Archive pour boulot

Il était une fois. (une autre aventure de Bad karma Girl dans la Jungle du Travail)

Posted in Cherche présent et avenir désespérément, Retrouvons les vraies valeurs with tags , , , , , , , , on 9 mai 2013 by violemmenthumaine

 

Aujourd’hui cher/ère Inconnu/e, comme je l’avais annoncé la dernière fois, je m’en vais te raconter une histoire magique, toute pleine de rebondissements, et si pleine de n’importe quoi que si tu le lisais dans un roman tu dirais que l’auteur en rajoute un peu beaucoup et que quand même, c’est un peu too much.

Yep, car plus fort que Saint Yorre, après avoir été rejetée comme bénévole parce que je ne travaillais pas, entre deux contrats signés et finalement annulés, avant d’avoir bossé deux mois sans être payée, moi WonderCDI* ai en effet vécu une chouette aventure dont les différents chapitres ont un côté marseillais mais sans la faconde qui va avec.

huhuhuhuh

Chapitre 1 : Echauffement (Où Bad Karma Girl construit bénévolement ce qu’elle croit être son futur poste)

huhuhuhu

Yeeeeeeeeeeeeeah, faut qu' j'me chauffe, va ya avori du sport, j'vais bosseeeeeeeeeeeeeeeer qu'il disait....

Yeeeeeeeeeeeeeah, faut qu’ j’me chauffe, va y’avoir du sport, j’vais bosseeeeeeeeeeeeeeeer qu’il disait….

huuhuhuhu

Il était une fois un Pays Fort Fort Lointain où des horreurs diverses et variées permettaient à tout un tas de Preux Chevaliers de faire semblant de Sauver le Monde avec la meilleure foi du monde.

Une de ces fières Confréries toute couturée d’or décida suite à un coup de pied dans le cul donné par leurs Mécènes d’ajouter une nouvelle Quête à leurs Bonnes Actions : cette fois-ci, il s’agissait de sauver la Veuve et la Pucelle, et surtout, de comprendre pourquoi la Bonne Parole sur ce sujet épineux passait si difficilement en ce Pays Fort Fort Lointain, et par conséquent d’avoir une idée ou deux qui permettraient de convertir comme il se doit les Vilains du coin.

La Confrérie engagea un Chevalier pour décider comment-pourquoi-en-combien-de-temps-et-pour-combien-d’argent la Confrérie allait bien pouvoir satisfaire leurs Mécènes.

Le hic était que le Chevalier en question, s’il savait très bien manier l’épée à deux mains et défendre à corps et à cris la Code d’Honneur des Chevaliers, n’avait pas le début du commencement de la moindre idée de savoir comment faire passer la Bonne Parole en matière de Pucelles. D’ailleurs, il n’était pas bien sur et certain de savoir ce que pouvait bien être une Pucelle.

Le Chevalier, désespéré, vidait force chopines dans une taverne loin du Château de la Confrérie quand un de ses mentors passa par là. Le mentor rassura le Chevalier et lui refila sous le manteau l’adresse d’une scribe de ses connaissances, dont les enluminures au sujet des Veuves et Pucelles faisaient grand bruit dans le Pays Fort Fort Lointain en cette époque lointaine.

Le Chevalier envoya un faucon apprivoisé visiter la Scribe.

Cette indécrottable nigaude, enchantée d’avoir à nouveau à affuter sa plume d’oie, échangea moult et moult parchemins avec le Chevalier, allant jusqu’à organiser dans son entier toute l’enquête de la nouvelle Quête de la Confrérie, recevant le Chevalier dans son humble chaumière pour peaufiner et finaliser la planification de la Quête.

Après deux mois d’échanges officieux, le Chevalier était prêt à soumettre sa proposition de Quête aux Mécènes de la Confrérie. Il quitta la Scribe en l’assurant que ce serait bien elle, une fois les tonneaux d’écus récupérés auprès des Mécènes, qui assurerait l’enquête, l’analyse et les propositions d’action subséquentes lors de du lancement de la Quête.

Chapitre 2 : Premier tour de piste (où Bad Karma Girl décide d’arrêter de bosser sans recevoir un kopeck)

Un an s’écoule sans que rien de nouveau ne se passe dans le Pays Fort Fort Lointain : la Quête semblait avoir été jetée aux orties et la Confrérie ne semblait plus se préoccuper que de ses joutes habituelles.

huhuhuh

attente éneervée que quelque chose se passe

huhuhuhuhu

Entretemps, le Chevalier avait changé de suzerain et avait juré allégeance auprès d’une autre confrérie. La Confrérie avait alors, bien forcée de mener cette satanée Quête, couronné un autre Chevalier pour la diriger.

Ce second Chevalier, tout aussi brillant en chevalerie que le précédent, semblait tout aussi perdu en ce qui concernait les interactions avec les Vilains et guère plus rassuré dès lors qu’on parlait de Veuve ou de Pucelle.

Chevalier bis contacta alors la Scribe.

« Dîtes-moi je vous prie, quelle sorte de Vilains devons-nous recruter et comment devons-nous les initier. »

La première fois, la Scribe se dit qu’il s’agissait d’une reprise de contact, que celle-ci était le prélude logique à l’officialisation de sa collaboration avec la Confrérie.

La seconde fois, la Scribe commença à penser que cela commençait à bien faire.

La troisième fois, la Scribe expliqua poliment à Chevalier bis que ses encres ni ses plumes n’étaient gratuites et qu’ayant d’autres parchemins à gratter, elle ne pourrait plus répondre aux interrogations de Chevalier bis ni à quiconque d’autre de la Confrérie sans participer directement à la Quête et sans recevoir quelques écus en échange, et qu’elle resterait par conséquent silencieuse tant que l’Assemblée de la Quête n’engagerait pas de scribe.

uhuhuuh

Chapitre 3 : Tendinite subite (où Bad Karma Girl prend un mur)

Huhuhuhuhu

La Scribe passa bien six mois à scruter quotidiennement l’affichage public de la Confrérie, mais aucun appel à scribe n’apparaissait.

Quand la Confrérie décida enfin, ses Mécènes haussant un peu la voix, de faire appel à un scribe, ce fut durant la seule et unique semaine de l’année où la Scribe ne consulta pas les panneaux d’affichage (pas de bol quand même hein).

Aucun représentant de la Confrérie ne contacta la Scribe. Pas même Chevalier bis. En une semaine une autre scribe fut trouvée et engagée.

huhuhuhuh

Oui, ça s'appelle un plantage.

Oui, ça s’appelle un plantage.

huuuuhuh

Le conte est-il ici fini ?

Nenni ma bonne dame…..

hjvjvjvjvvj

Chapitre 4 :  100 mètres haies (où Bad Karma Girl se dit que finalement elle n’est pas un cafard anemié du bulbe)

****

Un an passa, durant lequel la Quête fut menée (tout comme le restant des exploits de la Confrérie (c’est-à-dire avec…. Comment dire, beaucoup de nonchalance et de jets d’écus sonnants et trébuchants par des fenêtres mystérieuses), et où la Scribe bis, celle qui avait été  engagée, fit, elle, pleinement son travail.

Arriva la fin des diverses Quêtes de la Confrérie : pour conclure en beauté, la Confrérie organisa un certain nombre de joutes et tournois.

C’est là que la Scribe, qui avait depuis longtemps fait son deuil de ce conte de fée raté, fut à nouveau contactée…. Cette fois par la Scribe bis : on lui demandait de venir participer à l’une des joutes en l’éclairant des ses lumières d’experte es-pucelles.

Ô joie, ô allégresse, la Scribe acquiesça avec empressement : 3 jours de joute, cela ne se refuse pas, surtout quand on vous caresse l’égo à la truelle.

La Scribe accepta donc avec des étoiles dans les yeux.

plplplpp

Oui oui OUIIIIIIIIIIIIIIIII, c'est Moi qu'ils veulent c'est moi qu'ils veulent c'est pas toi heuhhhhhhhhhhhhh.. On s'enflamme d'un rien quand on est CDI*

Oui oui OUIIIIIIIIIIIIIIIII, c’est Moi qu’ils veulent c’est moi qu’ils veulent c’est pas toi heuhhhhhhhhhhhhh.. On s’enflamme d’un rien quand on est CDI*

kpokoppkpkp

La Confrérie lui expliqua que pour des raisons de comptabilité, c’était à elle, la petite Scribe, d’avancer les frais de passage et d’oiseau volant pour se rendre au Pays Fort Fort Lointain et participer à la Joute. Bien sûr, celui-ci lui serait remboursé…

Conciliante, la Scribe vînt donc mendier auprès de sa famille : sa bourse était loin d’être assez remplie pour pouvoir avancer plus de 1700 écus comme ça.

Arrivée sur place, la Scribe découvrit avec effarement que la situation était juste totalement bordélique, pour parler poliment : plusieurs chevaliers, palefreniers et autres scribes se retrouvaient sans logement, les sommes allouées pour pouvoir manger sur place n’étaient pas prêtes et ne le seraient pas avant la veille de la fin de la joute, pour laquelle par ailleurs aucun scribe n’avait encore prêté allégeance en paraphant un quelconque parchemin-contrat.

Last but not least, le Roi de la Confrérie avait été rappelé urgemment auprès des Mécènes pour enquête suite à la quantité vraiment par trop importante d’écus disparus par les fenêtres et un nombre impressionnant d’étapes des diverses Quêtes non accomplies.

ifififgig

la Confrérie, ça avait ça la bonhommie en moins....

la Confrérie, ça avait un peu de ça la bonhommie en moins….

iugigig

Bref, ça daubait bien comme il faut.

Mais la Scribe, aimant beaucoup sa tâche, appréciant de repasser par ce Pays Fort Fort Lointain qu’elle aime tant, jouissant de la découverte d’autres scribes avec qui elle enchaîna des discussions passionnantes durant lesquelles elle avait l’impression de sentir ses neurones danser la samba, mit toute son énergie à accomplir sa tâche durant la Joute, dont elle profita passionnément.

Les autres scribes n’étaient pas aussi inquiets qu’elle : après tout, c’était leurs monastères qui avaient avancé les frais, et leur habitudes monacales ne les avaient pas enclins à se soucier d’autre chose que de leurs enluminures.

La Scribe, elle, commençait à avoir un certain sixième sens pour voir venir l’arnaque (la force de l’expérience sans doute), aussi elle insista pour que tout le monde signe le fameux contrat parchemin et récupère les écus promis avant que de reprendre la calèche du départ . Cela n’était visiblement prévu et retarda donc le départ de 3 heures….

La calèche s’avéra trop occupée pour s’occuper de la Scribe un fois arrivée dans la cité des oiseaux volants. La Scribe se retrouva ainsi toute seule sans aucun écu susceptible d’être échangé contre denrée ou service quelconque puisque la cité en question se trouvait dans un autre pays que le Pays Fort Fort Lointain. Pas un fifrelin et ce  avec 8 heures à passer avant que de monter sur l’oiseau volant, ce qui n’était pas plus mal car la Scribe avait été larguée gros jean comme devant fort loin du nid des oiseaux volants.

Heureusement, la Scribe parvînt à s’incruster avec des membres de l’Inquisition des Mécènes, venus au Pays Fort Fort Lointain pour vérifier la qualité du travail d’une des Quêtes de la Confrérie.

 Elle réussit donc à prendre son oiseau volant et rentrer chez elle.

 hohoho

Chapitre 5 : médaille en chocolat (où Bad Karma Girl se fâche un peu un peu-mais pas assez en fait-)

iigiogo

C’est là que les atteignants s’atteignirent, si je peux m’exprimer ainsi : le lendemain du retour à ses pénates, la Scribe se rendit chez un Changeur pour pouvoir profiter de ses écus durement gagnés. Et là…. Il s’avéra que sur les trois billets de 100 reçus, deux étaient … faux.

uguigi

Plus jolis que mes écus américains mais pas moins faux....

Plus jolis que mes écus américains mais pas moins faux….

uyuu

La Scribe contacta donc la Trésorière de la Confrérie, pour expliquer la chose d’une part, et pour demander le remboursement de ses oiseaux volants d’autre part.

La Trésorière lui répondit…. Qu’elle avait « autre chose à faire et que la Scribe n’était pas le centre du monde » (sic).

La Scribe affuta alors avec soin sa plus belle plume d’oie et annonça que si elle ne recevait pas dans les 2 jours le remboursement de son équipée vers le Pays Fort Fort Lointain, elle déposerait plainte nominativement contre la Trésorière auprès des autorités régnant au pays des Mécènes.

digidg

Y'a un moment, faut plus pousser mamie dans les orties. Toi-même tu sais.

Y’a un moment, faut plus pousser mamie dans les orties. Toi-même tu sais.

doihodhoho

Étonnamment, la Trésorière trouva subitement le temps de faire son travail et la Scribe reçut effectivement son remboursement dans les deux jours.

Par contre, jamais la Scribe ne récupéra les deux tiers de son salaire …

hohohoho

# The End#

 ihohoh

Belle histoire n’est-il pas ?

Construire un poste gratuitement pour le voir donner à quelqu’un d’autre, se faire contacter 3 fois par la même organisation sans jamais se faire engager, se faire rappeler au final « en temps qu’experte » pour participer à un colloque, devoir s’endetter pour celui-ci pour finalement recevoir un salaire payé en faux billets.

Uohohoho

On peut dire qu'il y a un de ça oui...

Un bon résumé de l’histoire, isn’t it?

uhgiugiugi

…..

Ouais, ça arrive.

Ça m’arrive en tout cas.

Bad karma pour Marathon Girl

Posted in Cherche présent et avenir désespérément with tags , , , , , on 1 mai 2013 by violemmenthumaine

Toi, jeune padawan aux dents longues, oui toi qui tombes ici par hasard suis assidument cette Bible Seule Capable de t’Amener à la Lumière de l’Emploi, oui toi là bas, toi-même tu sais combien la recherche d’emploi et la vie professionnelle tout court sont semblables à un long, très long marathon dont la complexité de la stratégie fait passer Machiavel pour un baltringue un peu étroit du bulbe.

screugneugneu

Rien ne vaut une bonne préparation, comme te dira ton/ta conseiller/ère de Chez Paul lors de ta première séance d’atelier « construire son projet professionnel »

Rien ne vaut une bonne préparation, comme te dira ton/ta conseiller/ère de Chez Paul lors de ta première séance d’atelier « construire son projet professionnel »

dhdhdhdhd

Mais tu as dépassé le stade du découragement, tu es prêt.

Tu as subi tous les échauffements de la recherche de postes,

 de formations,

tu as voracement placé tes petits pieds pieds (voracement, oui. Même que) sur les starting blocks de la confection et de l’envoi de CV et de lettres de motivation,

tu n’as pas raté le départ, oui ça y est tu cours tu voles,

tu as jumpé tel le golden boy des années 80 par-dessus les pré-sélections-sélections-post-sélections et le parcours d’obstacles des entretiens,

 et oui oui oui,

                      là,

                           là tout de suite là maintenant,

                                                              tu touches la ligne d’arrivée…..

hehehehe

TU AS UN CONTRAT SIGNE !!!

*** teuf seul confetti***

teuf seul confetti

hohohohohoh

hohohoh

Et là, tu crois que c’est bon. Hein, logiquement.

Tu as bien fait tout comme il faut, on t’a donné le susucre et maintenant tu attends ta niche (même petite, même en leasing, même juste pour le week-end, tu t’en talques, tu as enfin une niche à toi.)

dgdgdgdgdg

Le bonheur, c’est simple comme une niche. Non ?

Le bonheur, c’est simple comme une niche. Non ?

***eden- quand on vous dit que le  bonheur, c’est avoir une niche. Non ?-***

Ouaiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiis.

C’est beau l’espoir tu vois, c’est le feu qui t’anime vers la Voie du Bonheur patati patata….

dgdgdgdgdgd

Oh, c'est beauuuuuuuuuuuuu!

Oh, c’est beauuuuuuuuuuuuu!

*** espoir – Allez, essaye encore…. -**

En effet, malgré la méfiance désabusée propre à tout CDI*, qui tend à faire adopter une absence totale d’espoir de certitude quant au succès d’une candidature tant qu’un contrat n’est pas signé en bonne et due forme, on a naïvement tendance à croire qu’une fois en la possession du contrat-graal, c’est tout bon pour cette fois.

Dans un monde où tout est normal, oui.

A vrai dire, même dans le notre là tout de suite là maintenant, pour la plupart des gens et dans la plupart des cas, c’est globalement vrai : tu as un contrat signé, cela signifie bien que tu as un job et qu’à la fin d’icelui, tu reçois bien un salaire, que celui-ci se nomme ainsi ou autrement : émoluments, traitement, appointements, rétribution, solde, gages, honoraires,  rémunération et tutti quanti  (rigolo, non, de constater combien les champs lexicaux sont riches quand il s’agit de sexe ou d’argent…).

Bon, OK, cela devient tout de suite plus compliqué et moins automatique quand tu n’es ni fonctionnaire ni en contrat de salariat à durée déterminé (bin oui, vu que la durée indéterminé, est, en gros, devenue inexistante dans notre beau pays de France). Les intérimaires, ceux qui bossent dans le vaste domaine de l’aide à la personne, les consultants, c’est plus flou, plus oui-mais-non-regardez-l’astérix-là-en-bas-typo-6.

Pour tous ceux là, signer un contrat et puis finalement que dalle, ralass, pas de boulot pas de thune, ça arrive.

Une fois.

Avec mézigue, on entre dans une autre dimension. A ce niveau là, on touche au tableau mystique moi je dis. A l’ésotérisme le plus total, une espèce d’illustration par l’Absurde du pas de chance, voire du karma-plus-pourri-que-ça-tu-meurs (quoiqu’en considérant les choses sous cet angle, je me demande bien ce que j’ai pu faire de pas joli joli pour enchaîner les VDM comme ça….)

Exemples.

Ce mois-ci, après un an (putain, un an !) de recherches infructueuses, je trouve une petite consultance. Pour être plus exacte, on me propose direct la consultance à base de « hé dis donc, ça t’intéresserait de retourner t’éclater au Congo… ? ».  Envois de mails, CV plus entretien via skype, en moins de 24h on me dit c’est bon. 52 mails échangés plus tard (vi, 52. En moins de 10 jours) sur les tenants et les aboutissants du boulot, y compris l’aspect financier, j’ai bel et bien un petit contrat signé en bonne et due forme.

I got it I got it i got it!!!!!!!!

I got it I got it i got it!!!!!!!!

*** gif super happy***

Je pourrais me dire que j’assure. Sauf que non.

j assure-aïe

*** gif j assure aïe***

Mon petit doigt (un sacré luron celui-là) chuchotait dans ma tête depuis un petit moment que je risquais de rencontrer un hic au niveau visa, mais mes boss et les boss de mes bosss (ahhhhhhhhhhhh, la beauté de la sous-traitance en cascade, sensée revenir moins chère pou plus d’efficacité, et qui, comme ici et presque toujours, ne revient pas moins cher, et surtout, aboutit à du grand n’importe nawak côté résultats…. Mériterait un blog à soi tout seul ça. Passons) me disaient que non, no soucy Mc Fly, mais pourquoi donc ma bonne Dame, vous êtes vraiment négative très chère.

Le temps passe.

Bien sûr, j’ai raison : je ne peux pas avoir le visa du Kenya, car, ne bossant pas au Kenya et n’étant pas mariée, je ne peux avoir le statut migratoire ad hoc, critère incontournable pour l’obtention du visa congolais au Kenya. Le seul moyen pour moi de l’avoir est de repasser par la France, comme je l’avais expliqué moult fois par mail. Ce qui coûte bien plus cher, mais, étonnamment, mes boss sont OK. Mais comme ils ne sont pas capables de relire les emails échangés, ils mettent encore 1 jour pour me demander quel est dans ce cas le nouveau calendrier (que je leur ai indiqué dès notre premier email, et répété pas plus tard que deux jours avant).

Et là, une fois intégré que le fait que la procédure d’obtention du visa entraîne un retard dans la consultance d’environ 10 jours, mes boss ont réalisé qu’ils étaient déjà plus qu’à la bourre et que je ne leur permettrai pas de boucler leur job avant l’échéance fixée.

Conclusion :

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*fail*

Bien sûr, le fait que les boss de mes boss aient mis plus de 10 jours pour m’envoyer les papiers nécessaires à l’obtention d’un visa, aka un ordre de mission (genre ça met normalement … une heure) et une lettre d’invitation notariée (ça, ça met 4 jours), joint au fait que j’ai tirée la sonnette d’alarme dès le premier jour où j’ai reçu un mail confirmant que oui oui oui, j’étais bien prise, tout cela n’entre pas en ligne de compte.

Bien sûr que non.

Comme nous sommes entre gens civilisés, on s’est tous bien marri de l’impossibilité finale de jouir de mes compétences (pour eux) et d’une fantastique expérience bien rémunérée (pour moi), tout en m’assurant que cet incident est en fait le prélude à : Une prochaine fois (bien sûr, évidemment, qui en douterait, hein ?)

Là-bas tu verraaaaaaaas, la prochaine foiiiiiiiiiiiiiiiiiiiis, ce sera toiiiiiiiiiiiiiiiiii.

Là-bas tu verraaaaaaaas, la prochaine foiiiiiiiiiiiiiiiiiiiis, ce sera toiiiiiiiiiiiiiiiiii.

*** gif porte fin tunel***

Et comme on est vraiment TRES civilisés et que de mon côté je suis vraiment une Belle Grosse Bisounours adepte de l’enculage bieeeeeeeeen profond un peu couillonne, j’ai même répondu à leur demande de renvoi de contacts locaux (que j’avais pourtant déjà pourvu, lors de nos foisonnants échanges de mails), et, cerise sur le gâteau de ma stupidité congénitale gentillesse, donné un contact pour mon remplacement de dernière minute. Vi. Parce que j’ai bien enregistré le concept ultra hype du réseautage. Pour les autres : en ce qui me concerne, j’ai en effet bien aidé des gens à avoir du taf, et pas qu’une fois. L’inverse, par contre….

mon avatar de longue date, n’ayant visiblement pas compris le moment où il fallait cesser de rendre service : non, se faire éviscérer pour permettre à son hypothétique futur médecin de réviser ses partiels d’anatomie n’est pas forcément un investissement pour l’avenir…

Mon avatar de longue date, n’ayant visiblement pas compris le moment où il fallait cesser de rendre service : non, se faire éviscérer pour permettre à son hypothétique futur médecin de réviser ses partiels d’anatomie n’est pas forcément un investissement pour l’avenir…

*** bisounours éviscéré – mon avatar de longue date, n’ayant visiblement pas compris le moment où il fallait cesser de rendre service : non, se faire éviscérer pour permettre à son hypothétique futur médecin de réviser ses partiels d’anatomie n’est pas forcément un investissement pour l’avenir…-***

…….

Signer un contrat et puis finalement que dalle, ralass, pas de boulot pas de thune, ça arrive, donc. Il ne faut pas en faire toute une histoire hein, c’est la vie ma bonne dame.

D’ailleurs, le fait est que je devrais m’être faite à l’idée, puisque c’est déjà la seconde fois que cela m’arrive.

La première, il y a 4 ans, avait été encore plus chic et chouette.

Toujours une consultance, bien sûr.

On était venu me contacter, sans que je ne leur ai rien demandé. Ils avaient un gros problème en interne, et besoin que quelqu’un vienne sur place, comprenne d’où il venait et comment le résoudre. Puis ils avaient fait traîner les choses en longueur. Au dernier moment avant la date ultimatum que leur bailleur avait fixée pour l’engagement d’un consultant, un soir à minuit moins 10, ils m’avaient appelée pour que je vienne signer le contrat en catastrophe.

Je passe deux jours à discuter les modalités de l’enquête. Bref, je travaille déjà dans les faits. Le voyage est planifié.

La veille de mon départ, un incident sécurité très grave touche l’équipe sur le lieu où je devais travailler. Au lieu, comme cela peut sembler logique puisque le dit incident avait un lien direct avec le problème que je devais étudier, mes employeurs annulèrent le voyage, le mettant en stand by  « jusqu’à ce que les équipes sur place jugent la consultance possible dans les conditions sécuritaires ».

Deux mois de silence radio. Deux mois. Au bout desquels ils m’appellent pour me demander… si je peux partir le lendemain. Je ne le pouvais pas : je n’étais pas disponible avant dix jours.

Re-silence radio.

Trois autres mois passent.

ohohohohoho

attente triste

oioioihohoho

Et je reçois un mail me disant que finalement non, ils ne font pas la consultance avec la moi. (en fait, il s’est avéré qu’ils n’ont jamais fait faire cette enquête).

….  ….  ….

Bien bien bien.

Dans la course à l’emploi, je crois pouvoir dire sans trop de risque d’être accusée de geignardise que mon karma ressemble un peu à ça :

depart course ralenti foireux renversé

*** gif départ course ralenti foireux***

La prochaine fois où je te rembarquerai, chère/r Inconnue/u, dans les marais foireux de mon karma professionnelle de merde, je te raconterai une histoire tellement magique, tellement totalement exagérée (tout le monde sait que la réalité dépasse la fiction) que tu trouveras ultra veinard de n’avoir qu’à te plaindre de ne pas te faire payer tes heures supp.

A ce niveau là pas de moyen de trouver un titre Oo

Posted in Act up!, Cherche présent et avenir désespérément, Mensonges et plus si affinités with tags , , , , , , on 31 janvier 2013 by violemmenthumaine

 

Whaou.

Parfois, surfer sur le Net peut foutre un sacré coup de bambou.

J’ai beau pencher plus du côté de Cioran que de Rousseau, je persiste à croire en un minimum d’intelligence, d’empathie, voire même de grandeur d’âme dans l’espèce humaine. Ça m’aide à vivre comme dirait l’autre.

Et puis je tombe sur ÇA. Bien sûr, comme d’hab, on ignore les tenants et les aboutissants des enquêtes, simplement introuvables en ligne. Bien sûr encore et toujours, on se dit que les difficultés de tout un chacun font que tout le monde se replie sur lui-même.

Mais quand-même.

Je passe sur les odeurs brunâtres et racistes, l’appel même pas voilé à un semblant de dictature, le fait de ne pas s’interroger sur l’intervention française au Mali parce que la guerre, désormais, dans les medias occidentaux, c’est pour tout dire cool et choupi. Je passe aussi sur l’homophobie galopante qui fait les unes des journaux en France depuis plusieurs mois : on va dire que moi aussi je suis égoïste, na.

Je vais donc encore et toujours parler de chômage.

D’après le Point et surtout d’après l’enquête Ipsos (ou Cevipof, l’article n’est pas très clair sur les sources hein, pourquoi se fatiguer à faire un vrai boulot de journalisme ?), 56% DES FRANÇAIS PENSENT QUE LES CHOMEURS POURRAIENT TROUVER DU TRAVAIL S’ILS LE VOULAIENT VRAIMENT.

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Salops de pauvres ! Tires-au-flanc !

Il y aurait donc environ 10% de la population active française aujourd’hui, soit plus de 3 millions et demi de personnes, qui, en fait, se tourneraient grave les pouces en aspirant le sang/la thune des valeureux contribuables.

Je ne serais donc qu’une vile sangsue, comme tout bon CDI* qui se respecte.

J’adorerais ne pas pouvoir offrir de vacances à mon gnome, ne plus avoir de sécu depuis 2 ans, dépendre intégralement d’autrui, avoir l’impression d’être un immonde tas de merde et tout ça….

aaaarg ok cool

OK.

QUI sont ces 56% de français ? Non, mais vraiment, j’aimerais bien savoir. Plus d’une personne sur deux.

56%.  J’aimerais connaître leur monde, où doit régner une justice immanente et transcendantale tout à la fois, les riches ne l’étant qu’à la sueur de leur front, les malades que parce qu’ils ont fait n’importe quoi dans leur vie, les victimes diverses et variées que parce qu’elles le veulent bien, les prisons remplies de gens uniquement menés par leur nature vile et perverse mais pas parce qu’ils n’ont pas eu la force de dire non aux facilités du délit, les gens libres que parce qu’ils n’ont rien à se reprocher, bref, un monde Bisounours où caracolent les licornes et coulent des fontaines de lait.

A part celle du Korova Milk bar peut-être.....

A part celle du Korova Milk bar peut-être…..

Ouais.

Je leur dirais bien de lire mon blog, en entier, ou encore de se pencher sur celui-ci, où chaque article souligne combien c’est juste un grosse tartine de merde, le monde du travail, aujourd’hui, en France (et ailleurs).

J’hallucine et psychotrope de voir combien … « on » est con.

Pénélope a le bourdon

Posted in Cherche présent et avenir désespérément with tags , , , , , , on 17 janvier 2013 by violemmenthumaine

Il est temps ô Inconnus/es, de retourner à mes moutons :

le chômage et ses joies ineffables…

Car changer de pays comme mézigue ou d’année comme le péquin lambda ne change rien à l’affaire, le taf est toujours aussi réfractaire à se placer sur ma ligne de vie, comme dirait ma roumaine préférée Carmen (toujours en vie, avec ses deux filles, dont l’aînée est enfin scolarisée, youpie !! … Et non, Carmen n’est pas connectée, je suis juste passée par mon chez-moi français pour les Fêtes, histoire de réaliser qu’il ne fait si pas chaud que ça à Nairobi).

Pour parler de quoi te diras-tu in petto mon Inconnue/u préférée/é, pensant que j’ai déjà fait le tour du sujet ? [Parenthèse : ouh làààààààààààààà non, je n’ai pas fait le tour, loin de là. Juste que j’ai eu un peu de mal ces derniers temps à pérorer sur la question en gardant un ton funky winky]

Parmi les extraordinairement gratifiantes activités qui font le quasi quotidien du CDI*, arrive dans le top 3 la confection sans cesse renouvelée de CV, aussi joliment appelé « parcours de vie professionnel » ou bien encore « resume » pour les anglophones (mais pas tous).

En un mot, écrire son CV quand on est CDI*, c’est un peu faire le « vis ma vie  de Pénélope à la con ».

Vous avez sans doute, si vous avez approché un jour ou l’autre le statut de CDI*, eu droit à ce magnifique stage de chez Paul afin « d’apprendre à faire un CV », ou, avec un peu de chance, êtes passé par la case bilan de compétence durant lequel, ô miracle, vous avez transformé votre CV en un truc où vous dîtes la même chose mais avec d’autres mots et un bon sens de la mégalo et une touche de « manipulation communicante ».

Ecrire son CV.

Sujet quasiment aussi populaire que le porno sur le web (quasiment seulement hein, faut pas déconner non plus), et dans la vie en général : au bahut d’abord (ouais, je me souviens de cette séance, non moins fascinante et utile que toutes les autres, avec la conseillère d’orientation, où une trentaine d’adolescents plus obsédés par leur poussée d’hormones que par leur futur professionnel, ont « appris » à faire leur CV), puis après, surtout, auprès des innombrables vautours marinant autour de Chez Paul, et bien sûr sur la myriade de sites internet qui vous expliquent comment écrire le dit CV afin d’être retenu par les gardes chiourmes du Monde du Travail, ces si mésestimés RH.

Certains vous disent qu’il faut mettre une photo, d’autres surtout pas.

Certains insistent sur le fait qu’il ne faut pas que le CV dépasse une page, d’autres deux, d’autres s’en foutent comme de l’an 40.

Certains insistent sur la mise en page, l’originalité. C’est d’ailleurs l’essentiel du fond de commerce des sites aidant à la recherche d’emploi : tout le monde sait bien que faire une vidéo ou un CV-xcel/powerpoint/page html/recherche google, c’est bien LE sésame absolu pour dégotter un job quand tu veux être… n’importe quoi hors métiers de la comm oud du graphisme (ou, peut-être, certains postes en informatique)

Comme, malgré mes efforts, j’ai lamentablement échoué à trouver des illustrations choucardes pour illustrer à d’autres moments ce fabuleux article de mon non moins fabuleux blog (l’une de mes résolutions pour la nouvelle année : ne pas attendre que l’on me fasse des compliments mais me les servir moi-même avec assez de verve car si je peux toujours permettre qu’un autre me les serve, je vais finir par prendre racine figée dans l’attente), hé bien, là, Inconnu/e, je te les sers en vrac.

Parce que des exemples de CV vidéos, ou de « démarches de CV » « originales » (parce c’est clair que non non, il ne faut pas être désespéré pour mettre un pseudo CV accroché à son balcon, non non, ça c’est être « réactif » et/ou « inventif »), y’en a en veux-tu en voilà. Genre si tu tapes « CV vidéos » sur youtube, tu trouveras quand même 358 000 réponses (alors que si tu tapes « droit de la guerre », tu obtiens 7 610 réponses. De l’ordre des priorités…)

Voici mon top 5 perso de CV videos plus deux-trois CV rigolos que c’est pile poile ce qu’il faut si tu veux être assistante sociale/flic/plombier/analyste financier-politique-économique ou à peu près n’importe quel type de boulot, tant parce qu’il y en qui dépotent grave que parce que, pour certains non en fait pour tous vu que MOI je ne fais pas de communication/design/informatique , l’immédiate réaction est de se dire « mais What The Fuck »????!!!

Le CV Google, ultra efficace pour être retenu à un poste d'expert comptable par exemple...

Le CV Google, ultra efficace pour être retenu à un poste d’expert comptable par exemple…

Comment ça à part pour bosser dans la mode ce type de CV indique juste un narcissisme proche du délire???? .... Tsss, tant de mauvais foi laisse pantois moi je dis....

Comment ça à part pour bosser dans la mode ce type de CV indique juste un narcissisme proche du délire???? …. Tsss, tant de mauvais foi laisse pantois moi je dis….

Comment ça ça ressemble foutrement à un "trip advisor" sur le mur d'un pote un peu vide sur face de bouc? Meuuuuuuuuuuuuuu non, puisqu'on vous dit que c'est fascinant!

Comment ça ça ressemble foutrement à un « trip advisor » sur le mur d’un pote un peu vide sur face de bouc? Meuuuuuuuuuuuuuu non, puisqu’on vous dit que c’est fascinant!

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…. Vu que je suis une grosse truffe (ou que daily motion c’est caca boudin au choix, biscotte normalement quand tu lis « intégrer le code », et que tu copies la ligne, bin ça marche), je n’ai pas réussi à intégrer direct celui-ci, je le mets donc en lien:

Projet – Vidéo Dailymotion.

Sans oublier le « premier » à avoir tenté l’expérience-qui-concerne-tout-le-monde du CV video, j’ai nommé Nicolas Catard et son fantastique accent anglais 😉 (encore daily motion, donc encore en lien plutôt qu’intégrer direct dans le corps de l’article. Toutes mes confuses):

Stivostin – Je Veux Travailler – Vidéo Dailymotion.

Lui, au moins, avait trouvé du taf après:

Stivostin – « J’ai trouvé un job » – Vidéo Dailymotion.

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Un peu de sérieux, cessons de nous gausser de ces valeureux créatifs à qui ces sursauts d’invention auront à coup sur donné une carrière en or et revenons aux conseils avisés des vieux loups de mer de l’emploi:

Certains te disent que le truc qui tue, c’est de faire un CV « compétences ».

Certains insistent sur le fait qu’il ne faut pas indiquer votre âge, votre statut marital, voire votre nom. D’autres disent exactement le contraire. D’autres encore  te laissent décider ce qui est « essentiel » ou non sur la question.

Certains vous disent qu’il faut indiquer précisément les dates de vos contrats, d’autres que lister vos expériences par année c’est plus choupi.

….

Bref,

au final, à part être certain qu’il ne faut pas faire de fote d’ortaugraffe, qu’il est déconseillé d’envoyer une candidature à plusieurs employeurs en copie carbone ou de chougner en pleurnichant que le monde est triste  et qu’il n’est pas séant d’y indiquer vos positions sexuelles préférées (quoique hein, dans la série CV-qui-concerne-l’ensemble-de-la-population-active, la chose puisse être d’ordre essentiel si tu veux te lancer dans le porno, non?), vous êtes encore plus perdus après avoir suivi vos stages et dévoré vos pages Internet qu’auparavant.

***

Jeune padawan,

si tu attends de moi ici que je te donne

La Solution Définitive,

tu l’as dans l’os et encore un loooooooooooooong chemin pour maîtriser la Force !

Parce que

ce que personne ne te dit jamais

(en tous cas ne m’a dit à moi),

c’est ….

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1)                 D’abord, qu’à moins d’avoir le cul bordé de nouilles et donc de postuler toujours pour le même type de boulot (celui que tu veux quoi), tu ne dois pas « écrire TON CV », mais bien écrire UN CV pour chaque poste ou presque : il est plutôt non recommandé d’indiquer ton triple doctorat quand tu postules pour être caissière ou tes expériences artistiques pour un poste de responsable financier.

Cette vérité absolue a plusieurs conséquences choucardes : bin vi, quand tu as un « parcours atypique » ( car vouloir bosser pour avoir de quoi becqueter ou être capable de faire des trucs différents, et donc prendre le premier job qui veut bien de toi, c’est atypique en cette période de vaches maigres pour tout un chacun sauf les banquiers, tout le monde le sait bien hein), si tu enlèves toutes les expériences qui correspondent peu, ou pas du tout, au profil de poste que tu convoites, tu te retrouves avec de sacrées pages de vide surtout si tu as déjà du mal à trouver du travail même en étant prête à faire à peu près n’importe quoi.

Pour pallier à cela bin… Perso, je n’ai trouvé que ne pas faire de CV chronologique, ce qui a ses limites je veux bien le reconnaître, comme la fin de cet article l’illustrera ô combien brillamment.

La solution à ce petit problème n’est pas de joindre à ta candidature une lettre où tu expliques ton parcours et ô combien en fait il est cohérent car humain (non non, je ne rigole pas, c’est le conseil auquel j’ai eu droit lors d’une formation obligatoire de Chez Paul hein. Ça ne s’invente pas un truc pareil !), mais plutôt de confectionner des CV différents qui te serviront de canevas de base pour chaque type de poste que tu envisages de choper.

Pour moi par exemple, j’en ai 3 : postes non-qualifiés, éducation/enseignement, HP*, recherche, sans compter un CV créatif que j’ai re-pondu l’an dernier à la demande de Tarantinette (et dediou, ça m’a fait bizarre pas dans le bon sens du terme hein : un peu comme si on demandait à la 3ème réincarnation d’Untel, actuellement vivant sous la forme d’un cafard, de se remémorer qu’il avait été dans une vie antérieure un paon. Passons).

Mais même en ayant un CV tout prêt à envoyer, le restructurer à chaque fois tu devras jeune padawan. Car, au moins dans l’HP* mais également pour la plupart des postes un peu qualifiés, le profil de poste indiqué sur l’annonce d’offre de poste, que tu auras dégottée avec le sentiment stupide de libération hystérique qui caractérise le CDI* aguerri quand il/elle en trouve une, sera tellement précis, qu’à moins d’avoir déjà rempli exactement le même poste avant, tu devras changer deux ou trois trucs pour mettre en avant pourquoi oui mais bien sûr toi, tu corresponds pile poil au candidat idéal.

Point ne devras inventer des expériences que tu n’as pas ou jeter à la poubelle ton précieux CV-canevas, non, mais tu devras donner des indications sur une expérience ou une autre, enlever telle autre indication, restructurer la liste de tes expériences pour montrer que tel type de boulot est plus essentiel dans ton « parcours » que les autres, et donc, encore une fois, que tu es le top du top des candidats pour ce poste.

Long moment de méditation transcendantale et égotique tu pratiqueras avant de ce faire, mon enfant, car très déstabilisant cet exercice peut se révéler être. Mais si toi le faire à chaque fois, toi deviendras sous peu jedi de la re-création de CV….

Ta Route est encore longue et parsemée d'embûches jeune freluquet.

Ta Route est encore longue et parsemée d’embûches jeune freluquet. Mais sache qu’un jour, toi aussi tu Sauras et The bon CV chaque fois tu pondras. Amen

2)                 Deuxième vérité absolue qu’aucun de ces Grands Sages du Marché du Travail ne te dévoile jamais, c’est que « la bonne forme de CV », c’est une putain de loterie. Que chaque boîte, parfois chaque poste, attend de toi que tu écrives ton putain de CV d’une manière différente, et que, soyons clairs, il n’y a aucun moyen à part d’être dans les petits papiers du RH concerné (et encore, il arrive que la décision finale ne relève pas du/e la RH mais du responsable hiérarchique) pour que tu saches laquelle te permettra de décrocher le putain de Saint Graal que tu appelles de tes vœux.

Pourtant, dans l’HP*, c’est moins prise de tête que dans d’autres secteurs professionnels, car de nombreux employeurs (dont les Nations Unies, les bailleurs, mais aussi certaines ONGs) ont des formats tout fait pour ce faire. Cela n’empêche qu’à chaque fois que tu postule auprès d’une organisation pour la première fois, il faut tout recommencer depuis le début. Prévoir au moins une heure et demi à chaque fois. (et bien sûr on ne parle ici que du CV. Pas du reste)

Au bout de quelques années à pratiquer la chose, tu te dis que ralass, tu maîtrises le truc à l’aise Blaise.

Finger in the noze.

Point trop de réflexion, plus d’angoisse méthaphysique : tu connais les « mots-clés ».

Tu te dis que Pénélope est une sacrée fillette à côté de toi avec sa tapisserie sournoisement défaite chaque nuit.

Elle n'avais pas l'air de vivre ça cool Raoul non plus, hein, la mère péné ;) (by francis sidney, 1891)

Elle n’avais pas l’air de vivre ça cool Raoul non plus, hein, la mère péné 😉 (by francis sidney, 1891)

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Mais,

en fait,

non.

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Un jour, une recruteuse sympatoche d’une méga-boîte de consultance te dit que ton CV est « limite incompréhensible » et te donne des consignes (définir le type d’employeur –entreprise privée, association, organisme international, indépendant, commerce Oo ; donner ton salaire pour chaque expérience ; le type de contrat ; la raison de la cessation de travail ; le nombre de personnes sous ta responsabilité, de ceux de ton niveau hiérarchique et celui de tes supérieurs ; détailler toutes tes activités, plus les compétences qui vont avec, pour chaque poste ; la couleur de la petite culotte que tu portais le plus souvent pendant chaque poste) tellement nombreuses et parfois contradictoires que le CV d’un nourrisson suivant ses indications ferait déjà 10 pages.

Cette fois-ci, Pénélope a eu un sacré coup de blues. « Incompréhensible » ???? Okayyyyyyyyyyyyyy.

Nan mais c’est pas grave : au final, le dit CV incompréhensible m’a bien fait avoir le poste en question. Le truc, c’est que ce n’était pas la « chasseuse de tête » qui décidait, mais bien l’employeur, en l’occurrence une agence des Nations Unies dont je tairai le nom parce que voilà (un jouuuuuuuuuuuuur, j’écrirai, ou pas, un article sur cette formidable expérience), et que justement, la chasseuse de tête n’avait personne d’autre  qui sache parler français à) sortir de sa manchette

Mais quand même. Ouais hein.

Et puis surtout, enfin….

Le fait est que tu peux toujours ruser en adoptant une forme de CV qui mette en valeur ce que tu sais faire et ce que tu as déjà fait tout en minimisant ce qui fait qu’en gros, aucun  RH ne veut de ta pomme (« trous » dans le CV, « incohérence » et tutti quanti), bin, au choix :

1-      Le RH s’en rendra compte et t’enverra direct à la corbeille.

2-      Le RH aura des doutes et te demandera incidemment, après t’avoir bien évidemment expliqué que ta candidature les a extrêmement intéressés, de renvoyer un CV sous la forme qui permettra de bien voir là où ça couille. En l’occurrence, pour la plupart des gens, de ne pas le faire « par compétences », mais bien purement et simplement par ordre chronologique, en indiquant les dates précises de début et de fin de contrat histoire que les périodes d’inactivité sautent bien aux yeux. (ou bien en spécifiant le montant de tes salaires, des budgets que tu as gérés, etc)

C’est ce qui m’est arrivée la semaine dernière. En septembre dernier, je trouve une offre de poste de la balle qui tue, genre plus qu’excitante intellectuellement et éthiquement parlant (ouais, je sais, je dis des gros mots), et pour une fois, dont les critères d’inclusion au processus de recrutement ne me donnent pas immédiatement envie de me pendre. Ici, à Nairobi. Pas à l’autre bout du pays, pas à l’autre bout du continent, non non non, ici, à quelques rues à peine de l’école de mon gnome.

Un poste « ASAP ». Pour qui ne parle pas le langage recrutement, plus spécifiquement le langage recrutement HP*, ASAP, cela veut dire « as soon as possible ». En langage normal, dans le domaine de l’humanitaire, cela signifie souvent « on-est-en-grave-galère-le-type-d-avant-nous-a-laissé-en-plan-on-est-limite-face-aux-bailleurs, oups ! Pardon : « on-fait-face-à-une-urgence-que-si-on-réagit-pas-maintenant-des-milliers-que-dis-je-des-centaines-de-milliers-de-gens-vont-mouriiiiiiiiiiiiiiiir ») . Dans les faits, le plus souvent, le recrutement se fait en moins d’une semaine et une fois que la personne ad hoc a été trouvée, elle est en poste en moins de 3 jours.

N’ayant pas reçu de réponse, j’en avais logiquement déduit que je n’avais pas été même pré-sélectionnée (on dit « short listed », ça fait tout de suite plus sexy professionnel, va savoir pourquoi). Et voilà que je reçois un mail tout mielleux de la responsable RH de l’organisation, genre 3 jours après Noël, soit plus de trois mois après. Qui m’englue dans les compliments (genre je suis « really interessing, with a very pertinent course), avant de me demander… de lui renvoyer mon CV, mais cette fois en chronologique bien bateau.

Damned.

Mon petit doigt me dit que finalement, je n’irai pas même en seconde division (le moment si excitant où, de CV+ lettre de motive, tu passes aux entretiens, avec, pour le type de poste concerné, des exercices ou tests techniques bien pervers).

Les futures semaines, ou qui sait, mois vu le côté « urgemment urgent » du processus de recrutement, me montreront si je suis, comme mes meilleurs potos me le disent régulièrement, défaitiste et négative, ou simplement réaliste.

Sur ce, je retourne à mon téléphone pour savoir si oui ou merdouille, il est concevable d’envisager de rester pedibus jambus demain dans la belle ville de Nairobi, quelque peu agitée ce jour suite à la confirmation/infirmation de l’autorisation de candidater aux prochaines élections présidentielles des vilains pas beaux chouchous, entres autres, des chauffeurs de matatus.

A plus belle/el Inconnue/u !

Serial Applicator : Olé !

Posted in Cherche présent et avenir désespérément with tags , , , , , , , on 11 novembre 2011 by violemmenthumaine

Pouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuf.

Le temps passe ultra vite quand on passe du statut de CDI* désespérée à celui de serial Applicator.

Ouais bon... LMais en même temps hein, je ne suis pas graphiste "Toi! Au fond, qui as dit "ça se voit"! Tu sors!!"

Parce que, voyez, le truc, c’est que dans notre beau pays, si je passais la moitié de mon temps à chercher du boulot, je ne trouvais de boulot où je pensais avoir une vague chance d’être engagée, et donc ne passais à l’étape croustillante et pas du tout potentiellement troublante de la candidature, qu’environ 1 fois par mois et demi.

Ehhhhhhhhhhh oui, j’enviais et envie toujours les CDI qui ont au mois la chance de postuler à tout va, voire même d’enchaîner les entretiens, même si ceux-ci aboutissent à une fin de non recevoir.

Ici, je n’ai toujours pas de boulot, et, pire encore que ce que je pensais, il y a fort fort peu de probabilités que je finisse par en trouver, sauf comme tout le monde en général et comme 200% des postes qualifiés ici à Nairobi si un pote m’en file un. Mais, à la différence de mon supposé « chez-moi » (vous savez bien, le pays vraiment démocratique et républicain, pas comme les pays de barbares où je traîne, où le népotisme, la corruption n’existe pas et où les Droits de l’Homme sont absolument et en tous cas respectés, y compris ceux des Femmes (tain, là, j’ai un problème : impossible de choisir UN lien pour illustrer cyniquement mon point de vue, y’en a tellement qu’il faudrait un site à soi tout seul sur le sujet suite aux derniers mois…), l’offre de postes est pléthorique.

En gros, je postule environ 2 fois par semaine. Et comme, contrairement à…. (putain, à quoi ?…. Euh, la vente ? la restauration ? même pas sûr), il faut retravailler une lettre de motive foncièrement différente, et « revaloriser » habilement son CV pour qu’il soit le + possible en adéquation avec LE profil de poste à chaque fois, bin ça prend pas 2 minutes le cul nonchalamment posé sur un hamac. Nan. Faut se prendre la tête un peu beaucoup, et après, en général, j’ai moyen envie de me replonger dans les délices futiles bloguesques.

Le truc super rigolo dans toutes ces candidatures, c’est que les 4 seules où j’ai reçu une réponse sont les 4 postes normalement les plus inaccessibles (genre, direction nationale de plusieurs départements d’une agence onusienne, rien que ça). Ok, la réponse était négative, mais (à force, on connait les procédures tout ça tout ça, ce qui fait une super belle jambe ah que ouais) la recevoir signifie que sur les au moins 600 candidatures reçues pour ce poste (d’après les estimations communes, on considère que chaque poste dans le secteur humanitaire/développement proposé à Nairobi reçoit entre 200 et … 1000 candidatures selon les profils. Pour les gros postes aux Nations Unies, entre 600 et 1000), j’ai fait partie des 25 sélectionnés avant la dernière élimination avant entretien et tests.

Ca, ça mérite une danse de victoire !

Par contre, les postes dans des petites ONGs +/- pas géniales (nooooooooooooooon, je ne donnerai pas de nom), qui paient avec un lance-pierre selon le sublime droit du travail humanitaire français, bin que pouic, pas même un short listage, que dalle, nada, dans le baba.

M’enfin bon.

Boule de cristal exigée

Posted in Cherche présent et avenir désespérément, Des humains supra chouettes, Mensonges et plus si affinités, Tranche de steack with tags , , , , , , , , , , , on 14 octobre 2011 by violemmenthumaine

Après le CV, la lettre de motive, le networking : la boule de cristal.......


Salut Inconnus/es !!

Ma vie sociale Nairobienne ( ?? nairobirote ? Nairobiste, allez, va pour nairobienne, et tant pis pour la doxa linguistique), assez aléatoire et pour tout dire franchement foutraque, m’a incidemment remise à l’esprit un des épisodes les plus fabuleux de ma longue quête de destruction du CDI*.

Kesaco, et pourquoi donc ?

Hé bien parce que, du haut de mes bientôt 35 printemps, et n’appartenant pas à l’espèce très répandue dans la communauté expatriée de la fière et méprisante desperate housewife attitude, mais, encore plus décalé ici, ayant à mon actif plusieurs expériences professionnelles humanitaires, un certain nombre de jeunes filles en fleur, le plus souvent stagiaires de leur état, sont venues me demander mon avis éclairé pour transformer la piste montagnarde de leur avenir pro en autoroute sans limite de vitesse.

Non pas que je sois la Sagesse incarnée ou que mon expérience tout comme mes réseaux professionnels au Kenya soient de la balle qui tue. Juste que je dois être, du moins dans la communauté francophone, la seule à ne passer ni ne vouloir passer mes journées à ça :

Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiie! J'ai trouvé un SU-PER PLAN pour des rideaux/chaussures/robes/tissus/bijoux/tapis/cosmétiques/meubles/passementeries/blanquettes de veau !!!!

"Tu sais quoi je suis E-PUI-SEE !! : J'ai fait du shopping/de l'aquagym/du yoga ayurvédique/pilate/zumba/cours de world food TOUTE-LA-JOUR-NEE d'hier! " " Oh bah oui je suis comme tooi, je ne SU-PPOR-TE PAS de ne rien faire! Mais avec le chauffeur qui arrive tooujours en retard, je n'ai pas pu deposer le patron de ma robe de cotktail à la couturière hier"....

Bon bon... OK, ça c'est pas l'ambassade de France à Nairobi mais celle de Belgique à Beyrouth. Mais vous voyez les nanas botoxées jusqu'à la moëlle assises autour du vieil adipeux bourré de thune? Bin c'est pareil.

Alors je réponds à leurs questions.

Je donne des conseils.

Pas franchement des scoops.

Sauf que personne ne leur a jamais dit.

Sauf que, alors que ces girondes ont pour la plupart justement LE diplôme patachouoc en humanitaire/sciences politiques/ patati patata, on ne leur a jamais expliqué comment s’organisait le recrutement ni la carrière en ce domaine, encore moins ce que cela signifiait très concrètement que de travailler « dans ce secteur ».

En général, elles me remercient très chaleureusement, plusieurs fois même, parfois des mois après (eh oui, je n’ai pas attendu d’être au Kenya pour répondre aux questions des jeunes diplômées/étudiantes), soutenant à ma grande surprise que « ce que je leur avais dit avait vraiment débroussaillé la route ».

Et en effet, je réalise que ces conseils de base que je donne, ce type de service là, aka donner la température et les modalités du marché du travail plus ses évolutions probables, ça, on ne l’apprend pas à l’école, non plus que dans les excessivement inutiles « constructions de projet professionnel » de chez Paul, ni même dans les excessivement onéreux « bilans de compétences » et autres « séminaires d’autopromotion » : comme le sémillant vieux beau de l’APEC nous l’avait si ingénument dit : « je ne connais rien à aucun domaine si ce n’est celui de se faire embaucher »….

Mais quel est le rapport avec toi crème de nombrilisme, vous demandez-vous in petto chères/ers Inconnues/s ?

Remontons le temps si vous le voulez bien…..

Back to the Future (des fois que vous ne soyez ni un gros geek ni né entre 70 et 80) : la machine à remonter dans le temps la plus aérodynamique de toute l'histoire du cinéma 🙂

Voilàààààààààààààààààààà.

Bien.

Voici déjà 2 ans (et je trouvais déjà que ça faisait longtemps dis donc !) que j’ai mon DEA, que je ne trouve rien, que les ONG auprès desquelles je postule ne me répondent pas (pas la peine de parler du reste, je l’ai déjà fait.). Les profils de postes évoluent. Apparaissent tout un tas de pré-requis sortis de nulle part, un peu comme dans le secteur du social en France…. Parmi ces derniers, il y en un qu’il ne me semble pas impossible de tenter d’obtenir, et, qui plus est, qui m’intéresse un tant soit peu : le DESS de santé publique.

C’est d’ailleurs le diplôme que plusieurs de mes connaissances ayant une formation similaire à la mienne (vous vous souvenez peut-être, le truc que personne ne connaît en Europe latine : « l’anthropologie sociale/l’ethnologie ») ont eu dans la foulée, du haut de leurs 22/23/24 années. Bon, en général, ils sont partis ailleurs pour ce faire : Belgique, Royaume Uni, pays scandinaves.

Moi, ayant 1) plus de 25 ans, 2) une famille à charge et déjà du mal à joindre les deux bouts, je ne peux pas m’offrir ce luxe : je dois rester dans notre cher hexagone, et en région parisienne plus spécifiquement.

Qu’à cela ne tienne, je vais intégrer un DESS de santé publique sur Paris.

Bon.

Sachez qu’une fois que vous avez quitté les bancs de la fac/l’école, y retourner tient de l’exploit, à moins que vous ayez déjà un boulot (auquel cas il existe un certain nombre de dispositifs permettant de financer les dites études, voire de vous rémunérer pendant ce temps. Comment ça c’est un peu débile d’aider ceux qui sont les moins vulnérables mais de n’accorder rien à ceux qui le sont le plus ? Vous avez vraiment mauvais esprit très chers….)  : non pas parce que vous êtes largués, mais parce que, contrairement aux jeunots qui tètent encore la thune de leurs génitrice/eurs et se plaignent de ne pouvoir profiter de leur prime jeunesse, vous aurez à justifier tout et son contraire pour convaincre les Temples du Savoir que, oui, vous méritez bien de poser vos minables fesses sur leurs bancs.

No soucy, j’ai la niaque, je monte des dossiers bétons, je prouve par A+B que je suis prête à bucher 24h/24 pour rattraper la licence en éco que je n’ai pas et remplir mes carences en stats, que ma motivation pour obtenir ce diplôme est suscitée par la réalité du marchée de l’emploi correspondant à mon « projet de vie professionnelle », bref, la totale.

Sur les 3 facs -les seules sur Paris à proposer ce cursus, ce à « des jeunes adultes sortis de la scolarité- auprès desquelles j’ai envoyé un tel dossier, seule une, Dauphine, daigne trouver que oui, pourquoi pas.

Dauphine, sa fac de droit, ses jeunes filles en jean et petit pulls....

On passe donc à la seconde étape : l’entretien. Tout comme un entretien d’embauche, sauf que si c’est tout bon c’est vous qui crachez la thune au lieu d’en recevoir pour votre travail.

Je me souviens que la dadame m’avait particulièrement cuisinée pour savoir si, vraiment, j’avais la force de travail nécessaire, moi une littéraire (bouh !!!!! l’insulte suprême) n’ayant pas même un bac S (enfin, C à mon époque de dinosaure), pour réussir à avoir le niveau en statistiques, d’une part, et en économie, d’autre part.

Visiblement, lui expliquer que j’avais réussi à obtenir avec mention très bien ma maîtrise puis mon DEA alors que j’étais seule avec mon enfant en bas âge tout en travaillant 15 heures par semaines (période bénie où j’ai maintes fois songée à me mettre aux amphètes et où l’exception française du statut de volontaire humanitaire qu’occupait alors mon Barbu me donnait envie de déposer des pains de plastic à un certain nombre d’endroits stratégiques) pour pouvoir nourrir le gnome à poils durs et avoir accès aux ressources bibliographiques nécessaires à mes mémoires, bin ça n’a pas suffi.

(Pourtant dediou, je peux assurer que ça, c’était de la putain de haute voltige, et qu’après avoir tenu le coup durant ces 4 années, mes expériences les plus hardcore « sur le terrain » m’ont toujours semblé plus simples à gérer à assurer.)

Lui lister les bouquins que j’avais déjà achetés et commencé à étudier, non plus.

Vous le devinez,

au final,

je ne l’ai pas fait,

ce DESS.

Je n’ai pas eu de réponse négative : j’ai été mise « sur liste d’attente ».

… … … …

Je ne sais pas combien il y avait de places pour les « gens comme moi », c’est-à-dire celles et ceux qui reviennent sur les bancs de la fac après les avoir quittés bien après la « date de péremption » sans avoir réussi à mettre plus qu’un orteil sur le marché de l’emploi.

J’ignore également qui a été pris. Sauf dans un cas (c’est ça de dire son nom aux personnes de rencontre : après, ils peuvent vérifier des données nyark nyark nyark), assez symptomatique je trouve : un charmant garçon.

Lequel, après avoir fait Sciences Po, avait intégré la Fonction Publique.

Il travaillait donc, lui.

Il venait d’obtenir une promotion, mais dans un secteur proche de la santé publique m’a-t-il dit.

Et, oui, il savait « qu’il n’avait pas institutionnellement besoin de suivre cette formation pour remplir son nouveau poste, il le ressentait comme un devoir moral ».

Cela lui serait-il difficile financièrement de lâcher du lest pendant un an, voire deux ?

Que nenni, le ministère lui offrait le dit DESS dans le cadre de la formation continue, ce sans qu’il perde un centime de son salaire.

Voyez, objectivement, ce garçon en Armani est respectable. Plus que cela même : admirable de probité et de conscience professionnelle, en ces temps de fac similé de république bananière (je sais, l’exemple est un peu ancien mais est loin d’être obsolète, et ce n’est qu’un parmi tant d’autres. Au moins celui-ci a-t-il soulevé quelques débats…)

Mais, voyez, l’amertume me chatouille les narines quand je vois que ce charmant homme a été accepté au DESS, alors que lui, il avait un travail et ne risquait en aucun cas de la perde s’il n’était pas intégré à ce DESS, et qu’il avait les moyens de vivre plus que correctement ce sans avoir aucune famille à charge.

(dingue hein ce que les gens me racontent, la plupart du temps, voire parfois comme ici sans me connaitre ni d’Eve ni d’Adam ? Ouais, il parait que « I got so much human ears, you know, ears heart-like, the kind opened on the world and the others’life. You listen like anybody else ». Dixit Annie, la femme de ménage qui travaillait chez nous quand nous étions au Zimbabwe. Cette dame devait avoir des problèmes de jugement: comme les RH  et autres conseillers à l’emploi me l’ont déjà dit maintes fois: n’ayant aucune formation en psycho autre que de l’autodidactie intellectuelle et relationnelle et aucun papier cul diplôme en aide sociale, je n’ai pas de « compétences en écoute ». Ah mais vraiment ! C’est dingue ça non, ces gens qui croient toujours qu’ils peuvent faire des choses et qui ne veulent pas se mettre dans la tête que non, ils ne valent rien et c’est barre !!!!)

Alors que, d’un autre côté, il y avait moi, une mère vivant à l’époque en-dessous du seuil de pauvreté (pour celles et ceux qui veulent des précisions : en considérant le foyer, soit le barbu + moi + le gnome) au chômage depuis deux ans, et qui avait BESOIN de ce truc appelé DESS de santé publique pour que la plupart des postes auxquels elle prétendait puissent, enfin, s’ouvrir à elle.

A votre avis, pourquoi ?

La brave dadame en tailleur antisexe en flanelle était prévenante: elle m’a même révélé le pourquoi du comment : c’était de ma faute, j’aurais « du faire ce DESS avant, parce qu’il est évident qu’il faut prévoir l’évolution du marché du travail ».

Voilààààààààààààààààààààà.

CQFD :

Pour avoir du taf,

il faut connaître l’avenir.

Donc, mesdames,  Messieurs, jeunes étudiants qui passez par ici : achetez une boule de cristal et mettez-vous sérieusement à la médiumnie.

Diane de Poitiers, elle, n'aurait pas eu de problème à trouver un emploi, grâce à ses compères et leur grosse boule!

Jules Ferry’s Nightmare

Posted in Cherche présent et avenir désespérément, Des humains supra chouettes, Hors case with tags , , , , , , , , , , , on 14 septembre 2011 by violemmenthumaine


Yep, je sais, je pose une question et je n’attends pas la réponse, hop, direct, je re-ponds un article.

J’ai deux supers bonnes raisons à cela :

–          D’abord, si j’attends d’avoir des réponses pour réécrire un article, je risque de me retrouver encore une fois devant une période plus ou moins longue de non-accès au web, auquel cas seul le petit doigt d’Edison saura quand je pourrai les consulter et me remettre en conséquence de quoi à l’écriture  bloguesque, et il est certain que je serais moins dans le mood pour écrire avec toute la verve nécessaire ce petit article sur le monde merveilleux de l’Educ Nat.

En effet, si le confort accessible à Nairobi –dans les quartiers non pauvres en tous cas- est sans aucune comparaison avec toutes les autres villes africaines où j’ai habité, il s’avère quand même que l’électricité n’est pas sans interruption (le dimanche en journée c’est à pile ou face, et les 2 heures suivant les pluies par exemple, nada), que l’eau courante ne l’est pas dans toutes les pièces, et que les serveurs des fournisseurs d’accès à Internet et à la télé sont… euh…. plus que variables dans l’efficience de leurs services.

–          Ensuite, c’est que l’occasion de folie qui m’est donnée ne peut être tue !!

Rendez-vous compte ?????? L’Educ Nat répond enfin favorablement à mon appel !!!!!!

Ahhhhhhhhh, l’enseignement……

Déjà, là tout de suite là maintenant, je le dis direct histoire de : les enseignants, les vrais, les bons, je les admire grave de grave. Ceux qui font leur boulot, qui permettent aux enfants d’avoir accès au Savoir, à une culture générale, qui leur apprennent non seulement de quoi avoir ces putains de diplômes si fondamentalement utiles, mais aussi à penser par eux-mêmes, à savoir chercher les informations dont ils ont besoin, à raisonner, à comprendre ce qui se passe, à ne pas être manipulables à merci, à pouvoir rester eux-mêmes tout en s’intégrant dans le carcan social.

Vu les dernières réformes depuis une dizaine d’années, autant dire que ceux-ci sont plus que méritants. (en fait, ils sont mêmes catégorisés comme « désobéissants », ce que certains d’entre eux revendiquent d’ailleurs haut et fort).

Aujourd’hui, vouloir être enseignant, c’est soit :

–          être con. Genre : « oh ouaiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiis, la sûreté de l’emploi, un boulot trop facile et en plus des vacances de taré, je veuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuux, ça va trop être de la tarte, finger in the noze ! ». Bizarre autant qu’étrange, vu que tout le monde sait que les enseignants sont tous de gros fainéants incompétents n’est-ce pas, une proportion de plus en plus importante –depuis la dernière réforme, celle de l’année dernière, une vraie perle celle-là !!, ils dépassent même les 30 % dans certaines académies !- de nouveaux arrivants, démissionnent et abandonnent donc protection de l’emploi et vacances indécentes au bout de quelques mois),

–          soit être un être pur et au tempérament sacrificiel. C’est clair que pour vouloir, choisir d’emblée de faire un master et un concours où la probabilité de réussite est inférieure à 30 % pour obtenir un boulot où le salaire le plus élevé en fin de carrière sera inférieur à celui d’un cadre sup débutant en entreprise ; un boulot que tout le monde ou presque considérera comme enviable, et où donc tu passeras pour un geignard immobiliste et arc-bouté sur tes « privilèges » dès que tu ouvriras la bouche, même voire surtout si tu l’ouvres pour défendre non ta cause mais celle des élèves ; un boulot que tout le monde ou presque, à commencer par les parents d’élèves, considérera comme limite méprisable et en tous les cas ne comportant aucun savoir faire spécifique ; un boulot où tu sueras sang et eau dans la plupart des cas et où l’on  te demandera de faire de plus en plus de choses de plus en plus éloignées de ton mandat en moins en moins de temps comme partout ailleurs quoi, faut avoir un certain sens du sacrifice.

Mon rapport à l’enseignement a toujours été sacrément ambivalent : je ne suis pas une brebis sacrificielle, moi, mais je n’ai jamais pu envisager d’enseigner sans avoir les caractéristique de celle décrite plus haut.

En même temps, j’avais résolu le problème : toute petite déjà, quand on me demandait ce que je voulais faire quand je serai grande, je répondais : « ni maîtresse ni docteur ni militaire »….

Non, j'ai dit non!

Non merci, vraiment pas.

Putain mais non!!!! J'ai dit nooooooooooooooooooon! No, Neïn, Hapana! N.O.N.

Bon, médecin, ça c’est sûr et certain que je ne le serai pas, et militaire non plus (j’ai dépassé la date de péremption).

Pour l’enseignement c’est plus tangent….

D’abord, pendant mes études et même après (genre l’an dernier par exemple, vous vous souvenez peut-être : quand j’ai bossé trois mois ans recevoir le moindre salaire), j’ai donné des cours de soutien, en maths, en français, en anglais parfois.

Ce qui m’a permis de constater que non, vraiment non, à moins d’être foncièrement maso, je ne devais pas penser à l’enseignement. Non pas que j’ai mal fait mon job hein : tous mes élèves, sans exception, ont vu leurs notes s’améliorer de façon suffisamment saisissante pour que les parents soient tout sucre tout miel avec moi. Les élèves, de manière générale, m’avaient plutôt à la bonne. So what ? Bin c’est juste que je DETESTE CA ! Non mais vraiment.

Les deux seules fois où j’ai aimé « enseigner », c’est quand j’ai animé des ateliers en ZEP (en gros, les coins où ça ne sent pas le bonheur politico-citoyenno-économico-quoique-que-ce-soito) et plus spécialement en SEGPA (le truc fantastique qui permet de récupérer les djeunes en vraie déshérence et vraiment, vraiment en retard ; normal donc qu’il n’y en ait que… bin pas beaucoup, mais impossible de trouver le chiffre exact…. en France) d’une part, et quand j’ai animé des formations d’adultes, d’autre part. Bref, quand il y avait un truc ressemblant à un contrat même pas tacite entre les élèves et l’enseignant, où le respect réciproque, la volonté commune avaient la part belle.

Non, vraiment, je n’aime pas enseigner.

Mais en même temps, au bout de plusieurs années de chômage avec un bac + 5 en poche, quand on a un peu l’impression d’avoir tout tenté et échoué partout, bin on y pense.

J’y ai pensé.

Je me suis donc penchée sur les fantastiques modalités des concours permettant de devenir professeur de français en lycée professionnel et en établissement général (collège et lycée), d’une part, et en primaire d’autre part.

J’ai vite compris que je n’aurais jamais le niveau pour les CAPES, et encore moins pour les CAPEP.

Parce que, pour être prof de français, même en passant le « CAPES lettres modernes » au lieu du « lettre classiques », il faut passer une épreuve de vieux français (celui parlé au Moyen Age). Bon, OK, pas une épreuve à part entière, seulement une partie de la dite épreuve. 7 points hein quand même.

Quand au CAPLP, le concours permettant d’être professeur en lycée professionnel…. Hé bin, je ne sais pour quelle obscure raison même si j’ai bien une idée reflétant tout le mépris consubstantiel qu’ont nos élites pour les métiers manuels et pour les enseignants, on n’est pas prof de X en lycée professionnel, mais toujours prof de X et Y. Par exemple, si vous voulez enseigner le français en LEP, bin vous devez passer un double concours, de français et d’histoire-géo, soit de français et de langues vivantes. Et à la fin, vous serez aussi bien prof de français que d’histoire-géo/langue vivante. (C’est la même chose pour les maths et la physique).

Donc, quoique le statut et la reconnaissance sociale accordée à un prof de lycée pro soit encore plus médiocre que ceux d’un prof de collège ou de lycée général, le concours est pourtant deux fois plus difficile et demande deux fois plus de compétences. Logique. (par contre, tu seras pas deux fois pus payé hein. Faut pas déconner, t’as cru que c’était la teuf à galazouïnda toi non mais ho!)

Poussée au derche par ma doulce mater (qui connaît bien le truc), je me suis donc penchée sur le concours pour enseigner en primaire, celui de professeur des écoles, gardant à l’esprit qu’après deux ans de bons et loyaux services, je pourrai passer le concours pour être prof en SEGPA (hé oui, les profs de SEGPA sont tous d’anciens enseignants de primaire).

L’an dernier.

L’année de cette fantastique réforme de merde.

J’ai commencé par vraiment bosser, pendant un mois. Puis j’ai appris les tenants et les aboutissants, qui faisaient que, même si j’arrivais major du concours au niveau national, je ne l’aurai pas, ce qui fait que j’ai évidemment laissé tomber la préparation.

  1.  [ Hein, quoi ? Ouvrons une parenthèse. Outre les tenants et aboutissants de la réforme en elle-même que presque tout le monde connaît –le fait de devoir être en master, voir l’avoir déjà, pour pouvoir s’inscrire au concours, le fait de mettre fin aux IUFM et de mettre direct les brillants lauréats des concours de primaire et de secondaire directement devant des élèves sans leur avoir jamais appris quoi que ce soit sur le fait d’enseigner, le tout sous la tutelle bienveillante d’un « tutorat » d’ancien, tutorat non rémunéré et basé sur le volontariat….. Lol-, outre cela, donc, les pré-requis au passage du concours de professeur des écoles ont changé. Désormais, il faut avoir :

1)      Le brevet de secourisme (-qui ne s’appelle plus comme ça mais PSC 1
2)      Une attestation de natation
3)      Un truc –bidule en langue, en l’occurrence le CLES 2
4)      Un machin-chose en informatique, en l’occurrence le C2i2c.

                   Si vous êtes admissible, que vous passez donc votre oral, mais que le jour dit dit oral vous ne pouvez justifier     des 4 papiers justifiant des 4 « diplômes » sus-cités, vous l’avez dans le cul.

Vu que les enseignants de primaire (encore plus brebis sacrificielles que les autres ceux-là) sont en permanence responsables de la sécurité des Calvin et Hobbes de leurs classes, que, d’après les programmes et ce depuis des années déjà, ils doivent enseigner la natation aux élèves de CE1, une langue vivante étrangère dès le CP et assurer une initiation à l’informatique permettant aux élèves de passer brillamment l’épreuve ad hoc sans laquelle ils ne peuvent obtenir le brevet des collèges (ça s’appelle le B2i, et ô délices des incohérences administratives, il se trouve que je l’ai déjà fait passé à des collégiens), la nécessité d’avoir ces 4 « diplômes » semble relativement évidente et logique.

Oui.

Sauf que.

Le PSC 1 et l’attestation de natation, ça, pas de problème, n’importe qui peut les passer n’importe où en France : il suffit qu’il ou elle ait à disposition une piscine communale et une antenne de la Croix Rouge pour ce faire. (Je les ai donc passés, ce que je ne regrette pas, c’est toujours utile).

Pour les deux autres, là, par contre, cela se compliquait. Avertissement aux allergiques à Kafka, c’est du lourd !

  • Le CLES 2 : il ne suffit pas de passer un examen quand vous voulez où vous voulez, non. Seules 8 UFR en France font passer ce diplôme

Vous remarquerez que si vous l’avez grave dans l’os si vous habitez dans le sud-ouest hein : on ne peut pas tout avoir, l’accent et la cuisine à la graisse de canard et la possibilité de passer une attestation en langues. CQFD.

 Pour le passer, comme pour n’importe quelle UV de n’importe quelle fac, il faut s’inscrire, en gros, un an à l’avance. J’avais évidemment contacté la responsable de l’UFR concernée la plus proche de chez moi (vive la région parisienne !: il y en avait une, à Marne-la-Vallée, parce que la Vérité est dans les oreilles de Mickey.), qui, bien sûr, en m’a jamais répondu.

  • Le sublime et incontournable « C2i2e ». Figurez-vous que ce « diplôme », ou plutôt cette attestation n’était l’an dernier accessible que via un seul biais : l’IUFM. … … … Comprenez que ce bout de papier n’était donné qu’aux élèves de l’IUFM ; cette même IUFM qui avait été fermée et déclarée non grata un mois avant. (Bon, depuis visiblement, ça s’est amélioré : maintenant, on peut le passer en candidat libre mais cela ne semble toujours pas accessible dans toutes les régions de France.)

Attendez !!!!!!!!!!!! Ce n’est pas fini ! Ces magnifiques et pas du tout ubuesques changements dans les pré-requis ont été pondus par bulletin officiel….. fin juillet 2010, soit 10 jours avant l’échéance mettant fin à la possibilité de s’inscrire à la cession des concours concernés, qui, d’ailleurs, est passée cette année là sans tambour ni trompette, pour la première fois de l’histoire de la 5ème République et définitivement jusqu’à preuve du contraire, au mois de septembre plutôt qu’au mois de juin.

Ah ouais quand même hein….. ]

Oui je sais, la parenthèse était longue.

Cela dit, ces caractéristiques kafkaïennes ont quand même fait un peu de bruit, et, grâce aux syndicats qui se sont bougés efficacement le boule pour une fois, ces modifications des pré-requis ont été repoussées à la cession ultérieure.

Chose que j’ai apprise 2 jours avant le concours, donc un peu tard pour remettre efficacement mon aiguille à l’ouvrage.

Je me suis donc dit : « youpie, allons passer ce concours tranquille pépouze, sans enjeu derrière et sans pression, cela me permettra de voir un peu de quoi il retourne et quelles sont les grilles de notation. » Surtout que la pression, cette semaine là, je l’avais un peu sur autre chose, même que je me suis vautrée. Mais bon.

Donc, tranquille comme Baptiste, je me suis rendue à ce marathon (2 épreuves de 5 heures, au lieu de 4 épreuves de 4 heures auparavant, mais avec les mêmes épreuves. Normal.Encore une truc logique. Non?) histoire de.

Je ne m’attendais pas à avoir la moyenne, je n’espérais pas quoi que ce soit.

Par contre, tombant sur un sujet en histoire que je connaissais sur le bout des doigts pour l’avoir choisi en option préférentielle durant mon DEUG d’histoire, d’une part, et ayant justement bossé l’épreuve de français, je me suis dit en sortant qu’à celle-là, d’épreuve, j’aurais au moins 12 si ce n’est plus : en gros, faire un texte de synthèse en construisant une problématique, j’ai fait un peu que ça durant 7 ans, suffisamment bien pour avoir été publiée plusieurs fois, et la grammaire et ce genre de truc, c’est un peu ma copine grâce à mes années de linguistique voyez.

Pour l’épreuve de maths-physiques-bio, je ne me suis pas foulée : j’ai griffonné deux-trois trucs en physique et en bio, et me suis contentée de faire un exercice sur les six de l’épreuve de maths. 1/ 6.

Et puis j’ai consulté les notes quand le temps fut venu.

Pas reçue : jusque là, rien que de très normal.

Quand il s’avéra, par contre, d’une part, que  j’avais 4 (QUATRE !!!!!) à l’épreuve de français-histoire-géo, mais que d’autre part j’avais 9 en maths/physique/bio(sur les 12 points correspondant au barème de ce sur quoi je n’avais pas rendu feuille blanche hein. Soit l’équivalent de 15 / 20…. !!!!!!), j’ai… ; En fait, j’ai explosé de rire.

Puis je me suis dit ……

que, vue l’absence totale de cohérence dans la notation, vu le besoin criant de se conformer non à une justesse de réponse, d’analyse ou de connaissance ou encore de répondre à une cohérence didactique, mais bien de rentrer dans un moule étrange venu d’ailleurs, je pouvais:

– soit bosser comme une tarée en mettant de côté toutes mes compétences et savoirs pour espérer, peut-être, réussir le concours pour un métier que j’abhorre,

– ou bien laisser tomber.

Dont acte.

Cela dit, l’inactivité et la dèche étant les soucis permanents de tout vrai CDI*, d’une part;

et ayant vraiment apprécié  de bosser dans le collège pourri au fin fond de la jungle urbaine défavorisée, d’autre part,

j’ai suivi les conseils du proviseur du dit établissement : je me suis inscrite sur les registres des trois rectorats de la région parisienne, postulant aussi bien aux postes de pionne (euh, pardon, « d’assistant d’éducation ») que d’assistant pédagogique (des pions en version améliorée : tu participes à des projets pédagogiques, tu fais ce que les profs ne veulent pas ou n’ont pas le temps de faire : faire passer les attestations routières, le B2i, etc) et de prof de français ou d’histoire-géo vacataire, et cochant bien scrupurleusement la case « accepte de bosser en ZEP » à chaque fois. (oui oui, cette case existe. For real.)

Il y a 4 ans et demi de cela.

Prof vacataire ?

Hé oui : si jamais vous n’êtes pas au courant, sachez que l’Education Nationale, comme tous les ministères, engage de moins en moins. Les concours sont donc de plus en plus fermés. Seulement :

  1. Les classes sont surchargées et dépassent dans beaucoup de circonspections les nombres reconnus maximums par le même Ministère.
  2. Comme je l’ai dit plus haut, de plus en plus de profs démissionnent.

Résultat : l’Etat embauche à foison des vacataires, c’est-à-dire des gens n’ayant pas le concours et souvent pas même le niveau d’études minimum requis pour les dits concours (on embauche à partir du « niveau licence » !). Théoriquement, ceux-ci ne peuvent travailler plus de 200 heures, au terme desquelles le faux prof, théoriquement du moins, est viré manu militari, même si elle/il se débrouille comme un chef, avec l’impossibilité » statutaire de retravailler au même poste. C’est cool les vacataires, parce que ça n’a pas de congés payés, alors même si c’est payé pareil qu’un vrai prof avec le vrai niveau et la vraie formation (du temps où il y en avait vaguement une), ça coûte moins cher.

Vues mes expériences diverses et variées, je me suis dit que ça pourrait le faire….

4 ans et demi de candidatures répétées, donc, sachant qu’il faut évidemment réactualiser sa candidature chaque année.

A partir de la seconde année, j’ai, en plus de l’inscription en ligne sur les sites ad hoc (les SIATEN) des rectorats, envoyé CV et lettre de motive aux trois recteurs des académies de la région parisienne, ainsi qu’à pas moins de 60 directeurs d’établissements.

Ai-je eu des propositions ???

Que nenni.

Le pire, c’est qu’en fait, si.

Pourquoi le pire, hein?

Voilà pourquoi: en quatre ans et demi, j’ai eu deux propositions de poste..

La première pour bosser juste à côté de chez moi, en pionne de base : couillon, j’étais à Kinshasa et venais de signer pour un vrai boulot. (je n’avais pas réactualiser mes candidatures depuis l’année d’avant. Donc normalement, j’aurais du être effacée des listes.)

Rebelote en rentrant. Dernière série d’envoi de candidatures, juin 2010 (soit il y a plus d’un an, hein). Pas une seule réponse. Je laisse donc tout bien tomber, et , cette année, me barrant sous l’équateur (et pourtant, je peux vous dire qu’on se pèle sous l’équateur, vu que Nairobi c’est un peu à 1 600 mètres. M’enfin bon.)

Et là, la semaine dernière: mon téléphone français sonne. Vu que je ne l’ai gardé que pour raisons administratives et pour urgences familiales genre mort and co, je m’inquiète un peu.

Il n’y avait pas de quoi : Alléluïa, dansons la bourrée auvergnate pour bine marquer la joie qui nous étreint:

On me propose un poste de prof d’histoire-géo.

Alors que, cette rentrée évidemment, je n’ai pas renouvelé mes candidatures, vu que je suis un peu à l’autre bout du monde.

Voilà.

4 ans et demi, 180 candidatures envoyées ;

2 propositions de poste,

à chaque fois une fois que ma candidature n’est plus officiellement valable,

d’une part,

et à chaque fois une fois que je suis installée en Afrique, d’autre part.

J’ai vraiment du faire des sales trucs dans mes vies antérieures.

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