Annie (Bloubiboulga de Couleurs de Sentiments 3)


 

Les expériences qui passent ne m’ont toujours pas donné le truc pour le vivre à la cool et me démêler de l’imbroglio relationnel qui va avec.

La preuve, après Djibéou et Floribert, avec

Annie

Zimbabwe. Harare.

J’ai 30 ans, je suis « dépendante », c’est-à-dire que je suis la « compagne inutile du » Barbu, qui bosse pour les Chevaliers Blancs. Je suis là avec mon gnome, et ce sagouin va déjà à l’école. Je suis donc seule à la maison de 7h du mat au milieu de l’après-midi.

Comme nous sommes en famille, nous n’habitons pas avec les autres dans une des deux maisons communautaires (grosse mission) mais, comme deux autres familles (rarissime), rien que nous dans un appartement et quand nous arrivons, il y a déjà une bonne attitrée rien que pour nous.

Annie a la soixantaine, même si elle paraît bien 10 ans de plus. Elle est percluse de rhumatismes et ne voit plus grand-chose, mais elle est veuve sans enfants et n’a pas de famille ici : le salaire, toujours payé en dollars américains (et vue l’ « inflation » -à ce niveau là mon met des guillemets !- à l’époque, c’est un *%¤# d’avantage !!!) et la couverture santé sont juste vitaux pour elle.

Bien évidemment, je ne lui dis pas d’aller se faire voir et que je veux être tranquille chez moi.

Au chômage et en manque certain de méga-patate, je dois donc me lever tous les jours à 6h 30 pour être décente et fraîche comme une rose quand Annie arrive, entre 7 et 8h moins le quart.

Annie…. C’est avec elle que je découvre que le « personnel de maison » peut être le pire des loups pour le « personnel de maison ». Elle était tanzanienne, figurez-vous : une des incarnations de la « pas de souche bien louche » au Zim’ si vous voulez. C’est donc « tout naturellement » que les autres femmes de ménage de la mission, toutes beaucoup plus jeunes qu’elle et en forme, avaient pris l’habitude de lui refiler toutes les corvées à la moindre embrouille : ainsi, quand la machine à laver de la maison x, que l’ensemble des femmes de ménage de la mission utilisait, est tombée en rade et que tout le rez-de-chaussée de la baraque a été inondé, c’est à Annie que l’une des femmes de ménage est venue commander de nettoyer… et de faire la lessive de toute la mission.

***gif yoda allu

-A peu près ma tronche quand j’ai entendu la greluche parler à Annie comme si elle était son esclave.

A peu près ma tronche quand j’ai entendu la greluche parler à Annie comme si elle était son esclave.

me son sabre ****

Ni une ni deux, faut que je fasse quelque chose…

Quoi ?

Je n’aurais jamais cru pouvoir prononcer un truc comme ça : « De qui Annie est-elle la bonne ? Moi. JE suis la patronne, et moi je lui ordonne de rester chez moi tous les jours et de faire le travail que je lui demande. C’est clair ou il faut que je l’en parle à l’admine ? ».

Encore moins que cela pût susciter des larmoiements de remerciements dans les yeux de la dite bonne et son indéfectible amitié.

écarquillés***

monde à l-envers
*** monde à l’envers****

-DE L’IMPORTANCE DU CONTEXTE QUOI-

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