Jules Ferry’s Nightmare



Yep, je sais, je pose une question et je n’attends pas la réponse, hop, direct, je re-ponds un article.

J’ai deux supers bonnes raisons à cela :

–          D’abord, si j’attends d’avoir des réponses pour réécrire un article, je risque de me retrouver encore une fois devant une période plus ou moins longue de non-accès au web, auquel cas seul le petit doigt d’Edison saura quand je pourrai les consulter et me remettre en conséquence de quoi à l’écriture  bloguesque, et il est certain que je serais moins dans le mood pour écrire avec toute la verve nécessaire ce petit article sur le monde merveilleux de l’Educ Nat.

En effet, si le confort accessible à Nairobi –dans les quartiers non pauvres en tous cas- est sans aucune comparaison avec toutes les autres villes africaines où j’ai habité, il s’avère quand même que l’électricité n’est pas sans interruption (le dimanche en journée c’est à pile ou face, et les 2 heures suivant les pluies par exemple, nada), que l’eau courante ne l’est pas dans toutes les pièces, et que les serveurs des fournisseurs d’accès à Internet et à la télé sont… euh…. plus que variables dans l’efficience de leurs services.

–          Ensuite, c’est que l’occasion de folie qui m’est donnée ne peut être tue !!

Rendez-vous compte ?????? L’Educ Nat répond enfin favorablement à mon appel !!!!!!

Ahhhhhhhhh, l’enseignement……

Déjà, là tout de suite là maintenant, je le dis direct histoire de : les enseignants, les vrais, les bons, je les admire grave de grave. Ceux qui font leur boulot, qui permettent aux enfants d’avoir accès au Savoir, à une culture générale, qui leur apprennent non seulement de quoi avoir ces putains de diplômes si fondamentalement utiles, mais aussi à penser par eux-mêmes, à savoir chercher les informations dont ils ont besoin, à raisonner, à comprendre ce qui se passe, à ne pas être manipulables à merci, à pouvoir rester eux-mêmes tout en s’intégrant dans le carcan social.

Vu les dernières réformes depuis une dizaine d’années, autant dire que ceux-ci sont plus que méritants. (en fait, ils sont mêmes catégorisés comme « désobéissants », ce que certains d’entre eux revendiquent d’ailleurs haut et fort).

Aujourd’hui, vouloir être enseignant, c’est soit :

–          être con. Genre : « oh ouaiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiis, la sûreté de l’emploi, un boulot trop facile et en plus des vacances de taré, je veuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuux, ça va trop être de la tarte, finger in the noze ! ». Bizarre autant qu’étrange, vu que tout le monde sait que les enseignants sont tous de gros fainéants incompétents n’est-ce pas, une proportion de plus en plus importante –depuis la dernière réforme, celle de l’année dernière, une vraie perle celle-là !!, ils dépassent même les 30 % dans certaines académies !- de nouveaux arrivants, démissionnent et abandonnent donc protection de l’emploi et vacances indécentes au bout de quelques mois),

–          soit être un être pur et au tempérament sacrificiel. C’est clair que pour vouloir, choisir d’emblée de faire un master et un concours où la probabilité de réussite est inférieure à 30 % pour obtenir un boulot où le salaire le plus élevé en fin de carrière sera inférieur à celui d’un cadre sup débutant en entreprise ; un boulot que tout le monde ou presque considérera comme enviable, et où donc tu passeras pour un geignard immobiliste et arc-bouté sur tes « privilèges » dès que tu ouvriras la bouche, même voire surtout si tu l’ouvres pour défendre non ta cause mais celle des élèves ; un boulot que tout le monde ou presque, à commencer par les parents d’élèves, considérera comme limite méprisable et en tous les cas ne comportant aucun savoir faire spécifique ; un boulot où tu sueras sang et eau dans la plupart des cas et où l’on  te demandera de faire de plus en plus de choses de plus en plus éloignées de ton mandat en moins en moins de temps comme partout ailleurs quoi, faut avoir un certain sens du sacrifice.

Mon rapport à l’enseignement a toujours été sacrément ambivalent : je ne suis pas une brebis sacrificielle, moi, mais je n’ai jamais pu envisager d’enseigner sans avoir les caractéristique de celle décrite plus haut.

En même temps, j’avais résolu le problème : toute petite déjà, quand on me demandait ce que je voulais faire quand je serai grande, je répondais : « ni maîtresse ni docteur ni militaire »….

Non, j'ai dit non!

Non merci, vraiment pas.

Putain mais non!!!! J'ai dit nooooooooooooooooooon! No, Neïn, Hapana! N.O.N.

Bon, médecin, ça c’est sûr et certain que je ne le serai pas, et militaire non plus (j’ai dépassé la date de péremption).

Pour l’enseignement c’est plus tangent….

D’abord, pendant mes études et même après (genre l’an dernier par exemple, vous vous souvenez peut-être : quand j’ai bossé trois mois ans recevoir le moindre salaire), j’ai donné des cours de soutien, en maths, en français, en anglais parfois.

Ce qui m’a permis de constater que non, vraiment non, à moins d’être foncièrement maso, je ne devais pas penser à l’enseignement. Non pas que j’ai mal fait mon job hein : tous mes élèves, sans exception, ont vu leurs notes s’améliorer de façon suffisamment saisissante pour que les parents soient tout sucre tout miel avec moi. Les élèves, de manière générale, m’avaient plutôt à la bonne. So what ? Bin c’est juste que je DETESTE CA ! Non mais vraiment.

Les deux seules fois où j’ai aimé « enseigner », c’est quand j’ai animé des ateliers en ZEP (en gros, les coins où ça ne sent pas le bonheur politico-citoyenno-économico-quoique-que-ce-soito) et plus spécialement en SEGPA (le truc fantastique qui permet de récupérer les djeunes en vraie déshérence et vraiment, vraiment en retard ; normal donc qu’il n’y en ait que… bin pas beaucoup, mais impossible de trouver le chiffre exact…. en France) d’une part, et quand j’ai animé des formations d’adultes, d’autre part. Bref, quand il y avait un truc ressemblant à un contrat même pas tacite entre les élèves et l’enseignant, où le respect réciproque, la volonté commune avaient la part belle.

Non, vraiment, je n’aime pas enseigner.

Mais en même temps, au bout de plusieurs années de chômage avec un bac + 5 en poche, quand on a un peu l’impression d’avoir tout tenté et échoué partout, bin on y pense.

J’y ai pensé.

Je me suis donc penchée sur les fantastiques modalités des concours permettant de devenir professeur de français en lycée professionnel et en établissement général (collège et lycée), d’une part, et en primaire d’autre part.

J’ai vite compris que je n’aurais jamais le niveau pour les CAPES, et encore moins pour les CAPEP.

Parce que, pour être prof de français, même en passant le « CAPES lettres modernes » au lieu du « lettre classiques », il faut passer une épreuve de vieux français (celui parlé au Moyen Age). Bon, OK, pas une épreuve à part entière, seulement une partie de la dite épreuve. 7 points hein quand même.

Quand au CAPLP, le concours permettant d’être professeur en lycée professionnel…. Hé bin, je ne sais pour quelle obscure raison même si j’ai bien une idée reflétant tout le mépris consubstantiel qu’ont nos élites pour les métiers manuels et pour les enseignants, on n’est pas prof de X en lycée professionnel, mais toujours prof de X et Y. Par exemple, si vous voulez enseigner le français en LEP, bin vous devez passer un double concours, de français et d’histoire-géo, soit de français et de langues vivantes. Et à la fin, vous serez aussi bien prof de français que d’histoire-géo/langue vivante. (C’est la même chose pour les maths et la physique).

Donc, quoique le statut et la reconnaissance sociale accordée à un prof de lycée pro soit encore plus médiocre que ceux d’un prof de collège ou de lycée général, le concours est pourtant deux fois plus difficile et demande deux fois plus de compétences. Logique. (par contre, tu seras pas deux fois pus payé hein. Faut pas déconner, t’as cru que c’était la teuf à galazouïnda toi non mais ho!)

Poussée au derche par ma doulce mater (qui connaît bien le truc), je me suis donc penchée sur le concours pour enseigner en primaire, celui de professeur des écoles, gardant à l’esprit qu’après deux ans de bons et loyaux services, je pourrai passer le concours pour être prof en SEGPA (hé oui, les profs de SEGPA sont tous d’anciens enseignants de primaire).

L’an dernier.

L’année de cette fantastique réforme de merde.

J’ai commencé par vraiment bosser, pendant un mois. Puis j’ai appris les tenants et les aboutissants, qui faisaient que, même si j’arrivais major du concours au niveau national, je ne l’aurai pas, ce qui fait que j’ai évidemment laissé tomber la préparation.

  1.  [ Hein, quoi ? Ouvrons une parenthèse. Outre les tenants et aboutissants de la réforme en elle-même que presque tout le monde connaît –le fait de devoir être en master, voir l’avoir déjà, pour pouvoir s’inscrire au concours, le fait de mettre fin aux IUFM et de mettre direct les brillants lauréats des concours de primaire et de secondaire directement devant des élèves sans leur avoir jamais appris quoi que ce soit sur le fait d’enseigner, le tout sous la tutelle bienveillante d’un « tutorat » d’ancien, tutorat non rémunéré et basé sur le volontariat….. Lol-, outre cela, donc, les pré-requis au passage du concours de professeur des écoles ont changé. Désormais, il faut avoir :

1)      Le brevet de secourisme (-qui ne s’appelle plus comme ça mais PSC 1
2)      Une attestation de natation
3)      Un truc –bidule en langue, en l’occurrence le CLES 2
4)      Un machin-chose en informatique, en l’occurrence le C2i2c.

                   Si vous êtes admissible, que vous passez donc votre oral, mais que le jour dit dit oral vous ne pouvez justifier     des 4 papiers justifiant des 4 « diplômes » sus-cités, vous l’avez dans le cul.

Vu que les enseignants de primaire (encore plus brebis sacrificielles que les autres ceux-là) sont en permanence responsables de la sécurité des Calvin et Hobbes de leurs classes, que, d’après les programmes et ce depuis des années déjà, ils doivent enseigner la natation aux élèves de CE1, une langue vivante étrangère dès le CP et assurer une initiation à l’informatique permettant aux élèves de passer brillamment l’épreuve ad hoc sans laquelle ils ne peuvent obtenir le brevet des collèges (ça s’appelle le B2i, et ô délices des incohérences administratives, il se trouve que je l’ai déjà fait passé à des collégiens), la nécessité d’avoir ces 4 « diplômes » semble relativement évidente et logique.

Oui.

Sauf que.

Le PSC 1 et l’attestation de natation, ça, pas de problème, n’importe qui peut les passer n’importe où en France : il suffit qu’il ou elle ait à disposition une piscine communale et une antenne de la Croix Rouge pour ce faire. (Je les ai donc passés, ce que je ne regrette pas, c’est toujours utile).

Pour les deux autres, là, par contre, cela se compliquait. Avertissement aux allergiques à Kafka, c’est du lourd !

  • Le CLES 2 : il ne suffit pas de passer un examen quand vous voulez où vous voulez, non. Seules 8 UFR en France font passer ce diplôme

Vous remarquerez que si vous l’avez grave dans l’os si vous habitez dans le sud-ouest hein : on ne peut pas tout avoir, l’accent et la cuisine à la graisse de canard et la possibilité de passer une attestation en langues. CQFD.

 Pour le passer, comme pour n’importe quelle UV de n’importe quelle fac, il faut s’inscrire, en gros, un an à l’avance. J’avais évidemment contacté la responsable de l’UFR concernée la plus proche de chez moi (vive la région parisienne !: il y en avait une, à Marne-la-Vallée, parce que la Vérité est dans les oreilles de Mickey.), qui, bien sûr, en m’a jamais répondu.

  • Le sublime et incontournable « C2i2e ». Figurez-vous que ce « diplôme », ou plutôt cette attestation n’était l’an dernier accessible que via un seul biais : l’IUFM. … … … Comprenez que ce bout de papier n’était donné qu’aux élèves de l’IUFM ; cette même IUFM qui avait été fermée et déclarée non grata un mois avant. (Bon, depuis visiblement, ça s’est amélioré : maintenant, on peut le passer en candidat libre mais cela ne semble toujours pas accessible dans toutes les régions de France.)

Attendez !!!!!!!!!!!! Ce n’est pas fini ! Ces magnifiques et pas du tout ubuesques changements dans les pré-requis ont été pondus par bulletin officiel….. fin juillet 2010, soit 10 jours avant l’échéance mettant fin à la possibilité de s’inscrire à la cession des concours concernés, qui, d’ailleurs, est passée cette année là sans tambour ni trompette, pour la première fois de l’histoire de la 5ème République et définitivement jusqu’à preuve du contraire, au mois de septembre plutôt qu’au mois de juin.

Ah ouais quand même hein….. ]

Oui je sais, la parenthèse était longue.

Cela dit, ces caractéristiques kafkaïennes ont quand même fait un peu de bruit, et, grâce aux syndicats qui se sont bougés efficacement le boule pour une fois, ces modifications des pré-requis ont été repoussées à la cession ultérieure.

Chose que j’ai apprise 2 jours avant le concours, donc un peu tard pour remettre efficacement mon aiguille à l’ouvrage.

Je me suis donc dit : « youpie, allons passer ce concours tranquille pépouze, sans enjeu derrière et sans pression, cela me permettra de voir un peu de quoi il retourne et quelles sont les grilles de notation. » Surtout que la pression, cette semaine là, je l’avais un peu sur autre chose, même que je me suis vautrée. Mais bon.

Donc, tranquille comme Baptiste, je me suis rendue à ce marathon (2 épreuves de 5 heures, au lieu de 4 épreuves de 4 heures auparavant, mais avec les mêmes épreuves. Normal.Encore une truc logique. Non?) histoire de.

Je ne m’attendais pas à avoir la moyenne, je n’espérais pas quoi que ce soit.

Par contre, tombant sur un sujet en histoire que je connaissais sur le bout des doigts pour l’avoir choisi en option préférentielle durant mon DEUG d’histoire, d’une part, et ayant justement bossé l’épreuve de français, je me suis dit en sortant qu’à celle-là, d’épreuve, j’aurais au moins 12 si ce n’est plus : en gros, faire un texte de synthèse en construisant une problématique, j’ai fait un peu que ça durant 7 ans, suffisamment bien pour avoir été publiée plusieurs fois, et la grammaire et ce genre de truc, c’est un peu ma copine grâce à mes années de linguistique voyez.

Pour l’épreuve de maths-physiques-bio, je ne me suis pas foulée : j’ai griffonné deux-trois trucs en physique et en bio, et me suis contentée de faire un exercice sur les six de l’épreuve de maths. 1/ 6.

Et puis j’ai consulté les notes quand le temps fut venu.

Pas reçue : jusque là, rien que de très normal.

Quand il s’avéra, par contre, d’une part, que  j’avais 4 (QUATRE !!!!!) à l’épreuve de français-histoire-géo, mais que d’autre part j’avais 9 en maths/physique/bio(sur les 12 points correspondant au barème de ce sur quoi je n’avais pas rendu feuille blanche hein. Soit l’équivalent de 15 / 20…. !!!!!!), j’ai… ; En fait, j’ai explosé de rire.

Puis je me suis dit ……

que, vue l’absence totale de cohérence dans la notation, vu le besoin criant de se conformer non à une justesse de réponse, d’analyse ou de connaissance ou encore de répondre à une cohérence didactique, mais bien de rentrer dans un moule étrange venu d’ailleurs, je pouvais:

– soit bosser comme une tarée en mettant de côté toutes mes compétences et savoirs pour espérer, peut-être, réussir le concours pour un métier que j’abhorre,

– ou bien laisser tomber.

Dont acte.

Cela dit, l’inactivité et la dèche étant les soucis permanents de tout vrai CDI*, d’une part;

et ayant vraiment apprécié  de bosser dans le collège pourri au fin fond de la jungle urbaine défavorisée, d’autre part,

j’ai suivi les conseils du proviseur du dit établissement : je me suis inscrite sur les registres des trois rectorats de la région parisienne, postulant aussi bien aux postes de pionne (euh, pardon, « d’assistant d’éducation ») que d’assistant pédagogique (des pions en version améliorée : tu participes à des projets pédagogiques, tu fais ce que les profs ne veulent pas ou n’ont pas le temps de faire : faire passer les attestations routières, le B2i, etc) et de prof de français ou d’histoire-géo vacataire, et cochant bien scrupurleusement la case « accepte de bosser en ZEP » à chaque fois. (oui oui, cette case existe. For real.)

Il y a 4 ans et demi de cela.

Prof vacataire ?

Hé oui : si jamais vous n’êtes pas au courant, sachez que l’Education Nationale, comme tous les ministères, engage de moins en moins. Les concours sont donc de plus en plus fermés. Seulement :

  1. Les classes sont surchargées et dépassent dans beaucoup de circonspections les nombres reconnus maximums par le même Ministère.
  2. Comme je l’ai dit plus haut, de plus en plus de profs démissionnent.

Résultat : l’Etat embauche à foison des vacataires, c’est-à-dire des gens n’ayant pas le concours et souvent pas même le niveau d’études minimum requis pour les dits concours (on embauche à partir du « niveau licence » !). Théoriquement, ceux-ci ne peuvent travailler plus de 200 heures, au terme desquelles le faux prof, théoriquement du moins, est viré manu militari, même si elle/il se débrouille comme un chef, avec l’impossibilité » statutaire de retravailler au même poste. C’est cool les vacataires, parce que ça n’a pas de congés payés, alors même si c’est payé pareil qu’un vrai prof avec le vrai niveau et la vraie formation (du temps où il y en avait vaguement une), ça coûte moins cher.

Vues mes expériences diverses et variées, je me suis dit que ça pourrait le faire….

4 ans et demi de candidatures répétées, donc, sachant qu’il faut évidemment réactualiser sa candidature chaque année.

A partir de la seconde année, j’ai, en plus de l’inscription en ligne sur les sites ad hoc (les SIATEN) des rectorats, envoyé CV et lettre de motive aux trois recteurs des académies de la région parisienne, ainsi qu’à pas moins de 60 directeurs d’établissements.

Ai-je eu des propositions ???

Que nenni.

Le pire, c’est qu’en fait, si.

Pourquoi le pire, hein?

Voilà pourquoi: en quatre ans et demi, j’ai eu deux propositions de poste..

La première pour bosser juste à côté de chez moi, en pionne de base : couillon, j’étais à Kinshasa et venais de signer pour un vrai boulot. (je n’avais pas réactualiser mes candidatures depuis l’année d’avant. Donc normalement, j’aurais du être effacée des listes.)

Rebelote en rentrant. Dernière série d’envoi de candidatures, juin 2010 (soit il y a plus d’un an, hein). Pas une seule réponse. Je laisse donc tout bien tomber, et , cette année, me barrant sous l’équateur (et pourtant, je peux vous dire qu’on se pèle sous l’équateur, vu que Nairobi c’est un peu à 1 600 mètres. M’enfin bon.)

Et là, la semaine dernière: mon téléphone français sonne. Vu que je ne l’ai gardé que pour raisons administratives et pour urgences familiales genre mort and co, je m’inquiète un peu.

Il n’y avait pas de quoi : Alléluïa, dansons la bourrée auvergnate pour bine marquer la joie qui nous étreint:

On me propose un poste de prof d’histoire-géo.

Alors que, cette rentrée évidemment, je n’ai pas renouvelé mes candidatures, vu que je suis un peu à l’autre bout du monde.

Voilà.

4 ans et demi, 180 candidatures envoyées ;

2 propositions de poste,

à chaque fois une fois que ma candidature n’est plus officiellement valable,

d’une part,

et à chaque fois une fois que je suis installée en Afrique, d’autre part.

J’ai vraiment du faire des sales trucs dans mes vies antérieures.

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2 Réponses to “Jules Ferry’s Nightmare”

  1. Tout dépend où tu te trouves et si tu disposes d’un moyen de locomotion, auquel cas tu aurais tout intérêt à t’inscrire sur laureat.fr . J’ai testé en mon temps… pas mal.

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