Archive for the Retrouvons les vraies valeurs Category

#On vaut mieux que ça: occasion d’expression du REEL à saisir :)

Posted in Act up!, Cherche présent et avenir désespérément, Retrouvons les vraies valeurs on 26 février 2016 by violemmenthumaine

Bonjour à tous!

Pendant que je me tais et travaille comme une acharnée (Vouiiiiiiiiiiiiiiii! Truc de fou non? Là tout de suite là maintenant j’ai bien un taf, de deux mois et demi, ô joie ô allégresse) dans le Pays Fort Fort Lointain, il se passe des choses pas jolies jolies dans notre bel Hexagone.

Entres autres trucs qui transforment mon Pays que j’ai longtemps pensé être un havre démocratique et providentiel, il y a ce sublime projet de loi réformant le Code du Travail, vous savez, le truc qui fait que c’est plus cool d’être français que thaïlandais ou congolais par exemple (ou qu’étatsunisien aussi hein).

Heureusement, les Français ne semblent pas tous être devenus couillons et la résistance à ce projet s’organise.

Par exemple, ô toi mon/a bel/le Inconnu/e qui passe une bonne partie de ton temps on the world wide web, tu trouveras peut-être cette initiative intéressante (et oui, elle l’est):

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Alors, toi oui toi là, fais une vidéo, écris un article, témoigne sur leur page facebook ou envoie-leur un mail, mais ne reste pas seulemennt planté devant ta télé en disant que c’est pô juste. Agis: on ne sait jamais, il y a peut-êtrre une chance que cela ait un impact et que, non, on ne dise pas totalement « amen » aux délires ultra-libéraux (qui, dans les faits, n’ont jamais aidé la masse, même  relativement aisée, mais toujours seulement les déjà très très très riches).

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Charlie à Kinshasa

Posted in Act up!, Big A(frica), Mensonges et plus si affinités, RDC (Congo), Retrouvons les vraies valeurs with tags , , , , , , , , , on 5 février 2015 by violemmenthumaine

 

Salut mon Inconnu/e préféré/e !!!

**

Détail article page 3 du journal congolais le Phare du 3 février 2015.

Détail article page 3 du journal congolais le Phare du 3 février 2015.

* fermeture réseaux sociaux.

UPDATE pré article (comment ça c’est un non-sens sémantique ?):

Bon, vous le savez, ou pas, mais le beau pays Fort Fort lointain où je réside à nouveau depuis quelques mois a connu et connaît les prémisses d’un nouvel épisode de grand foutoir depuis quelques semaines.

Explication rapide : le président actuel, Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2002, finit actuellement son deuxième mandat quinquennal (les deux premières années au siège présidentiel n’ayant pas été le fruit d’un vote démocratique mais le résultat des accords de Sun City, qui ont mis « fin » à la guerre). La constitution interdit, comme dans pas mal de pays dont le notre, de prétendre à un troisième mandat. Or celui en cours se finit en 2016.

Joseph a donc tenté de voir si y’avait pas moyen de changer la constitution. La réaction de la « communauté internationale » a visiblement suffi à lui faire abandonner l’idée pour le moment. Il fallait donc trouver autre chose. Qu’à cela ne tienne : il se donnerait du temps (celui de voir comment la « communauté internationale » réagira aux aléas électoraux de ses voisins, en l’occurrence le Burundi et, surtout, le Rwanda) en repoussant les élections par le biais de la loi électorale. Kesaco ? Au Congo comme partout ailleurs, chaque élection est précédée du vote d’une loi électorale, qui rappelle ou précise les modalités de la dite élection. Chez nous, ça passe comme une lettre à la poste car la loi électorale ne change pas grand-chose et se contente de rappeler le nombre des circonscriptions, ce genre de choses. Ici, la majorité électorale a tenté d’ajouter un petit article, l’article 8, qui assujettissait la conduite des élections à celle d’un recensement national, ce qui, d’un point de vue « transparence et vérité des élections », peut sembler pertinent, ce d’autant plus que le dernier recensement date quand même de 1984 (!!!! Depuis, les organisations nationales et internationales ne travaillent que par des projections. N’oublions pas non plus qu’on considère que près de 75% de la population n’est pas enregistrée à l’état civil –normal, c’est payant-).

Le hic, c’est que dans ce pays aux dimensions continentales doté d’infrastructures proche du néant, un recensement ne peut se faire en moins de 2 ans. Comme la majorité savait très bien que le truc n’allait pas passer comme un couteau dans du beurre, elle a fait voter la loi par l’Assemblée Nationale en catimini dans la nuit du samedi 17 au dimanche 18 janvier. Lundi 19, c’était le darwa : manifestations, et, comme souvent ici et n’importe où quand une majorité écrasante de la population vit dans une misère crasse alors que le pays est de plus en plus riche, des pillages. Le bordel a duré quatre jours, jusqu’à ce que le sénat (qui, comme chez nous, doit revoter la loi après l’Assemblée), qui avait suspendu ses délibérations dès le lundi midi, déclare qu’il laisse tomber l’article 8. Le week-end d’après, dans la nuit du dimanche au lundi, une nouvelle loi, conçue par une commission mixte Assemblée/sénat, a été votée, sans le fameux article 8 mais avec tout plein d’alinéas, dont l’article 115, qui maintiennent, ce dans un flou artistique propice à l’apaisement des foules, la conditionnalité des élections au recensement.

Dès le deuxième jour, soit le mardi 20 janvier, le gouvernement, pour minimiser les capacités d’organisation des mouvements d’opposition et de la jeunesse (ici comme ailleurs, les salops d’étudiants ont été particulièrement actifs, et Unikin, l’université spécialisée en sciences humaines/sciences politiques/droit, a été l’un des foyers d’insurrection les plus actifs, ce même alors que la force publique congolaise l’ait encerclée dès les premières heures), a purement et simplement fermé les signaux des fournisseurs d’accès à Internet, et rendu impossible l’envoi de textos sur tous les réseaux téléphoniques (il y en a globalement 5 en RDC). Au bout d’une semaine, le pays accusait des pertes de 19 millions de $ américains par jour !!. C’est qu’ici comme ailleurs, l’économie entière, à commencer par les banques, fonctionne désormais entièrement via le web. Le gouvernement a donc ré-ouvert les vannes d’Internet… Pour les entreprises, et seulement pour les boîtes emails, les sites et pages business. A ce jour, soit mercredi 5 février, il est toujours impossible de se connecter à un réseau social (Facebook, Twitter, Snapchat, Tumblr, mais aussi LinkedIn), de recevoir ou envoyer un texto, et de surfer d’une manière ou d’une autre sur son téléphone mobile (ceux-ci utilisaient la 3G, et ce système là, lui, n’a pas été réactivé du tout). Comme je fais partie des privilégiés, je suis donc, après plus de deux semaines sans connexion -ce qui n’est pas un drame en soit voyez, mais peut être problématique quand vous vivez à des km de votre famille et que la presse claironne que ça pète un peu un peu là où vous vous trouvez-, et pour une somme équivalente au salaire mensuel de la plupart des femmes de ménages et gardiens du coin, passée à la 4G.

Personne ne sait quand le gouvernement congolais remettra les réseaux à la « normale », ce qui laisse présager de nouveaux soubresauts, et peut légitimement mener à conclure que l’article 115 (remonte un peu tu verras de quoi je parle) n’est pas là pour rien, et que peut-être, d’ailleurs, la loi passée ne sera pas promulguée. Voui : ici, comme dans plein d’autres pays, la promulgation des lois dépend, après vote à l’Assemblée puis au Sénat, de la ratification présidentielle… dans les 15 jours qui suivent le vote au Sénat. Soit dimanche prochain. Le suspens est à son comble et comme les Léopards, l’équipe nationale de foot congo-zairois, a perdu son match de demi-finale de la CAN hier soir, la population n’est à nouveau plus distraite….

Tout ceci explique pourquoi l’article suivant peut sembler si retardataire, voire franchement dépassé. Mais l’actualité ci-dessus évoquée éclaire plus violemment encore ce que je voulais dire ici. Voyez : Charlie/LIBERTE D’EXPRESSION/FERMETURE D’INTERNET. OK ??

*** article de la page 3 du journal con

article de la page 3 du journal congolais le Phare du mardi 3 février 2015.

article de la page 3 du journal congolais le Phare du mardi 3 février 2015.

golais le Phare du mardi 3 février 2015.

Bon. Ceci acquis, passons si tu le veux bien mon Inconnu/e, à ce qui m’a tellement énervée. :

Je ne voulais pas rajouter un grain de sable dans le marigot hystérique mondial autour de la mort d’icônes de ma jeunesse (initiation sexuelle via Wolinski à la fin du collège, –ouais je sais ça fait zarbi en ces temps de youporn que voulez-vous j’ai plus de 25 balais-, période punk, et, vraiment jeune cette fois-ci, les caricatures de Dorothée –truc de ouf non, que quelqu’un paye quelqu’un d’autre pour se faire caricaturer !!-) : tout se dit et continuera un petit moment à se dire, y compris du très con qui met en colère et qui donne envie de pleurer, et pas souvent ce que je pense -et non je ne suis pas l’auteure de cet article, mais, comment dire, c’est tellement ce qu’il y a dans mon cœur et ma tête que voilà je le mets direct en lien).

 

Mais, sans doute parce que je me suis sentie, ici à Kinshasa, très, très, très seule et par là très, très, très triste, je suis en colère, très en colère. Alors si, je vais parler comme tout le monde de « Charlie ». Mais ici, à Kinshasa.

Mise en bouche (parce que, même si les journaux et plus encore les réseaux sociaux l’oublient plus ou moins involontairement, le contexte, c’est TOUT)

Chère/er Inconnue/u, le Pays Fort Fort Lointain qu’est la République Démocratique du Congo est beaucoup, beaucoup de choses, mais pas vraiment une Démocratie où l’Etat de Droit et la Liberté d’Expression dépassent le vague concept, comme les derniers événements le montrent plus que bien.

Tu vois par exemple, quand tu es journaliste ici et que tu veux dire ou écrire autre chose que « Ouah c’est cool ce que vous faîtes messieurs du gouvernement », c’est, souvent et depuis longtemps, risquer sa vie, et, parfois, la perdre.

*** Bilan liberté

Petit extrait par capture d’écran du bilan 2014 de la liberté de la presse de RSF, page sur la République Démocratique du Congo.

Petit extrait par capture d’écran du bilan 2014 de la liberté de la presse de RSF, page sur la République Démocratique du Congo.

presse RSF 2014***

Tu vois par exemple, trouver que tenter –et réussir- de changer la loi électorale pour faire semblant de ne pas changer la constitution et ainsi pouvoir briguer un autre mandat ou, en l’occurrence, l’allonger éhontément, c’est pas normal et, donc, manifester devant l’Assemblée Nationale, c’est savoir que l’on va se faire caillasser par les flics. Lundi 12 janvier par exemple, et puis aussi lundi 19, où la première réaction policière a été de tirer à balles réelles. Pas de liberté de manifestation ici.

*** congo cl

Carte interactive du classement de la liberté de la presse dans le monde 2014 . Reporter Sans Frontières. La RDC est donc classée 151ème (sur environ 180).

Carte interactive du classement de la liberté de la presse dans le monde 2014 . Reporter Sans Frontières. La RDC est donc classée 151ème (sur environ 180).

assement**

 

Tu vois, il y a deux semaines, quand les étudiants ont voulu exprimer leur opinion, certains d’entre eux, et pas qu’un peu, ont fini à l’hôpital, et en sont mystérieusement sortis dans des camions de la force publique, quand ils n’ont pas été purement et simplement exécutés (dans l’hôpital oui oui). L’activiste droitsdelhommiste (tu sais, cette « insulte » inventée par l’un de nos ex présidents) qui était présent lors de ce haut fait d’armes, a, lui aussi, connu quelques bricoles…

C’est le cas dans plein d’autres pays, comme l’ont fait si finement remarquer tout plein de journaux après le défilé de présidents divers et variés dimanche 11 janvier à Paris (et tant pis si ce fait précis est une première dans l’histoire, tant pis si, plus qu’une hypocrisie sur la liberté d’expression, cela révèle, à mon sens, autre chose, comme par exemple, un amour de la France et la persistance de son importance sur l’échiquier mondial –toutes choses qui ne vont pas dans le sens de beaucoup, dont l’histrion en tête de gondole éditoriale en France en 2014- et, aussi et bien sur, un consensus politique contre le fondamentalisme islamique, plus spécialement sous sa forme terroriste).

C’est même parfois –rarement c’est vrai, mais quand même- le cas chez nous (on n’est que 39ème dans le classement RSF hein). C’était plutôt courant sous notre intouchable Général, et ça a connu un renouveau flippant sous notre précédent Président. Et l’hystérie consécutive à « Charlie » ne tend pas à prouver que la Liberté d’Expression est réellement constitutive de notre pays. M’enfin bon.

D’un autre côté, contrairement à nombre d’autres pays du monde, le Congo ex Zaïre abrite peu de musulmans, lesquels n’ont aucun poids politique ni démographique à Kinshasa. La France ne provoque pas non plus d’animosité particulière dans le pays. Pas de risque particulier, donc, à soutenir Charlie Hebdo ici (contrairement à d’autres pays comme le Sénégal ou le Niger, où des manifestations anti-françaises se sont déjà déroulées.)

 

Vous gardez ça en mémoire pour la suite ?

Bien.

Ambassade : représenter la France, oui, mais pas Charlie

Il y a une Ambassade de France à Kinshasa. Il y a aussi une Alliance française, et un Cercle français.

Certaines/s des Inconnues/s qui viennent ici ne savent pas trop ce que c’est, cette Alliance et ce Cercle ?

Les Alliances françaises sont des centres culturels. Présentes dans presque tous les pays du monde, parfois sur plusieurs sites dans un même pays, elles « représentent la culture française et l’ouverture sur le monde ». Les Alliances proposent des programmes d’enseignement du français, sanctionnés par des diplômes reconnus par l’état, et des programmes culturels, centrés sur la culture française et celle du pays d’accueil : médiathèque, expositions, concerts, diffusion de films, de ballets, de pièces de théâtre, organisation de débats…. La plupart des Alliances possèdent au moins un petit bar voire un restaurant. C’est le cas à Kinshasa, ce dernier étant doublé d’une grande terrasse, l’un des lieux les plus courus de la ville, y compris par les congolais –de classe aisée bien sur-.

Il s’agit de structures étatiques, c’est-à-dire que les équipes directrices sont des fonctionnaires, nommées par l’Etat (même si le budget national alloué au financement des Alliances françaises à travers le monde a prodigieusement –plus de 70% !!!!!- diminué depuis vingt cinq ans).

A Kinshasa, l’Alliance et ses différentes structures sont ouvertes du lundi au samedi jusqu’environ 23h, plus lors des soirées-concerts, mais est totalement fermée le dimanche.

Le statut du Cercle français, ou « Maison de France », est moins « officiel »: ici à Kinshasa, il appartient à l’UFE (Union des Français de l’Etranger), l’une des deux plus importantes associations d’expatriés français. Théoriquement apolitique et relevant d’un statut associatif, l’UFE est cependant reconnue d’utilité publique et a des liens plus que privilégiés avec l’Ambassade française dans tous les pays où j’ai séjourné. A Kinshasa, le Cercle français jouxte l’Alliance française, qui elle-même partage sa concession avec le complexe scolaire secondaire français. Le Cercle propose quelques vagues manifestations commerciales culturelles de type marchés artisanaux ou foire aux vins, mais surtout de nombreuses activités, sportives principalement, le tout à l’intérieur de son complexe : un petit bâtiment, deux courts de tennis et surtout une piscine, un bar aux tarifs prohibitifs et aux snacks parmi les plus dégueulasses de la ville, et l’un des restaurants les plus onéreux de Kinshasa, modestement et très apolitiquement nommé le Petit Trianon.

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Le petit Trianon (Source)

Le petit Trianon (Source)

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Le mur d’entrée de la concession du Cercle est orné d’un gigantesque « coq français » en céramique, à gauche de l’entrée, plus un autre aux couleurs du drapeau, peint, sur le mur à droite, sous l’inscription « Maison de France ».

Le Cercle est ouvert tous les jours mais ferme à 22h, et à 17h le dimanche.

Voyez le tableau ??? Tout cela représente, de manière très officielle donc, la France.

Je répète : ces lieux représentent la France à Kinshasa.

Quelles ont été les manifestations organisées par ces différentes structures ?

  • Le Cercle : rien, nada, nibs de nibs. L’UFE, au niveau international, s’est quant à elle fendue d’une manifestation hyyyyyyyyyyyyyyyyyyyper lourde question impact et représentativité : une « marche virtuelle », dont la complexité (il suffit, si tu es inscrit à l’UFE, de cliquer une fois au bon endroit après avoir indiqué le pays où tu crèches) démontre avec brio la nécessaire implication des participants et la diffusion ultra large (non seulement il est impossible de partager le truc via un quelconque réseau social grand public, mais la dite marche ne figure pas sur les sites des délégations nationales de l’UFE, en tous cas pas celle du Congo) suffisent à faire oublier le fait pas du tout foutagedegueulesque que la dite marche a été mise en ligne…. Le 14 janvier. Quoi vous trouvez que c’est un peu tardif comme action et que ça fait un peu pas très « unité nationale » comme approche ??! Vous êtes d’une totale mauvaise foi, d’ailleurs moi je propose que le prochain 14 juillet soit fêté le 25 aout.

*** marche

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Exemple d’e-communication ultra efficace, donc.

Exemple d’e-communication ultra efficace, donc.

1 +2***

  • L’Alliance : organisation, dès le vendredi qui a suivi les exécutions de la rédaction de Charlie, d’une exposition d’illustrations satiriques autour de l’événement pendant un mois. Rien d’autre, pas de débat, pas de réunion proposée, pas d’ouverture le dimanche de la marche nationale.

Sauf que j’y suis allée, voir « l’expo ». Abritée dans la médiathèque, c’est-à-dire pas dans le hall dédié aux expositions, les vraies. Elle se résume à un panneau de liège recto/verso sur lesquels ont été scotchés des photocopies en noir et blanc, pas franchement lisibles, de pages de journaux congolais ayant couvert l’événement, et un demi-panneau sur lequel ont été scotchées une photo de Cabu (en couleur, lui) et de Wolinsky. Ça c’est de l’investissement, ça c’est de l’hommage, une vraie réflexion sur le concept de caricature et de la liberté d’expression !!….

Peut-être que des gens ont été aussi un peu énervés par la chose, vu que, depuis la semaine dernière, est prévue de surcroît, pour le mois de février, un deuxième « expo », toujours dans les mêmes conditions, soit sur les panneaux en liège dédiées aux petites annonces de la médiathèque, présentant des caricatures (sur l’événement?) conçues par différents dessinateurs congolais. On verra bien ce qu’il en est….

 

  • L’Ambassade : mise à disposition d’un « livre d’Or » !!!! Sérieux, j’ignore qui est le/la responsable communication de l’Ambassade, mais, comment dire, il ou elle témoigne d’un manque d’à propos dans le choix de la terminologie quelque peu hallucinant. On aurait pu dire, bien des choses en sommes, en variant le ton, comme par exemple livre de soutien, cahier de témoignages citoyens, recueil de condoléances…. Le dit livre n’a été accessible que pendant 3 jours, du 12 au 14 janvier, soit après le jour de deuil national et après la marche nationale, et seulement pendant les heures d’ouverture, et pas une minute de plus. Il était disposé à l’intérieur du bâtiment consulaire, soit bien APRES le passage des contrôles d’identité, ce qui signifie que pour les personnes n’étant pas ressortissantes françaises et ne cherchant pas à avoir de visa, bin c’est mort : si t’es pas français t’as pas à te sentir touché par l’événement et en tous les cas pas le droit de vouloir témoigner de ton soutien aux morts, à leurs familles ni à la France. C’est ce qu’on appelle un coup de comm’ de folye côté « ouverture sur le monde » ça coco!!

Le fameux dimanche 11 janvier, quand plus de 3 millions de français communiaient ensemble, le fameux « Livre d’Or » n’était pas encore disponible, l’Ambassade était fermée as usual et n’avait rien organisé, pas même un discours (ce jour là, ni avant, ni après), l’Alliance était aussi fermée et le Cercle restait identique à lui-même.

Quand un ressortissant français eut la bonne idée de mobiliser son large réseau (pas comme le mien donc) pour inviter ses compatriotes et ceux qui voulaient à se rejoindre autour d’un verre ce fameux dimanche, le tout à 19h au Cercle et en a officieusement informé l’Ambassade, le Cercle n’a pas prolongé ses heures d’ouverture malgré le côté exceptionnel de la chose. Assez logiquement, quand les gens sont arrivés dans leur voiture et qu’ils ont vu le portail fermé, ils sont donc repartis (à ma connaissance au moins une cinquantaine de personnes).

Voilà.

« Union nationale », « événement national », « deuil national », « atteinte à la France » ??? Pour l’Ambassade et ses petits chiots, cela n’est pas entré en ligne de compte, cela ne méritait pas qu’on en fasse pas même une occasion de se réunir.

 

Cerise sur le gâteau

Comme si cela ne suffisait pas, il s’est passé un truc…. Un truc tellement merveilleux que cela m’a fait passer l’envie d’aller inscrire quoi que ce soit dans ce si mal nommé « livre d’or », de peur de ne pas réussir à réfréner mon envie subite d’insulter le personnel de l’Ambassade, digne représentation de la « France des Droits de l’Homme ».

Le vendredi qui suivit les exécutions chez Charlie, une petite quinzaine de personnes, majoritairement des Congolais mais aussi quelques Blancs (j’ignore s’ils étaient français), se sont regroupés devant les murs de l’Ambassade de France avec des panneaux « je suis Charlie ». Ils ne criaient pas, ils n’ont pas tenté de pénétrer dans l’enceinte de l’Ambassade. Ils étaient juste là pour soutenir Charlie et son pays. Notre pays et sa valeur « sacrée » qu’est la liberté d’expression.

Que croyez-vous, chers/ères Inconnus/es, qu’il se passa ?

Hé bien la « manifestation », soit 15 quidams silencieux avec des feuilles A4 brandies les bras levés, donc à l’évidence une foule outrageusement belliqueuse, fut « dispersée » par les jolis Robocop locaux, les joyeux drilles de la PIR, c’est-à-dire l’équivalent de nos CRS, uniforme compris.

***rob

les Robocop kinois, ce sont eux. (Ceci est un recadrage d’une photo de © Christophe Rigaud, lors de la manifestation, ou plutôt la tentative de manifestation contre la réforme de la loi électorale du lundi 12 janvier 2015 à Kinshasa)

Les Robocop kinois, ce sont eux. (Ceci est un recadrage d’une photo de © Christophe Rigaud, lors de la manifestation, ou plutôt la tentative de manifestation contre la réforme de la loi électorale du lundi 12 janvier 2015 à Kinshasa)

ocop 

Yes.

Oui oui oui.

Des gens, des Congolais, sont venus témoigner pacifiquement de leur soutien à la « valeur française » qu’est la liberté d’expression et aux « morts nationaux » que sont les 12 (ce jour là, à cette heure là, les 5 autres étaient encore en vie) personnes de la salle de rédaction de Charlie Hebdo devant l’Ambassade de France, et furent violemment (ici la Force publique est rarement autre chose que violente) remis à leur place : le néant.

Last but not least : le truc, c’est que la vitesse de réaction de la force publique congolaise est proche de celle de l’escargot. (si les flics et militaires sont là lors des manifestations, c’est qu’elles sont prévues).

Alors, même si je n’ai aucune preuve de ce que j’avance, on peut légitimement supposer à défaut de savoir, que c’est quelqu’un de l’Ambassade, et forcément quelqu’un de haut placé, qui a appelé les Robocops.

Nausée et double gerbouille.

A part ça tout est normal hein.

« Etre né sous l’signe de l’hexagone c’est pas franchement une sinécure

Et le roi des cons sur son trône il bosse à l’ambassade de France à Kin ça j’en suis sure. » (Renaud m’excusera de déformer son texte).

Et Bonne Année à toutes et tous mes Inconnus/es.

Pour vous la souhaiter de manière moins pas glop, voici la principale caricature congolaise sur Charlie.

**** je su

© Kash

© Kash

is charlie***

 

UPDATE Post article :

Rayon connerie made in French Ambassy, sur un tout autre sujet, celui de la protection des ressortissants, ils ont fait très fort lors de la semaine d’émeutes et répression policière. Vraiment fort. En gros, ils ont juste… rien fait.

Le truc le plus top moumoute, c’est que leurs consignes (en gros, « ne sortez que si c’est nécessaire et évitez les foules ») ont été transmises…. Sur leur site Internet. C’est-y pas fort ça, quand le pays entier s’est retrouvé sans accès au Net ?

Mais ils n’ont pas fait, ou plutôt pas pas fait, que ça. Alors que la Belgique, le Canada, les USA, ont fermé leurs écoles dès le mardi, alors que toutes les écoles publiques et privées congolaises ont fait de même (quand, en ce qui concerne les universités, elles n’étaient pas occupées par des étudiants en colère évidemment), la France…. N’a juste rien fait. Du tout.

Il faut savoir que, contrairement à ce qui se passe sur le territoire français où les proviseurs/ses sont responsables directement de la sécurité de leurs élèves et ne reçoivent de directives que du rectorat et du préfet, les directeurs d’établissements français à l’étranger sont assujettis aux consignes de l’Ambassade. Théoriquement, ils ne peuvent rien décider de leur propre chef. Le résultat magnifique de cet état de fait et de l’inertie absolue de l’équipe de l’Ambassade de France à Kinshasa a été que les élèves se sont retrouvés entre 3 et 5 par classe (bin oui, les parents ne sont pas cons), et que tous les jours de cette semaine faste, les élèves qui venaient étaient invités à repartir entre 2 et 4 h après leur arrivée. Invités seulement, vous noterez. Les pauvres mômes de parents optimistes qui se sont retrouvés en classe le jeudi, par exemple, ont regretté amèrement leur présence, puisque, dans la classe de mon gnome en tous cas, un prof ultra brillant a eu l’idée de « les faire parler »… et n’a plus ouvert la bouche pendant que les gamins échangeaient leurs expériences traumatiques internationales diverses en alimentant ainsi leurs peurs, ce sans que la charmante prof ne songe que son « idée brillante » aggravait les choses plus qu’elle ne les calmait. Heureusement que mon gnome à moi est exceptionnel côté flegme hein. Enfin bon.

Le truc qui rend ces faits encore plus « pertinents » et pas du tout choquants, c’est que le complexe maternel/primaire, lui, a suivi des consignes plus strictes et a bel et bien fermé plusieurs jours. Serait-ce que sa localisation l’exposait plus directement de potentiels troubles ? …. Bin en fait c’est plutôt le contraire. L’école primaire et secondaire se trouve au bord du fleuve, juste en face de la résidence de l’Ambassadeur, soit sur l’un des bords de la commune la moins touchée par les troubles quand ils adviennent (à la vérité, ce coin là n’a été touché par les pillages/combats que 3 fois dans toute l’histoire postcoloniale de la RDC hein –en 1993, 2003, 2006 et dans une toute petite mesure en 2011). Par contre, le complexe secondaire,

1) est ouvert,

2) n’a pas de « safe zone »,

3) se trouve de l’autre côté de cette commune, soit à quelques centaines de mètres de la frontière avec une autre commune, beaucoup plus populaire, elle, et où des mouvements ont été signalés.

….. Décidément, vraiment, le Roi des Cons bosse bien à l’Ambassade de France à Kinshasa…

 

De l’intérêt d’avoir le portefeuille de Manu Chao si tu mets tes mioches à l’école française au Congo

Posted in Big A(frica), Mensonges et plus si affinités, Retrouvons les vraies valeurs with tags , , , , , on 13 novembre 2014 by violemmenthumaine

 Bon.

Ça y est mon Inconnu/e préféré/e, j’ai enfin rejoint le Pays Fort Fort Lointain et mon Barbu.

Je ne sais pas trop si je pourrais vraiment publier ici autant que je le voudrais : Orange se fait des couilles en diamant ici moi je te le dis, et le forfait illimité n’existe tout simplement pas, donc à 100$ les 10 Ga, tu te doutes bien que la production risque d’être limitée.

Mais là tout de suite là maintenant, je suis énervée et cracher ma dernière valda en date me fera du bien. Dont acte.

So what ?

Quand tu as des schtroumpfs, même un seul comme mézigue (phénomène trèèèèèèèèèèèès rare chez les expats ayant passé le pas de la parentalité), et que tu vis régulièrement dans des contrées sauvaaaaaaaaaaaaaaages, tu mets forcément le dit schtroumpf dans une École Française à un moment ou à un autre.

Je ne parlerai pas (en tous cas pas cette fois) des marigots pédagogico-éducativo-administratifs des établissements en question.

Nan. Je parlerai du reste.

De comment mettre ton gnome dans une école française à l’étranger te fera automatiquement sentir des envies d’attentats une grosse merde en décalage avec le reste de la population de la dite école, aussi bien du côté des élèves et de leurs parents que de celui de l’équipe « pédagogique » (que de toute façon tu ne verras jamais).

Certes, il ne faut pas faire de généralités, et certes encore, nous avons pu noter des différences notables dans les différentes écoles des différents pays où nous avons séjourné en famille.

On est toujours le Pauvre (et le Riche) de quelqu’un

Mais un fait est indéniable dans tous les cas : dans toutes les écoles françaises à l’étranger, la majorité des élèves sont enfants de Je-suis-le-roi-du-monde-et-je-te-conchie-tu-es-à-peine-digne-de-me-servir-de-paillasson.

*** dolden

dolden tooth

La même classe, la même ouverture d’esprit règne parmi les rangs de la plupart des élèves des écoles françaises à l’étranger en terres africaines.

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Encore une fois, selon les pays et le contexte économico-politique des dits pays, un semblant de classe moyenne sera présent, ou pas.

Ici par exemple, dans le Pays Fort Fort Lointain, tu oublies : ce n’est pas encore une destination « familiale », et la population y est forcément beaucoup moins éclectique qu’à Nairobi par exemple. A vue de nez, je dirai qu’au moins 90% des élèves sont enfants d’ambassadeurs, Chefs du Monde HP*, et gouverneurs/ministres/« businessmen » locaux, les 10% qui restent étant issus de personnel d’ONGs moins/peu rémunératrices.

Comme depuis toujours partout ailleurs, le rang social et la thune qui va avec vont de pair avec un certain nombre de signes extérieures et de comportements ad hoc.

Et ici comme ailleurs, nous ne collons pas avec le package requis.

*** réussir à se faufiler

réussir a se faufiler dans le sens contraire

C’est tout nous ça 😉

dans le sens contraire gif

Ici, les parents ne viennent pas chercher leur enfant, du moins pas au collège (c’était différent en primaire) : ils envoient leur chauffeur. Quand bien même le géniteur ou la génitrice daignerait passer récupérer son/ses augustes chiard/s, il ou elle ne s’abaissera pas à descendre de son hummer étincelant mais restera tranquille à bénéficier de sa clime.

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Typique de la voiture du parent d’élève ici (en version blanche pour les HP*)

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Or, moi, je viens chercher mon gnome. En taxi, qui, malgré le fait que la voiture soit susceptible de passer avec succès un contrôle technique, reste vieille, et bien sur une voiture de ville, pas un gigantesque 4×4 à peu près inutile dans le quartier où tout ce beau monde, y compris moi, habite. Et je descends de la voiture à chaque fois (en même temps, à l’arrêt, rester dans une voiture non climatisée équivaut ici à se payer un petit sauna gratos).

J’ai même fait pire : une fois, mon taxi habituel m’a fait faux bond. J’en ai donc appelé un autre. Une fois qu’il fut arrivé, il était bien trop tard pour tenter une autre alternative. Je suis donc partie dans une épave à peine digne de la casse, avec ses phares de travers, sa rouille martelée sur la moitié de la carrosserie et ses vitres fêlées quand ce n’est pas tout bonnement explosées. Là, il nous fut tout simplement interdit d’entrer dans la parcelle de l’école avec les autres voitures, sous l’argument sorti de nulle part que « seules les voitures à plaque diplomatiques sont autorisées à rentrer ».

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Type de voiture avec laquelle, non, tu n’as pas bon. Source

o** source

Tout ça n’est pas bien grave vous allez me dire mes Inconnus/es. En ce qui me concerne, j’y survis sans problème c’est clair, merci même si parfois cela me donne des envies de taper très fort et que je prends grave mon pied quand je vois les même gens qui me fuient tenter de me faire des ronds-de-jambes quand ils s’aperçoivent au détour d’une soirée que la « pauvre » que je suis est pote avec des « gens IMPORTANTS ».

Pour le gnome, c’est moins anodin voyez : quand tes parents et toi-même devenez un sujet de grosse blague, qu’on rie de toi, ça n’aide pas mucho mucho à trouver ta vie quotidienne (car oui rappelons-le, l’école est la vie quotidienne des marmots assez veinards pour être scolarisés) funky winky.

Partout, tout le temps, on a renvoyé à la gueule de mon gnome notre « pauvreté ». C’est ainsi qu’il a perdu un pote libanais après qu’il soit venu jouer chez nous : ses parents lui avaient purement et simplement interdit de remettre jamais les pieds chez « des mendiants ».

Ce qui est génial, c’est que presque partout ailleurs qu’à l’école (ou alors ça ne compte pas parce qu’on choisit nos amis tu vois), je/nous sommes « riches », voire très riches.

C’est bien de toi que les enfants de rues, mendiants et vendeurs divers et variés attendront la corne d’abondance, c’est bien toi qui auras automatiquement un premier prix proposé entre deux et dix fois le prix normal du marché. Et c’est normal, hein, rien à dire là-dessus (c’est à toi de trouver celui et celle qui n’en aura rien à foute, de la thune que tu as de plus que lui/elle.).

C’est l’une des caractéristiques fondamentales, à mon sens, de la vie d’expatrié européen en Afrique : on y est toujours le Riche ET le Pauvre de quelqu’un, simultanément.

Mais en y réfléchissant, cet aspect de la vie sociale en milieu expatrié est plutôt chouette : ça permet d’inscrire dans la tête du gnome (et la notre) mieux que tous les discours :

1) La relativité de toutes choses

2) Le respect des moins favorisés que soi

3) La véracité d’un concept bien passé de mode mais toujours bien réel : la lutte des classes. Et ce que ça veut dire de le vivre.

Rien à foutre de l’élève

Le deuxième aspect qui me chauffe les roubignolles que je n’ai pas dans les écoles françaises à l’étranger est cette permanente impression que l’on se fout éperdument, totalement, viscéralement, de l’élève.

Parfois, je dis bien parfois, c’est-à-dire quand il y a des alternatives valables à l’école française (comme à Nairobi par exemple), et histoire de ne pas perdre ses parts de marché (bin oui, pour rappel : l’école publique française à l’étranger n’est jamais gratuite), les établissements font des efforts histoire de rester dans la course.

Mais le plus souvent, comment dire….

La communication avec les parents, et directement avec les élèves, est proche du néant. Transmission de l’emploi du temps, explication des groupes de travail, présentation des services -ou de leur absence- : aucune, jamais.

****tout le monde disparaît

tout le monde disparait pr ne pas répondre

Tu veux une info ? T’as intérêt à courir vite.

pour ne pas répondre gif

Alors que le départ et l’arrivée en cours d’année de plusieurs élèves est monnaie courante pour ces écoles, aucune procédure n’est jamais prévue (du moins d’après notre expérience) pour que le nouvel élève s’intègre.

Vous faîtes les démarches, vous envoyez les dossiers, vous vous agitez histoire de minimiser le fait que ce n’est pas super easy de changer d’école en plein milieu de trimestre ? Personne ne vous répond, et quand vous arrivez, aucun dossier n’est prêt, le gnome comme vous ignorez tout de tout.

Rhoooooooooooo c’est pas bien grave, en deux semaines c’est réglé et c’est clair qu’après avoir emporté 2 kg de fournitures et bouquins pour rien plusieurs jours de suite le dit gnome se remémorera parfaitement à quel groupe il appartient, pas la peine qu’un professeur daigne l’en informer avant, hein.

Peu importe que ce manque d’information entraîne des erreurs dans la remise des devoirs : le schtroumpf écopera de quelques heures de colle histoire qu’il s’en souvienne, non mais. Cela se fera sans message écrit (ni oral, d’ailleurs : pour ça il faudrait réussir à voir les profs ou la vie scolaire, qui décampe de l’établissement à la vitesse de la lumière) ni information quant à la date et aux horaires des dites colles.

Pas grave si le minot se tape des heures d’attente pour que le taxi arrive, ou qu’au contraire la mère/le chauffeur/le pape se retrouve bloqué comme un con à attendre.

Une autre différence rémanente, aussi, entre les établissements publics français en hexagone et ailleurs : ailleurs, on ne daigne jamais informer à l’avance, voire informer tout court, de l’absence des professeurs. Et, bien sur, elles ne sont jamais justifiées auprès des parents ni des élèves. Je suis sans doute ultra mauvaise langue de trouver douteux que le prof X, à Nairobi, donnant cours le jeudi de 15 à 17h mais pas le vendredi, ait été absent UNE FOIS SUR DEUX ce jour là à ces heures là (parce que, si si, il était bien là la matin, comme c’est bizarre) : nooooooooooooooooooon, rien à voir avec un week-end prolongé sur les plages de sable fin voyons.

De même, je suis extrêmement exigeante de penser que l’absence de profs donnant cours à 15 et 16h lundi dernier aurait pu être communiquée aux parents durant la matinée, par exemple, et pas seulement à partir du début des heures concernées. Ce qui, en ce qui concerne mon gnome, a entraîné plus d’une heure d’attente, normal, le temps que les autres élèves passent le coup de fil, avant que je sois jointe, et donc encore une demi-heure en plus le temps que j’arrive.

Histoire de minimiser les coûts, les facilités destinées aux élèves seront toujours à minima du moment que ce manque ne provoque pas de désertion d’élèves et de la thune de leurs parents. Ainsi, ici, où l’école française règne en maître quasi absolu à partir du secondaire (ce n’est pas le cas pour la maternelle et la primaire) et ce alors, rappelons-le, que la température dépasse les 30° presque tous les jours avec un minimum de 65% d’humidité, les seules fontaines à eau (il y a bien les WC, mais l’eau n’est pas potable. VRAIMENT pas potable) de l’établissement….. sont dans le bâtiment de l’administration et de l’équipe pédagogique, et les élèves n’y ont pas accès.

Ce que la CPE a gentiment oublié de me dire le jour de notre arrivée, ce alors que je le lui ai précisément demandé si les élèves avaient accès à des fontaines. Pas grave si mon gnome a donc eu une bonne insolation après son premier jour, pour lequel je ne lui avais pas donné de bouteille d’eau puisqu’il était sensé en avoir à disposition.

Mais je suppose que ce n’est pas nécessaire d’installer des fontaines à eau dans l’établissement puisque, juste à côté, se trouve le bar/restaurant de l’Alliance française, où tous les élèves squattent et mangent quand ils ont cours l’après-midi : il est naturel que ces pré-ado et adolescents aux slips cousus d’or et d’argent dépensent 2$ à chaque fois qu’ils ont soif, hein. (Oui, encore, toujours le même point).

Mais, puisqu’on vous le dit, tout ceci est bien l’incarnation de « l’Excellence à la française ».

**** jouer du

jouer du pipeau

pipeau gif***

Il était une fois. (une autre aventure de Bad karma Girl dans la Jungle du Travail)

Posted in Cherche présent et avenir désespérément, Retrouvons les vraies valeurs with tags , , , , , , , , on 9 mai 2013 by violemmenthumaine

 

Aujourd’hui cher/ère Inconnu/e, comme je l’avais annoncé la dernière fois, je m’en vais te raconter une histoire magique, toute pleine de rebondissements, et si pleine de n’importe quoi que si tu le lisais dans un roman tu dirais que l’auteur en rajoute un peu beaucoup et que quand même, c’est un peu too much.

Yep, car plus fort que Saint Yorre, après avoir été rejetée comme bénévole parce que je ne travaillais pas, entre deux contrats signés et finalement annulés, avant d’avoir bossé deux mois sans être payée, moi WonderCDI* ai en effet vécu une chouette aventure dont les différents chapitres ont un côté marseillais mais sans la faconde qui va avec.

huhuhuhuh

Chapitre 1 : Echauffement (Où Bad Karma Girl construit bénévolement ce qu’elle croit être son futur poste)

huhuhuhu

Yeeeeeeeeeeeeeah, faut qu' j'me chauffe, va ya avori du sport, j'vais bosseeeeeeeeeeeeeeeer qu'il disait....

Yeeeeeeeeeeeeeah, faut qu’ j’me chauffe, va y’avoir du sport, j’vais bosseeeeeeeeeeeeeeeer qu’il disait….

huuhuhuhu

Il était une fois un Pays Fort Fort Lointain où des horreurs diverses et variées permettaient à tout un tas de Preux Chevaliers de faire semblant de Sauver le Monde avec la meilleure foi du monde.

Une de ces fières Confréries toute couturée d’or décida suite à un coup de pied dans le cul donné par leurs Mécènes d’ajouter une nouvelle Quête à leurs Bonnes Actions : cette fois-ci, il s’agissait de sauver la Veuve et la Pucelle, et surtout, de comprendre pourquoi la Bonne Parole sur ce sujet épineux passait si difficilement en ce Pays Fort Fort Lointain, et par conséquent d’avoir une idée ou deux qui permettraient de convertir comme il se doit les Vilains du coin.

La Confrérie engagea un Chevalier pour décider comment-pourquoi-en-combien-de-temps-et-pour-combien-d’argent la Confrérie allait bien pouvoir satisfaire leurs Mécènes.

Le hic était que le Chevalier en question, s’il savait très bien manier l’épée à deux mains et défendre à corps et à cris la Code d’Honneur des Chevaliers, n’avait pas le début du commencement de la moindre idée de savoir comment faire passer la Bonne Parole en matière de Pucelles. D’ailleurs, il n’était pas bien sur et certain de savoir ce que pouvait bien être une Pucelle.

Le Chevalier, désespéré, vidait force chopines dans une taverne loin du Château de la Confrérie quand un de ses mentors passa par là. Le mentor rassura le Chevalier et lui refila sous le manteau l’adresse d’une scribe de ses connaissances, dont les enluminures au sujet des Veuves et Pucelles faisaient grand bruit dans le Pays Fort Fort Lointain en cette époque lointaine.

Le Chevalier envoya un faucon apprivoisé visiter la Scribe.

Cette indécrotable nigaude, enchantée d’avoir à nouveau à affuter sa plume d’oie, échangea moult et moult parchemins avec le Chevalier, allant jusqu’à organiser dans son entier toute l’enquête de la nouvelle Quête de la Confrérie, recevant le Chevalier dans son humble chaumière pour peaufiner et finaliser la planification de la Quête.

Après deux mois d’échanges officieux, le Chevalier était prêt à soumettre sa proposition de Quête aux Mécènes de la Confrérie. Il quitta la Scribe en l’assurant que ce serait bien elle, une fois les tonneaux d’écus récupérés auprès des Mécènes, qui assurerait l’enquête, l’analyse et les propositions d’action subséquentes lors de du lancement de la Quête.

Chapitre 2 : Premier tour de piste (où Bad Karma Girl décide d’arrêter de bosser sans recevoir un kopeck)

Un an s’écoule sans que rien de nouveau ne se passe dans le Pays Fort Fort Lointain : la Quête semblait avoir été jetée aux orties et la Confrérie ne semblait plus se préoccuper que de ses joutes habituelles.

huhuhuh

attente éneervée que quelque chose se passe

huhuhuhuhu

Entre temps, le Chevalier avait changé de suzerain et avait juré allégeance auprès d’une autre confrérie. La Confrérie avait alors, bien forcée de mener cette satanée Quête, couronné un autre Chevalier pour la diriger.

Ce second Chevalier, tout aussi brillant en chevalerie que le précédent, semblait tout aussi perdu en ce qui concernait les interactions avec les Vilains et guère plus rassuré dès lors qu’on parlait de Veuve ou de Pucelle.

Chevalier bis contacta alors la Scribe.

« Dîtes-moi je vous prie, quelle sorte de Vilains devons-nous recruter et comment devons-nous les initier. »

La première fois, la Scribe se dit qu’il s’agissait d’une reprise de contact, que celle-ci était le prélude logique à l’officialisation de sa collaboration avec la Confrérie.

La seconde fois, la Scribe commença à penser que cela commençait à bien faire.

La troisième fois, la Scribe expliqua poliment à Chevalier bis que ses encres ni ses plumes n’étaient gratuites et qu’ayant d’autres parchemins à gratter, elle ne pourrait plus répondre aux interrogations de Chevalier bis ni à quiconque d’autre de la Confrérie sans participer directement à la Quête et sans recevoir quelques écus en échange, et qu’elle resterait par conséquent silencieuse tant que l’Assemblée de la Quête n’engagerait pas de scribe.

uhuhuuh

Chapitre 3 : Tendinite subite (où Bad Karma Girl prend un mur)

Huhuhuhuhu

La Scribe passa bien six mois à scruter quotidiennement le placardage public de la Confrérie, mais aucun appel à scribe n’apparaissait.

Quand la Confrérie décida enfin, ses Mécènes haussant un peu la voix, de faire appel à un scribe, ce fut durant la seule et unique semaine de l’année où la Scribe ne consulta pas les panneaux d’affichage (pas de bol quand même hein).

Aucun représentant de la Confrérie ne contacta la Scribe. Pas même Chevalier bis. En une semaine une autre scribe fut trouvée et engagée.

huhuhuhuh

Oui, ça s'appelle un plantage.

Oui, ça s’appelle un plantage.

huuuuhuh

Le conte est-il ici fini ?

Nenni ma bonne dame…..

hjvjvjvjvvj

Chapitre 4 :  100 mètres haies (où Bad Karma Girl se dit que finalement elle n’est pas un cafard anemié du bulbe)

****

Un an passa, durant lequel la Quête fut menée (tout comme le restant des exploits de la Confrérie (c’est-à-dire avec…. Comment dire, beaucoup de nonchalance et de jets d’écus sonnants et trébuchants par des fenêtres mystérieuses), et où la Scribe bis, celle qui avait été  engagée, fit, elle, pleinement son travail.

Arriva la fin des diverses Quêtes de la Confrérie : pour conclure en beauté, la Confrérie organisa un certain nombre de joutes et tournois.

C’est là que la Scribe, qui avait depuis longtemps fait son deuil de ce conte de fée raté, fut à nouveau contactée…. Cette fois par la Scribe bis : on lui demandait de venir participer à l’une des joutes en l’éclairant des ses lumières d’experte es-pucelles.

Ô joie, ô allégresse, la Scribe acquiesça avec empressement : 3 jours de joute, cela ne se refuse pas, surtout quand on vous caresse l’égo à la truelle.

La Scribe accepta donc avec des étoiles dans les yeux.

plplplpp

Oui oui OUIIIIIIIIIIIIIIIII, c'est Moi qu'ils veulent c'est moi qu'ils veulent c'est pas toi heuhhhhhhhhhhhhh.. On s'enflamme d'un rien quand on est CDI*

Oui oui OUIIIIIIIIIIIIIIIII, c’est Moi qu’ils veulent c’est moi qu’ils veulent c’est pas toi heuhhhhhhhhhhhhh.. On s’enflamme d’un rien quand on est CDI*

kpokoppkpkp

La Confrérie lui expliqua que pour des raisons de comptabilité, c’était à elle, la petite Scribe, d’avancer les frais de passage et d’oiseau volant pour se rendre au Pays Fort Fort Lointain et participer à la Joute. Bien sûr, ceci lui serait remboursé…

Conciliante, la Scribe vînt donc mendier auprès de sa famille : sa bourse était loin d’être assez remplie pour pouvoir avancer plus de 1700 écus comme ça.

Arrivée sur place, la Scribe découvrit avec effarement que la situation était juste totalement bordélique, pour parler poliment : plusieurs chevaliers, palefreniers et autres scribes se retrouvaient sans logement, les sommes allouées pour pouvoir manger sur place n’étaient pas prêtes et ne le seraient pas avant la veille de la fin de la joute, pour laquelle par ailleurs aucun scribe n’avait encore prêté allégeance en paraphant un quelconque parchemin-contrat.

Last but not least, le Roi de la Confrérie avait été rappelé urgemment auprès des Mécènes pour enquête suite à la quantité vraiment par trop importante d’écus disparus par les fenêtres et un nombre impressionnant d’étapes des diverses Quêtes non accomplies.

ifififgig

la Confrérie, ça avait ça la bonhommie en moins....

la Confrérie, ça avait un peu de ça la bonhommie en moins….

iugigig

Bref, ça daubait bien comme il faut.

Mais la Scribe, aimant beaucoup sa tâche, appréciant de repasser par ce Pays Fort Fort Lointain qu’elle aime tant, jouissant de la découverte d’autres scribes avec qui elle enchaîna des discussions passionnantes durant lesquelles elle avait l’impression de sentir ses neurones danser la samba, mit toute son énergie à accomplir sa tâche durant la Joute, dont elle profita passionnément.

Les autres scribes n’étaient pas aussi inquiets qu’elle : après tout, c’était leurs monastères qui avaient avancé les frais, et leur habitudes monacales ne les avaient pas enclins à se soucier d’autre chose que de leurs enluminures.

La Scribe, elle, commençait à avoir un certain sixième sens pour voir venir l’arnaque (la force de l’expérience sans doute), aussi elle insista pour que tout le monde signe le fameux contrat parchemin et récupère les écus promis avant que de reprendre la calèche du départ . Cela n’était visiblement prévu et retarda donc le départ de 3 heures….

La calèche s’avéra trop occupée pour s’occuper de la Scribe un fois arrivée dans la cité des oiseaux volants. Seule à en prendre un ce jour, la Scribe se retrouva ainsi toute seule sans aucun écu susceptible d’être échangé contre denrée ou service quelconque puisque la cité en question se trouvait dans un autre pays que le Pays Fort Fort Lointain. Pas un fifrelin et ce  avec 8 heures à passer avant que de monter sur l’oiseau volant, ce qui n’était pas plus mal car la Scribe avait été larguée gros jean comme devant fort loin du nid des oiseaux volants.

Heureusement, la Scribe parvînt à s’incruster avec des membres de l’Inquisition des Mécènes, venus au Pays Fort Fort Lointain pour vérifier la qualité du travail d’une des Quêtes de la Confrérie.

 Elle réussit donc prendre son oiseau volant et rentrer chez elle.

 hohoho

Chapitre 5 : médaille en chocolat (où Bad Karma Girl se fâche un peu un peu-mais pas assez en fait-)

iigiogo

C’est là que les atteignants s’atteignirent, si je peux m’exprimer ainsi : le lendemain du retour à ses pénates, la Scribe se rendit chez un Changeur pour pouvoir profiter de ses écus durement gagnés. Et là…. Il s’avéra que sur les trois billets de 100 reçus, deux étaient … faux.

uguigi

Plus jolis que mes écus américains mais pas moins faux....

Plus jolis que mes écus américains mais pas moins faux….

uyuu

La Scribe contacta donc la Trésorière de la Confrérie, pour expliquer la chose d’une part, et pour demander le remboursement de ses oiseaux volants d’autre part.

La Trésorière lui répondit…. Qu’elle avait « autre chose à faire et que la Scribe n’était pas le centre du monde » (sic).

La Scribe affuta alors avec soin sa plus belle plume d’oie et annonça que si elle ne recevait pas dans les 2 jours le remboursement de son équipée vers le Pays Fort Fort Lointain, elle déposerait plainte nominativement contre la Trésorière auprès des autorités régnant au pays des Mécènes.

digidg

Y'a un moment, faut plus pousser mamie dans les orties. Toi-même tu sais.

Y’a un moment, faut plus pousser mamie dans les orties. Toi-même tu sais.

doihodhoho

Etonnament, la Trésorière trouva subitement le temps de faire son travail et la Scribe reçut effectivement son remboursement dans les deux jours.

Par contre, jamais la Scribe ne récupéra les deux tiers de son salaire …

hohohoho

# The End#

 ihohoh

Belle histoire n’est-il pas ?

Construire un poste gratuitement pour le voir donner à quelqu’un d’autre, se faire contacter 3 fois par la même organisation sans jamais se faire engager, pour se faire rappeler au final « en temps qu’experte » pour participer à un colloque, pour lequel devoir s’endetter pour recevoir un salaire payé en faux billets.

Uohohoho

On peut dire qu'il y a un de ça oui...

Un bon résumé de l’histoire, isn’t it?

uhgiugiugi

…..

Ouais, ça arrive.

Ça m’arrive en tous cas.

Trop d’la chance!

Posted in Hors case, Retrouvons les vraies valeurs with tags , , , , , , on 27 février 2011 by violemmenthumaine

Hier un ami m’a envoyée ça:

Just another flesh in the Wall!

 

En me disant que j’avais trop d’la chance en fait.

 

Yep. Je n’ai qu’une chose à dire:

 

En même temps moi j’dis ça j’dis rien.

 

Flux tendu dans nos culs

Posted in Act up!, Cherche présent et avenir désespérément, Hors case, Retrouvons les vraies valeurs with tags , , , , , , on 13 février 2011 by violemmenthumaine

Hein ?

Certes.

Sans la moindre hésitation avec toi Inconnnu/e, je conviens de l’inconvenance extrême de l’en tête de cet article, dépassant le registre cavalier pour sauter à pieds joints dans la vulgarité.

 

Sauf qu’en fait c’est tout le contraire.

??????

 

Suivez mon raisonnement aussi imparable qu’une réponse de président de la République :

Dans le dictionnaire jouxtant mon clavier, le terme « vulgaire » est défini ainsi à son troisième alinéa : « qui manque de distinction, d’élégance ; grossier. »

Grossier, donc. Dans le même dico, « grossier » est défini à son cinquième alinéa comme « qui choque en contrevenant à la bienséance », bienséance elle-même définie comme « conformité avec les usages ».

Bref, pour savoir si l’on est vulgaire ou non, il convient de déterminer ce qui est conforme aux usages ou non. Or ces obscurs et dangereux gauchistes/réacs/sociopathes que sont les parents, la famille, le corps enseignant, les pédagogues divers et le péquin lambda dans la rue en bas de chez toi nous ont, en tous les cas m’ont enfoncée dans le crâne l’idée ridicule et d’un autre âge que répondre quand l’on nous pose une question (voire même, -les parents sont toujours excessifs- simplement quand l’on s’adresse à nous) et tenir ses engagements/faire ce que l’on dit sont une espèce de B.A.BA de la bienséance, voire même la première pierre du respect des uns et des autres et par extension de la vie en société.

Vu que la règle chez les RH semble être quasi systématiquement de contrevenir aux règles de conduite horriblement sectaires précédemment énoncées et que personne ne songe à faire quelque chose pour inverser le mouvement voire tout simplement à évoquer cet état de fait, on peut donc considérer que ce qui est vulgaire ne l’est pas.

Donc :

Prout caca boudin,

bordel à cul de va sucer ta mère,

je pisse à la raie des échoués du système,

je claque la porte au naze de tous et toutes,

(surtout les vioques les chiards et les éclopés,)

je me cure le pif et m’explose le boule à renfort de gratouillis publics

en pétant mon litre de méthane post binouze

sur la vieillasse vissée sur son strapontin.

 

Ça, c’est dit.

 

Maintenant je peux tranquillou revenir à la « règle RH » et ses extensions.

Allongez-vous, fermez les yeux, étendez vos jambes et vos bras en étoile à même le sol, inspirez, expirez, leeeeeeeeeeeeeeeeeeentement………

Imaginez ……

 

Vous cherchez du boulot. Vous envoyez environ 600 candidatures (et il ne s’agit pas de marseillade, au contraire l’estimation est plutôt cheap), au bas mot.

Vous ne recevez que 10 réponses (dont 5 positives ; enfin des réponses vous conviant à un entretien quoi).

10 sur 600.

Moins de 2 réponses sur 100 envois.

Genre au bout d’un moment, quand vous recevez une réponse où l’on vous dit que non on ne veut pas de vous, c’est la méga teuf à Galasouïnda, vous entrez en transe et enchaînez les sauts périlleux les pas de lambada-macarena-soca-danse en remontant les Champs en soufflant dans vos vuvuzelas et tout et tout.

Pour le/a Chômeur/se de Longue Durée la réponse négative à une candidature c’est l’équivalent du 3/0 pour l’équipe de France en 98 voyez, ça mérite sa biture entre potes et sa séance shopping-je-m’fais-du-bien-because-I’m-the-winner-the-new-golden-girl/boy-of-the-year.

 

Comme je suis super bonne pâte, je ne considérerai à l’aune de mon courroux dans cet océan de bouteilles à la mer que les « j’m’fous-de-ta-gueule-et-c’est-comme-ça ».

En effet, reconnaissons-le, il existe dans le monde du silence des « ressources humaines », une portion non négligeable, environ la moitié, de gentils (gentillesse, ou plutôt plus-value face à leurs concurrents, que le Chômeur à Longue Durée ne perçoit qu’au bout de quelques années de largage de candidatures en haute mer).

 

Ceux qui spécifient dans la description d’offre de poste une date limite pour le début du poste.

Mieux encore, ceux qui ont configuré la messagerie RH de manière à ce que tous les postulants reçoivent en retour de leur candidature un mail indiquant en général un truc comme suit : « Compte tenu du volume important de candidatures que nous recevons, nous ne sommes pas en mesure de personnaliser les réponses. En l’absence de réponse de notre part d’ici x temps, veuillez considérer que votre candidature n’a pas été retenue, cela ne remettant évidemment pas en cause vos compétences ni la qualité de vos expériences. »

 

Et puis il y a tout le reste. Tous les postes où aucun délais n’est indiqué, ni pour une réponse ni pour le poste en lui-même.

Le/a Chômeur/se-à-Longue-Durée en phase de pugnacité passera un temps extrêmement constructif et euphorisant à retourner sur le site où elle/il a trouvé l’offre d’emploi pour voir si oui ou non l’offre est toujours présente.

Mais ça, de fait, c’est de la gnognotte.

Pipi de chat (parenthèse linguistique : foutreblitch comment se fait-il que la vulgate populi francophone ait assimilé ce cauchemar olfactif qu’est l’urine féline à un phénomène léger, anodin, sans importance ? Les Francophones souffriraient-ils d’un odorat amoindri par rapport au reste de la population mondiale ? Fin de la parenthèse linguistique) pour amateur débutant, niveau zéro de l’inexistence absolue de la chômeuse/r de Longue Durée.

Il y a bien mieux.

Le truc, c’est que parfois, ont est sélectionné pour la seconde étape, quelle qu’elle soit : entretien téléphonique/en direct/face à face rh/face à face technicien/collectif/test écrit en temps donné/etc./etc.

Tu reçois un mail/un coup de fil où l’on te dit que tu vas avoir droit à l’exercice machin d’ici tant, ou que l’on te recontactera le tant. Voire tu as déjà dépassé cette étape, on te dit que vous n’êtes plus que 2/3/5 sur les rangs et que l’on te recontactera le tant pour le dernier round. Voire…. Que c’est tout bon, qu’il ne manque plus que un financement/un référent/une signature et que tu signes le contrat pour le job le tant.

 

Terrible ce « tant », hein ?! C’est ton pote, tu vas lui masser les pieds lui mitonner des p’tits plats lui faire du vent dans les cheveux et tout et tout.

Et le « tant » arrive.

 

Et RIEN.


Pas d’entretien/d’appel/de contrat/de mail.

 

Que dalle.

Silence radio.

Le Mime Marceau dans un caisson d’isolation sans lumière.

 

Je discutais de l’envie de lancer des pains de plastic du léger agacement que cette attitude générale suscite en moi à une amie responsable de projet à « je sonde tu sondes elle sonde nous sondons vous payez ».

Chez eux, et malgré les bénéfices conséquents on a viré 30% du personnel, on n’engage plus, on prend des stagiaires (bin vi chez nous on les paye en cacahouètes). Or il faut quand même que le boulot soit fait en temps et en heure et bien fait. Et pour qu’il y ait une chance que ça soit fait sans que les cadres n’aient 10 fois plus de taf que leurs 10 h quotidiennes et se plaignent comme les geignasses qu’ils sont, bin ce sont eux qui sont chargés de recruter de choisir leurs stagiaires (question ? Que font donc alors les RH ?).

Ma copine par exemple. Et comme elle me signalait avec la force de l’évidence, c’est pas leur taf pour de vrai hein engager des gens, ils ont un peu grave d’autres choses à foutre et même très très beaucoup (forcément, 30% de collègues en moins ça fait du taf en plus hein, pas besoin de la médaille Field pour capter la chose).

C’est une situation de « flux tendu » et donc, c’est normal qu’on ne prenne pas le temps d’expliquer, de répondre, tout simplement de dire que c’est mort à la foule sans nom des déboutés de la course au boulot.

 

Flux tendu.

Expression propre à la logistique, aka les processus de gestion et d’acheminement des stocks, du matériel.

Bon bon, OK je ne ferai pas ma chipie à poils durs en expliquant que l’utilisation de cette expression conduit à nous considérer, travailleurs, vacataires, retraités, chômeurs, comme du matériel ou du bétail.

Flux tendu.

Ça explique tout, ça légitime tout, ça dédouane la collectivité de malotrus professionnels que sont les responsables RH (aaaaaaaaaaaaaaaaaaaattention. Malotru mais avec, comment dire…. Pas panache cela serait par trop laudatif, mais….. commisération. J’y reviendrai)

 

Il suffit de l’accepter, d’autant plus que l’on a pas le choix.

Sauf que.

Ce phénomène de tu-n’as-aucun-intérêt-pour-moi-donc-je-ne-te-réponds-pas-on-ne-répond-pas-pas-à-ce-qui-n’existe-pas n’est plus, n’est pas réservé aux cabinets RH.

Voyez, il m’est arrivée également que des directeurs de recherches ne se donnent pas la peine de me répondre quand je leur envoyais mon sujet de thèse. Il m’est arrivé que je réponde à un casting « underground » lancé par un collectif artistique de guedin, casting qui assurait une « réponse sans faute à toutes celles et ceux qui enverront leur photo », il m’est arrivé que j’envoie une nouvelle à x magazine. Il m’est arrivé de posé des questions à des associations, à des gros boss divers et variés.

 

Sans recevoir de réponse.

 

Comprenez que je ne demande à quiconque de répondre positivement à la demande que je lui adresse.

Je ne demande même pas qu’ils ou elles prennent la peine de la lire et de la prendre en considération.

Pas compliqué d’avoir un message de réponse automatique déplorant que le temps soit si rempli et que donc etc. etc. etc.

 

Alors…..

 

Bon, planquée derrière mon ordi, pauvre comme Job, sexy comme Medusa et aussi networkée qu’un anachorète du Haut Moyen Age, je peux difficilement jouer d’une quelconque manière sur le problème ni même infliger quelque amende que ce soit à l’un des nombreux malappris.

 

Mais attention !

 

Mesdames, Messieurs, filous confits dans votre auto-satisfaction qui ne daignez répondre aux sollicitations, malandrins qui jouez à savoir lequel des cv vous allez sélectionner en tirant à pile ou face, gardez à l’esprit que

 

Je vous conchie!

 

J’envoie sur vous des vents de vermine, de puces à ressorts, de vers intestinaux,

J’appelle les peaux de bananes et autres savonnettes à joncher votre route,

Je focalise les esprits de la salmonellose et autres turista sur vos sushis et burritos,

J’aspire à ce que les tartes à la crème, étrons canins et autres eau de vaisselle rencontrent votre face et vos pieds.

 

Ouais, Je vous conchie

et vous invite délicatement à vous le mettre,

votre flux tendu,

dans le cul !!

Bénévolat’s aléas

Posted in Cherche présent et avenir désespérément, Mensonges et plus si affinités, Retrouvons les vraies valeurs with tags , , , , , on 11 février 2011 by violemmenthumaine

 

Je suis tout sauf Calimero mood aujourd’hui.

Non, c’est vrai à la fin : j’ai regardé TF1 hier soir

Non je ne vais pas faire un article là-dessus. Il suffit de s’offrir une séance d’écriture automatique vite fait : ficelles de comm’, vérité méprisante comme le « quand on ne travaille pas on est pas digne » (ou « on n’a pas de dignité », j’ai pas appris le truc par cœur non plus), mensonges à la pelle passant comme une lettre à la poste puisqu’il n’y avait  pas « débat » mais « question/réponse », hors jeu et pas d’arbitre.

C’est vrai quoi, parmi tous les commentaires y compris ceux des analystes politiques professionnels hein, personne ne semble avoir remarqué que Notre Président ne répondait presque à aucune des questions. Il parlait sur le sujet autour duquel tourne la question bien sûr, mais ne répondait à la question en tant que telle. Le top c’est quand le soudeur, après l’envolée de  n.s. sur la « solution-apprentissage/stage », dit que les entreprises prennent des apprentis à la pelle mais qu’à la fin de leur contrat d’apprentissage/stage bin ils les lourdent. Qu’est-ce que  n.s répond ? Qu’il va imposer un pourcentage obligatoire d’apprentis aux entreprises….. Cherchez l’erreur….. Le tout, bien sûr, en comparant le système scolaire  au système U.S, sans préciser que le fait de sous-payer voire de ne pas payer du tout les stagiaires ou/et apprentis est une spécificité latine et que dans le monde anglo-saxon on paie les stagiaires et apprentis comme le seraient des salariés normaux au même poste !)


Et j’ai passé la journée d’hier à subir les derniers soubresauts de mon golem personnel, dont le plus funky a été quand un vieux pote « de terrain » (EAW novlangue) m’a envoyé un message FB pour me féliciter d’avoir chopé le poste. Poste n’existant potentiellement que dans le quantum XB27, 257è au fond à droite après avoir gravi l’Everest à cloche-pied,  mais supposé être mien par le dit pote après avoir lu un article dans un « blog humanitaire » français pas mal suivi, article reprenant dans son 1/3 mon golem.

Alors voyez, entre les ondes néfastes de la Ténivellision et les urticaires turgescents provoqués par la vie émancipée de mon article à la con, j’ai les nerfs genre mine-antipersonnelle-au-pied-d’un-baobab-à-la-maturation-des-fruits (et c’est lourd, un fruit de baobab. Très lourd).

Et comme, Moby Dyck jump en dansant la carioca à l’horizon, faut que j’éxutoirise à fond les ballons sinon les moustaches du coin vont roussir.

 

 

So ?

 

L’une d’entre vous Inconnues a récemment laissé en commentaire un lien menant à un article qui explique que les candidats bénévoles n’ont pas plus de chances que les autres, à compétence égale, de décrocher un entretien d’embauche. [en France] Remarquons tout de même que l’étude aboutissant à cette conclusion ne s’est penchée que sur les secteurs de l’informatique, de la banque et de la gestion.

 

Voilààààààààààààààààà. Je vais parler du tchatcha burlesque et et ubuesque que j’ai mené avec le bénévolat.

 

La conclusion selon laquelle le bénévolat n’influe pas sur l’embauche est fausse en ce qui mon concerne mon projet professionnel de départ. C’était, je le rappelle et barbu oblige tout ça tout ça, l’action humanitaire expatriée.  ’Videmment, hein, cela n’a jamais marché ni ne marche, et je narrerai avec délectation et masochisme les différents sketchs hilarants de mes échecs successifs.

Mais, normalement à ce stade vous devriez déjà savoir ou avoir deviné que je marine dans ce monde, la galaxie alien des Humanitaires Professionnels de manière assez intensive depuis des années.

Entres autres conséquences notables, la haute fréquentation d’H.P. (désormais, je ne désignerai plus le travailleur humanitaire expatrié que par le sigle H.P, parce que 1. entres autres caractéristiques l’humanitaire n’est une activité professionnelle, c’est-à-dire rémunérée, qu’à l’expatriation, 2.c’est drôlement fun et cynique –caractéristique souvent appréciée du H.P-) sur le terrain autour d’une bière locale ou entre deux missions autour d’une 1664 m’a fait comprendre 1 des trucs qui me manquaient et me manquent toujours pour obtenir des postes, car le diplôme W.x.DB.247a nécessaire pour les postes en question n’est pas, et heureusement, un impondérable. Il suffit d’avoir travaillé bénévolement de façon intensive pour une ONG dans un programme de type humanitaire chez soi pour que la dite ONG  etc. etc. etc.

Dans ce secteur spécifique, le bénévolat est parfois considéré comme gage de compétences acquises d’une part, ainsi qu’une assurance de motivation et de l’absence de prétentions salariales.

Ainsi, parmi les anthropologues que j’ai rencontrés au milieu des tirs de roquette et qui travaillaient pour des ONGs internationales (ça existe moins que l’on en parle mais ce n’est pas une arlésienne), une grosse majorité avait travaillé auparavant, souvent pendant leurs études, comme bénévole pour, toujours aussi généralement, des programmes de « maraude sociale » ou de distribution alimentaire.

La « maraude sociale », de manière générale et quelle que soit la « population bénéficiaire ciblée », se fait généralement le soir et la nuit, ce qui est juste irréalisable quand on a un gnome.

Ça, c’est dit.

Qu’à cela ne tienne, Wonder V ne se laisserait pas abattre et parviendrait à faire du bénévolat régulier dans un autre secteur.

D’ailleurs, le bénévolat, c’est ultra chic chouette choupidoudou et ça renforce la citoyenneté, et nombre « d’associations reconnues d’utilité publique » ont monté des plates-forme pour guider les heureux élus, les agneaux de la déesse Républica, qui souhaitent s’investir dans le bénévolat.

Par exemple, France Bénévolat n’a pour seul domaine d’activité, reconnue d’utilité publique, que la promotion du bénévolat : « orienter vers le bénévolat, informer sur le bénévolat, valoriser le bénévolat et en favoriser la promotion »….

Toujours d’après eux d’ailleurs, le bénévolat pour une action social au sein d’une association a regroupé 11 300 000 français cette année (en 2010 donc). Dont 2 millions ont pratiqué l’activité bénévole en question au moins un jour entier par semaine tout au long de l’année.

 

Vous réalisez ?

 

Je passerai sur les significations économiques et politiques, sur le rôle et la fonction de l’état de ces chiffres.

 

Je me contenterai de dire qu’en dehors de certaines actions ponctuelles de bénévolat associatif (ou bien, il y a déjà longtemps, d’engagement actif au sein de projets « on est des gentils alors on monte une assoce pour faire un truc cool et charitatif »), non seulement aucune de mes nombreuses candidatures n’a jamais abouti, mais la seule qui m’ait donné le privilège soukousse-ton-body-dans-la-brousse d’avoir un entretien d’embauche a mené à un échec, truculent mixe entre Mister Bean et Brazil.

Il s’agissait d’un poste à mi-temps de recherche et analyse sur la situation des Droits de l’Homme dans l’Afrique sub-saharienne.

Alors, vu que je bosse sur l’Afrique noire depuis 10 ans, que je me suis penchée très attentivement sur les contextes politiques de 6 des pays les plus influents géopolitiquement de l’Afrique subsaharienne dont l’un en tant que salariée, que mes nombreux séjours en Afrique me font bénéficier d’un réseau mobilisable pour des informations directes, et que mes pratiques de recherches universitaires m’ont donnée une certaine expérience des veilles documentaires on line, j’avais l’outrecuidance de croire que logiquement, j’avais des chances de pouvoir approfondir mon expérience….

Hé, bin, non.

La dame qui menait l’entretien, une bénévole bien sûr, a eu un peu de gêne aux entournures alors elle est partie chercher un responsable de l’action internationale, un salarié lui par contre, pour tout m’expliquer pourquoi c’était pas possible que je sois prise à ce poste de bénévole .

–          Dame : Ah, oui : Et vous avez un travail Madame?

–          Wonder V : Mais bien sûr tête de pioche que j’ai un boulot de cadre sup/ouvrière/employée puisque je postule pour un poste de 20h par semaine biscotte dans ma dimension rin-ka-moi les journées font 48h et j’adore le tourni des hiatus spatio-temporels. Euh, non, je suis actuellement sans emploi, et

–          Dame :  (avec la face de Yolande Moreau-Deschiens slash Jacques Villeret dîner de cons, hochant sa tête de retraitée-dynamique-et-impliquée-dans-la-vie-citoyenne-de-son-temps d’un air désolé-y-fait-pas-soleil-soleil-aujourd-hui-c’est-tristounet-mais-c’est-la-vie, soufflant des naseaux et baissant le regard vers le bureau) : Rhaaaaaaaaaaaa c’est dommage mais alors ça ne va pas être possible, c’est la nouvelle politique chez nous depuis l’an dernier on prend pas les chômeurs comme bénévoles.

–          Wonder V : WHAT? THE?  FUCK??!! Là je réponds pas. Voyez le smiley à la con : Oo ?? Bin j’ai exactement cette tronche là. D’ailleurs je n’ai pas le temps de dire quoi que ce soit parce que, direct

–          Dame : Ne bougez pas je reviens de suite Madame, le responsable plaidoyer international va vous expliquer ça.

–          Wonder V : Durant la dizaine de minutes durant laquelle j’ai attendu, mes yeux se sont remis à leur place et dimension normale, et j’ai concentré toute mon énergie à ne pas me métamorphoser en pitbull larmoyant. Comme je suis Wonder V j’y suis parvenue, et j’ai donc pu entendre l’explication, comme si je l’avais écrite directement en recopiant le manuel du B.A.BA du management. Cornegidouille à chtouille pourquoi un bookmaker magique n’a point surgi  à ce moment là, je me serais fait un max de blé en pariant sur le contenu de l’explication !! (il y a bien des magasins magiques en héroic fantasy, moi je me dis que côté karma inter dimensionnel le bookmaker magique ça le fait aussi. Et toc.)

–          Dame : bin en fait elle n’a pas réouvert la bouche jusqu’à ce que je parte, elle s’est contenté de jouer le teckel-de –plate-forme-arrière-de-voiture en hochant lentement mais continuellement la tête.

–          Le Manager salarié : Je comprends votre déception Mademoiselle, mais comprenez que l’on ne peut pas se permettre de perdre du temps à former des gens qui nous quitteront dès qu’ils auront trouver un boulot, ce que je comprends totalement et qui est parfaitement légitime. C’est pourquoi nous ne prenons comme bénévole à ce type de poste que des personnes ayant déjà un travail ou bien des retraités.

 

 

Dans le pays du discours du « travailler plus pour gagner plus » où la volonté gouvernementale est « centrée sur la revolarisation du travail », le fait de

 

se voir refuser en tant que bénévole parce que l’on a pas de travail,

 

c’est ultra normal, pas du tout criticable, pas du tout inquiétant voire total bisounours à bouclettes.

 

D’ailleurs, moi je dis que c’est superqualifragilistikespilalidocious, parce que c’est dans ces moments là que l’on peut goûter à la volupté de ressentir la réalité par le système limbique du Lièvre de Mars

 

 

 

 

 

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