée » et plus on arrivera à de tels n’importe nawak : les chercheurs ne servent pas à « trouver » et surtout pas à comprendre, mais à servir de caution pour manipuler.

Mais c’est pas grave je suppose.

 

D’ailleurs, comme je suis une femme je m’en vais me détourner de cet objet de Satan qu’est ce Pc pour aller faire l’unique chose à laquelle j’aspire puisque je n’ai ni bite ni couilles et si peu de testostérone : les courses.

Olé !

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13 Réponses to “De l’art de faire plier la réalité au marché, cours magistral 1”

  1. J’ai trouvé que ça : »Dr Hakim also accuses feminists of peddling a string of myths and manufacturing ‘political ammunition for a war that has ended’. » n’était pas mal comme truc objectif aussi 😉
    tout à fait d’accord sur les dérives du sponsoring, quelque soit le sujet. C’est atterrant même parfois, mais je ne jetterai pas la pierre au chercheur, qui prêtent parfois leur ethos sous de malsaines pressions bassement politico-financières! Ceci dit, je suis toujours à la recherche d’une étude objective sur les différences de revenus par genre en France :-)Aller, je retourne à De Candolle et Sorokin!

    • Selon les études et hors fonctionnaires (on peut dire ce qu’on veut à leur propos, quand il y a grille salariale il y a grille salariale et elle reste fixe. Point.), les différences vont de 20 à 33%. Les plus méthodologiquement regardables avancent un chiffre de 25%.

      Juste énorme.

      Mais, euh, je ne sais pas du tout qui sont De Candolle et Sorokin?!!! Eclairez-moi siouplaît!! Après quelques recherches je suis excitée à l’idée de découvrir comment vous pouvez travaillez à al fois sur la botanique (si j’ai bien cherché De Candolle est un botaniste à l’origine d’une taxinomie végétale, ainsi qu’à la création de la discipline de la géographie botanique. C’est bien ça?) et sur la sociologie de la mobilité sociale…?????? (Sorokin, Pitirim ou bien?? Alors alors?
      J’veux savoiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiir!

      • Selon les études et hors fonctionnaires (on peut dire ce qu’on veut à leur propos, quand il y a grille salariale il y a grille salariale et elle reste fixe. Point.), les différences vont de 20 à 33%. Les plus méthodologiquement regardables avancent un chiffre de 25%.
        Juste énorme.
        Mais, euh, je ne sais pas du tout qui sont De Candolle et Sorokin?!!! Eclairez-moi siouplaît!! Après quelques recherches je suis excitée à l’idée de découvrir comment vous pouvez travaillez à al fois sur la botanique (si j’ai bien cherché De Candolle est un botaniste à l’origine d’une taxinomie végétale, ainsi qu’à la création de la discipline de la géographie botanique. C’est bien ça?) et sur la sociologie de la mobilité sociale…?????? (Sorokin, Pitirim ou bien?? Alors alors?
        J’veux savoiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiir!

        Alphonse de Candolle, était un botaniste…et un juriste ! Si son esprit scientifique et critique s’est appliqué aux plantes, il en a fait profiter d’autres domaines, notamment concernant l’exploitation des « récolements » (je ne sais si un autre terme existe en sociologie, je n’aime point l’usage qui est fait du terme « statistique » quand aucune n’est faite…raccourci sémantique de novlangue pour donner un cachet authentique à de pseudo-études bourrées de fausses démonstrations ?). De la statistique criminelle, 1832, contient quelques notions et passages intéressants.
        Moj drug Sorokin, quant à lui, est si je ne m’abuse l’inventeur du néologisme « quantophrénia », repris et souvent transformé en « quantophrénie ». Chaque fois que j’entends un « c’est les chiffres qui le prouve », j’ai la vision flash de sa ganache allongée et de ses doubles foyers qui semble m’indiquer d’un regard : « méfie toi mon gars du discours matois de ce-tte mendigot-e ! ».
        Hors fonctionnaire : même le Sénat dit que non 😉 Enfin, il est vrai que les grilles salariales sont généralement les mêmes, sauf dans un ministère (peut être plus, je ne les connais pas tous !) où les femmes ont une prime supplémentaire due à leur genre (pas grand-chose, il est vrai).
        Inégalité salariales : Comme je disais, je parlais de revenu, non de salaire 😉 Même pour les salaires, étrangement, je n’ai vu aucune étude prenant en compte les absentéismes (amalgame salaire/paiement, calcul sur taux mensuels et non horaires (voir faux taux horaire), etc.…). Bon, il est vrai que s’attaquer à l’inadéquation du système de protection sociale avec une parité dans l’emploi, ce n’est pas politiquement correct, mieux vaut mettre ça sur le dos d’un pseudo « diktat sexo-patriarcal » et laisser les moutons s’occuper à se battre contre des moulins à vent !
        En revanche, j’ai pu constater (et reconnais que mes observations ne sont pas symptomatiques d’un ensemble, ça reste juste une remarque), que l’attribution d’une compétence de genre à l’embauche jetait l’opprobre sur l’ensemble des collègues féminins, comme un retour de bâton qui passe inaperçu puisqu’on arrive à remplir des cases de chiffres et présenter des rapports avec de jolis graphiques « comme quoi on y arrive ». C’est vrai que c’est plus facile et efficace en surface que de plancher sur une étiologie d’un phénomène, de faire de la modélisation, de passer par le paradoxe de Simpsons, etc.… Enfin, j’ai peut-être mal cherché, mais il y a beaucoup de trucs qui font farouchement « télécommandés »!

      • Hum.

        Suis un peu super crevée là tout de suite donc ma réponse ne pètera pas dans l’éthéré.
        Mais je reviendrai, comme je l’ai déjà dit en comm, sur la question de toutes façons….

        Pour faire vite là tout de suite:

        j’ai fait un abus de langage en parlant de fonctionnaire, quoique mon affirmation reste vraie quoiqu’en dise le sénat dès lors qu’on ne prend en compte que les fonctionnaires « indéboulonnables »: je veux dire les vrais CDI, tels que les enseignants, les médicaux, les juristes, les flics, etc- pas le haut de la pyramide, pas l’énorme -de plus en plus, ce qui est outrageant vu le sort de ceux dont les citoyens ont réellement besoin- nébuleuse des cabinets ministériels et autres pseudo-éminences grises, ceux qu’on fait valser à chaque élection. Là, bien sûr, l’égalité salariale reste un mythe.
        Comme tu sembles sûr de toi, j’aimerais bien que tu précises: quel ministère accorde une prime aux femmes par le simple fait qu’elles sont femmes, s’il te plaît??? !!!!!! Le fait que je n’en ai jamais entendu parler ne veut absolument rien dire, mais, comment dire…..Hein?!!! Quoi?! Ca me paraît tellement énôôôôrme! De plus: es-tu certain qu’il s’agisse d’une prime « du fait de leur genre » et pas d’une prime « suite à un enfantement ou par enfant »? (cela dit mêm si cela était le cas, ça n’expliquerait et ne légitimerait pas pourquoi les êtres humains de sexe masculin de bénéficieraient pas de la même prime pour les memes causes!!!!!)

        Ton histoire de salaire vs revenu me pose problème (en tous cas mériterait d’être développé), surtout que tu ne sembles pas parler d’un système de prime extra-salariales (qui, si elles existent en faveur d’un sexe ou d’un autre, me sont également inconnues -tout comme les gens d’horizons extrêmement divers que je connais-) ,mais d’une histoire de paiement par heure de travail, peut se démonter sans problème.
        Si tu me trouves des femmes dont la carrière voire même le poste même (hors fonctionnaire again) n’a pas été mis en péril voire détruit (pas immédiatement non puisque c’est illégal. mais comme par hasard dans les mois qui suivent, voire immédiatement par mise au placard direct) par ces « absences » (aka les enfants et les grossesses je suppose c’est bien ça? -ce qui sous-entend d’ailleurs qu’un homme, lui, ne peut/ne doit donc ne le fait pas-), alors d’accord ok.
        Par ailleurs, en ce qui concerne les cadres, on n’est pas payé -malgré les accords de CE et autres- en fonction d’un TEMPS de travail mais d’une QUANTITE de travail. C’est-à-dire qu’on est payé pour faire quelque chose avant l’échéance fixée, pas payé pour le temps passé à le faire.

        Par ailleurs, il faudrait affiner par rapport aux congés maladie. S’il existe en effet une différence pour ceux-ci entre hommes et femmes, c’est injuste et sexiste. Sinon….

        Je ne suis pas sûre de comprendre vraiment ce que tu entends par « s’attaquer à l’inadéquation du système de protection sociale avec une parité dans l’emploi, ce n’est pas politiquement correct, mieux vaut mettre ça sur le dos d’un pseudo « diktat sexo-patriarcal » et laisser les moutons s’occuper à se battre contre des moulins à vent ! ».
        Et j’aimerais bien pourtant!

        Par contre, ce que je sais, c’est que, sans utiliser une expression aussi grandiloquente et foireuse que « diktat sexo-patriarcal », je suis en effet certaine, non pas comme une opinion mais comme un savoir issu de scientifiques (je pense notamment à la vie de travail de Françoise héritier et de levi-strauss, tu peux mettre Bourdieu aussi dans le panier, et beaucoup, beaucoup d’autres) que l’inégalité entre hommes et femmes est structurelle des sociétés humaines (tu remarqueras que je ne considère pas la chose comme « naturelle », mais bel et bien issue de la culture), et que cette inégalité se traduit toujours pas la supériorité de l’homme sur la femme, y compris dans notre société occidentale contemporaine, et je pense même que la situation va nettement empirer dans les années à venir.
        Maintenant, le patriarcat n’a pas grand chose à voir là-dedans à mon sens. (surtout que celui-ci n’a pas existé partout, y compris en europe et même en france)

        Ensuite, l’inégalité précédemment énoncée se traduit , modernité oblige, par des aberrations envers la gent masculine, qui, dans un retournement de situation « cocasse », se trouve parfois dans la position du stigmatisé/victime , en ce qui concerne la parentalité par exemple, ce qui me paraît une honte absolue et me donne envie de faire du mal à pas mal de mes « sœurs » 😉 .

        Enfin, je partage complètement ta dernière remarque: c’est tout le problème de la stigmatisation positive, très anglo-saxonne mais qui, même là-bas, a les effets pervers que tu décris, ce d’autant plus qu’hélas, le doute afférent à la compétence réelle du « quotat vivant » embauché recouvre un certaine réalité, qu’il s’agisse comme ici d’une femme ou d’un Noir, d’un handicapé ou de n’importe quelle « minorité-quotaïfié-par-loi-ou-décret », .

        Théoriquement je suis contre toute forme de stigmatisation positive pour ces deux raisons donc. Mais…… Je ne suis pas certaine d’avoir raison. C’est peut être le « moins pire »….

        Enfin: Ok pour de Candolle, que de toutes façons je ne connaissais pas. Sinon oui!!! pour Sorokin, dont la magnifique notion de quantophrénie me ravie depuis longtemps (je la partage absolument, et ne peux jamais m’empêcher, à chaque fois qu’on me parle de stats et de « vérité issue des nombres », de me souvenir avec effroi du pourquoi et du comment de la naissance de la chose…) Par contre cet homme est digne de Mystic (euh…. si tu n’es pas fan des x men tu vas pas comprendre. si je dis protéiforme ça va? Ou alors … je sais pas , multivisage…), car à chaque fois que je trouve une info sur lui, que ce soit sur le net ou dans mes bouquins de socio, il change de prénom (et même parfois de tête)… ?! ?!!
        Je suppose que cela reflète les aléas de la migration (nombre de nos congénères issus du monde arabe se sont vus par exemple inversés leur prénom et leur nom à leur arrivée en France. et je ne parle même pas des gens dont le « nom civil » ne correspond pas à au binôme français prénom/nom de famille unique…..)

        Je suis allée faire un tour vite fait sur ton blog. C’est clair que certains de tes posts me font penser que nous nous divergerions pas mal sur le sujet XX/XY si on se retrouvait pour boire un verre, mais le cynisme et la clairvoyance d’un tas de tes posts me plaisent bien…. Je crois que je vais te piquer certaines de tes illustres (Ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh ta vision de la Kalach 😉 ) hé hé…. et puis laisser tout plein de commentaires aussi 🙂

      • quel ministère accorde une prime aux femmes par le simple fait qu’elles sont femmes, s’il te plaît??? !!!!!! Le ministère de la défense accorde (ou du moins accordait) au personnels féminins de l’armée de terre (sans aucun doute aux autres armées aussi) une prime baptisée de « soutien gorge » (slang), puisque l’habillement de ces dames nécessitait un accessoire supplémentaire. Ceci dit, c’est plus symbolique qu’autre chose, je pense qu’il leur faut quelques années de service avant de pouvoir taper dans le aubade, et encore à la fin des soldes !
        salaire vs revenu :
        – salaire : ce qui est versé par l’employeur
        – revenu : tout ce qu’on a en fin de mois.
        Personne ne gueule sur l’inégalité des pensions alimentaires versées, mis à part quelques illuminées fanatiques qui pensent que ça compense les inégalités salariales, et à quoi répondent quelques testéronnés en slip kangourou que ça justifie ces inégalités… discours que je trouverai rigolo, s’il n’était sérieux et dont je n’ai toujours pas saisi, oligophrène que je suis, la portée productive 😉
        Reste le problème de l’absentéisme, qui s’il est « globalement » identique entre les genres, en demeure avoir des origines différentes, la maladie (grossesse parfois comprise, dans les textes, hein, c’est pas moi qui le dit, hein !) prévalant chez les femmes, et l’accident du travail chez les hommes. Les conditions d’indemnisation (dans le privé) étant différentes dans les deux cas, s’il on fait un calcul sur mois ou année écoulée sans le prendre en compte, on aboutit (je pense, je peux me fourvoyer) à une part de l’inégalité. Le délai de carence de trois jours, pas toujours pris en compte dans les conventions collectives en cas de maladie, et la fréquence/type d’arrêt est un facteur bizarrement négligé dans les inégalités de rémunérations finales… Si l’on a quatre arrêts maladie de deux jours dans le mois, on est moins payé que si on a huit jours pour s’être foulé le poignet sous un charriot au taf. Mais rien à voir avec un sexisme quelconque…
        l’inégalité entre hommes et femmes est structurelle des sociétés humaines (tu remarqueras que je ne considère pas la chose comme « naturelle », mais bel et bien issue de la culture), euh, il faut interroger une chinoise sur ces différences Nord :Sud dans son pays, et lui demander comment nomme-t-on les hommes à Shangaï, zieuter chez les touaregs (pré-citadinisation), même en occident, faut monter un peu en Europe du nord, les mentalités sont, hmm, différentes (on peut voyager dans le temps aussi…). Je passe sur le concept de société matriarco-patriarcal (autant je dois avoir –mal-rangé- les références de nombre d’arguments, autant je n’ai jamais retrouvé ce texte lu et concernant la société albanaise, donc, à prendre avec des pincettes !)?
        et que cette inégalité se traduit toujours pas la supériorité de l’homme sur la femme, on traduit un peu vite inégalité par supériorité ! Supériorité en quoi ? En accès dans la société ? La vision n’est pas inintéressante, même si elle n’est pas partagée, je penche plus pour une inégalité différentielle, et d’équilibre à trouver. Question de valeur, c’est comme si je disais que la société française est matriarcale et que de tout temps la femme a dominé puisqu’elle a priorité sur l’éducation des enfants, etc… Traiter les différences de manière hiérarchique plutôt que transversale ne mène, à mon avis, qu’à des conflits inutiles.
        Les aberrations sont paritaires, elles touchent tous les genres entre les fanatiques de tous poils qui érigent l’égalité dans tous les domaines et font du recul social (travail de nuit…). Je m’attends bientôt à voir des urinoirs dans les toilettes pour hommes (qui réclameront eux leurs petites poubelles pour leurs tampons, of course !).
        La « stigmatisation positive », joli terme, plus que l’oxymoron de discrimination positive ! J’ai pu voir quelques exemples, et pas ragoûtants. Entre les embauches pour remplir des quotas, de personnes que l’on brise ensuite tout au long de leur carrière après leur avoir donné espoir, et l’exacerbation de tensions (je reconnais avoir vécu et mal pris, et surtout avoir pris du temps à prendre du recul, même s’il reste un goût amer quand on est passé dans la charrette négative de la discrimination positive). Le moins pire, à mon avis, est de s’atteler sur des réformes de fond, tant dans le recrutement et ses filières, que dans l’organisation du travail. Actuellement, on fait de la magie de brousse et de l’effet de manche !
        Pour le prénom de Sorokin, si on enlève les homonymes, il suffit de connaitre le système russe en usage, le prénom du père (+la célèbre terminaison victh ou vna pour les femmes, sorte de Ibn local) est intercalé entre le prénom de l’enfant et son nom de famille, et dans la langue courante, on appelle les gens par leur prénom+le prénom de leur père suffixé. Vladimir Vladimirovitch est donc Vladimir, fils de Vladimir, premier ministre de la fédération de Russie, ex et futur président de la même fédération. Bref, évidemment, en transcription, ça donne parfois ! Si l’on croise ça avec notre nouvelle loi de 2005 sur les choix et changements de noms, on doit réussir à faire quelques casse-têtes !
        nous divergerions pas mal sur le sujet XX/XY : 90% de coups de gueule épidermiques suite à des expériences traumatisantes ou des rencontres malsaine avec des caniches de faction déguisés en biquettes de Seguin (faut bien les avoir, ces subventions…), pour les 10% restants, pour paraphraser Scott de mémoire, « le discours a une valeur épistémique de construire des vérités qui par nature ne sont pas absolues mais contingentes, et non de rendre plus efficace une vérité pré-établie ». Enfin, dans le temps…rires !
        Ecrit vite fait dans le train, étant une « victime de ce système occidental matriarcal qui réduit les hommes à un travail acharné et à des heures de transport quotidien pour subvenir aux besoins de leurs familles, comme leurs aïeux l’étaient dans la mine, sans contre partie, et bla, et bla, et bla… » OUARF ! 

      • D’abord, c’est un plaisir de discutailler avec toi :), et malgré nos divergences certaines t’as autant de points communs avec un oligophrène que moi avec Cameron Diaz

        Ensuite: ton histoire de revenu/salaire/heures de présence et traitement des absences est hyper intéressant. Ça mériterait en effet de se penche vraiment sur la question!!!!!

        A part cela…. Comment dire….. Tu te rends compte qu’en fait tu dis la même chose que moi, je veux dire qu’on est d’accord hein globalement ou ….?????

        reprenons:

        * tout à fait d’accord -enfin je pense- sur la questions des pensions alimentaires, quoique je rajouterai que dans le cas où le débiteur désire la garde des enfants bin à mois que la génitrice soit toxico/skyso/avec un casier de 50m de long voir les 3 à la fois b in il peut toujours tenter l’ascension de l’Everest en semelles de plomb avant de l’obtenir. Attention hein, le principe de la pension alimentaire pour les enfant est tout de même légitime en elle-même (contrairement à celle issue d’un divorce)

        * pour le ministère de la défense, bin….. !!!!!!!!!!!! Putain de bordel à queue de pute borgne, une « pension soutien-gorge »?!!!! Comme ma connaissance de armée se borne à la polémologie (que je connais pas trop mal par ailleurs), je me pose immédiatement une question: c’est pas l’armée qui est charge de fournir à ses troupes ses habits? Dans ce cas je vois pas pourquoi la pension existerait (mais la ligne budgétaire correspondante pour les femmes serait par essence plus élevée puisqu’en effet il faut compter la pièce vestimentaire supplémentaire. l’armée paie bien les calbuts de ses troupes masculines, je vois pas pourquoi elle ne paierait pas les soustifs des nanas) Dans le cas contraire, euh….. c’est con. De toutes façons c’est con, je sais pas quoi dire d’autre.

        * sur l’inégalité structurelle H/F, bin tu dis bien ce que je raconte non? A moins -et là je m’étouffe- que tu suggères VRAIMENT que le statut de la femme en Chine est supérieur à celui de l’homme et là, va falloir que je te donnes quelques références histoire de redescendre sur terre. Les Touaregs? Société matrilinéaire par essence, où la femme bénéficie -enfin, bénéficiait- de quelques privilèges « régaliens » mais où, rappelons le, l’union/mariage se faisait par rapt (et, étrangement si l’on t’écoute, ce n’était pas les femmes qui kidnappaient leur futur époux hein…) par exemple…. Aucune notion de la culture albanaise alors je peux rien répondre à ça hélas. Mais par contre, oui, tu fais bien de « passer sur le concept de société matriarcale », qui, à UNE exception documentée près (l’Egypte antique archaïque, Osiris seul sait pourquoi), n’a JAMAIS existé nulle part à part dans les fantasmes effrayés des hommes et les délires envapés de substances diverses et de revendications foireuses de certaines féministes. Le truc, c’est que comme pour un certain nombre de choses (la notion de race chez les humains, les différences « intrinsèques et ontologiques entre hommes et femmes » par exemple) on peut sans souci affirmer la conclusion puisque les scientifiques qui se sont penchés jusqu’à s’en rompre les os sur la question voulaient justement PROUVER le contraire: que oui il y a bien différentes races humaines, que oui la société matrtiarcale a bien existé, que oui il est dans la NATURE des femmes et des homems d’être fondamentalement différents sur. Or, sur ces questions, le résultat SCIENTIFIQUE est que l’on peut bien, en effet, déceler des TENDANCES RECURRENTES, mais dont la valeur chiffrée, la permanence, l’expression se caractérisent par un écart type tel
        que non on est bien obligés de conclure du contraire. (euh, je sais pas si je suis bien claire, si?)

        Même les quelques peuples qui pratiquement/ont pratiqué la polyandrie l’ont plutôt conçue de manière à ferrer encore un peu plus les femmes, comme par exemple dans je sais plus quelles montagnes de chine, où l pauvre nana se retrouvait obligée de se taper indifféremment toute une fratrie (ah ouais, pas question de choisir hein. non. tu prends lui là? OK bin tu te tapes tous ses frérots aussi. Ouvre les jambes et dis merci)

        * euh…. Bin si, le terme « inégalité » ce n’est pas le terme « différenciation » ou « hétérogénéité » . Le terme implique par essence un traitement préférentiel pour l’un des deux items comparés….

        * Par contre j’aime bien ton idée. Non, rectification, j’adore ton idée d’inégalité différentielle, qui recouvre de plus en plus une réalité sociale en effet, magnifiquement exprimée par l’explosion mondiale des cursus universitaires de « genre », où, de manière totalement aberrante, on se met à étudier uniquement ls femmes. (or le genre c’est pas le féminisme, nuance, c’est l’analyse des différences diverses et variées entre hommes et femmes. dans l’action humanitaire et de développement ça aboutit à des trucs total ubuesques dont l’efficacité est évidemment proche du zéro absolu)

        * OK pour sorokin, je pensais que c’était un truc comme ça.

        * « 90% de coups de gueule épidermiques suite à des expériences traumatisantes ou des rencontres malsaine avec des caniches de faction déguisés en biquettes de Seguin (faut bien les avoir, ces subventions…), pour les 10% restants, pour paraphraser Scott de mémoire, « le discours a une valeur épistémique de construire des vérités qui par nature ne sont pas absolues mais contingentes, et non de rendre plus efficace une vérité pré-établie » »
        Oui, bien sûr. L’évolution de mon opinion sur la question est également due un truc se rapprochant de tes 90% -et sur des découvertes légales et systémiques aussi, de portée beaucoup plus généralistes ». Quant à ta citation de Scott, que je ne connaissais absolument pas, elle est juste terriblement juste!!!
        Mais la sagesse qu’elle recèle semble un peu obsolète dans « notre monde moderne pourri ma bonne dame »…. Anyway je suis d’avis qu’aucune vérité ou presque n’est absolue et qu’un vrai scientifique ne peut et ne doit jamais l’oublier.

        Bon bon bon,
        je retourne à l’écriture de mon second projet associatif 🙂

      • Bon, 43 000 trucs à répondre, et de quoi faire un billet toutes les 3 lignes, je vais donc essayer d’être concis 😉
        Ca me navre que mes amies chinoises m’aient menti, j’aurai du écouter robert au PMU après son quatorzième jaune « toutes des menteuses sauf maman », rires ! Pour les Touareghs, faudra que je retrouve mes références, après tout, elles ne sont peut être pas bonnes, autant dans ce cas le savoir, ça m’évitera de raconter des conneries !
        Le reste, c’est une question de point de vue, féminin, et subjectif : un facteur socio-culturel n’est pas preuve de domination d’un genre sur l’autre, c’est juste une interprétation et un dévoiement qui en est fait au profit d’un mauvais féminisme. Si l’on opte pour un regard, ni male, ni femelle, mais juste humain, le pauvre gars qui se partage avec ses frères une « épouse » imposée et non consentante ne doit pas être plus au comble du bonheur conjugal que la femme de harem… La tendance est d’interpréter des faits de manière unilatérale, en les expliquant par le côté sombre du male. Vision réductrice des problèmes de société, si tant est que ce sont des problèmes. Sur quelle base décrète-t-on que ceci ou cela est avilissant ? Pourquoi un mode de calcul et pas un autre ? Si je disais que le fait que les hommes soient quasiment les seuls à aller se faire trouer la peau comme des idiots est généré par une domination féminine cela te paraitrait-il crédible ? Ou que la somme de travail domestique ne doit plus se calculer en heures passées mais en calories dépensées ? Que la violence faite aux enfants est un problème féminin (c’est les chiffres qui le prouve, lol)? Ca au moins l’avantage de ne pas s’attaquer aux tabous culturels ou religieux, et il y en a qui peuvent s’en mettre plein les fouilles (des fois je suis content de ne pas être imposable…). Je préfère la parrhésia, mais bon…
        * l’explosion mondiale des cursus universitaires de “genre”, où, de manière totalement aberrante, on se met à étudier uniquement les femmes. Ouaip, comme ici : http://www.csulb.edu/~mfiebert/assault.htm ? Bon aller, je rigolais… 😉 Entre les scientifiques à la Bogdanov, les recherches « il me faut une étude, voilà dès à présent le résultat à obtenir, sinon, plus de subventions ! » et les sujets à la mode et qui rapportent, il est parfois dur de creuser et de dégotter des perles rares et des esprits ouverts…et scientifiques !

      • Bon, 43 000 trucs à répondre, et de quoi faire un billet toutes les 3 lignes Tout pareil!

        Mes déclarations précédents n’induisent pas que tes amies chinoises t’aient « menti » à priori, de même que les femmes Touaregs bénéficient d’un statut enviable comparé à pas mal d’autres cultures.

        Le reste, c’est une question de point de vue, féminin, et subjectif : un facteur socio-culturel n’est pas preuve de domination d’un genre sur l’autre, c’est juste une interprétation Oui, si tu veux, et non. Ce dont je parle n’est pas « mon » opinion propre ni la tienne, cela n’implique pas que toutes les femmes soient « inférieures » ni qu’elles partagent le grille de lecture que « je propose », de même que je ne parle pas des souffrances que vivent certains hommes face à leurs « privilèges » ou leur d »devoirs ».
        Je ne te parle pas de ressenti, ni de point de vue.
        Je parle de représentations (de l’homme, de la femme, de ce qui est bien/mal, avantageux/méprisable) au sein d’une société donnée. Je parle d’anthropologie quoi. Les grilles de lecture proposées par toi et moi au long de ces différents comms reflètent bien une réatité sociale puisque toi tout comme moi vivons au sein d’une société, qui plus est globalement la même. Mais quand je dis que la femme est considéré comme statutairement inférieur dans presque toutes les sociétés du monde, il ne s’agit pas d’interprétation. Pourquoi?
        He bien, parce que quand tu dis qu’envisager le fait que les hommes soient quasiment les seuls à aller se faire trouer la peau comme des idiots comme généré par une domination féminine est juste une autre égrille de lecture, OK, mais pour que cela reflète une réalité sociale il faudrait que dans l’échelle des valeurs/concepts/fonction attribuées au, l’acte guerrier/la défense de la partie soit considéré comme moins valorisant, moins admirable, que la prcrétion et l’éducation des enfants. Tu vois où je veux en venir?

        Certes, tu as raison, les grilles de lectures « féministes » sont (de plus en plus? peut être, mais c’est loin d’être certain) figées et ignorent, ou stigmatisent les dynamiques différentielles de représentations des genres (puisque c’est de ça là dont on parle). Elles existent, et comme pour n’importe quelle analsye des représentations qu’elles qu’elles soient on peut trouver des micro- groupes sociaux qui font exception, e t des individus qui nhe répondent à « leur habitus socio-culturel ».

        Oui, la « domination masculine » peut être considéré comme du’ n’importe quoi parce que le type X rêve d’être homme au foyer (ce qui, au passage, n’est absolument pas impossible, j’ai des amis qui le font par exemple, hein, et à ce jour ils n’ont pas encore reçu de crachat de la populace en folie) , mais cela ne reflète pas la pensée du groupe. Si tu « avais « raison » et moi « tort » (on est d’accord hein, je ne parle pas de ce que TU ou JE pense du rôle homme/femme, ça toi comme moi sommes bien libre de).

        Je sais pas comment être vraiment claire….. Bon, prenons par exemple les valences/valeurs attribués le plus généralement dans le monde (on en sait des trucs hein grâce aux structuralistes) au binôme chaud/froid. Bon bah t’as le droit d’être fan de l’hiver et de fantasmer sur des paysages de glace pure, de préférer une blonde glacée à une brune incandescente, il n’empêche que globalement le chaud, c’est positif et le froid, négatif. Personne ne pensera faire un compliment en disant de quelqu’un il/elle est froid, alors que beaucoup de personnes associeront spontanément la chaleur à la fête, la lumière, l’exubérance et la sexualité.
        Tu comprends, notre littérature en témoigne, nos systèmes administratifs, notre langa reflète cette représentaion et soulignent qu’elle est en fait l’interprétation majoritaire au sein de la société: Il y a bien des « garçons manqués » mais pas de « filles manqués », des hommes « efféminés » mais pas de femmes « virilisées »….

        La plupart des monographies ou au contraire études comparatives concluent que la femme est considérée comme inférieure par nature à l’homme dans la société, qu’elles soient écrites par des hommes (la grosse majorité jusqu’aux dernières décennies) ou par des femmes. , Il n’y pas de « côté sombre du mâle », CA c’est une interprétation, et les écrits de  » caniches de faction déguisés en biquettes de Seguin » qui relayent cette idée sont « militants », pas « constatant ».

        sans reprendre tous les points que tu suggères, juste comme ça: évidement qu’il existe tout plein de « tabous » autour des pulsions agressivo-négatives de la femme (violence physique, harcèlement mental, pédophilie), tout comme sur les souffrances des hommes (homme battu, homme victime de viol, homme ayant des crises d’angoisse et de larmes….), car ces points vont à l’encontre des..; fameuses représentations construites par les sociétés !!

        Voilà voilà voilà……

        Encore une fois, merci: à chacun de tes commentaires j’ai besoin de me pencher sur un dico ou une encyclopédie pour découvrir/apprendre un nouveau mot ou un nouvel outil!! (ah ah, là c’était parrhésie 😉 )

        Intéressant ton lien biblio 😉 Mais cela n’invalide pas ce que je racontais sur les études « de genre »: si tu fais gaffe, tu verras que la biblio en question est un biblio de psycho majoritairement (et de criminologie aussi), où l’on a pas attendu aujourd’hui pour reconnaître et même souligner la « violence féminine » hé hé….

        Bon, pi pour finir je dirais parce que j’adore dire le contraire de l’autre que non tu exagères, qu’il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain et que contrairement à ce que relaye la presse et les discours politiques, les travaux de la recherche mondiale et française se portent bien et que si l’on veut trouver des références scientifiquement valides sur un sujet donné on peut toujours en trouver.

    • Je vois que nous sommes d’accord sur le fond, enfin du moins sur le factuel, et j’aime bien ton analyse via « grille de lecture ». Je maintiens cependant certains côtés subjectifs : qui dit que ceci ou cela à plus de valeurs ? Le langage ? La société ? Je pense plutôt qu’il y a des valeurs différentes, et que bien entendu, les hommes sont attirés par la féminité et inversement, mais que traduire cette attirance « naturelle » en « jalouserie » est une erreur. Ayant la chance de posséder marmaille et médailles, je tire beaucoup plus de profit personnel des rires infantiles que du cliquetis du métal mal plaqué. Madame Michu va peut être me trouver super viril et héroïque (ce que je ne suis pas) en tenue de parade, mais je ne ressentirai pas du tout avoir plus de valeur à cause de quelques gris-gris.

      Le langage… notion qui a son importance, mais à exploiter avec précaution, et sur lequel je me pencherai volontiers, même si je manque certainement de connaissances. Que la langue soit en partie le reflet d’une société, soit. Est-ce que c’est en féminisant « président de la république » dans le Robert, que l’on va avoir une femme à la tête de l’Etat ? J’en doute un peu… Si je dis « je vais m’attaquer au problème », cela montre que j’use d’un champ lexical martial, pas que je suis une personne agressive. Si Apte montre que dans certaines sociétés solidaristes, il n’existe pas de remerciements entre égaux, ces derniers se font quand même des cadeaux !

      Le chaud, le froid, ne sont que des conceptions de l’esprit. Dans une certaine plage de, nos thermorécepteurs ne perçoivent que les différences de températures, et en dehors de cette plage, ce sont nos nocicepteurs qui prennent le relais. Pour faire simple, nous n’avons ni chaud, ni froid, mais plus ceci ou cela, ou alors mal (enfin, quand il fait très froid, on n’a pas froid, on sent plus rien !). Si je reconnais que la notion positive/négative existe (et encore, c’est souvent situationnel, passer une journée dans un blindé non climatisé dans le désert tchadien en saison chaude fait d’un coup basculer les notions, avec une vive préférence pour une Gala bien fraiche…voire une caisse entière, rires !), nous appliquons un biais linguistique à une illusion cognitive, ce qui me semble être là un comble de subjectivité !

      Ce que je voulais dire, sans pour autant dire que la perfection existe dans aucune société que je connaisse, c’est que :

      – l’attribution de ce qui est valorisant ou non repose souvent sur de l’arbitraire, et ne se partage pas forcément par tous les individus composant un groupe social. Si les femmes mariées préfèrent les hommes socialement productifs, qui eux aiment les jolies blondes écervelées et bien roulées, les deux groupes vont attribuer des facteurs différents à leurs valeurs de leur mariage, non ? Après, je ne vois pas comment comparer tailles de bonnet et fiche de paie ! La femme est belle et l’homme est fort. Le fort aimerait être beau, la belle forte, et alors ? Il n’est ni plus, ni moins valorisant d’être beau ou fort… Je sais, c’est réducteur comme schéma, mais c’est pour illustrer mon avis.

      – on décrète certains faits de société comme sexistes, et ce de plus en plus (c’est mon impression…), un peu comme avant toute mesure à l’encontre d’une personne de couleur était forcément raciste (je rigole doucement que certains mouvements qui hurlaient que tout le monde était pareil colle maintenant des autocollants « on est tous différents »). Si un patron parisien refuse l’embauche d’une jeune d’Aulnay-Sous-Bois, cela n’a rien à voir avec ses origines, mais parce qu’il prend le RER B et qu’il va donc être en retard, le problème est alors celui de transports en commun déficients, non d’ostracisme interculturel !

      Bon, j’espère avoir réussi à égratigner les tables des dix commandements de Mani… 

  2. Le Tiède Says:

    Ça me fait penser aux « recherches » sur les OGM parainées par leurs fabriquants ou celles sur le réchauffement climatiques par les pétroliers. Un modèle absolu de rigolade/effarement.
    Et même si elle avait raison (non, mais « what if », quoi), il faudrait quand même favoriser les femmes par rapport à la maternité+travail, vû qu’on sait que les mesures les plus favorables à la natalité sont celles favorisant congés maternités et crêches (on a de très bons chiffres de comparaison entre pays sur genre 150 ans sur le sujet). Et qu’en Europe en général (sauf en France en fait), on est sur une dynamique de décroissance de la population à cause d’une natalité faible, et donc d’un vieillissement accéléré favorisant les problèmes de financement des retraites. En gros, des enfants pour nous donner des sous plus tard.

    • En effet oui.!!!

      Par ailleurs (mais ça j’y reviendrais parce que c’est une de mes marottes) il n’est pas certain qu’elle ait tort, comme, j’espère ne pas l’avoir dit dans mon article. Les femmes sont les premiers ennemis des femmes.

      Oui et oui pour le processus démographique tout ça tout ça, mais….. non: le renouvellement de la population ne pose pas le problème du financement des retraites, du moins comme tu le décrits, que lorsque celui-ci repose sur le principe de la répartition, comme chez nous quoi (euh, au cas où toi et les autres Inconnues/s ne s’en doutaient pas encore, je suis évidemment farouchement pour un système de répartition comme l’ex-notre, oups, pardon, comme le notre).

      • Le Tiède Says:

        En fait, pour le système par capitalisation aussi il faut de jeunes générations pour financer. Tout simplement parce que ce n’est pas de l’argent mis de côté au fond d’un coffre. L’argent est investi dans l’année. Donc perdu, réinjecté dans la grande lessiveuse économique. Tout ce qui nous reste, c’est un droit de prélèvement. Un prélèvement fait quelques décennies plus tard, donc sur les revenus issus du travail au cours de cette année-là. La différence, que pointent certains cyniques, c’est que le prélèvement peut se faire dans d’autres pays, idéalement en Asie, ou en Afrique quand elle se développera à son tour.
        Bon, il y a d’autres problèmes bien sûr : inégalités et risque de se retrouver sans ressources, inflation qui fait fondre les rentes, crises financières (les fonds de pensions américains ont perdu mille milliards de dollars lors de la dernière crise, beau modèle)…

      • comme tu dis oui.
        La capitalisation ça ne fait du bien qu’aux riches;
        Voire aux très riches.

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