Pénélope a le bourdon


Il est temps ô Inconnus/es, de retourner à mes moutons :

le chômage et ses joies ineffables…

Car changer de pays comme mézigue ou d’année comme le péquin lambda ne change rien à l’affaire, le taf est toujours aussi réfractaire à se placer sur ma ligne de vie, comme dirait ma roumaine préférée Carmen (toujours en vie, avec ses deux filles, dont l’aînée est enfin scolarisée, youpie !! … Et non, Carmen n’est pas connectée, je suis juste passée par mon chez-moi français pour les Fêtes, histoire de réaliser qu’il ne fait si pas chaud que ça à Nairobi).

Pour parler de quoi te diras-tu in petto mon Inconnue/u préférée/é, pensant que j’ai déjà fait le tour du sujet ? [Parenthèse : ouh làààààààààààààà non, je n’ai pas fait le tour, loin de là. Juste que j’ai eu un peu de mal ces derniers temps à pérorer sur la question en gardant un ton funky winky]

Parmi les extraordinairement gratifiantes activités qui font le quasi quotidien du CDI*, arrive dans le top 3 la confection sans cesse renouvelée de CV, aussi joliment appelé « parcours de vie professionnel » ou bien encore « resume » pour les anglophones (mais pas tous).

En un mot, écrire son CV quand on est CDI*, c’est un peu faire le « vis ma vie  de Pénélope à la con ».

Vous avez sans doute, si vous avez approché un jour ou l’autre le statut de CDI*, eu droit à ce magnifique stage de chez Paul afin « d’apprendre à faire un CV », ou, avec un peu de chance, êtes passé par la case bilan de compétence durant lequel, ô miracle, vous avez transformé votre CV en un truc où vous dîtes la même chose mais avec d’autres mots et un bon sens de la mégalo et une touche de « manipulation communicante ».

Ecrire son CV.

Sujet quasiment aussi populaire que le porno sur le web (quasiment seulement hein, faut pas déconner non plus), et dans la vie en général : au bahut d’abord (ouais, je me souviens de cette séance, non moins fascinante et utile que toutes les autres, avec la conseillère d’orientation, où une trentaine d’adolescents plus obsédés par leur poussée d’hormones que par leur futur professionnel, ont « appris » à faire leur CV), puis après, surtout, auprès des innombrables vautours marinant autour de Chez Paul, et bien sûr sur la myriade de sites internet qui vous expliquent comment écrire le dit CV afin d’être retenu par les gardes chiourmes du Monde du Travail, ces si mésestimés RH.

Certains vous disent qu’il faut mettre une photo, d’autres surtout pas.

Certains insistent sur le fait qu’il ne faut pas que le CV dépasse une page, d’autres deux, d’autres s’en foutent comme de l’an 40.

Certains insistent sur la mise en page, l’originalité. C’est d’ailleurs l’essentiel du fond de commerce des sites aidant à la recherche d’emploi : tout le monde sait bien que faire une vidéo ou un CV-xcel/powerpoint/page html/recherche google, c’est bien LE sésame absolu pour dégotter un job quand tu veux être… n’importe quoi hors métiers de la comm oud du graphisme (ou, peut-être, certains postes en informatique)

Comme, malgré mes efforts, j’ai lamentablement échoué à trouver des illustrations choucardes pour illustrer à d’autres moments ce fabuleux article de mon non moins fabuleux blog (l’une de mes résolutions pour la nouvelle année : ne pas attendre que l’on me fasse des compliments mais me les servir moi-même avec assez de verve car si je peux toujours permettre qu’un autre me les serve, je vais finir par prendre racine figée dans l’attente), hé bien, là, Inconnu/e, je te les sers en vrac.

Parce que des exemples de CV vidéos, ou de « démarches de CV » « originales » (parce c’est clair que non non, il ne faut pas être désespéré pour mettre un pseudo CV accroché à son balcon, non non, ça c’est être « réactif » et/ou « inventif »), y’en a en veux-tu en voilà. Genre si tu tapes « CV vidéos » sur youtube, tu trouveras quand même 358 000 réponses (alors que si tu tapes « droit de la guerre », tu obtiens 7 610 réponses. De l’ordre des priorités…)

Voici mon top 5 perso de CV videos plus deux-trois CV rigolos que c’est pile poile ce qu’il faut si tu veux être assistante sociale/flic/plombier/analyste financier-politique-économique ou à peu près n’importe quel type de boulot, tant parce qu’il y en qui dépotent grave que parce que, pour certains non en fait pour tous vu que MOI je ne fais pas de communication/design/informatique , l’immédiate réaction est de se dire « mais What The Fuck »????!!!

Le CV Google, ultra efficace pour être retenu à un poste d'expert comptable par exemple...

Le CV Google, ultra efficace pour être retenu à un poste d’expert comptable par exemple…

Comment ça à part pour bosser dans la mode ce type de CV indique juste un narcissisme proche du délire???? .... Tsss, tant de mauvais foi laisse pantois moi je dis....

Comment ça à part pour bosser dans la mode ce type de CV indique juste un narcissisme proche du délire???? …. Tsss, tant de mauvais foi laisse pantois moi je dis….

Comment ça ça ressemble foutrement à un "trip advisor" sur le mur d'un pote un peu vide sur face de bouc? Meuuuuuuuuuuuuuu non, puisqu'on vous dit que c'est fascinant!

Comment ça ça ressemble foutrement à un « trip advisor » sur le mur d’un pote un peu vide sur face de bouc? Meuuuuuuuuuuuuuu non, puisqu’on vous dit que c’est fascinant!

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…. Vu que je suis une grosse truffe (ou que daily motion c’est caca boudin au choix, biscotte normalement quand tu lis « intégrer le code », et que tu copies la ligne, bin ça marche), je n’ai pas réussi à intégrer direct celui-ci, je le mets donc en lien:

Projet – Vidéo Dailymotion.

Sans oublier le « premier » à avoir tenté l’expérience-qui-concerne-tout-le-monde du CV video, j’ai nommé Nicolas Catard et son fantastique accent anglais 😉 (encore daily motion, donc encore en lien plutôt qu’intégrer direct dans le corps de l’article. Toutes mes confuses):

Stivostin – Je Veux Travailler – Vidéo Dailymotion.

Lui, au moins, avait trouvé du taf après:

Stivostin – « J’ai trouvé un job » – Vidéo Dailymotion.

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Un peu de sérieux, cessons de nous gausser de ces valeureux créatifs à qui ces sursauts d’invention auront à coup sur donné une carrière en or et revenons aux conseils avisés des vieux loups de mer de l’emploi:

Certains te disent que le truc qui tue, c’est de faire un CV « compétences ».

Certains insistent sur le fait qu’il ne faut pas indiquer votre âge, votre statut marital, voire votre nom. D’autres disent exactement le contraire. D’autres encore  te laissent décider ce qui est « essentiel » ou non sur la question.

Certains vous disent qu’il faut indiquer précisément les dates de vos contrats, d’autres que lister vos expériences par année c’est plus choupi.

….

Bref,

au final, à part être certain qu’il ne faut pas faire de fote d’ortaugraffe, qu’il est déconseillé d’envoyer une candidature à plusieurs employeurs en copie carbone ou de chougner en pleurnichant que le monde est triste  et qu’il n’est pas séant d’y indiquer vos positions sexuelles préférées (quoique hein, dans la série CV-qui-concerne-l’ensemble-de-la-population-active, la chose puisse être d’ordre essentiel si tu veux te lancer dans le porno, non?), vous êtes encore plus perdus après avoir suivi vos stages et dévoré vos pages Internet qu’auparavant.

***

Jeune padawan,

si tu attends de moi ici que je te donne

La Solution Définitive,

tu l’as dans l’os et encore un loooooooooooooong chemin pour maîtriser la Force !

Parce que

ce que personne ne te dit jamais

(en tous cas ne m’a dit à moi),

c’est ….

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1)                 D’abord, qu’à moins d’avoir le cul bordé de nouilles et donc de postuler toujours pour le même type de boulot (celui que tu veux quoi), tu ne dois pas « écrire TON CV », mais bien écrire UN CV pour chaque poste ou presque : il est plutôt non recommandé d’indiquer ton triple doctorat quand tu postules pour être caissière ou tes expériences artistiques pour un poste de responsable financier.

Cette vérité absolue a plusieurs conséquences choucardes : bin vi, quand tu as un « parcours atypique » ( car vouloir bosser pour avoir de quoi becqueter ou être capable de faire des trucs différents, et donc prendre le premier job qui veut bien de toi, c’est atypique en cette période de vaches maigres pour tout un chacun sauf les banquiers, tout le monde le sait bien hein), si tu enlèves toutes les expériences qui correspondent peu, ou pas du tout, au profil de poste que tu convoites, tu te retrouves avec de sacrées pages de vide surtout si tu as déjà du mal à trouver du travail même en étant prête à faire à peu près n’importe quoi.

Pour pallier à cela bin… Perso, je n’ai trouvé que ne pas faire de CV chronologique, ce qui a ses limites je veux bien le reconnaître, comme la fin de cet article l’illustrera ô combien brillamment.

La solution à ce petit problème n’est pas de joindre à ta candidature une lettre où tu expliques ton parcours et ô combien en fait il est cohérent car humain (non non, je ne rigole pas, c’est le conseil auquel j’ai eu droit lors d’une formation obligatoire de Chez Paul hein. Ça ne s’invente pas un truc pareil !), mais plutôt de confectionner des CV différents qui te serviront de canevas de base pour chaque type de poste que tu envisages de choper.

Pour moi par exemple, j’en ai 3 : postes non-qualifiés, éducation/enseignement, HP*, recherche, sans compter un CV créatif que j’ai re-pondu l’an dernier à la demande de Tarantinette (et dediou, ça m’a fait bizarre pas dans le bon sens du terme hein : un peu comme si on demandait à la 3ème réincarnation d’Untel, actuellement vivant sous la forme d’un cafard, de se remémorer qu’il avait été dans une vie antérieure un paon. Passons).

Mais même en ayant un CV tout prêt à envoyer, le restructurer à chaque fois tu devras jeune padawan. Car, au moins dans l’HP* mais également pour la plupart des postes un peu qualifiés, le profil de poste indiqué sur l’annonce d’offre de poste, que tu auras dégottée avec le sentiment stupide de libération hystérique qui caractérise le CDI* aguerri quand il/elle en trouve une, sera tellement précis, qu’à moins d’avoir déjà rempli exactement le même poste avant, tu devras changer deux ou trois trucs pour mettre en avant pourquoi oui mais bien sûr toi, tu corresponds pile poil au candidat idéal.

Point ne devras inventer des expériences que tu n’as pas ou jeter à la poubelle ton précieux CV-canevas, non, mais tu devras donner des indications sur une expérience ou une autre, enlever telle autre indication, restructurer la liste de tes expériences pour montrer que tel type de boulot est plus essentiel dans ton « parcours » que les autres, et donc, encore une fois, que tu es le top du top des candidats pour ce poste.

Long moment de méditation transcendantale et égotique tu pratiqueras avant de ce faire, mon enfant, car très déstabilisant cet exercice peut se révéler être. Mais si toi le faire à chaque fois, toi deviendras sous peu jedi de la re-création de CV….

Ta Route est encore longue et parsemée d'embûches jeune freluquet.

Ta Route est encore longue et parsemée d’embûches jeune freluquet. Mais sache qu’un jour, toi aussi tu Sauras et The bon CV chaque fois tu pondras. Amen

2)                 Deuxième vérité absolue qu’aucun de ces Grands Sages du Marché du Travail ne te dévoile jamais, c’est que « la bonne forme de CV », c’est une putain de loterie. Que chaque boîte, parfois chaque poste, attend de toi que tu écrives ton putain de CV d’une manière différente, et que, soyons clairs, il n’y a aucun moyen à part d’être dans les petits papiers du RH concerné (et encore, il arrive que la décision finale ne relève pas du/e la RH mais du responsable hiérarchique) pour que tu saches laquelle te permettra de décrocher le putain de Saint Graal que tu appelles de tes vœux.

Pourtant, dans l’HP*, c’est moins prise de tête que dans d’autres secteurs professionnels, car de nombreux employeurs (dont les Nations Unies, les bailleurs, mais aussi certaines ONGs) ont des formats tout fait pour ce faire. Cela n’empêche qu’à chaque fois que tu postule auprès d’une organisation pour la première fois, il faut tout recommencer depuis le début. Prévoir au moins une heure et demi à chaque fois. (et bien sûr on ne parle ici que du CV. Pas du reste)

Au bout de quelques années à pratiquer la chose, tu te dis que ralass, tu maîtrises le truc à l’aise Blaise.

Finger in the noze.

Point trop de réflexion, plus d’angoisse méthaphysique : tu connais les « mots-clés ».

Tu te dis que Pénélope est une sacrée fillette à côté de toi avec sa tapisserie sournoisement défaite chaque nuit.

Elle n'avais pas l'air de vivre ça cool Raoul non plus, hein, la mère péné ;) (by francis sidney, 1891)

Elle n’avais pas l’air de vivre ça cool Raoul non plus, hein, la mère péné 😉 (by francis sidney, 1891)

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Mais,

en fait,

non.

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Un jour, une recruteuse sympatoche d’une méga-boîte de consultance te dit que ton CV est « limite incompréhensible » et te donne des consignes (définir le type d’employeur –entreprise privée, association, organisme international, indépendant, commerce Oo ; donner ton salaire pour chaque expérience ; le type de contrat ; la raison de la cessation de travail ; le nombre de personnes sous ta responsabilité, de ceux de ton niveau hiérarchique et celui de tes supérieurs ; détailler toutes tes activités, plus les compétences qui vont avec, pour chaque poste ; la couleur de la petite culotte que tu portais le plus souvent pendant chaque poste) tellement nombreuses et parfois contradictoires que le CV d’un nourrisson suivant ses indications ferait déjà 10 pages.

Cette fois-ci, Pénélope a eu un sacré coup de blues. « Incompréhensible » ???? Okayyyyyyyyyyyyyy.

Nan mais c’est pas grave : au final, le dit CV incompréhensible m’a bien fait avoir le poste en question. Le truc, c’est que ce n’était pas la « chasseuse de tête » qui décidait, mais bien l’employeur, en l’occurrence une agence des Nations Unies dont je tairai le nom parce que voilà (un jouuuuuuuuuuuuur, j’écrirai, ou pas, un article sur cette formidable expérience), et que justement, la chasseuse de tête n’avait personne d’autre  qui sache parler français à) sortir de sa manchette

Mais quand même. Ouais hein.

Et puis surtout, enfin….

Le fait est que tu peux toujours ruser en adoptant une forme de CV qui mette en valeur ce que tu sais faire et ce que tu as déjà fait tout en minimisant ce qui fait qu’en gros, aucun  RH ne veut de ta pomme (« trous » dans le CV, « incohérence » et tutti quanti), bin, au choix :

1-      Le RH s’en rendra compte et t’enverra direct à la corbeille.

2-      Le RH aura des doutes et te demandera incidemment, après t’avoir bien évidemment expliqué que ta candidature les a extrêmement intéressés, de renvoyer un CV sous la forme qui permettra de bien voir là où ça couille. En l’occurrence, pour la plupart des gens, de ne pas le faire « par compétences », mais bien purement et simplement par ordre chronologique, en indiquant les dates précises de début et de fin de contrat histoire que les périodes d’inactivité sautent bien aux yeux. (ou bien en spécifiant le montant de tes salaires, des budgets que tu as gérés, etc)

C’est ce qui m’est arrivée la semaine dernière. En septembre dernier, je trouve une offre de poste de la balle qui tue, genre plus qu’excitante intellectuellement et éthiquement parlant (ouais, je sais, je dis des gros mots), et pour une fois, dont les critères d’inclusion au processus de recrutement ne me donnent pas immédiatement envie de me pendre. Ici, à Nairobi. Pas à l’autre bout du pays, pas à l’autre bout du continent, non non non, ici, à quelques rues à peine de l’école de mon gnome.

Un poste « ASAP ». Pour qui ne parle pas le langage recrutement, plus spécifiquement le langage recrutement HP*, ASAP, cela veut dire « as soon as possible ». En langage normal, dans le domaine de l’humanitaire, cela signifie souvent « on-est-en-grave-galère-le-type-d-avant-nous-a-laissé-en-plan-on-est-limite-face-aux-bailleurs, oups ! Pardon : « on-fait-face-à-une-urgence-que-si-on-réagit-pas-maintenant-des-milliers-que-dis-je-des-centaines-de-milliers-de-gens-vont-mouriiiiiiiiiiiiiiiir ») . Dans les faits, le plus souvent, le recrutement se fait en moins d’une semaine et une fois que la personne ad hoc a été trouvée, elle est en poste en moins de 3 jours.

N’ayant pas reçu de réponse, j’en avais logiquement déduit que je n’avais pas été même pré-sélectionnée (on dit « short listed », ça fait tout de suite plus sexy professionnel, va savoir pourquoi). Et voilà que je reçois un mail tout mielleux de la responsable RH de l’organisation, genre 3 jours après Noël, soit plus de trois mois après. Qui m’englue dans les compliments (genre je suis « really interessing, with a very pertinent course), avant de me demander… de lui renvoyer mon CV, mais cette fois en chronologique bien bateau.

Damned.

Mon petit doigt me dit que finalement, je n’irai pas même en seconde division (le moment si excitant où, de CV+ lettre de motive, tu passes aux entretiens, avec, pour le type de poste concerné, des exercices ou tests techniques bien pervers).

Les futures semaines, ou qui sait, mois vu le côté « urgemment urgent » du processus de recrutement, me montreront si je suis, comme mes meilleurs potos me le disent régulièrement, défaitiste et négative, ou simplement réaliste.

Sur ce, je retourne à mon téléphone pour savoir si oui ou merdouille, il est concevable d’envisager de rester pedibus jambus demain dans la belle ville de Nairobi, quelque peu agitée ce jour suite à la confirmation/infirmation de l’autorisation de candidater aux prochaines élections présidentielles des vilains pas beaux chouchous, entres autres, des chauffeurs de matatus.

A plus belle/el Inconnue/u !

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Une Réponse to “Pénélope a le bourdon”

  1. « Vous devez choisir des éléments positifs qui vous mettent en valeur », conseille Sacha Kalusevic. Vous avez contribué à l’amélioration de la productivité de votre société ? Parfait. N’hésitez pas à donner un pourcentage. Votre service a vu son budget réduit et vous n’avez pas pu atteindre vos objectifs ? Inutile de le mentionner, cela ne pourrait que vous nuire.

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