Archive for the Cherche présent et avenir désespérément Category

#On vaut mieux que ça: occasion d’expression du REEL à saisir :)

Posted in Act up!, Cherche présent et avenir désespérément, Retrouvons les vraies valeurs on 26 février 2016 by violemmenthumaine

Bonjour à tous!

Pendant que je me tais et travaille comme une acharnée (Vouiiiiiiiiiiiiiiii! Truc de fou non? Là tout de suite là maintenant j’ai bien un taf, de deux mois et demi, ô joie ô allégresse) dans le Pays Fort Fort Lointain, il se passe des choses pas jolies jolies dans notre bel Hexagone.

Entres autres trucs qui transforment mon Pays que j’ai longtemps pensé être un havre démocratique et providentiel, il y a ce sublime projet de loi réformant le Code du Travail, vous savez, le truc qui fait que c’est plus cool d’être français que thaïlandais ou congolais par exemple (ou qu’étatsunisien aussi hein).

Heureusement, les Français ne semblent pas tous être devenus couillons et la résistance à ce projet s’organise.

Par exemple, ô toi mon/a bel/le Inconnu/e qui passe une bonne partie de ton temps on the world wide web, tu trouveras peut-être cette initiative intéressante (et oui, elle l’est):

lplplpl

Alors, toi oui toi là, fais une vidéo, écris un article, témoigne sur leur page facebook ou envoie-leur un mail, mais ne reste pas seulemennt planté devant ta télé en disant que c’est pô juste. Agis: on ne sait jamais, il y a peut-êtrre une chance que cela ait un impact et que, non, on ne dise pas totalement « amen » aux délires ultra-libéraux (qui, dans les faits, n’ont jamais aidé la masse, même  relativement aisée, mais toujours seulement les déjà très très très riches).

Miscellanées réactualisées

Posted in Cherche présent et avenir désespérément, Hors case, Kenya, Mensonges et plus si affinités with tags , , , , , , , , , , , , , on 16 mai 2013 by violemmenthumaine

 

Certains d’entre vous chers/ères Inconnus/es, venez ici régulièrement (si si, je vous vois. Enfin Google stats vous voie).

Aussi me dis-je dans mon cerveau malade qu’actualiser un peu un peu certains des « dossiers » soulevés ici pour ma survie psychique le bonheur de tous n’est pas plus saugrenu que ça.

Des sondages, de ce qu’on leur fait dire et de leur non représentativité

Il y a quelques temps je m’offusquais de voir combien mes compatriotes semblent facho et bas du bulbe voire plus décérébrés qu’une amibe sur le chômage : depuis, mes errements internautes, qui me font cabrioler de pages tumblr big lol aux « blogs » et pages où, miracle, se développent de vrais débats d’idées, m’ont faite tomber sur une analyse passionnante des modalités selon lesquelles beaucoup de « sondages » sont menées.

L’auteur n’est pas un simple quidam, mais Alain Garrigou, qui est entre autres le directeur de l’Observatoire National des Sondages. Il travaille également sur les sondages, justement (quelle surprise hein ?!). Et ce qu’il nous dit montre combien ce que beaucoup de sondages disent de nous et des autres est aussi scientifique, aussi « vrai », que le pipi de chat est efficace pour soigner la migraine.

Il conclut son article par :

« On pourrait ainsi dire que les sondages par Internet recrutent surtout les sots et les fachos. . Au cours de l’histoire, la domination sur les esprits a trouvé bien des procédés. Les sondages par Internet ont inventé une recette si judicieuse qu’elle prêterait à rire, si elle n’était si pitoyable. »

Ça me rassure sur la mentalité de mes compatriotes. Si si. Encore faut-il que nous sachions prendre du recul face à la sacro sainte « information » (les sondages, les articles, les reportages, les journaux, mais aussi les blogs, les photos, les publicités)….

D’un Amour de Jeu et d’un soi-disant « atypisme ».

Il y a quelques mois, j’avais parlé d’un projet de court-métrage.

Ça s’appelle « Un Amour de Jeu », et si j’en avais parlé ici c’est que la forme du projet, mêlant réalité filmée, animation et 3D, nécessite un budget proche de l’énorme, à tel point qu’il fallait déjà des sous pour pouvoir présenter le dossier complet auprès du CNC, lequel devait contenir des séquences en animation et en 3D.

Un budget de 6000€ devait être réuni pour pouvoir présenter le projet. La réalisatrice, Bénédicte Moufflet, avait choisi de passer par le crowdfunding, KissKiss Bank Bank en l’occurrence.

Le truc chouette, c’est que oui, le budget a été réuni, et qu’Un Amour de Jeu a pu être présenté devant la commission du CNC.

Le truc carrément pas chouette, c’est que la réponse du CNC a été négative, le projet refusé, et donc aucun budget alloué.

Et alors que peux-tu bien avoir à en talquer (sauf si tu fais partie des personnes qui ont donné sur KissKissBankBank) ?

Voilà pourquoi.

La Commission motive toujours sa décision par un joli blabla, évidemment.

Or, ce qui m’astringe les neurones et m’irrite le palpitant, c’est que l’un des principaux arguments développés est que, je cite :

 « Le style est trop typé et trop girly. »

Trop typé. Typé.

En l’occurrence, ça veut dire que les 10 « arguments » que j’ai avancés pour vous pousser à visiter la page KissKissBangBang sont trop « typés » pour toucher un large public, donc.

Tu es un gros geek, hype, tu en as marre des court-métrages sans scénar et sans image qui passent tard le soir sur ton petit écran, tu es un Bisounours, rêves en manga, cartoon et anime, tu kiffes le rock (cause is not dead !!!!!!!!!!!!), tu aimes les belles filles un peu chtarbes, tu es un gamer :  tu es trop typé, en bref tu es atypique, en marge de la société.

  • Geek : 217 millions de résultats sur Google.

Personne ne consulte jamais ces sites (liste non exhaustive). CQFD.

  • 3 708 672 visionnages sur les 50 webseries en vogue actuellement. Et encore, il ne s’agit que des séries françaises, récentes, et choisies par le site (serieweb en l’occurrence). Au rayon geek, on remarquera que la série la plus visionnée en ce moment est Noob, avec 467 432 visites. Une série qui parle de…. Joueurs de Jeux de Rôle on line, de MMRPG quoi. On est à fond dans le « atypique » , c’est clair.
  • En dehors du porn, Internet est parcouru sans cesse par des humains désespérément à la recherche du summum de la Bisounours Attitude, avec en stars incontestées des chats des chats tout ce qui peut de près ou de loin provoquer des « c’est  mignoooooooooooooooooooooon »  et autres « share the love if you have heart » en boucle en commentaire. C’est clair, le « girly », c’est trop typé….

*** shojo

Il est évidemment extrêmement rare de trouver une image de ce type on line. D'ailleurs, personne n'en cherche. Bien sûr.

Il est évidemment extrêmement rare de trouver une image de ce type on line. D’ailleurs, personne n’en cherche. Bien sûr.

à fond****

Là encore, une inconnue. Qui connaît Sailor Moon? ( 7 030 000 pages via google).

Là encore, une inconnue. Qui connaît Sailor Moon? ( 7 030 000 pages via google).

GUGUGUGU

  • Suicide Girl a 5 454 755 fans sur facebook,  192 757 abonnés sur twitter, et  plusieurs centaines de milliers d’abonnés sur leur site tout court. Clair que les bombes un peu fêlées ne provoquent que peu d’enthousiasme et ne sont vraiment pas fédératrices, aujourd’hui.

****suicide girl

Gogo, une Suicide Girl très "un amour de jeu"

Gogo, une Suicide Girl très « un amour de jeu »

pictures****

Le jeu vidéo, c’est pour les enfants, tout le monde le sait. La masse d’acheteurs , de vendeurs, directeurs marketings, éditeurs, développeurs, béta-testeurs, journalistes, ont tous un sérieux retard mental.

µµµµVIDEO JE

SUIS UN GAMER

Oui, bien évidemment, peu de gens vont chercher le type d’image qui suit….

IMAGES

"trop mignoooooooooooooooooon"

« trop mignoooooooooooooooooon »

Interdit: trop typé, trop girly.....

Interdit: trop typé, trop girly…..

GEEK/K

Qui c'est qui c'est? Personne que les membres du CNC ne connaissent, visiblement.

Qui c’est qui c’est? Personne que les membres du CNC ne connaissent, visiblement.

AWAI/N

Mais, mais, c'est une fille!!! Qui joue à..... des jeux vidéos??!!! Plus que typé ça.... Un truc aussi ciblé ça devrait être interdit...

Mais, mais, c’est une fille!!! Qui joue à….. des jeux vidéos??!!!
Plus que typé ça…. Un truc aussi ciblé ça devrait être interdit…

ERD/H

I-TECH/

On a dit que le mignon kitsch était trop typé. Si si.

On a dit que le mignon kitsch était trop typé. Si si.

GAMER

IGOGOG

Mais où va-t-elle chercher des trucs pareil, hein?

Mais où va-t-elle chercher des trucs pareil, hein?

non, ceci n'est ni girly ni rocjk ni geek. Ce serait un peu chargé, irréaliste: on vous a dit qu'une telle esthétique, une telle culture, n'existe pas.

non, ceci n’est ni girly ni rocjk ni geek. Ce serait un peu chargé, irréaliste: on vous a dit qu’une telle esthétique, une telle culture, n’existe pas.

   Tout cela,

Ce gorille MENT!

Ce gorille MENT!

Ceci n'est pas en vente, car personne n'achète ce genre de truc. D'ailleurs, ceci n'est pas une photo.

Ceci n’est pas en vente, car personne n’achète ce genre de truc. D’ailleurs, ceci n’est pas une photo.

gigiigig

Pour finir, l'exemple archétypal de ce qui est viscéralement, totalement et définitivement trop "typé" pour être produit. Quel univers marginal, Diable!

Pour finir, l’exemple archétypal de ce qui viscéralement, totalement et définitivement trop « typé » pour être produit. Quel univers marginal, Diable!

hohoho

Tout cela, c’est trop typé. Mouiiiiiiiiiiiiiii.

O.K.

Il ne faut pas s’étonner que les moins de 35 ans considèrent la création majoritairement par le biais du net, et que les créateurs, d’ailleurs, pensent d’abord you-tube, tumblr et autres plates-formes.

Un Amour de Jeu ne disparaitra pas dans les limbes, d’ailleurs, le projet rebondira via Internet.

Mais j’ai moins envie d’aller au cinéma, d’un coup.

gogogogo

Les Elections supra démocratiques du Kenya,

une chic et chouette jurisprudence

ohoooh

Je parle peu du Kenya ici. Cela ne changera pas tout de suite. Mais je n’ai pu m’empêcher de pondre un ou deux articles, dont l’un peu avant le multi-scrutin, dont celui élisant le nouveau Président du Kenya.

Logiquement, je me dis que je devrais dire un mot sur les élections, maintenant qu’elles sont passées.

Le déroulement des dites élections, d’abord.

Côté morts et blessés, on reste « correct » : visiblement, quand il s’agit d’un pays africain, une dizaine de morts (à Kisumu principalement), c’est top : vous rendez-vous compte, il n’y a eu QUE ça, tranquille pépouze, on est bien en démocratie. Youpie !

Côté transparence ensuite : l’annonce des résultats a pris plus d’une semaine, presque deux en fait (génial, la ville était comme morte, on naviguait en pleine ville fantôme, les expats s’étaient tous barrés et les Kenyans ne sortaient que pour aller et rentrer du boulot)…. Suite à une surcharge des serveurs de l’opérateur téléphonique par le biais duquel les résultats des différents bureaux de vote étaient centralisés. No comment. Le truc le plus rigolo, c’est que pendant 3 ou 4 jours, l’écart entre les deux « favoris » est resté rigoureusement le même, à la tête près. Normal, les probabilités pour que cela devienne sont proches du zéro absolu mais on s’en talque : puisqu’on vous dit que tout cela a été vérifié et que tout est clean comme la première élection de Bush Junior.

Entre temps, le gouvernement a réuni la Presse internationale pour résilier une partie conséquente des droits d’exercer des journalistes, et donner « des consignes pour la couverture ultérieure des élections » à ceux qui restaient.

Résultats annoncés, le second n’est pas content, mise en appel auprès de la Commission Electorale. Presque un mois de vérifications scrupuleuses pour conclure, bien sûr, à l’exactitude des résultats annoncés.

Les résultats des élections, ensuite.

Ô joie ô allégresse, les élections du Kenya se sont déroulées dans le calme, le tissu économique de toute l’Afrique de l’est est sauvé et la respectabilité démocratique renforcée, alléluïa !

Sans surprise, c’est l’un des deux poulains, Uhuru Kenyatta, fils de Jomo Kenyatta, le premier président du pays après l’indépendance, et étonnamment riche propriétaire terrien, , qui est l’Elu.

*** Uhuru Kenyatta ; durant la cérémonie de

Uhuru Kenyatta lors de la cérémonie d'entrée au pouvoir. Copyright Guardian Kenya

Uhuru Kenyatta lors de la cérémonie d’entrée au pouvoir. Copyright Guardian Kenya

passation de pouvoir. Copyright Guardian Kenya***

Parallèlement, une majorité plus qu’écrasante des têtes de l’assemblée nationale, des gouverneurs et députés provinciaux sont du parti de son principal adversaire, Raila Odinga.

Quand on est ultra positif et tout-est-pour-le-mieux-dans-le-meilleur-des-mondes, on se dit que c’est génial, qu’une situation de cohabitation telle que celle-ci est fantastique pour la démocratie et l’évolution du pays. C’est d’ailleurs une première sur le continent (si l’on ne compte pas les gouvernements de cohabitation forcée post-conflit qui ont existé et existent encore un peu partout en Afrique, qui, eux, ne se constituent jamais par les urnes).

Quand on est un vilain pas beau colonialiste paternaliste qui croie ou veut croire un peu dans le droit international et le droit humanitaire, on est effaré. Car l’élection d’Uhuru Kenyatta est également une première historique, et laquelle ! Il est le premier président au monde à être élu alors qu’il est en cours d’instruction pour un procès pour crimes contre l’Humanité auprès de la Cour Pénale Internationale. Certes, il y avait bien Omar el Béchir, le président du (nord) Soudan, qui a un procès à la CPI sur le cul, mais, quand même, il était déjà au pouvoir quand celui-ci a été lancé hein.

Là, même pas. Une majorité de kenyans a donc voté pour un des types responsables des dizaines de milliers de morts de leurs compatriotes lors des élections précédentes.

Youpie.

C’est de la balle.

Le discours d’intronisation du zig a d’ailleurs bien donné la couleur : rejet virulent de la CPI , désignée comme d’habitude comme l’incarnation de la néo-colonisation, et rejet de « l’influence étrangère ». RIP à tous les morts (comme d’hab quoi).

ihohoh

De la délicatesse des RH

gogogoo

J’ai reçu une réponse à l’une de mes candidatures. Négative, bien sûr, mais dont la teneur, inédite pour moi, m’a laissée songeuse.

***lettre

lettre ldd

LDD****

« En cas de refus de la part des candidats contactés avant vous, vous serez recontacté ».

Il paraît que c’est habituel, comme formulation.

Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai mis un petit temps à réaliser :

***gif  merde c’ét

Hein? Quoi? Ahhhhhhhhhhhh d'accord. N'aurait-il pas été plus simple et moins vicieux de dire non, tout simplement?

Hein? Quoi? Ahhhhhhhhhhhh d’accord. N’aurait-il pas été plus simple et moins vicieux de dire non, tout simplement?

ait donc ça*****

Puis j’ai décidé finalement de le vivre comme ça :

***gif doigt

doigt d honneur

d’honneur***

Encore plus rien à voir

Sinon, ô Inconnus/es de plus en plus nombreux et réguliers, quand vous passez ici, ce serait pas mal si vous lâchiez un comm’, de temps en temps.

Et, comme au passage de certains/es d’entre vous j’ai pu découvrir des blogs plus que chouettes et étonnants, je m’en vais bientôt vous parler d’un ou deux d’entre eux. ..

Il était une fois. (une autre aventure de Bad karma Girl dans la Jungle du Travail)

Posted in Cherche présent et avenir désespérément, Retrouvons les vraies valeurs with tags , , , , , , , , on 9 mai 2013 by violemmenthumaine

 

Aujourd’hui cher/ère Inconnu/e, comme je l’avais annoncé la dernière fois, je m’en vais te raconter une histoire magique, toute pleine de rebondissements, et si pleine de n’importe quoi que si tu le lisais dans un roman tu dirais que l’auteur en rajoute un peu beaucoup et que quand même, c’est un peu too much.

Yep, car plus fort que Saint Yorre, après avoir été rejetée comme bénévole parce que je ne travaillais pas, entre deux contrats signés et finalement annulés, avant d’avoir bossé deux mois sans être payée, moi WonderCDI* ai en effet vécu une chouette aventure dont les différents chapitres ont un côté marseillais mais sans la faconde qui va avec.

huhuhuhuh

Chapitre 1 : Echauffement (Où Bad Karma Girl construit bénévolement ce qu’elle croit être son futur poste)

huhuhuhu

Yeeeeeeeeeeeeeah, faut qu' j'me chauffe, va ya avori du sport, j'vais bosseeeeeeeeeeeeeeeer qu'il disait....

Yeeeeeeeeeeeeeah, faut qu’ j’me chauffe, va y’avoir du sport, j’vais bosseeeeeeeeeeeeeeeer qu’il disait….

huuhuhuhu

Il était une fois un Pays Fort Fort Lointain où des horreurs diverses et variées permettaient à tout un tas de Preux Chevaliers de faire semblant de Sauver le Monde avec la meilleure foi du monde.

Une de ces fières Confréries toute couturée d’or décida suite à un coup de pied dans le cul donné par leurs Mécènes d’ajouter une nouvelle Quête à leurs Bonnes Actions : cette fois-ci, il s’agissait de sauver la Veuve et la Pucelle, et surtout, de comprendre pourquoi la Bonne Parole sur ce sujet épineux passait si difficilement en ce Pays Fort Fort Lointain, et par conséquent d’avoir une idée ou deux qui permettraient de convertir comme il se doit les Vilains du coin.

La Confrérie engagea un Chevalier pour décider comment-pourquoi-en-combien-de-temps-et-pour-combien-d’argent la Confrérie allait bien pouvoir satisfaire leurs Mécènes.

Le hic était que le Chevalier en question, s’il savait très bien manier l’épée à deux mains et défendre à corps et à cris la Code d’Honneur des Chevaliers, n’avait pas le début du commencement de la moindre idée de savoir comment faire passer la Bonne Parole en matière de Pucelles. D’ailleurs, il n’était pas bien sur et certain de savoir ce que pouvait bien être une Pucelle.

Le Chevalier, désespéré, vidait force chopines dans une taverne loin du Château de la Confrérie quand un de ses mentors passa par là. Le mentor rassura le Chevalier et lui refila sous le manteau l’adresse d’une scribe de ses connaissances, dont les enluminures au sujet des Veuves et Pucelles faisaient grand bruit dans le Pays Fort Fort Lointain en cette époque lointaine.

Le Chevalier envoya un faucon apprivoisé visiter la Scribe.

Cette indécrotable nigaude, enchantée d’avoir à nouveau à affuter sa plume d’oie, échangea moult et moult parchemins avec le Chevalier, allant jusqu’à organiser dans son entier toute l’enquête de la nouvelle Quête de la Confrérie, recevant le Chevalier dans son humble chaumière pour peaufiner et finaliser la planification de la Quête.

Après deux mois d’échanges officieux, le Chevalier était prêt à soumettre sa proposition de Quête aux Mécènes de la Confrérie. Il quitta la Scribe en l’assurant que ce serait bien elle, une fois les tonneaux d’écus récupérés auprès des Mécènes, qui assurerait l’enquête, l’analyse et les propositions d’action subséquentes lors de du lancement de la Quête.

Chapitre 2 : Premier tour de piste (où Bad Karma Girl décide d’arrêter de bosser sans recevoir un kopeck)

Un an s’écoule sans que rien de nouveau ne se passe dans le Pays Fort Fort Lointain : la Quête semblait avoir été jetée aux orties et la Confrérie ne semblait plus se préoccuper que de ses joutes habituelles.

huhuhuh

attente éneervée que quelque chose se passe

huhuhuhuhu

Entre temps, le Chevalier avait changé de suzerain et avait juré allégeance auprès d’une autre confrérie. La Confrérie avait alors, bien forcée de mener cette satanée Quête, couronné un autre Chevalier pour la diriger.

Ce second Chevalier, tout aussi brillant en chevalerie que le précédent, semblait tout aussi perdu en ce qui concernait les interactions avec les Vilains et guère plus rassuré dès lors qu’on parlait de Veuve ou de Pucelle.

Chevalier bis contacta alors la Scribe.

« Dîtes-moi je vous prie, quelle sorte de Vilains devons-nous recruter et comment devons-nous les initier. »

La première fois, la Scribe se dit qu’il s’agissait d’une reprise de contact, que celle-ci était le prélude logique à l’officialisation de sa collaboration avec la Confrérie.

La seconde fois, la Scribe commença à penser que cela commençait à bien faire.

La troisième fois, la Scribe expliqua poliment à Chevalier bis que ses encres ni ses plumes n’étaient gratuites et qu’ayant d’autres parchemins à gratter, elle ne pourrait plus répondre aux interrogations de Chevalier bis ni à quiconque d’autre de la Confrérie sans participer directement à la Quête et sans recevoir quelques écus en échange, et qu’elle resterait par conséquent silencieuse tant que l’Assemblée de la Quête n’engagerait pas de scribe.

uhuhuuh

Chapitre 3 : Tendinite subite (où Bad Karma Girl prend un mur)

Huhuhuhuhu

La Scribe passa bien six mois à scruter quotidiennement le placardage public de la Confrérie, mais aucun appel à scribe n’apparaissait.

Quand la Confrérie décida enfin, ses Mécènes haussant un peu la voix, de faire appel à un scribe, ce fut durant la seule et unique semaine de l’année où la Scribe ne consulta pas les panneaux d’affichage (pas de bol quand même hein).

Aucun représentant de la Confrérie ne contacta la Scribe. Pas même Chevalier bis. En une semaine une autre scribe fut trouvée et engagée.

huhuhuhuh

Oui, ça s'appelle un plantage.

Oui, ça s’appelle un plantage.

huuuuhuh

Le conte est-il ici fini ?

Nenni ma bonne dame…..

hjvjvjvjvvj

Chapitre 4 :  100 mètres haies (où Bad Karma Girl se dit que finalement elle n’est pas un cafard anemié du bulbe)

****

Un an passa, durant lequel la Quête fut menée (tout comme le restant des exploits de la Confrérie (c’est-à-dire avec…. Comment dire, beaucoup de nonchalance et de jets d’écus sonnants et trébuchants par des fenêtres mystérieuses), et où la Scribe bis, celle qui avait été  engagée, fit, elle, pleinement son travail.

Arriva la fin des diverses Quêtes de la Confrérie : pour conclure en beauté, la Confrérie organisa un certain nombre de joutes et tournois.

C’est là que la Scribe, qui avait depuis longtemps fait son deuil de ce conte de fée raté, fut à nouveau contactée…. Cette fois par la Scribe bis : on lui demandait de venir participer à l’une des joutes en l’éclairant des ses lumières d’experte es-pucelles.

Ô joie, ô allégresse, la Scribe acquiesça avec empressement : 3 jours de joute, cela ne se refuse pas, surtout quand on vous caresse l’égo à la truelle.

La Scribe accepta donc avec des étoiles dans les yeux.

plplplpp

Oui oui OUIIIIIIIIIIIIIIIII, c'est Moi qu'ils veulent c'est moi qu'ils veulent c'est pas toi heuhhhhhhhhhhhhh.. On s'enflamme d'un rien quand on est CDI*

Oui oui OUIIIIIIIIIIIIIIIII, c’est Moi qu’ils veulent c’est moi qu’ils veulent c’est pas toi heuhhhhhhhhhhhhh.. On s’enflamme d’un rien quand on est CDI*

kpokoppkpkp

La Confrérie lui expliqua que pour des raisons de comptabilité, c’était à elle, la petite Scribe, d’avancer les frais de passage et d’oiseau volant pour se rendre au Pays Fort Fort Lointain et participer à la Joute. Bien sûr, ceci lui serait remboursé…

Conciliante, la Scribe vînt donc mendier auprès de sa famille : sa bourse était loin d’être assez remplie pour pouvoir avancer plus de 1700 écus comme ça.

Arrivée sur place, la Scribe découvrit avec effarement que la situation était juste totalement bordélique, pour parler poliment : plusieurs chevaliers, palefreniers et autres scribes se retrouvaient sans logement, les sommes allouées pour pouvoir manger sur place n’étaient pas prêtes et ne le seraient pas avant la veille de la fin de la joute, pour laquelle par ailleurs aucun scribe n’avait encore prêté allégeance en paraphant un quelconque parchemin-contrat.

Last but not least, le Roi de la Confrérie avait été rappelé urgemment auprès des Mécènes pour enquête suite à la quantité vraiment par trop importante d’écus disparus par les fenêtres et un nombre impressionnant d’étapes des diverses Quêtes non accomplies.

ifififgig

la Confrérie, ça avait ça la bonhommie en moins....

la Confrérie, ça avait un peu de ça la bonhommie en moins….

iugigig

Bref, ça daubait bien comme il faut.

Mais la Scribe, aimant beaucoup sa tâche, appréciant de repasser par ce Pays Fort Fort Lointain qu’elle aime tant, jouissant de la découverte d’autres scribes avec qui elle enchaîna des discussions passionnantes durant lesquelles elle avait l’impression de sentir ses neurones danser la samba, mit toute son énergie à accomplir sa tâche durant la Joute, dont elle profita passionnément.

Les autres scribes n’étaient pas aussi inquiets qu’elle : après tout, c’était leurs monastères qui avaient avancé les frais, et leur habitudes monacales ne les avaient pas enclins à se soucier d’autre chose que de leurs enluminures.

La Scribe, elle, commençait à avoir un certain sixième sens pour voir venir l’arnaque (la force de l’expérience sans doute), aussi elle insista pour que tout le monde signe le fameux contrat parchemin et récupère les écus promis avant que de reprendre la calèche du départ . Cela n’était visiblement prévu et retarda donc le départ de 3 heures….

La calèche s’avéra trop occupée pour s’occuper de la Scribe un fois arrivée dans la cité des oiseaux volants. Seule à en prendre un ce jour, la Scribe se retrouva ainsi toute seule sans aucun écu susceptible d’être échangé contre denrée ou service quelconque puisque la cité en question se trouvait dans un autre pays que le Pays Fort Fort Lointain. Pas un fifrelin et ce  avec 8 heures à passer avant que de monter sur l’oiseau volant, ce qui n’était pas plus mal car la Scribe avait été larguée gros jean comme devant fort loin du nid des oiseaux volants.

Heureusement, la Scribe parvînt à s’incruster avec des membres de l’Inquisition des Mécènes, venus au Pays Fort Fort Lointain pour vérifier la qualité du travail d’une des Quêtes de la Confrérie.

 Elle réussit donc prendre son oiseau volant et rentrer chez elle.

 hohoho

Chapitre 5 : médaille en chocolat (où Bad Karma Girl se fâche un peu un peu-mais pas assez en fait-)

iigiogo

C’est là que les atteignants s’atteignirent, si je peux m’exprimer ainsi : le lendemain du retour à ses pénates, la Scribe se rendit chez un Changeur pour pouvoir profiter de ses écus durement gagnés. Et là…. Il s’avéra que sur les trois billets de 100 reçus, deux étaient … faux.

uguigi

Plus jolis que mes écus américains mais pas moins faux....

Plus jolis que mes écus américains mais pas moins faux….

uyuu

La Scribe contacta donc la Trésorière de la Confrérie, pour expliquer la chose d’une part, et pour demander le remboursement de ses oiseaux volants d’autre part.

La Trésorière lui répondit…. Qu’elle avait « autre chose à faire et que la Scribe n’était pas le centre du monde » (sic).

La Scribe affuta alors avec soin sa plus belle plume d’oie et annonça que si elle ne recevait pas dans les 2 jours le remboursement de son équipée vers le Pays Fort Fort Lointain, elle déposerait plainte nominativement contre la Trésorière auprès des autorités régnant au pays des Mécènes.

digidg

Y'a un moment, faut plus pousser mamie dans les orties. Toi-même tu sais.

Y’a un moment, faut plus pousser mamie dans les orties. Toi-même tu sais.

doihodhoho

Etonnament, la Trésorière trouva subitement le temps de faire son travail et la Scribe reçut effectivement son remboursement dans les deux jours.

Par contre, jamais la Scribe ne récupéra les deux tiers de son salaire …

hohohoho

# The End#

 ihohoh

Belle histoire n’est-il pas ?

Construire un poste gratuitement pour le voir donner à quelqu’un d’autre, se faire contacter 3 fois par la même organisation sans jamais se faire engager, pour se faire rappeler au final « en temps qu’experte » pour participer à un colloque, pour lequel devoir s’endetter pour recevoir un salaire payé en faux billets.

Uohohoho

On peut dire qu'il y a un de ça oui...

Un bon résumé de l’histoire, isn’t it?

uhgiugiugi

…..

Ouais, ça arrive.

Ça m’arrive en tous cas.

Bad karma pour Marathon Girl

Posted in Cherche présent et avenir désespérément with tags , , , , , on 1 mai 2013 by violemmenthumaine

Toi, jeune padawan aux dents longues, oui toi qui tombes ici par hasard suis assidument cette Bible Seule Capable de t’Amener à la Lumière de l’Emploi, oui toi là bas, toi-même tu sais combien la recherche d’emploi et la vie professionnelle tout court sont semblables à un long, très long marathon dont la complexité de la stratégie fait passer Machiavel pour un baltringue un peu étroit du bulbe.

screugneugneu

Rien ne vaut une bonne préparation, comme te dira ton/ta conseiller/ère de Chez Paul lors de ta première séance d’atelier « construire son projet professionnel »

Rien ne vaut une bonne préparation, comme te dira ton/ta conseiller/ère de Chez Paul lors de ta première séance d’atelier « construire son projet professionnel »

dhdhdhdhd

Mais tu as dépassé le stade du découragement, tu es prêt.

Tu as subi tous les échauffements de la recherche de postes,

 de formations,

tu as voracement placé tes petits pieds pieds (voracement, oui. Même que) sur les starting blocks de la confection et de l’envoi de CV et de lettres de motivation,

tu n’as pas raté le départ, oui ça y est tu cours tu voles,

tu as jumpé tel le golden boy des années 80 par-dessus les pré-sélections-sélections-post-sélections et le parcours d’obstacles des entretiens,

 et oui oui oui,

                      là,

                           là tout de suite là maintenant,

                                                              tu touches la ligne d’arrivée…..

** chariots de feu***

heheheheh

hehehehe

TU AS UN CONTRAT SIGNE !!!

*** teuf seul confetti***

teuf seul confetti

hohohohohoh

hohohoh

Et là, tu crois que c’est bon. Hein, logiquement.

Tu as bien fait tout comme il faut, on t’a donné le susucre et maintenant tu attends ta niche (même petite, même en leasing, même juste pour le week-end, tu t’en talques, tu as enfin une niche à toi.)

dgdgdgdgdg

Le  bonheur, c’est simple comme une niche. Non ?

Le bonheur, c’est simple comme une niche. Non ?

***eden- quand on vous dit que le  bonheur, c’est avoir une niche. Non ?-***

Ouaiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiis.

C’est beau l’espoir tu vois, c’est le feu qui t’anime vers la Voie du Bonheur patati patata….

dgdgdgdgdgd

Oh, c'est beauuuuuuuuuuuuu!

Oh, c’est beauuuuuuuuuuuuu!

*** espoir – Allez, essaye encore…. -**

En effet, malgré la méfiance désabusée propre à tout CDI*, qui tend à faire adopter une absence totale d’espoir de certitude quant au succès d’une candidature tant qu’un contrat n’est pas signé en bonne et due forme, on a naïvement tendance à croire qu’une fois en la possession du contrat-graal, c’est tout bon pour cette fois.

Dans un monde où tout est normal, oui.

A vrai dire, même dans le notre là tout de suite là maintenant, pour la plupart des gens et dans la plupart des cas, c’est globalement vrai : tu as un contrat signé, cela signifie bien que tu as un job et qu’à la fin d’icelui, tu reçois bien un salaire, que celui-ci se nomme ainsi ou autrement : émoluments, traitement, appointements, rétribution, solde, gages, honoraires,  rémunération et tutti quanti  (rigolo, non, de constater combien les champs lexicaux sont riches quand il s’agit de sexe ou d’argent…).

Bon, OK, cela devient tout de suite plus compliqué et moins automatique quand tu n’es ni fonctionnaire ni en contrat de salariat à durée déterminé (bin oui, vu que la durée indéterminé, est, en gros, devenue inexistante dans notre beau pays de France). Les intérimaires, ceux qui bossent dans le vaste domaine de l’aide à la personne, les consultants, c’est plus flou, plus oui-mais-non-regardez-l’astérix-là-en-bas-typo-6.

Pour tous ceux là, signer un contrat et puis finalement que dalle, ralass, pas de boulot pas de thune, ça arrive.

Une fois.

Avec mézigue, on entre dans une autre dimension. A ce niveau là, on touche au tableau mystique moi je dis. A l’ésotérisme le plus total, une espèce d’illustration par l’Absurde du pas de chance, voire du karma-plus-pourri-que-ça-tu-meurs (quoiqu’en considérant les choses sous cet angle, je me demande bien ce que j’ai pu faire de pas joli joli pour enchaîner les VDM comme ça….)

Exemples.

Ce mois-ci, après un an (putain, un an !) de recherches infructueuses, je trouve une petite consultance. Pour être plus exacte, on me propose direct la consultance à base de « hé dis donc, ça t’intéresserait de retourner t’éclater au Congo… ? ».  Envois de mails, CV plus entretien via skype, en moins de 24h on me dit c’est bon. 52 mails échangés plus tard (vi, 52. En moins de 10 jours) sur les tenants et les aboutissants du boulot, y compris l’aspect financier, j’ai bel et bien un petit contrat signé en bonne et due forme.

I got it I got it i got it!!!!!!!!

I got it I got it i got it!!!!!!!!

*** gif super happy***

Je pourrais me dire que j’assure. Sauf que non.

j assure-aïe

*** gif j assure aïe***

Mon petit doigt (un sacré luron celui-là) chuchotait dans ma tête depuis un petit moment que je risquais de rencontrer un hic au niveau visa, mais mes boss et les boss de mes bosss (ahhhhhhhhhhhh, la beauté de la sous-traitance en cascade, sensée revenir moins chère pou plus d’efficacité, et qui, comme ici et presque toujours, ne revient pas moins cher, et surtout, aboutit à du grand n’importe nawak côté résultats…. Mériterait un blog à soi tout seul ça. Passons) me disaient que non, no soucy Mc Fly, mais pourquoi donc ma bonne Dame, vous êtes vraiment négative très chère.

Le temps passe.

Bien sûr, j’ai raison : je ne peux pas avoir le visa du Kenya, car, ne bossant pas au Kenya et n’étant pas mariée, je ne peux avoir le statut migratoire ad hoc, critère incontournable pour l’obtention du visa congolais au Kenya. Le seul moyen pour moi de l’avoir est de repasser par la France, comme je l’avais expliqué moult fois par mail. Ce qui coûte bien plus cher, mais, étonnamment, mes boss sont OK. Mais comme ils ne sont pas capables de relire les emails échangés, ils mettent encore 1 jour pour me demander quel est dans ce cas le nouveau calendrier (que je leur ai indiqué dès notre premier email, et répété pas plus tard que deux jours avant).

Et là, une fois intégré que le fait que la procédure d’obtention du visa entraîne un retard dans la consultance d’environ 10 jours, mes boss ont réalisé qu’ils étaient déjà plus qu’à la bourre et que je ne leur permettrai pas de boucler leur job avant l’échéance fixée.

Conclusion :

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*fail*

Bien sûr, le fait que les boss de mes boss aient mis plus de 10 jours pour m’envoyer les papiers nécessaires à l’obtention d’un visa, aka un ordre de mission (genre ça met normalement … une heure) et une lettre d’invitation notariée (ça, ça met 4 jours), joint au fait que j’ai tirée la sonnette d’alarme dès le premier jour où j’ai reçu un mail confirmant que oui oui oui, j’étais bien prise, tout cela n’entre pas en ligne de compte.

Bien sûr que non.

Comme nous sommes entre gens civilisés, on s’est tous bien marri de l’impossibilité finale de jouir de mes compétences (pour eux) et d’une fantastique expérience bien rémunérée (pour moi), tout en m’assurant que cet incident est en fait le prélude à : Une prochaine fois (bien sûr, évidemment, qui en douterait, hein ?)

Là-bas tu verraaaaaaaas, la prochaine foiiiiiiiiiiiiiiiiiiiis, ce sera toiiiiiiiiiiiiiiiiii.

Là-bas tu verraaaaaaaas, la prochaine foiiiiiiiiiiiiiiiiiiiis, ce sera toiiiiiiiiiiiiiiiiii.

*** gif porte fin tunel***

Et comme on est vraiment TRES civilisés et que de mon côté je suis vraiment une Belle Grosse Bisounours adepte de l’enculage bieeeeeeeeen profond un peu couillonne, j’ai même répondu à leur demande de renvoi de contacts locaux (que j’avais pourtant déjà pourvu, lors de nos foisonnants échanges de mails), et, cerise sur le gâteau de ma stupidité congénitale gentillesse, donné un contact pour mon remplacement de dernière minute. Vi. Parce que j’ai bien enregistré le concept ultra hype du réseautage. Pour les autres : en ce qui me concerne, j’ai en effet bien aidé des gens à avoir du taf, et pas qu’une fois. L’inverse, par contre….

mon avatar de longue date, n’ayant visiblement pas compris le moment où il fallait cesser de rendre service : non, se faire éviscérer pour permettre à son hypothétique futur médecin de réviser ses partiels d’anatomie n’est pas forcément un investissement pour l’avenir…

Mon avatar de longue date, n’ayant visiblement pas compris le moment où il fallait cesser de rendre service : non, se faire éviscérer pour permettre à son hypothétique futur médecin de réviser ses partiels d’anatomie n’est pas forcément un investissement pour l’avenir…

*** bisounours éviscéré – mon avatar de longue date, n’ayant visiblement pas compris le moment où il fallait cesser de rendre service : non, se faire éviscérer pour permettre à son hypothétique futur médecin de réviser ses partiels d’anatomie n’est pas forcément un investissement pour l’avenir…-***

…….

Signer un contrat et puis finalement que dalle, ralass, pas de boulot pas de thune, ça arrive, donc. Il ne faut pas en faire toute une histoire hein, c’est la vie ma bonne dame.

D’ailleurs, le fait est que je devrais m’être faite à l’idée, puisque c’est déjà la seconde fois que cela m’arrive.

La première, il y a 4 ans, avait été encore plus chic et chouette.

Toujours une consultance, bien sûr.

On était venu me contacter, sans que je ne leur ai rien demandé. Ils avaient un gros problème en interne, et besoin que quelqu’un vienne sur place, comprenne d’où il venait et comment le résoudre. Puis ils avaient fait traîner les choses en longueur. Au dernier moment avant la date ultimatum que leur bailleur avait fixée pour l’engagement d’un consultant, un soir à minuit moins 10, ils m’avaient appelée pour que je vienne signer le contrat en catastrophe.

Je passe deux jours à discuter les modalités de l’enquête. Bref, je travaille déjà dans les faits. Le voyage est planifié.

La veille de mon départ, un incident sécurité très grave touche l’équipe sur le lieu où je devais travailler. Au lieu, comme cela peut sembler logique puisque le dit incident avait un lien direct avec le problème que je devais étudier, mes employeurs annulèrent le voyage, le mettant en stand by  « jusqu’à ce que les équipes sur place jugent la consultance possible dans les conditions sécuritaires ».

Deux mois de silence radio. Deux mois. Au bout desquels ils m’appellent pour me demander… si je peux partir le lendemain. Je ne le pouvais pas : je n’étais pas disponible avant dix jours.

Re-silence radio.

Trois autres mois passent.

ohohohohoho

attente triste

oioioihohoho

Et je reçois un mail me disant que finalement non, ils ne font pas la consultance avec la moi. (en fait, il s’est avéré qu’ils n’ont jamais fait faire cette enquête).

….  ….  ….

Bien bien bien.

Dans la course à l’emploi, je crois pouvoir dire sans trop de risque d’être accusée de geignardise que mon karma ressemble un peu à ça :

depart course ralenti foireux renversé

*** gif départ course ralenti foireux***

La prochaine fois où je te rembarquerai, chère/r Inconnue/u, dans les marais foireux de mon karma professionnelle de merde, je te raconterai une histoire tellement magique, tellement totalement exagérée (tout le monde sait que la réalité dépasse la fiction) que tu trouveras ultra veinard de n’avoir qu’à te plaindre de ne pas te faire payer tes heures supp.

Beurre rance pour Hortense

Posted in Cherche présent et avenir désespérément, Kenya, XX et XY with tags , , , , , , , , on 6 mars 2013 by violemmenthumaine

 

L’être humain n’est jamais content.

D’aucuns diront que c’est son insatisfaction permanente qui le fait créer, inventer, questionner et progresser.

D’autres que la sagesse, ou du moins la recette du bonheur (vous savez, celles et ceux qui vous balancent via email ou mur face de bouc de sublimes présentations powerpoint sur fond de musique classique ou folklorique pour vous expliquer le sens de la vie) consiste justement à ne pas vouloir ce que l’on a pas (ou alors si, mais d’abord de vous aimer vous, ce qui automatiquement vous mènera à obtenir ce que vous voulez, parce que le monde est une grosse meringue douce et tout et tout, en fait, pour ceux qui ont atteint le niveau supérieur de conscience blablabla blablabla)

Vu que je ne suis pas adepte des powerpoint sus-mentionnés (le sucré mystico-scout à deux balles me donne des gaz et ce n’est pas poli pour le voisins), et que je suis humaine (si si, les médecins sont formels), je ne suis jamais contente. CQFD.

Plus exactement, je commence à regretter plus que beaucoup l’une des réalités sociales qui m’a rendue si heureuse de quitter notre cher Hexagone.

Et oui : en France, quand vous êtes au chomedu, pire encore depuis longtemps ou de manière récurrente, vous avez quotidiennement à affronter au mieux l’indifférence la plus ostensible (cette délicieuse impression d’être invisible dans les soirées une fois passées les deux-trois phrases de présentation), au pire à vous justifier, avec humilité et auto-flagellation, de demeurer un rebus de la société, ou bien encore, entre les deux, à écouter avec émerveillement une foultitude de conseils plus demeurés les uns que les autres pour vous sortir de cette indignité.

Au mieux l’on vous plaint, au pire on vous explique que c’est à cause de personnes comme vous que le Monde et la France en particulier vont à veau-leau ma Bonne Dame, et que c’est une honte, vous devriez vous bougez le fion que diable.

[ Un jour j’écrirai un ou deux articles sur cette question fascinante de la vie sociale du CDI* dans notre beau pays.]

Ici, au Kenya

(comme d’ailleurs ailleurs un peu partout en dehors des pays européens),

ce n’est pas le cas.

En tous cas si vous êtes une femme, évidemment.

Dans les rares cas où c’est le composant masculin d’un couple qui suit sa donzelle et n’a pas de boulot, ce n’est pas rose. Dans la tête du valeureux mâle d’abord (dingue la proportion d’alcoolique au bout de quelques mois de chômage chez les êtres humains mâles….), et dans sa vie sociale ensuite. Là, c’est clair, France/Kenya, même combat.

Mais si vous êtes une femme…..

Si vous êtes une femme, que vous soyez Blanche, Noire ou verte à petits pois violets, votre rôle unique et admirable est d’être une Femme Au Foyer.

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On vous l’assène environ une fois toutes les cinq minutes, ce quelque soit le style de votre interlocutrice/eur.

Votre épanouissement, votre valeur, votre identité passe par vos enfants, votre maison, vos enfants, votre mari, vos enfants et puis aussi vos enfants.

Ahhhhhhhhhhhh, l'enfant, seule source de bonheur pour la Femme. No comment.

Ahhhhhhhhhhhh, l’Enfant, ce trésor ineffable, seule source de bonheur pour la Femme. No comment.

Votre investissement maternel est d’ailleurs majoritairement centré sur vos capacités nourricières, pas sur le temps que vous passez à faire quelque chose avec votre progéniture : vos chauffeurs, vos nounous, l’école et parfois le prof particulier s’en chargent pour vous merci, ce,  que vous soyez plutôt charentaises petit doigt levé ou bimbo de boîte de nuit à manucure et coupe de veuch renouvelées au minimum une fois par semaine.

Attention : contrairement au ton de mes affirmations précédentes, je n’ai pas grand-chose à y redire, si c’est le choix de ces dames, un choix réel et revendiqué, no soucy Mc Fly, chacun sa vie tout ça tout ça.

Non, ce qui me saoule, ce qui m’asticote les glandes, me donne envie de hurler à la Lune et de foutre des pains à la volée, c’est que penser autre chose, vouloir autre chose, vous met, me met dans une espèce de bulle de décontamination un peu purulente, me place dans un espace où je n’ai pas le droit d’exister.

Il existe bien sûr des Femmes qui travaillent, ici comme ailleurs (heureusement putain de diou !). On les tolère, même si, au détour des conversations, on condamne leur manquement à Leur Rôle de Mère ou les plaint gentiment de ne pouvoir profiter plus de la chair de leur chair.

Ainsi, les deux fois où j’ai réussi à tafer ici, j’ai eu droit à de petites réflexions, ou plutôt des questions insidieuses telles que « -mais ça ne te met pas un peu mal à l’aise ? … Je veux dire, par rapport à ton fils quand même… ».

Jt presentateur y a un truc ki cloche

La tête que j’ai faite à peu de choses près en entendant les dites remarques…

Quand tu ne travailles pas, et que 1) tu cherches à bosser, et 2) tu te plains de ne pas tafer, hé bien…

D’abord, personne ne t’écoute.

Les hommes, ainsi que les femmes qui bossent, une fois avisés du fait que tu n’appartiens pas à la confrérie des Travailleurs, ne t’adressent plus la parole : tu fais partie des pots de fleurs. C’est charmant les pots de fleur, ça se regarde avec admiration ou/et concupiscence, mais on ne discute pas avec. Si, en plus de ça, tu ne passes pas ton temps à lustrer tes pétales (ce qui implique, outre le fait d’en avoir envie, d’avoir le temps et l’argent pour ce faire, ce qui n’est pas mon cas), tu disparais dans les limbes de l’être humain hors case.

****

Tes congénères, aka les femmes-au-foyer-fières-de-l’être, te parleront un peu. Le problème sera alors de réussir à feinter : si si si, tu es intéressée par leur conversation de haut vol sur l’art, la politique ou la théologie. Sauf qu’en fait, on ne parle de rien de tout ça. On parle maison, finances et enfants.

Alors tu feintes. Tu as du mal cependant : tu as du mal à t’intéresser plus de cinq minutes à la conversation.

A partir du moment où tu as une ou deux « copines », que tu te fais exclusivement par le biais de ta/tes charmantes tête/s blonde/brune, vient évidement le moment où l’on te demande comment tu vas. Comme partout ailleurs, ce n’est pas vraiment une question, mais tu as du mal à passer sous silence ad vitam eternam le fait que non, tu ne vas pas bien parce que, pour toi, réfléchir, agir, participer à la société, bref, TRAVAILLER, est un pré-requis au sentiment d’exister.

Exprimer le fait que tu t’emmerdes, grave, que le fait de cuisiner/faire les courses/amener-et-rechercher ton gnome à l’école ne suffit pas à remplir tes journées et que tu as l’impression d’être juste un gros vide, c’est juste….

Il n’y a pas de place pour cela. Pas d’espace pour le dire. Parce qu’il n’y a pas d’oreilles pour l’entendre. Il n’y a pas de possibilité d’énonciation : une femme à qui pose un problème de ne pas travailler, c’est juste inconcevable, genre illogique :

spock face

Hein, quoi, « elle » veut travailler ?…. La faille logique est béante, il n’y a qu’une solution: ce n’est pas une femme!

Tellement inconcevable que si tu persistes même timidement à verbaliser ce genre de sentiment « anti-naturel », on t’évitera de plus en plus ostensiblement.

Et si tu as la chance d’avoir une vraie relation avec quelqu’un, ce sera, en fait, encore pire. Car ton ami/e voudra te convaincre, t’expliquer qu’en fait, tu es heureuse, tu es même chanceuse, et que siiiiiiii bien sûr tu es utile et merveilleuse car tu as un homme et un fils, que tu t’occupes d’eux et que ça, ma bonne dame, c’est merveilleux non ?? Que vouloir à tout prix travailler est, au choix ou tout à la fois : égoïste, voire indécent ; que tu veux « rentrer dans le système et que tu devrais profiter de ton bonheur plutôt que de vouloir à tout prix gagner de l’argent » (????) ; que l’amour et la famille sont bien au-dessus de n’importe quelle activité ; que tu « devrais en profiter ».

Alors tu fais ça :

castle fore d ecouter blase inutile

Expliquer que toi, tu veux un peu de transcendance (c’est pas beau de dire des gros mots)? Que dépendre d’un autre, qu’il s’agisse de ton compagnon ou de n’importe qui d’autre, te fait sentir une enfant/une merde/une pute ? Que les mois d’inactivité te donnent l’impression que ton cerveau se liquéfie… :

Oublie.

Pour parler d’autre chose, tu lances une discussion. Sur n’importe quoi : la démission de Benoît, le mariage pour tous, la mort de Chavez, les élections kenyanes, le mouvement hip hop, la physique atomique, la littérature américaine et sa tendance dépressive, les jeux vidéos ou l’évolution des superhéros depuis qu’Hollywood en a fait son sujet de scenar favori…

Tu peux ratisser aussi large que tu veux, tenter le philosophique, le politique, le culturel, le scientifique, le gros geek : tu seras toujours toute seule et tu créeras autour de toi un halo de rejet et d’ennui à mi-chemin entre la peur et le mépris.

Alors oui, c’est clair qu’au début, en arrivant, après des mois et des années à te faire expliquer que tu n’es qu’une grosse sangsue irresponsable parce que tu es CDI*, tu as cru dégotter ton beurre. Mais au bout d’un an et demi, le beurre a ranci un peu beaucoup passionnément à la folie…..

A ce niveau là pas de moyen de trouver un titre Oo

Posted in Act up!, Cherche présent et avenir désespérément, Mensonges et plus si affinités with tags , , , , , , on 31 janvier 2013 by violemmenthumaine

 

Whaou.

Parfois, surfer sur le Net peut foutre un sacré coup de bambou.

J’ai beau pencher plus du côté de Cioran que de Rousseau, je persiste à croire en un minimum d’intelligence, d’empathie, voire même de grandeur d’âme dans l’espèce humaine. Ça m’aide à vivre comme dirait l’autre.

Et puis je tombe sur ÇA. Bien sûr, comme d’hab, on ignore les tenants et les aboutissants des enquêtes, simplement introuvables en ligne. Bien sûr encore et toujours, on se dit que les difficultés de tout un chacun font que tout le monde se replie sur lui-même.

Mais quand-même.

Je passe sur les odeurs brunâtres et racistes, l’appel même pas voilé à un semblant de dictature, le fait de ne pas s’interroger sur l’intervention française au Mali parce que la guerre, désormais, dans les medias occidentaux, c’est pour tout dire cool et choupi. Je passe aussi sur l’homophobie galopante qui fait les unes des journaux en France depuis plusieurs mois : on va dire que moi aussi je suis égoïste, na.

Je vais donc encore et toujours parler de chômage.

D’après le Point et surtout d’après l’enquête Ipsos (ou Cevipof, l’article n’est pas très clair sur les sources hein, pourquoi se fatiguer à faire un vrai boulot de journalisme ?), 56% DES FRANÇAIS PENSENT QUE LES CHOMEURS POURRAIENT TROUVER DU TRAVAIL S’ILS LE VOULAIENT VRAIMENT.

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Salops de pauvres ! Tires-au-flanc !

Il y aurait donc environ 10% de la population active française aujourd’hui, soit plus de 3 millions et demi de personnes, qui, en fait, se tourneraient grave les pouces en aspirant le sang/la thune des valeureux contribuables.

Je ne serais donc qu’une vile sangsue, comme tout bon CDI* qui se respecte.

J’adorerais ne pas pouvoir offrir de vacances à mon gnome, ne plus avoir de sécu depuis 2 ans, dépendre intégralement d’autrui, avoir l’impression d’être un immonde tas de merde et tout ça….

aaaarg ok cool

OK.

QUI sont ces 56% de français ? Non, mais vraiment, j’aimerais bien savoir. Plus d’une personne sur deux.

56%.  J’aimerais connaître leur monde, où doit régner une justice immanente et transcendantale tout à la fois, les riches ne l’étant qu’à la sueur de leur front, les malades que parce qu’ils ont fait n’importe quoi dans leur vie, les victimes diverses et variées que parce qu’elles le veulent bien, les prisons remplies de gens uniquement menés par leur nature vile et perverse mais pas parce qu’ils n’ont pas eu la force de dire non aux facilités du délit, les gens libres que parce qu’ils n’ont rien à se reprocher, bref, un monde Bisounours où caracolent les licornes et coulent des fontaines de lait.

A part celle du Korova Milk bar peut-être.....

A part celle du Korova Milk bar peut-être…..

Ouais.

Je leur dirais bien de lire mon blog, en entier, ou encore de se pencher sur celui-ci, où chaque article souligne combien c’est juste un grosse tartine de merde, le monde du travail, aujourd’hui, en France (et ailleurs).

J’hallucine et psychotrope de voir combien … « on » est con.

Pénélope a le bourdon

Posted in Cherche présent et avenir désespérément with tags , , , , , , on 17 janvier 2013 by violemmenthumaine

Il est temps ô Inconnus/es, de retourner à mes moutons :

le chômage et ses joies ineffables…

Car changer de pays comme mézigue ou d’année comme le péquin lambda ne change rien à l’affaire, le taf est toujours aussi réfractaire à se placer sur ma ligne de vie, comme dirait ma roumaine préférée Carmen (toujours en vie, avec ses deux filles, dont l’aînée est enfin scolarisée, youpie !! … Et non, Carmen n’est pas connectée, je suis juste passée par mon chez-moi français pour les Fêtes, histoire de réaliser qu’il ne fait si pas chaud que ça à Nairobi).

Pour parler de quoi te diras-tu in petto mon Inconnue/u préférée/é, pensant que j’ai déjà fait le tour du sujet ? [Parenthèse : ouh làààààààààààààà non, je n’ai pas fait le tour, loin de là. Juste que j’ai eu un peu de mal ces derniers temps à pérorer sur la question en gardant un ton funky winky]

Parmi les extraordinairement gratifiantes activités qui font le quasi quotidien du CDI*, arrive dans le top 3 la confection sans cesse renouvelée de CV, aussi joliment appelé « parcours de vie professionnel » ou bien encore « resume » pour les anglophones (mais pas tous).

En un mot, écrire son CV quand on est CDI*, c’est un peu faire le « vis ma vie  de Pénélope à la con ».

Vous avez sans doute, si vous avez approché un jour ou l’autre le statut de CDI*, eu droit à ce magnifique stage de chez Paul afin « d’apprendre à faire un CV », ou, avec un peu de chance, êtes passé par la case bilan de compétence durant lequel, ô miracle, vous avez transformé votre CV en un truc où vous dîtes la même chose mais avec d’autres mots et un bon sens de la mégalo et une touche de « manipulation communicante ».

Ecrire son CV.

Sujet quasiment aussi populaire que le porno sur le web (quasiment seulement hein, faut pas déconner non plus), et dans la vie en général : au bahut d’abord (ouais, je me souviens de cette séance, non moins fascinante et utile que toutes les autres, avec la conseillère d’orientation, où une trentaine d’adolescents plus obsédés par leur poussée d’hormones que par leur futur professionnel, ont « appris » à faire leur CV), puis après, surtout, auprès des innombrables vautours marinant autour de Chez Paul, et bien sûr sur la myriade de sites internet qui vous expliquent comment écrire le dit CV afin d’être retenu par les gardes chiourmes du Monde du Travail, ces si mésestimés RH.

Certains vous disent qu’il faut mettre une photo, d’autres surtout pas.

Certains insistent sur le fait qu’il ne faut pas que le CV dépasse une page, d’autres deux, d’autres s’en foutent comme de l’an 40.

Certains insistent sur la mise en page, l’originalité. C’est d’ailleurs l’essentiel du fond de commerce des sites aidant à la recherche d’emploi : tout le monde sait bien que faire une vidéo ou un CV-xcel/powerpoint/page html/recherche google, c’est bien LE sésame absolu pour dégotter un job quand tu veux être… n’importe quoi hors métiers de la comm oud du graphisme (ou, peut-être, certains postes en informatique)

Comme, malgré mes efforts, j’ai lamentablement échoué à trouver des illustrations choucardes pour illustrer à d’autres moments ce fabuleux article de mon non moins fabuleux blog (l’une de mes résolutions pour la nouvelle année : ne pas attendre que l’on me fasse des compliments mais me les servir moi-même avec assez de verve car si je peux toujours permettre qu’un autre me les serve, je vais finir par prendre racine figée dans l’attente), hé bien, là, Inconnu/e, je te les sers en vrac.

Parce que des exemples de CV vidéos, ou de « démarches de CV » « originales » (parce c’est clair que non non, il ne faut pas être désespéré pour mettre un pseudo CV accroché à son balcon, non non, ça c’est être « réactif » et/ou « inventif »), y’en a en veux-tu en voilà. Genre si tu tapes « CV vidéos » sur youtube, tu trouveras quand même 358 000 réponses (alors que si tu tapes « droit de la guerre », tu obtiens 7 610 réponses. De l’ordre des priorités…)

Voici mon top 5 perso de CV videos plus deux-trois CV rigolos que c’est pile poile ce qu’il faut si tu veux être assistante sociale/flic/plombier/analyste financier-politique-économique ou à peu près n’importe quel type de boulot, tant parce qu’il y en qui dépotent grave que parce que, pour certains non en fait pour tous vu que MOI je ne fais pas de communication/design/informatique , l’immédiate réaction est de se dire « mais What The Fuck »????!!!

Le CV Google, ultra efficace pour être retenu à un poste d'expert comptable par exemple...

Le CV Google, ultra efficace pour être retenu à un poste d’expert comptable par exemple…

Comment ça à part pour bosser dans la mode ce type de CV indique juste un narcissisme proche du délire???? .... Tsss, tant de mauvais foi laisse pantois moi je dis....

Comment ça à part pour bosser dans la mode ce type de CV indique juste un narcissisme proche du délire???? …. Tsss, tant de mauvais foi laisse pantois moi je dis….

Comment ça ça ressemble foutrement à un "trip advisor" sur le mur d'un pote un peu vide sur face de bouc? Meuuuuuuuuuuuuuu non, puisqu'on vous dit que c'est fascinant!

Comment ça ça ressemble foutrement à un « trip advisor » sur le mur d’un pote un peu vide sur face de bouc? Meuuuuuuuuuuuuuu non, puisqu’on vous dit que c’est fascinant!

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…. Vu que je suis une grosse truffe (ou que daily motion c’est caca boudin au choix, biscotte normalement quand tu lis « intégrer le code », et que tu copies la ligne, bin ça marche), je n’ai pas réussi à intégrer direct celui-ci, je le mets donc en lien:

Projet – Vidéo Dailymotion.

Sans oublier le « premier » à avoir tenté l’expérience-qui-concerne-tout-le-monde du CV video, j’ai nommé Nicolas Catard et son fantastique accent anglais 😉 (encore daily motion, donc encore en lien plutôt qu’intégrer direct dans le corps de l’article. Toutes mes confuses):

Stivostin – Je Veux Travailler – Vidéo Dailymotion.

Lui, au moins, avait trouvé du taf après:

Stivostin – « J’ai trouvé un job » – Vidéo Dailymotion.

***

Un peu de sérieux, cessons de nous gausser de ces valeureux créatifs à qui ces sursauts d’invention auront à coup sur donné une carrière en or et revenons aux conseils avisés des vieux loups de mer de l’emploi:

Certains te disent que le truc qui tue, c’est de faire un CV « compétences ».

Certains insistent sur le fait qu’il ne faut pas indiquer votre âge, votre statut marital, voire votre nom. D’autres disent exactement le contraire. D’autres encore  te laissent décider ce qui est « essentiel » ou non sur la question.

Certains vous disent qu’il faut indiquer précisément les dates de vos contrats, d’autres que lister vos expériences par année c’est plus choupi.

….

Bref,

au final, à part être certain qu’il ne faut pas faire de fote d’ortaugraffe, qu’il est déconseillé d’envoyer une candidature à plusieurs employeurs en copie carbone ou de chougner en pleurnichant que le monde est triste  et qu’il n’est pas séant d’y indiquer vos positions sexuelles préférées (quoique hein, dans la série CV-qui-concerne-l’ensemble-de-la-population-active, la chose puisse être d’ordre essentiel si tu veux te lancer dans le porno, non?), vous êtes encore plus perdus après avoir suivi vos stages et dévoré vos pages Internet qu’auparavant.

***

Jeune padawan,

si tu attends de moi ici que je te donne

La Solution Définitive,

tu l’as dans l’os et encore un loooooooooooooong chemin pour maîtriser la Force !

Parce que

ce que personne ne te dit jamais

(en tous cas ne m’a dit à moi),

c’est ….

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1)                 D’abord, qu’à moins d’avoir le cul bordé de nouilles et donc de postuler toujours pour le même type de boulot (celui que tu veux quoi), tu ne dois pas « écrire TON CV », mais bien écrire UN CV pour chaque poste ou presque : il est plutôt non recommandé d’indiquer ton triple doctorat quand tu postules pour être caissière ou tes expériences artistiques pour un poste de responsable financier.

Cette vérité absolue a plusieurs conséquences choucardes : bin vi, quand tu as un « parcours atypique » ( car vouloir bosser pour avoir de quoi becqueter ou être capable de faire des trucs différents, et donc prendre le premier job qui veut bien de toi, c’est atypique en cette période de vaches maigres pour tout un chacun sauf les banquiers, tout le monde le sait bien hein), si tu enlèves toutes les expériences qui correspondent peu, ou pas du tout, au profil de poste que tu convoites, tu te retrouves avec de sacrées pages de vide surtout si tu as déjà du mal à trouver du travail même en étant prête à faire à peu près n’importe quoi.

Pour pallier à cela bin… Perso, je n’ai trouvé que ne pas faire de CV chronologique, ce qui a ses limites je veux bien le reconnaître, comme la fin de cet article l’illustrera ô combien brillamment.

La solution à ce petit problème n’est pas de joindre à ta candidature une lettre où tu expliques ton parcours et ô combien en fait il est cohérent car humain (non non, je ne rigole pas, c’est le conseil auquel j’ai eu droit lors d’une formation obligatoire de Chez Paul hein. Ça ne s’invente pas un truc pareil !), mais plutôt de confectionner des CV différents qui te serviront de canevas de base pour chaque type de poste que tu envisages de choper.

Pour moi par exemple, j’en ai 3 : postes non-qualifiés, éducation/enseignement, HP*, recherche, sans compter un CV créatif que j’ai re-pondu l’an dernier à la demande de Tarantinette (et dediou, ça m’a fait bizarre pas dans le bon sens du terme hein : un peu comme si on demandait à la 3ème réincarnation d’Untel, actuellement vivant sous la forme d’un cafard, de se remémorer qu’il avait été dans une vie antérieure un paon. Passons).

Mais même en ayant un CV tout prêt à envoyer, le restructurer à chaque fois tu devras jeune padawan. Car, au moins dans l’HP* mais également pour la plupart des postes un peu qualifiés, le profil de poste indiqué sur l’annonce d’offre de poste, que tu auras dégottée avec le sentiment stupide de libération hystérique qui caractérise le CDI* aguerri quand il/elle en trouve une, sera tellement précis, qu’à moins d’avoir déjà rempli exactement le même poste avant, tu devras changer deux ou trois trucs pour mettre en avant pourquoi oui mais bien sûr toi, tu corresponds pile poil au candidat idéal.

Point ne devras inventer des expériences que tu n’as pas ou jeter à la poubelle ton précieux CV-canevas, non, mais tu devras donner des indications sur une expérience ou une autre, enlever telle autre indication, restructurer la liste de tes expériences pour montrer que tel type de boulot est plus essentiel dans ton « parcours » que les autres, et donc, encore une fois, que tu es le top du top des candidats pour ce poste.

Long moment de méditation transcendantale et égotique tu pratiqueras avant de ce faire, mon enfant, car très déstabilisant cet exercice peut se révéler être. Mais si toi le faire à chaque fois, toi deviendras sous peu jedi de la re-création de CV….

Ta Route est encore longue et parsemée d'embûches jeune freluquet.

Ta Route est encore longue et parsemée d’embûches jeune freluquet. Mais sache qu’un jour, toi aussi tu Sauras et The bon CV chaque fois tu pondras. Amen

2)                 Deuxième vérité absolue qu’aucun de ces Grands Sages du Marché du Travail ne te dévoile jamais, c’est que « la bonne forme de CV », c’est une putain de loterie. Que chaque boîte, parfois chaque poste, attend de toi que tu écrives ton putain de CV d’une manière différente, et que, soyons clairs, il n’y a aucun moyen à part d’être dans les petits papiers du RH concerné (et encore, il arrive que la décision finale ne relève pas du/e la RH mais du responsable hiérarchique) pour que tu saches laquelle te permettra de décrocher le putain de Saint Graal que tu appelles de tes vœux.

Pourtant, dans l’HP*, c’est moins prise de tête que dans d’autres secteurs professionnels, car de nombreux employeurs (dont les Nations Unies, les bailleurs, mais aussi certaines ONGs) ont des formats tout fait pour ce faire. Cela n’empêche qu’à chaque fois que tu postule auprès d’une organisation pour la première fois, il faut tout recommencer depuis le début. Prévoir au moins une heure et demi à chaque fois. (et bien sûr on ne parle ici que du CV. Pas du reste)

Au bout de quelques années à pratiquer la chose, tu te dis que ralass, tu maîtrises le truc à l’aise Blaise.

Finger in the noze.

Point trop de réflexion, plus d’angoisse méthaphysique : tu connais les « mots-clés ».

Tu te dis que Pénélope est une sacrée fillette à côté de toi avec sa tapisserie sournoisement défaite chaque nuit.

Elle n'avais pas l'air de vivre ça cool Raoul non plus, hein, la mère péné ;) (by francis sidney, 1891)

Elle n’avais pas l’air de vivre ça cool Raoul non plus, hein, la mère péné 😉 (by francis sidney, 1891)

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Mais,

en fait,

non.

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Un jour, une recruteuse sympatoche d’une méga-boîte de consultance te dit que ton CV est « limite incompréhensible » et te donne des consignes (définir le type d’employeur –entreprise privée, association, organisme international, indépendant, commerce Oo ; donner ton salaire pour chaque expérience ; le type de contrat ; la raison de la cessation de travail ; le nombre de personnes sous ta responsabilité, de ceux de ton niveau hiérarchique et celui de tes supérieurs ; détailler toutes tes activités, plus les compétences qui vont avec, pour chaque poste ; la couleur de la petite culotte que tu portais le plus souvent pendant chaque poste) tellement nombreuses et parfois contradictoires que le CV d’un nourrisson suivant ses indications ferait déjà 10 pages.

Cette fois-ci, Pénélope a eu un sacré coup de blues. « Incompréhensible » ???? Okayyyyyyyyyyyyyy.

Nan mais c’est pas grave : au final, le dit CV incompréhensible m’a bien fait avoir le poste en question. Le truc, c’est que ce n’était pas la « chasseuse de tête » qui décidait, mais bien l’employeur, en l’occurrence une agence des Nations Unies dont je tairai le nom parce que voilà (un jouuuuuuuuuuuuur, j’écrirai, ou pas, un article sur cette formidable expérience), et que justement, la chasseuse de tête n’avait personne d’autre  qui sache parler français à) sortir de sa manchette

Mais quand même. Ouais hein.

Et puis surtout, enfin….

Le fait est que tu peux toujours ruser en adoptant une forme de CV qui mette en valeur ce que tu sais faire et ce que tu as déjà fait tout en minimisant ce qui fait qu’en gros, aucun  RH ne veut de ta pomme (« trous » dans le CV, « incohérence » et tutti quanti), bin, au choix :

1-      Le RH s’en rendra compte et t’enverra direct à la corbeille.

2-      Le RH aura des doutes et te demandera incidemment, après t’avoir bien évidemment expliqué que ta candidature les a extrêmement intéressés, de renvoyer un CV sous la forme qui permettra de bien voir là où ça couille. En l’occurrence, pour la plupart des gens, de ne pas le faire « par compétences », mais bien purement et simplement par ordre chronologique, en indiquant les dates précises de début et de fin de contrat histoire que les périodes d’inactivité sautent bien aux yeux. (ou bien en spécifiant le montant de tes salaires, des budgets que tu as gérés, etc)

C’est ce qui m’est arrivée la semaine dernière. En septembre dernier, je trouve une offre de poste de la balle qui tue, genre plus qu’excitante intellectuellement et éthiquement parlant (ouais, je sais, je dis des gros mots), et pour une fois, dont les critères d’inclusion au processus de recrutement ne me donnent pas immédiatement envie de me pendre. Ici, à Nairobi. Pas à l’autre bout du pays, pas à l’autre bout du continent, non non non, ici, à quelques rues à peine de l’école de mon gnome.

Un poste « ASAP ». Pour qui ne parle pas le langage recrutement, plus spécifiquement le langage recrutement HP*, ASAP, cela veut dire « as soon as possible ». En langage normal, dans le domaine de l’humanitaire, cela signifie souvent « on-est-en-grave-galère-le-type-d-avant-nous-a-laissé-en-plan-on-est-limite-face-aux-bailleurs, oups ! Pardon : « on-fait-face-à-une-urgence-que-si-on-réagit-pas-maintenant-des-milliers-que-dis-je-des-centaines-de-milliers-de-gens-vont-mouriiiiiiiiiiiiiiiir ») . Dans les faits, le plus souvent, le recrutement se fait en moins d’une semaine et une fois que la personne ad hoc a été trouvée, elle est en poste en moins de 3 jours.

N’ayant pas reçu de réponse, j’en avais logiquement déduit que je n’avais pas été même pré-sélectionnée (on dit « short listed », ça fait tout de suite plus sexy professionnel, va savoir pourquoi). Et voilà que je reçois un mail tout mielleux de la responsable RH de l’organisation, genre 3 jours après Noël, soit plus de trois mois après. Qui m’englue dans les compliments (genre je suis « really interessing, with a very pertinent course), avant de me demander… de lui renvoyer mon CV, mais cette fois en chronologique bien bateau.

Damned.

Mon petit doigt me dit que finalement, je n’irai pas même en seconde division (le moment si excitant où, de CV+ lettre de motive, tu passes aux entretiens, avec, pour le type de poste concerné, des exercices ou tests techniques bien pervers).

Les futures semaines, ou qui sait, mois vu le côté « urgemment urgent » du processus de recrutement, me montreront si je suis, comme mes meilleurs potos me le disent régulièrement, défaitiste et négative, ou simplement réaliste.

Sur ce, je retourne à mon téléphone pour savoir si oui ou merdouille, il est concevable d’envisager de rester pedibus jambus demain dans la belle ville de Nairobi, quelque peu agitée ce jour suite à la confirmation/infirmation de l’autorisation de candidater aux prochaines élections présidentielles des vilains pas beaux chouchous, entres autres, des chauffeurs de matatus.

A plus belle/el Inconnue/u !

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