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Beurre rance pour Hortense

Posted in Cherche présent et avenir désespérément, Kenya, XX et XY with tags , , , , , , , , on 6 mars 2013 by violemmenthumaine

 

L’être humain n’est jamais content.

D’aucuns diront que c’est son insatisfaction permanente qui le fait créer, inventer, questionner et progresser.

D’autres que la sagesse, ou du moins la recette du bonheur (vous savez, celles et ceux qui vous balancent via email ou mur face de bouc de sublimes présentations powerpoint sur fond de musique classique ou folklorique pour vous expliquer le sens de la vie) consiste justement à ne pas vouloir ce que l’on a pas (ou alors si, mais d’abord de vous aimer vous, ce qui automatiquement vous mènera à obtenir ce que vous voulez, parce que le monde est une grosse meringue douce et tout et tout, en fait, pour ceux qui ont atteint le niveau supérieur de conscience blablabla blablabla)

Vu que je ne suis pas adepte des powerpoint sus-mentionnés (le sucré mystico-scout à deux balles me donne des gaz et ce n’est pas poli pour le voisins), et que je suis humaine (si si, les médecins sont formels), je ne suis jamais contente. CQFD.

Plus exactement, je commence à regretter plus que beaucoup l’une des réalités sociales qui m’a rendue si heureuse de quitter notre cher Hexagone.

Et oui : en France, quand vous êtes au chomedu, pire encore depuis longtemps ou de manière récurrente, vous avez quotidiennement à affronter au mieux l’indifférence la plus ostensible (cette délicieuse impression d’être invisible dans les soirées une fois passées les deux-trois phrases de présentation), au pire à vous justifier, avec humilité et auto-flagellation, de demeurer un rebus de la société, ou bien encore, entre les deux, à écouter avec émerveillement une foultitude de conseils plus demeurés les uns que les autres pour vous sortir de cette indignité.

Au mieux l’on vous plaint, au pire on vous explique que c’est à cause de personnes comme vous que le Monde et la France en particulier vont à veau-leau ma Bonne Dame, et que c’est une honte, vous devriez vous bougez le fion que diable.

[ Un jour j’écrirai un ou deux articles sur cette question fascinante de la vie sociale du CDI* dans notre beau pays.]

Ici, au Kenya

(comme d’ailleurs ailleurs un peu partout en dehors des pays européens),

ce n’est pas le cas.

En tous cas si vous êtes une femme, évidemment.

Dans les rares cas où c’est le composant masculin d’un couple qui suit sa donzelle et n’a pas de boulot, ce n’est pas rose. Dans la tête du valeureux mâle d’abord (dingue la proportion d’alcoolique au bout de quelques mois de chômage chez les êtres humains mâles….), et dans sa vie sociale ensuite. Là, c’est clair, France/Kenya, même combat.

Mais si vous êtes une femme…..

Si vous êtes une femme, que vous soyez Blanche, Noire ou verte à petits pois violets, votre rôle unique et admirable est d’être une Femme Au Foyer.

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On vous l’assène environ une fois toutes les cinq minutes, ce quelque soit le style de votre interlocutrice/eur.

Votre épanouissement, votre valeur, votre identité passe par vos enfants, votre maison, vos enfants, votre mari, vos enfants et puis aussi vos enfants.

Ahhhhhhhhhhhh, l'enfant, seule source de bonheur pour la Femme. No comment.

Ahhhhhhhhhhhh, l’Enfant, ce trésor ineffable, seule source de bonheur pour la Femme. No comment.

Votre investissement maternel est d’ailleurs majoritairement centré sur vos capacités nourricières, pas sur le temps que vous passez à faire quelque chose avec votre progéniture : vos chauffeurs, vos nounous, l’école et parfois le prof particulier s’en chargent pour vous merci, ce,  que vous soyez plutôt charentaises petit doigt levé ou bimbo de boîte de nuit à manucure et coupe de veuch renouvelées au minimum une fois par semaine.

Attention : contrairement au ton de mes affirmations précédentes, je n’ai pas grand-chose à y redire, si c’est le choix de ces dames, un choix réel et revendiqué, no soucy Mc Fly, chacun sa vie tout ça tout ça.

Non, ce qui me saoule, ce qui m’asticote les glandes, me donne envie de hurler à la Lune et de foutre des pains à la volée, c’est que penser autre chose, vouloir autre chose, vous met, me met dans une espèce de bulle de décontamination un peu purulente, me place dans un espace où je n’ai pas le droit d’exister.

Il existe bien sûr des Femmes qui travaillent, ici comme ailleurs (heureusement putain de diou !). On les tolère, même si, au détour des conversations, on condamne leur manquement à Leur Rôle de Mère ou les plaint gentiment de ne pouvoir profiter plus de la chair de leur chair.

Ainsi, les deux fois où j’ai réussi à tafer ici, j’ai eu droit à de petites réflexions, ou plutôt des questions insidieuses telles que « -mais ça ne te met pas un peu mal à l’aise ? … Je veux dire, par rapport à ton fils quand même… ».

Jt presentateur y a un truc ki cloche

La tête que j’ai faite à peu de choses près en entendant les dites remarques…

Quand tu ne travailles pas, et que 1) tu cherches à bosser, et 2) tu te plains de ne pas tafer, hé bien…

D’abord, personne ne t’écoute.

Les hommes, ainsi que les femmes qui bossent, une fois avisés du fait que tu n’appartiens pas à la confrérie des Travailleurs, ne t’adressent plus la parole : tu fais partie des pots de fleurs. C’est charmant les pots de fleur, ça se regarde avec admiration ou/et concupiscence, mais on ne discute pas avec. Si, en plus de ça, tu ne passes pas ton temps à lustrer tes pétales (ce qui implique, outre le fait d’en avoir envie, d’avoir le temps et l’argent pour ce faire, ce qui n’est pas mon cas), tu disparais dans les limbes de l’être humain hors case.

****

Tes congénères, aka les femmes-au-foyer-fières-de-l’être, te parleront un peu. Le problème sera alors de réussir à feinter : si si si, tu es intéressée par leur conversation de haut vol sur l’art, la politique ou la théologie. Sauf qu’en fait, on ne parle de rien de tout ça. On parle maison, finances et enfants.

Alors tu feintes. Tu as du mal cependant : tu as du mal à t’intéresser plus de cinq minutes à la conversation.

A partir du moment où tu as une ou deux « copines », que tu te fais exclusivement par le biais de ta/tes charmantes tête/s blonde/brune, vient évidement le moment où l’on te demande comment tu vas. Comme partout ailleurs, ce n’est pas vraiment une question, mais tu as du mal à passer sous silence ad vitam eternam le fait que non, tu ne vas pas bien parce que, pour toi, réfléchir, agir, participer à la société, bref, TRAVAILLER, est un pré-requis au sentiment d’exister.

Exprimer le fait que tu t’emmerdes, grave, que le fait de cuisiner/faire les courses/amener-et-rechercher ton gnome à l’école ne suffit pas à remplir tes journées et que tu as l’impression d’être juste un gros vide, c’est juste….

Il n’y a pas de place pour cela. Pas d’espace pour le dire. Parce qu’il n’y a pas d’oreilles pour l’entendre. Il n’y a pas de possibilité d’énonciation : une femme à qui pose un problème de ne pas travailler, c’est juste inconcevable, genre illogique :

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Hein, quoi, « elle » veut travailler ?…. La faille logique est béante, il n’y a qu’une solution: ce n’est pas une femme!

Tellement inconcevable que si tu persistes même timidement à verbaliser ce genre de sentiment « anti-naturel », on t’évitera de plus en plus ostensiblement.

Et si tu as la chance d’avoir une vraie relation avec quelqu’un, ce sera, en fait, encore pire. Car ton ami/e voudra te convaincre, t’expliquer qu’en fait, tu es heureuse, tu es même chanceuse, et que siiiiiiii bien sûr tu es utile et merveilleuse car tu as un homme et un fils, que tu t’occupes d’eux et que ça, ma bonne dame, c’est merveilleux non ?? Que vouloir à tout prix travailler est, au choix ou tout à la fois : égoïste, voire indécent ; que tu veux « rentrer dans le système et que tu devrais profiter de ton bonheur plutôt que de vouloir à tout prix gagner de l’argent » (????) ; que l’amour et la famille sont bien au-dessus de n’importe quelle activité ; que tu « devrais en profiter ».

Alors tu fais ça :

castle fore d ecouter blase inutile

Expliquer que toi, tu veux un peu de transcendance (c’est pas beau de dire des gros mots)? Que dépendre d’un autre, qu’il s’agisse de ton compagnon ou de n’importe qui d’autre, te fait sentir une enfant/une merde/une pute ? Que les mois d’inactivité te donnent l’impression que ton cerveau se liquéfie… :

Oublie.

Pour parler d’autre chose, tu lances une discussion. Sur n’importe quoi : la démission de Benoît, le mariage pour tous, la mort de Chavez, les élections kenyanes, le mouvement hip hop, la physique atomique, la littérature américaine et sa tendance dépressive, les jeux vidéos ou l’évolution des superhéros depuis qu’Hollywood en a fait son sujet de scenar favori…

Tu peux ratisser aussi large que tu veux, tenter le philosophique, le politique, le culturel, le scientifique, le gros geek : tu seras toujours toute seule et tu créeras autour de toi un halo de rejet et d’ennui à mi-chemin entre la peur et le mépris.

Alors oui, c’est clair qu’au début, en arrivant, après des mois et des années à te faire expliquer que tu n’es qu’une grosse sangsue irresponsable parce que tu es CDI*, tu as cru dégotter ton beurre. Mais au bout d’un an et demi, le beurre a ranci un peu beaucoup passionnément à la folie…..

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A ce niveau là pas de moyen de trouver un titre Oo

Posted in Act up!, Cherche présent et avenir désespérément, Mensonges et plus si affinités with tags , , , , , , on 31 janvier 2013 by violemmenthumaine

 

Whaou.

Parfois, surfer sur le Net peut foutre un sacré coup de bambou.

J’ai beau pencher plus du côté de Cioran que de Rousseau, je persiste à croire en un minimum d’intelligence, d’empathie, voire même de grandeur d’âme dans l’espèce humaine. Ça m’aide à vivre comme dirait l’autre.

Et puis je tombe sur ÇA. Bien sûr, comme d’hab, on ignore les tenants et les aboutissants des enquêtes, simplement introuvables en ligne. Bien sûr encore et toujours, on se dit que les difficultés de tout un chacun font que tout le monde se replie sur lui-même.

Mais quand-même.

Je passe sur les odeurs brunâtres et racistes, l’appel même pas voilé à un semblant de dictature, le fait de ne pas s’interroger sur l’intervention française au Mali parce que la guerre, désormais, dans les medias occidentaux, c’est pour tout dire cool et choupi. Je passe aussi sur l’homophobie galopante qui fait les unes des journaux en France depuis plusieurs mois : on va dire que moi aussi je suis égoïste, na.

Je vais donc encore et toujours parler de chômage.

D’après le Point et surtout d’après l’enquête Ipsos (ou Cevipof, l’article n’est pas très clair sur les sources hein, pourquoi se fatiguer à faire un vrai boulot de journalisme ?), 56% DES FRANÇAIS PENSENT QUE LES CHOMEURS POURRAIENT TROUVER DU TRAVAIL S’ILS LE VOULAIENT VRAIMENT.

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Salops de pauvres ! Tires-au-flanc !

Il y aurait donc environ 10% de la population active française aujourd’hui, soit plus de 3 millions et demi de personnes, qui, en fait, se tourneraient grave les pouces en aspirant le sang/la thune des valeureux contribuables.

Je ne serais donc qu’une vile sangsue, comme tout bon CDI* qui se respecte.

J’adorerais ne pas pouvoir offrir de vacances à mon gnome, ne plus avoir de sécu depuis 2 ans, dépendre intégralement d’autrui, avoir l’impression d’être un immonde tas de merde et tout ça….

aaaarg ok cool

OK.

QUI sont ces 56% de français ? Non, mais vraiment, j’aimerais bien savoir. Plus d’une personne sur deux.

56%.  J’aimerais connaître leur monde, où doit régner une justice immanente et transcendantale tout à la fois, les riches ne l’étant qu’à la sueur de leur front, les malades que parce qu’ils ont fait n’importe quoi dans leur vie, les victimes diverses et variées que parce qu’elles le veulent bien, les prisons remplies de gens uniquement menés par leur nature vile et perverse mais pas parce qu’ils n’ont pas eu la force de dire non aux facilités du délit, les gens libres que parce qu’ils n’ont rien à se reprocher, bref, un monde Bisounours où caracolent les licornes et coulent des fontaines de lait.

A part celle du Korova Milk bar peut-être.....

A part celle du Korova Milk bar peut-être…..

Ouais.

Je leur dirais bien de lire mon blog, en entier, ou encore de se pencher sur celui-ci, où chaque article souligne combien c’est juste un grosse tartine de merde, le monde du travail, aujourd’hui, en France (et ailleurs).

J’hallucine et psychotrope de voir combien … « on » est con.

Pénélope a le bourdon

Posted in Cherche présent et avenir désespérément with tags , , , , , , on 17 janvier 2013 by violemmenthumaine

Il est temps ô Inconnus/es, de retourner à mes moutons :

le chômage et ses joies ineffables…

Car changer de pays comme mézigue ou d’année comme le péquin lambda ne change rien à l’affaire, le taf est toujours aussi réfractaire à se placer sur ma ligne de vie, comme dirait ma roumaine préférée Carmen (toujours en vie, avec ses deux filles, dont l’aînée est enfin scolarisée, youpie !! … Et non, Carmen n’est pas connectée, je suis juste passée par mon chez-moi français pour les Fêtes, histoire de réaliser qu’il ne fait si pas chaud que ça à Nairobi).

Pour parler de quoi te diras-tu in petto mon Inconnue/u préférée/é, pensant que j’ai déjà fait le tour du sujet ? [Parenthèse : ouh làààààààààààààà non, je n’ai pas fait le tour, loin de là. Juste que j’ai eu un peu de mal ces derniers temps à pérorer sur la question en gardant un ton funky winky]

Parmi les extraordinairement gratifiantes activités qui font le quasi quotidien du CDI*, arrive dans le top 3 la confection sans cesse renouvelée de CV, aussi joliment appelé « parcours de vie professionnel » ou bien encore « resume » pour les anglophones (mais pas tous).

En un mot, écrire son CV quand on est CDI*, c’est un peu faire le « vis ma vie  de Pénélope à la con ».

Vous avez sans doute, si vous avez approché un jour ou l’autre le statut de CDI*, eu droit à ce magnifique stage de chez Paul afin « d’apprendre à faire un CV », ou, avec un peu de chance, êtes passé par la case bilan de compétence durant lequel, ô miracle, vous avez transformé votre CV en un truc où vous dîtes la même chose mais avec d’autres mots et un bon sens de la mégalo et une touche de « manipulation communicante ».

Ecrire son CV.

Sujet quasiment aussi populaire que le porno sur le web (quasiment seulement hein, faut pas déconner non plus), et dans la vie en général : au bahut d’abord (ouais, je me souviens de cette séance, non moins fascinante et utile que toutes les autres, avec la conseillère d’orientation, où une trentaine d’adolescents plus obsédés par leur poussée d’hormones que par leur futur professionnel, ont « appris » à faire leur CV), puis après, surtout, auprès des innombrables vautours marinant autour de Chez Paul, et bien sûr sur la myriade de sites internet qui vous expliquent comment écrire le dit CV afin d’être retenu par les gardes chiourmes du Monde du Travail, ces si mésestimés RH.

Certains vous disent qu’il faut mettre une photo, d’autres surtout pas.

Certains insistent sur le fait qu’il ne faut pas que le CV dépasse une page, d’autres deux, d’autres s’en foutent comme de l’an 40.

Certains insistent sur la mise en page, l’originalité. C’est d’ailleurs l’essentiel du fond de commerce des sites aidant à la recherche d’emploi : tout le monde sait bien que faire une vidéo ou un CV-xcel/powerpoint/page html/recherche google, c’est bien LE sésame absolu pour dégotter un job quand tu veux être… n’importe quoi hors métiers de la comm oud du graphisme (ou, peut-être, certains postes en informatique)

Comme, malgré mes efforts, j’ai lamentablement échoué à trouver des illustrations choucardes pour illustrer à d’autres moments ce fabuleux article de mon non moins fabuleux blog (l’une de mes résolutions pour la nouvelle année : ne pas attendre que l’on me fasse des compliments mais me les servir moi-même avec assez de verve car si je peux toujours permettre qu’un autre me les serve, je vais finir par prendre racine figée dans l’attente), hé bien, là, Inconnu/e, je te les sers en vrac.

Parce que des exemples de CV vidéos, ou de « démarches de CV » « originales » (parce c’est clair que non non, il ne faut pas être désespéré pour mettre un pseudo CV accroché à son balcon, non non, ça c’est être « réactif » et/ou « inventif »), y’en a en veux-tu en voilà. Genre si tu tapes « CV vidéos » sur youtube, tu trouveras quand même 358 000 réponses (alors que si tu tapes « droit de la guerre », tu obtiens 7 610 réponses. De l’ordre des priorités…)

Voici mon top 5 perso de CV videos plus deux-trois CV rigolos que c’est pile poile ce qu’il faut si tu veux être assistante sociale/flic/plombier/analyste financier-politique-économique ou à peu près n’importe quel type de boulot, tant parce qu’il y en qui dépotent grave que parce que, pour certains non en fait pour tous vu que MOI je ne fais pas de communication/design/informatique , l’immédiate réaction est de se dire « mais What The Fuck »????!!!

Le CV Google, ultra efficace pour être retenu à un poste d'expert comptable par exemple...

Le CV Google, ultra efficace pour être retenu à un poste d’expert comptable par exemple…

Comment ça à part pour bosser dans la mode ce type de CV indique juste un narcissisme proche du délire???? .... Tsss, tant de mauvais foi laisse pantois moi je dis....

Comment ça à part pour bosser dans la mode ce type de CV indique juste un narcissisme proche du délire???? …. Tsss, tant de mauvais foi laisse pantois moi je dis….

Comment ça ça ressemble foutrement à un "trip advisor" sur le mur d'un pote un peu vide sur face de bouc? Meuuuuuuuuuuuuuu non, puisqu'on vous dit que c'est fascinant!

Comment ça ça ressemble foutrement à un « trip advisor » sur le mur d’un pote un peu vide sur face de bouc? Meuuuuuuuuuuuuuu non, puisqu’on vous dit que c’est fascinant!

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…. Vu que je suis une grosse truffe (ou que daily motion c’est caca boudin au choix, biscotte normalement quand tu lis « intégrer le code », et que tu copies la ligne, bin ça marche), je n’ai pas réussi à intégrer direct celui-ci, je le mets donc en lien:

Projet – Vidéo Dailymotion.

Sans oublier le « premier » à avoir tenté l’expérience-qui-concerne-tout-le-monde du CV video, j’ai nommé Nicolas Catard et son fantastique accent anglais 😉 (encore daily motion, donc encore en lien plutôt qu’intégrer direct dans le corps de l’article. Toutes mes confuses):

Stivostin – Je Veux Travailler – Vidéo Dailymotion.

Lui, au moins, avait trouvé du taf après:

Stivostin – « J’ai trouvé un job » – Vidéo Dailymotion.

***

Un peu de sérieux, cessons de nous gausser de ces valeureux créatifs à qui ces sursauts d’invention auront à coup sur donné une carrière en or et revenons aux conseils avisés des vieux loups de mer de l’emploi:

Certains te disent que le truc qui tue, c’est de faire un CV « compétences ».

Certains insistent sur le fait qu’il ne faut pas indiquer votre âge, votre statut marital, voire votre nom. D’autres disent exactement le contraire. D’autres encore  te laissent décider ce qui est « essentiel » ou non sur la question.

Certains vous disent qu’il faut indiquer précisément les dates de vos contrats, d’autres que lister vos expériences par année c’est plus choupi.

….

Bref,

au final, à part être certain qu’il ne faut pas faire de fote d’ortaugraffe, qu’il est déconseillé d’envoyer une candidature à plusieurs employeurs en copie carbone ou de chougner en pleurnichant que le monde est triste  et qu’il n’est pas séant d’y indiquer vos positions sexuelles préférées (quoique hein, dans la série CV-qui-concerne-l’ensemble-de-la-population-active, la chose puisse être d’ordre essentiel si tu veux te lancer dans le porno, non?), vous êtes encore plus perdus après avoir suivi vos stages et dévoré vos pages Internet qu’auparavant.

***

Jeune padawan,

si tu attends de moi ici que je te donne

La Solution Définitive,

tu l’as dans l’os et encore un loooooooooooooong chemin pour maîtriser la Force !

Parce que

ce que personne ne te dit jamais

(en tous cas ne m’a dit à moi),

c’est ….

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1)                 D’abord, qu’à moins d’avoir le cul bordé de nouilles et donc de postuler toujours pour le même type de boulot (celui que tu veux quoi), tu ne dois pas « écrire TON CV », mais bien écrire UN CV pour chaque poste ou presque : il est plutôt non recommandé d’indiquer ton triple doctorat quand tu postules pour être caissière ou tes expériences artistiques pour un poste de responsable financier.

Cette vérité absolue a plusieurs conséquences choucardes : bin vi, quand tu as un « parcours atypique » ( car vouloir bosser pour avoir de quoi becqueter ou être capable de faire des trucs différents, et donc prendre le premier job qui veut bien de toi, c’est atypique en cette période de vaches maigres pour tout un chacun sauf les banquiers, tout le monde le sait bien hein), si tu enlèves toutes les expériences qui correspondent peu, ou pas du tout, au profil de poste que tu convoites, tu te retrouves avec de sacrées pages de vide surtout si tu as déjà du mal à trouver du travail même en étant prête à faire à peu près n’importe quoi.

Pour pallier à cela bin… Perso, je n’ai trouvé que ne pas faire de CV chronologique, ce qui a ses limites je veux bien le reconnaître, comme la fin de cet article l’illustrera ô combien brillamment.

La solution à ce petit problème n’est pas de joindre à ta candidature une lettre où tu expliques ton parcours et ô combien en fait il est cohérent car humain (non non, je ne rigole pas, c’est le conseil auquel j’ai eu droit lors d’une formation obligatoire de Chez Paul hein. Ça ne s’invente pas un truc pareil !), mais plutôt de confectionner des CV différents qui te serviront de canevas de base pour chaque type de poste que tu envisages de choper.

Pour moi par exemple, j’en ai 3 : postes non-qualifiés, éducation/enseignement, HP*, recherche, sans compter un CV créatif que j’ai re-pondu l’an dernier à la demande de Tarantinette (et dediou, ça m’a fait bizarre pas dans le bon sens du terme hein : un peu comme si on demandait à la 3ème réincarnation d’Untel, actuellement vivant sous la forme d’un cafard, de se remémorer qu’il avait été dans une vie antérieure un paon. Passons).

Mais même en ayant un CV tout prêt à envoyer, le restructurer à chaque fois tu devras jeune padawan. Car, au moins dans l’HP* mais également pour la plupart des postes un peu qualifiés, le profil de poste indiqué sur l’annonce d’offre de poste, que tu auras dégottée avec le sentiment stupide de libération hystérique qui caractérise le CDI* aguerri quand il/elle en trouve une, sera tellement précis, qu’à moins d’avoir déjà rempli exactement le même poste avant, tu devras changer deux ou trois trucs pour mettre en avant pourquoi oui mais bien sûr toi, tu corresponds pile poil au candidat idéal.

Point ne devras inventer des expériences que tu n’as pas ou jeter à la poubelle ton précieux CV-canevas, non, mais tu devras donner des indications sur une expérience ou une autre, enlever telle autre indication, restructurer la liste de tes expériences pour montrer que tel type de boulot est plus essentiel dans ton « parcours » que les autres, et donc, encore une fois, que tu es le top du top des candidats pour ce poste.

Long moment de méditation transcendantale et égotique tu pratiqueras avant de ce faire, mon enfant, car très déstabilisant cet exercice peut se révéler être. Mais si toi le faire à chaque fois, toi deviendras sous peu jedi de la re-création de CV….

Ta Route est encore longue et parsemée d'embûches jeune freluquet.

Ta Route est encore longue et parsemée d’embûches jeune freluquet. Mais sache qu’un jour, toi aussi tu Sauras et The bon CV chaque fois tu pondras. Amen

2)                 Deuxième vérité absolue qu’aucun de ces Grands Sages du Marché du Travail ne te dévoile jamais, c’est que « la bonne forme de CV », c’est une putain de loterie. Que chaque boîte, parfois chaque poste, attend de toi que tu écrives ton putain de CV d’une manière différente, et que, soyons clairs, il n’y a aucun moyen à part d’être dans les petits papiers du RH concerné (et encore, il arrive que la décision finale ne relève pas du/e la RH mais du responsable hiérarchique) pour que tu saches laquelle te permettra de décrocher le putain de Saint Graal que tu appelles de tes vœux.

Pourtant, dans l’HP*, c’est moins prise de tête que dans d’autres secteurs professionnels, car de nombreux employeurs (dont les Nations Unies, les bailleurs, mais aussi certaines ONGs) ont des formats tout fait pour ce faire. Cela n’empêche qu’à chaque fois que tu postule auprès d’une organisation pour la première fois, il faut tout recommencer depuis le début. Prévoir au moins une heure et demi à chaque fois. (et bien sûr on ne parle ici que du CV. Pas du reste)

Au bout de quelques années à pratiquer la chose, tu te dis que ralass, tu maîtrises le truc à l’aise Blaise.

Finger in the noze.

Point trop de réflexion, plus d’angoisse méthaphysique : tu connais les « mots-clés ».

Tu te dis que Pénélope est une sacrée fillette à côté de toi avec sa tapisserie sournoisement défaite chaque nuit.

Elle n'avais pas l'air de vivre ça cool Raoul non plus, hein, la mère péné ;) (by francis sidney, 1891)

Elle n’avais pas l’air de vivre ça cool Raoul non plus, hein, la mère péné 😉 (by francis sidney, 1891)

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Mais,

en fait,

non.

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Un jour, une recruteuse sympatoche d’une méga-boîte de consultance te dit que ton CV est « limite incompréhensible » et te donne des consignes (définir le type d’employeur –entreprise privée, association, organisme international, indépendant, commerce Oo ; donner ton salaire pour chaque expérience ; le type de contrat ; la raison de la cessation de travail ; le nombre de personnes sous ta responsabilité, de ceux de ton niveau hiérarchique et celui de tes supérieurs ; détailler toutes tes activités, plus les compétences qui vont avec, pour chaque poste ; la couleur de la petite culotte que tu portais le plus souvent pendant chaque poste) tellement nombreuses et parfois contradictoires que le CV d’un nourrisson suivant ses indications ferait déjà 10 pages.

Cette fois-ci, Pénélope a eu un sacré coup de blues. « Incompréhensible » ???? Okayyyyyyyyyyyyyy.

Nan mais c’est pas grave : au final, le dit CV incompréhensible m’a bien fait avoir le poste en question. Le truc, c’est que ce n’était pas la « chasseuse de tête » qui décidait, mais bien l’employeur, en l’occurrence une agence des Nations Unies dont je tairai le nom parce que voilà (un jouuuuuuuuuuuuur, j’écrirai, ou pas, un article sur cette formidable expérience), et que justement, la chasseuse de tête n’avait personne d’autre  qui sache parler français à) sortir de sa manchette

Mais quand même. Ouais hein.

Et puis surtout, enfin….

Le fait est que tu peux toujours ruser en adoptant une forme de CV qui mette en valeur ce que tu sais faire et ce que tu as déjà fait tout en minimisant ce qui fait qu’en gros, aucun  RH ne veut de ta pomme (« trous » dans le CV, « incohérence » et tutti quanti), bin, au choix :

1-      Le RH s’en rendra compte et t’enverra direct à la corbeille.

2-      Le RH aura des doutes et te demandera incidemment, après t’avoir bien évidemment expliqué que ta candidature les a extrêmement intéressés, de renvoyer un CV sous la forme qui permettra de bien voir là où ça couille. En l’occurrence, pour la plupart des gens, de ne pas le faire « par compétences », mais bien purement et simplement par ordre chronologique, en indiquant les dates précises de début et de fin de contrat histoire que les périodes d’inactivité sautent bien aux yeux. (ou bien en spécifiant le montant de tes salaires, des budgets que tu as gérés, etc)

C’est ce qui m’est arrivée la semaine dernière. En septembre dernier, je trouve une offre de poste de la balle qui tue, genre plus qu’excitante intellectuellement et éthiquement parlant (ouais, je sais, je dis des gros mots), et pour une fois, dont les critères d’inclusion au processus de recrutement ne me donnent pas immédiatement envie de me pendre. Ici, à Nairobi. Pas à l’autre bout du pays, pas à l’autre bout du continent, non non non, ici, à quelques rues à peine de l’école de mon gnome.

Un poste « ASAP ». Pour qui ne parle pas le langage recrutement, plus spécifiquement le langage recrutement HP*, ASAP, cela veut dire « as soon as possible ». En langage normal, dans le domaine de l’humanitaire, cela signifie souvent « on-est-en-grave-galère-le-type-d-avant-nous-a-laissé-en-plan-on-est-limite-face-aux-bailleurs, oups ! Pardon : « on-fait-face-à-une-urgence-que-si-on-réagit-pas-maintenant-des-milliers-que-dis-je-des-centaines-de-milliers-de-gens-vont-mouriiiiiiiiiiiiiiiir ») . Dans les faits, le plus souvent, le recrutement se fait en moins d’une semaine et une fois que la personne ad hoc a été trouvée, elle est en poste en moins de 3 jours.

N’ayant pas reçu de réponse, j’en avais logiquement déduit que je n’avais pas été même pré-sélectionnée (on dit « short listed », ça fait tout de suite plus sexy professionnel, va savoir pourquoi). Et voilà que je reçois un mail tout mielleux de la responsable RH de l’organisation, genre 3 jours après Noël, soit plus de trois mois après. Qui m’englue dans les compliments (genre je suis « really interessing, with a very pertinent course), avant de me demander… de lui renvoyer mon CV, mais cette fois en chronologique bien bateau.

Damned.

Mon petit doigt me dit que finalement, je n’irai pas même en seconde division (le moment si excitant où, de CV+ lettre de motive, tu passes aux entretiens, avec, pour le type de poste concerné, des exercices ou tests techniques bien pervers).

Les futures semaines, ou qui sait, mois vu le côté « urgemment urgent » du processus de recrutement, me montreront si je suis, comme mes meilleurs potos me le disent régulièrement, défaitiste et négative, ou simplement réaliste.

Sur ce, je retourne à mon téléphone pour savoir si oui ou merdouille, il est concevable d’envisager de rester pedibus jambus demain dans la belle ville de Nairobi, quelque peu agitée ce jour suite à la confirmation/infirmation de l’autorisation de candidater aux prochaines élections présidentielles des vilains pas beaux chouchous, entres autres, des chauffeurs de matatus.

A plus belle/el Inconnue/u !

Joyeux Anniversaire

Posted in Cherche présent et avenir désespérément, Hors case with tags , , , , , , , , on 16 octobre 2012 by violemmenthumaine

 

Il est temps de revenir à mes moutons : le CDI*.

Si j’ai délaissé ces pages depuis plusieurs mois, c’est que quelque soit le sujet auquel je tentais de m’atteler chères/ers Inconnues/us, je ne parvenais pas à prendre ce ton de blog-à-la-con-on-s’amuse-on-rigole.

mmm

Cette fois-ci, clairement, non plus.

mmm

Tant pis. Voyez-vous très chers/ères, on peut toujours rigoler, ne pas réussir à travailler, enchaîner les refus, ce n’est pas super fandard.

En ce qui me concerne, c’est aux abords de mon anniversaire que la coupe du désespoir et de l’auto-flagellation atteint son paroxysme.

Genre, maintenant par exemple.

mmm

Cela a commencé lors de ce fatidique passage des 30 ans : big teuf avec tous mes potes, ça aurait du être super funky. Cela été une des pires soirées de ma vie, avec tous ces gens qui me disaient, séries-magazines-bouquins à la con oblige, que j’étais une super chanceuse, car moi, j’étais en couple et en plus j’avais un gnome, youpie, ô quel accomplissement, quelle fierté, quel…. Eux qui étaient toutes et tous déjà engagés dans une vie professionnelle, certains/es plutôt brillamment.

Moi, la seule chose à laquelle je pensais, c’était qu’à 30 ans sonnés, j’étais toujours chômeuse, malgré toutes mes tentatives, tous mes efforts, tous mes projets.

mmmm

Bientôt, 6 ans de plus seront passés depuis cette soirée de folie que j’avais finie prostrée dans mon lit à chialer comme une baleine échouée.

mmm

36 ans.

mmm

Même si ma dernière expérience professionnelle (car, ô miracle, ô joie ineffable, j’ai eu le bonheur de bosser… 2 mois et demi durant l’année qui vient de s’écouler. Allégresse) m’a fait comprendre que dans certains contextes de merde j’étais encore considérée comme jeune puisque mes quasi centenaires collègues ont pris la liberté de m’appeler « bébé » tout comme d’ailleurs le seul autre membre de l’équipe à avoir moins de 60 ans (il en avait quand même 45 hein, et lui aussi était désigné sous le charmant surnom de « bébé ». Ambiance…), il s’avère que, normalement, à 36 ans, on commence plus à penser à une future retraite qu’à parvenir à entamer une carrière, voire plus modestement à décrocher un contrat de quoi que ce soit pour n’importe quel salaire.

mmm

A de très rares exceptions près, on ne parle du chômage que sous l’angle économique. Lequel, très clairement, est en effet primordial, car, malgré mon inappétence à la surconsommation, pose régulièrement des questions pas du tout angoissantes…

Mais, du moins en ce qui me concerne, ce n’est pas l’élément central.

mmmm

Quand j’étais petite, quand j’étais lycéenne puis étudiante, je ne me suis jamais projetée autrement qu’en quelqu’une agissant, ayant un rôle dans la société.

Entendons-nous bien, je ne parle pas de fantasmes de Prix Nobel ou de renommée quelconque. Je parle du fait que dans mon esprit, comme dans celui de la totalité de mes philosophes et intellectuels admirés ainsi que dans la majorité des membres de notre société occidentale d’ailleurs, on ne compte, on n’a de valeur, que si l’on FAIT quelque chose. Une certaine Simone de Beauvoir résume parfaitement ma pensée en disant que « Chaque fois que la transcendance retombe en immanence il y a dégradation de l’existence en « en soi », de la liberté à la facticité; cette chute est une faute morale si elle est consentie par le sujet; elle prend la figure d’une frustration et d’une oppression; elle est dans les deux cas un mal absolu. »

(et non je ne suis pas prout. Dire, ou en l’occurrence citer quelqu’un pour dire ce que l’on ressent par le biais d’un langage conceptuel permet une distance presqu’aussi efficace que l’humour, et vu que je n’ai pas envie de morver sur mon clavier hein….)

 mmmmmm

Qu’est-ce que c’est, être Chômeur/euse à Durée Indéterminée ?

mmmm

Une fois passé/repassé/enterré le sentiment d’injustice, l’incompréhension, s’installe une série d’évidences face auxquels les images/powerpoints tout plein de bons sentiments et d’optimisme indéfectible ne font carrément pas le poids.

Voilà la Voie de La Sagesse, autrement appelée Méthode Coué...

Evidence 1 :

Si je ne bosse pas, c’est de MA faute. Les premiers mois, les premières années, tu cherches donc quelle est ta faute : que ne fais-tu pas, que fais-tu qui est la cause de ce chômage ? Passé ce laps de temps, il ne te reste plus que ces conclusions :

Evidence 2 :

Tu es : con/ne, incapable de, inintéressant/e. Tu es JUSTE UNE MERDE.

Le problème, donc, c’est CE QUE TU ES.

Evidence 3 :

Tu es INUTILE. Tu ne sers à rien.

Evidence 4 :

A 30/35/X ans, tu vis encore aux crochets de la société/tes parents/ta famille/ ton mec/ta nana. Tu n’es pas un adulte, tu es DEPENDANT.

Evidence 5 :

PERSONNE NE VEUT DE TOI, à commencer par la Société : d’ailleurs, vient le moment charmant où tu n’as plus aucun droit à la sécu ni à aucune aide. (Bon, moi, encore une fois, je suis « atypique » : je n’ai JAMAIS eu droit à aucune aide, aucune assedic, et avec mes tendances fâcheuses à l’expatriation, je n’ai pas non plus accès à la CMU depuis que j’ai perdu mes droits sécu. Mais non, voyons, la société ne me considère pas comme de la sous-merde, tout ça n’est que dans mon esprit, je dois po-si-ti-ver. …)

Evidence 6 :

A moins que tu n’accumules les pas-de-chance-dans-la-vie/les tares innées, tu n’es pas seul/e.

D’ailleurs, dans le cas contraire, tu es relativement vite à la rue, et à plus longue échéance dans une fosse commune.

Tu n’es pas seule/l, donc. Tu as une famille, des parents par exemple.

Là, deux options :

–          Ta famille te conspue à chaque fois qu’ils te voient. Tu es la fille/le fils honnie/i. S’ils ne sont pas miséreux, ils t’aident régulièrement,  et te le rappellent quasi quotidiennement histoire que tu ne risques pas d’oublier à quel point tu n’es qu’un étron fumant.

–          Tes parents culpabilisent. Ils ne te le disent pas frontalement, ou alors pas souvent, mais le fait est là. Si tu n’es qu’un/e bougre/esse ayant échoué dans l’accession à la vie active, c’est qu’ils n’ont pas fait ce qu’il fallait. Ils ont été trop permissifs/idéalistes/sévères/trop quelque chose/pas assez.

Dans ce deuxième cas (quoiqu’évidemment personne ne préfère la première option), à ta culpabilité et ton sentiment de nullitude permanents s’ajoute le sentiment destiné à enrichir les psys (oups ! tu n’as pas de thune, tu ne peux donc pas aller en thérapie. M’enfin !) que tu es également responsable du sentiment de culpabilité, voire d’avoir raté leur vie, de tes géniteurs. Si, en plus, tu admires les dits géniteurs, c’est top moumoute, tu atteins les sommets des sentiments d’être l’incarnation même de la basse fosse d’aisance.

Tu peux aussi avoir, ou mieux encore, ajouter une variante : tu es en couple et ta moitié ressent, à tord ou à raison peu importe, la même chose que tes parents.

MMMM

Conclusion : tu es SOURCE DE SOUFFRANCE POUR CEUX QUE TU AIMES ET QUI T’AIMENT.

MMMM

Voilà, en gros, le sentiment de tout vrai CDI* (les autres, ceux et celles qui ont choisi de ne pas travailler, ne rentrent pas dans cette catégorie. Mais ils/elles sont les premiers/ères à fuir le/a CDI*….)

mmmm

Voilà ce que je ressens, en permanence durant le mois béni de mon anniversaire : je suis 100% responsable de ma situation, je ne suis qu’une merde dépendante dont personne ne veut et qui pour couronner le tout est source de souffrance pour les péquins obtus qui persistent à m’aimer.

Bon anniversaire !

En voilà qui ont parfaitement compris le sentiment qui m’habite…..

mmmmm

PS : promis, la prochaine fois ça sera rigolo pouet pouet. Amen.

Serial Applicator : Olé !

Posted in Cherche présent et avenir désespérément with tags , , , , , , , on 11 novembre 2011 by violemmenthumaine

Pouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuf.

Le temps passe ultra vite quand on passe du statut de CDI* désespérée à celui de serial Applicator.

Ouais bon... LMais en même temps hein, je ne suis pas graphiste "Toi! Au fond, qui as dit "ça se voit"! Tu sors!!"

Parce que, voyez, le truc, c’est que dans notre beau pays, si je passais la moitié de mon temps à chercher du boulot, je ne trouvais de boulot où je pensais avoir une vague chance d’être engagée, et donc ne passais à l’étape croustillante et pas du tout potentiellement troublante de la candidature, qu’environ 1 fois par mois et demi.

Ehhhhhhhhhhh oui, j’enviais et envie toujours les CDI qui ont au mois la chance de postuler à tout va, voire même d’enchaîner les entretiens, même si ceux-ci aboutissent à une fin de non recevoir.

Ici, je n’ai toujours pas de boulot, et, pire encore que ce que je pensais, il y a fort fort peu de probabilités que je finisse par en trouver, sauf comme tout le monde en général et comme 200% des postes qualifiés ici à Nairobi si un pote m’en file un. Mais, à la différence de mon supposé « chez-moi » (vous savez bien, le pays vraiment démocratique et républicain, pas comme les pays de barbares où je traîne, où le népotisme, la corruption n’existe pas et où les Droits de l’Homme sont absolument et en tous cas respectés, y compris ceux des Femmes (tain, là, j’ai un problème : impossible de choisir UN lien pour illustrer cyniquement mon point de vue, y’en a tellement qu’il faudrait un site à soi tout seul sur le sujet suite aux derniers mois…), l’offre de postes est pléthorique.

En gros, je postule environ 2 fois par semaine. Et comme, contrairement à…. (putain, à quoi ?…. Euh, la vente ? la restauration ? même pas sûr), il faut retravailler une lettre de motive foncièrement différente, et « revaloriser » habilement son CV pour qu’il soit le + possible en adéquation avec LE profil de poste à chaque fois, bin ça prend pas 2 minutes le cul nonchalamment posé sur un hamac. Nan. Faut se prendre la tête un peu beaucoup, et après, en général, j’ai moyen envie de me replonger dans les délices futiles bloguesques.

Le truc super rigolo dans toutes ces candidatures, c’est que les 4 seules où j’ai reçu une réponse sont les 4 postes normalement les plus inaccessibles (genre, direction nationale de plusieurs départements d’une agence onusienne, rien que ça). Ok, la réponse était négative, mais (à force, on connait les procédures tout ça tout ça, ce qui fait une super belle jambe ah que ouais) la recevoir signifie que sur les au moins 600 candidatures reçues pour ce poste (d’après les estimations communes, on considère que chaque poste dans le secteur humanitaire/développement proposé à Nairobi reçoit entre 200 et … 1000 candidatures selon les profils. Pour les gros postes aux Nations Unies, entre 600 et 1000), j’ai fait partie des 25 sélectionnés avant la dernière élimination avant entretien et tests.

Ca, ça mérite une danse de victoire !

Par contre, les postes dans des petites ONGs +/- pas géniales (nooooooooooooooon, je ne donnerai pas de nom), qui paient avec un lance-pierre selon le sublime droit du travail humanitaire français, bin que pouic, pas même un short listage, que dalle, nada, dans le baba.

M’enfin bon.

Jules Ferry’s Nightmare

Posted in Cherche présent et avenir désespérément, Des humains supra chouettes, Hors case with tags , , , , , , , , , , , on 14 septembre 2011 by violemmenthumaine


Yep, je sais, je pose une question et je n’attends pas la réponse, hop, direct, je re-ponds un article.

J’ai deux supers bonnes raisons à cela :

–          D’abord, si j’attends d’avoir des réponses pour réécrire un article, je risque de me retrouver encore une fois devant une période plus ou moins longue de non-accès au web, auquel cas seul le petit doigt d’Edison saura quand je pourrai les consulter et me remettre en conséquence de quoi à l’écriture  bloguesque, et il est certain que je serais moins dans le mood pour écrire avec toute la verve nécessaire ce petit article sur le monde merveilleux de l’Educ Nat.

En effet, si le confort accessible à Nairobi –dans les quartiers non pauvres en tous cas- est sans aucune comparaison avec toutes les autres villes africaines où j’ai habité, il s’avère quand même que l’électricité n’est pas sans interruption (le dimanche en journée c’est à pile ou face, et les 2 heures suivant les pluies par exemple, nada), que l’eau courante ne l’est pas dans toutes les pièces, et que les serveurs des fournisseurs d’accès à Internet et à la télé sont… euh…. plus que variables dans l’efficience de leurs services.

–          Ensuite, c’est que l’occasion de folie qui m’est donnée ne peut être tue !!

Rendez-vous compte ?????? L’Educ Nat répond enfin favorablement à mon appel !!!!!!

Ahhhhhhhhh, l’enseignement……

Déjà, là tout de suite là maintenant, je le dis direct histoire de : les enseignants, les vrais, les bons, je les admire grave de grave. Ceux qui font leur boulot, qui permettent aux enfants d’avoir accès au Savoir, à une culture générale, qui leur apprennent non seulement de quoi avoir ces putains de diplômes si fondamentalement utiles, mais aussi à penser par eux-mêmes, à savoir chercher les informations dont ils ont besoin, à raisonner, à comprendre ce qui se passe, à ne pas être manipulables à merci, à pouvoir rester eux-mêmes tout en s’intégrant dans le carcan social.

Vu les dernières réformes depuis une dizaine d’années, autant dire que ceux-ci sont plus que méritants. (en fait, ils sont mêmes catégorisés comme « désobéissants », ce que certains d’entre eux revendiquent d’ailleurs haut et fort).

Aujourd’hui, vouloir être enseignant, c’est soit :

–          être con. Genre : « oh ouaiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiis, la sûreté de l’emploi, un boulot trop facile et en plus des vacances de taré, je veuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuux, ça va trop être de la tarte, finger in the noze ! ». Bizarre autant qu’étrange, vu que tout le monde sait que les enseignants sont tous de gros fainéants incompétents n’est-ce pas, une proportion de plus en plus importante –depuis la dernière réforme, celle de l’année dernière, une vraie perle celle-là !!, ils dépassent même les 30 % dans certaines académies !- de nouveaux arrivants, démissionnent et abandonnent donc protection de l’emploi et vacances indécentes au bout de quelques mois),

–          soit être un être pur et au tempérament sacrificiel. C’est clair que pour vouloir, choisir d’emblée de faire un master et un concours où la probabilité de réussite est inférieure à 30 % pour obtenir un boulot où le salaire le plus élevé en fin de carrière sera inférieur à celui d’un cadre sup débutant en entreprise ; un boulot que tout le monde ou presque considérera comme enviable, et où donc tu passeras pour un geignard immobiliste et arc-bouté sur tes « privilèges » dès que tu ouvriras la bouche, même voire surtout si tu l’ouvres pour défendre non ta cause mais celle des élèves ; un boulot que tout le monde ou presque, à commencer par les parents d’élèves, considérera comme limite méprisable et en tous les cas ne comportant aucun savoir faire spécifique ; un boulot où tu sueras sang et eau dans la plupart des cas et où l’on  te demandera de faire de plus en plus de choses de plus en plus éloignées de ton mandat en moins en moins de temps comme partout ailleurs quoi, faut avoir un certain sens du sacrifice.

Mon rapport à l’enseignement a toujours été sacrément ambivalent : je ne suis pas une brebis sacrificielle, moi, mais je n’ai jamais pu envisager d’enseigner sans avoir les caractéristique de celle décrite plus haut.

En même temps, j’avais résolu le problème : toute petite déjà, quand on me demandait ce que je voulais faire quand je serai grande, je répondais : « ni maîtresse ni docteur ni militaire »….

Non, j'ai dit non!

Non merci, vraiment pas.

Putain mais non!!!! J'ai dit nooooooooooooooooooon! No, Neïn, Hapana! N.O.N.

Bon, médecin, ça c’est sûr et certain que je ne le serai pas, et militaire non plus (j’ai dépassé la date de péremption).

Pour l’enseignement c’est plus tangent….

D’abord, pendant mes études et même après (genre l’an dernier par exemple, vous vous souvenez peut-être : quand j’ai bossé trois mois ans recevoir le moindre salaire), j’ai donné des cours de soutien, en maths, en français, en anglais parfois.

Ce qui m’a permis de constater que non, vraiment non, à moins d’être foncièrement maso, je ne devais pas penser à l’enseignement. Non pas que j’ai mal fait mon job hein : tous mes élèves, sans exception, ont vu leurs notes s’améliorer de façon suffisamment saisissante pour que les parents soient tout sucre tout miel avec moi. Les élèves, de manière générale, m’avaient plutôt à la bonne. So what ? Bin c’est juste que je DETESTE CA ! Non mais vraiment.

Les deux seules fois où j’ai aimé « enseigner », c’est quand j’ai animé des ateliers en ZEP (en gros, les coins où ça ne sent pas le bonheur politico-citoyenno-économico-quoique-que-ce-soito) et plus spécialement en SEGPA (le truc fantastique qui permet de récupérer les djeunes en vraie déshérence et vraiment, vraiment en retard ; normal donc qu’il n’y en ait que… bin pas beaucoup, mais impossible de trouver le chiffre exact…. en France) d’une part, et quand j’ai animé des formations d’adultes, d’autre part. Bref, quand il y avait un truc ressemblant à un contrat même pas tacite entre les élèves et l’enseignant, où le respect réciproque, la volonté commune avaient la part belle.

Non, vraiment, je n’aime pas enseigner.

Mais en même temps, au bout de plusieurs années de chômage avec un bac + 5 en poche, quand on a un peu l’impression d’avoir tout tenté et échoué partout, bin on y pense.

J’y ai pensé.

Je me suis donc penchée sur les fantastiques modalités des concours permettant de devenir professeur de français en lycée professionnel et en établissement général (collège et lycée), d’une part, et en primaire d’autre part.

J’ai vite compris que je n’aurais jamais le niveau pour les CAPES, et encore moins pour les CAPEP.

Parce que, pour être prof de français, même en passant le « CAPES lettres modernes » au lieu du « lettre classiques », il faut passer une épreuve de vieux français (celui parlé au Moyen Age). Bon, OK, pas une épreuve à part entière, seulement une partie de la dite épreuve. 7 points hein quand même.

Quand au CAPLP, le concours permettant d’être professeur en lycée professionnel…. Hé bin, je ne sais pour quelle obscure raison même si j’ai bien une idée reflétant tout le mépris consubstantiel qu’ont nos élites pour les métiers manuels et pour les enseignants, on n’est pas prof de X en lycée professionnel, mais toujours prof de X et Y. Par exemple, si vous voulez enseigner le français en LEP, bin vous devez passer un double concours, de français et d’histoire-géo, soit de français et de langues vivantes. Et à la fin, vous serez aussi bien prof de français que d’histoire-géo/langue vivante. (C’est la même chose pour les maths et la physique).

Donc, quoique le statut et la reconnaissance sociale accordée à un prof de lycée pro soit encore plus médiocre que ceux d’un prof de collège ou de lycée général, le concours est pourtant deux fois plus difficile et demande deux fois plus de compétences. Logique. (par contre, tu seras pas deux fois pus payé hein. Faut pas déconner, t’as cru que c’était la teuf à galazouïnda toi non mais ho!)

Poussée au derche par ma doulce mater (qui connaît bien le truc), je me suis donc penchée sur le concours pour enseigner en primaire, celui de professeur des écoles, gardant à l’esprit qu’après deux ans de bons et loyaux services, je pourrai passer le concours pour être prof en SEGPA (hé oui, les profs de SEGPA sont tous d’anciens enseignants de primaire).

L’an dernier.

L’année de cette fantastique réforme de merde.

J’ai commencé par vraiment bosser, pendant un mois. Puis j’ai appris les tenants et les aboutissants, qui faisaient que, même si j’arrivais major du concours au niveau national, je ne l’aurai pas, ce qui fait que j’ai évidemment laissé tomber la préparation.

  1.  [ Hein, quoi ? Ouvrons une parenthèse. Outre les tenants et aboutissants de la réforme en elle-même que presque tout le monde connaît –le fait de devoir être en master, voir l’avoir déjà, pour pouvoir s’inscrire au concours, le fait de mettre fin aux IUFM et de mettre direct les brillants lauréats des concours de primaire et de secondaire directement devant des élèves sans leur avoir jamais appris quoi que ce soit sur le fait d’enseigner, le tout sous la tutelle bienveillante d’un « tutorat » d’ancien, tutorat non rémunéré et basé sur le volontariat….. Lol-, outre cela, donc, les pré-requis au passage du concours de professeur des écoles ont changé. Désormais, il faut avoir :

1)      Le brevet de secourisme (-qui ne s’appelle plus comme ça mais PSC 1
2)      Une attestation de natation
3)      Un truc –bidule en langue, en l’occurrence le CLES 2
4)      Un machin-chose en informatique, en l’occurrence le C2i2c.

                   Si vous êtes admissible, que vous passez donc votre oral, mais que le jour dit dit oral vous ne pouvez justifier     des 4 papiers justifiant des 4 « diplômes » sus-cités, vous l’avez dans le cul.

Vu que les enseignants de primaire (encore plus brebis sacrificielles que les autres ceux-là) sont en permanence responsables de la sécurité des Calvin et Hobbes de leurs classes, que, d’après les programmes et ce depuis des années déjà, ils doivent enseigner la natation aux élèves de CE1, une langue vivante étrangère dès le CP et assurer une initiation à l’informatique permettant aux élèves de passer brillamment l’épreuve ad hoc sans laquelle ils ne peuvent obtenir le brevet des collèges (ça s’appelle le B2i, et ô délices des incohérences administratives, il se trouve que je l’ai déjà fait passé à des collégiens), la nécessité d’avoir ces 4 « diplômes » semble relativement évidente et logique.

Oui.

Sauf que.

Le PSC 1 et l’attestation de natation, ça, pas de problème, n’importe qui peut les passer n’importe où en France : il suffit qu’il ou elle ait à disposition une piscine communale et une antenne de la Croix Rouge pour ce faire. (Je les ai donc passés, ce que je ne regrette pas, c’est toujours utile).

Pour les deux autres, là, par contre, cela se compliquait. Avertissement aux allergiques à Kafka, c’est du lourd !

  • Le CLES 2 : il ne suffit pas de passer un examen quand vous voulez où vous voulez, non. Seules 8 UFR en France font passer ce diplôme

Vous remarquerez que si vous l’avez grave dans l’os si vous habitez dans le sud-ouest hein : on ne peut pas tout avoir, l’accent et la cuisine à la graisse de canard et la possibilité de passer une attestation en langues. CQFD.

 Pour le passer, comme pour n’importe quelle UV de n’importe quelle fac, il faut s’inscrire, en gros, un an à l’avance. J’avais évidemment contacté la responsable de l’UFR concernée la plus proche de chez moi (vive la région parisienne !: il y en avait une, à Marne-la-Vallée, parce que la Vérité est dans les oreilles de Mickey.), qui, bien sûr, en m’a jamais répondu.

  • Le sublime et incontournable « C2i2e ». Figurez-vous que ce « diplôme », ou plutôt cette attestation n’était l’an dernier accessible que via un seul biais : l’IUFM. … … … Comprenez que ce bout de papier n’était donné qu’aux élèves de l’IUFM ; cette même IUFM qui avait été fermée et déclarée non grata un mois avant. (Bon, depuis visiblement, ça s’est amélioré : maintenant, on peut le passer en candidat libre mais cela ne semble toujours pas accessible dans toutes les régions de France.)

Attendez !!!!!!!!!!!! Ce n’est pas fini ! Ces magnifiques et pas du tout ubuesques changements dans les pré-requis ont été pondus par bulletin officiel….. fin juillet 2010, soit 10 jours avant l’échéance mettant fin à la possibilité de s’inscrire à la cession des concours concernés, qui, d’ailleurs, est passée cette année là sans tambour ni trompette, pour la première fois de l’histoire de la 5ème République et définitivement jusqu’à preuve du contraire, au mois de septembre plutôt qu’au mois de juin.

Ah ouais quand même hein….. ]

Oui je sais, la parenthèse était longue.

Cela dit, ces caractéristiques kafkaïennes ont quand même fait un peu de bruit, et, grâce aux syndicats qui se sont bougés efficacement le boule pour une fois, ces modifications des pré-requis ont été repoussées à la cession ultérieure.

Chose que j’ai apprise 2 jours avant le concours, donc un peu tard pour remettre efficacement mon aiguille à l’ouvrage.

Je me suis donc dit : « youpie, allons passer ce concours tranquille pépouze, sans enjeu derrière et sans pression, cela me permettra de voir un peu de quoi il retourne et quelles sont les grilles de notation. » Surtout que la pression, cette semaine là, je l’avais un peu sur autre chose, même que je me suis vautrée. Mais bon.

Donc, tranquille comme Baptiste, je me suis rendue à ce marathon (2 épreuves de 5 heures, au lieu de 4 épreuves de 4 heures auparavant, mais avec les mêmes épreuves. Normal.Encore une truc logique. Non?) histoire de.

Je ne m’attendais pas à avoir la moyenne, je n’espérais pas quoi que ce soit.

Par contre, tombant sur un sujet en histoire que je connaissais sur le bout des doigts pour l’avoir choisi en option préférentielle durant mon DEUG d’histoire, d’une part, et ayant justement bossé l’épreuve de français, je me suis dit en sortant qu’à celle-là, d’épreuve, j’aurais au moins 12 si ce n’est plus : en gros, faire un texte de synthèse en construisant une problématique, j’ai fait un peu que ça durant 7 ans, suffisamment bien pour avoir été publiée plusieurs fois, et la grammaire et ce genre de truc, c’est un peu ma copine grâce à mes années de linguistique voyez.

Pour l’épreuve de maths-physiques-bio, je ne me suis pas foulée : j’ai griffonné deux-trois trucs en physique et en bio, et me suis contentée de faire un exercice sur les six de l’épreuve de maths. 1/ 6.

Et puis j’ai consulté les notes quand le temps fut venu.

Pas reçue : jusque là, rien que de très normal.

Quand il s’avéra, par contre, d’une part, que  j’avais 4 (QUATRE !!!!!) à l’épreuve de français-histoire-géo, mais que d’autre part j’avais 9 en maths/physique/bio(sur les 12 points correspondant au barème de ce sur quoi je n’avais pas rendu feuille blanche hein. Soit l’équivalent de 15 / 20…. !!!!!!), j’ai… ; En fait, j’ai explosé de rire.

Puis je me suis dit ……

que, vue l’absence totale de cohérence dans la notation, vu le besoin criant de se conformer non à une justesse de réponse, d’analyse ou de connaissance ou encore de répondre à une cohérence didactique, mais bien de rentrer dans un moule étrange venu d’ailleurs, je pouvais:

– soit bosser comme une tarée en mettant de côté toutes mes compétences et savoirs pour espérer, peut-être, réussir le concours pour un métier que j’abhorre,

– ou bien laisser tomber.

Dont acte.

Cela dit, l’inactivité et la dèche étant les soucis permanents de tout vrai CDI*, d’une part;

et ayant vraiment apprécié  de bosser dans le collège pourri au fin fond de la jungle urbaine défavorisée, d’autre part,

j’ai suivi les conseils du proviseur du dit établissement : je me suis inscrite sur les registres des trois rectorats de la région parisienne, postulant aussi bien aux postes de pionne (euh, pardon, « d’assistant d’éducation ») que d’assistant pédagogique (des pions en version améliorée : tu participes à des projets pédagogiques, tu fais ce que les profs ne veulent pas ou n’ont pas le temps de faire : faire passer les attestations routières, le B2i, etc) et de prof de français ou d’histoire-géo vacataire, et cochant bien scrupurleusement la case « accepte de bosser en ZEP » à chaque fois. (oui oui, cette case existe. For real.)

Il y a 4 ans et demi de cela.

Prof vacataire ?

Hé oui : si jamais vous n’êtes pas au courant, sachez que l’Education Nationale, comme tous les ministères, engage de moins en moins. Les concours sont donc de plus en plus fermés. Seulement :

  1. Les classes sont surchargées et dépassent dans beaucoup de circonspections les nombres reconnus maximums par le même Ministère.
  2. Comme je l’ai dit plus haut, de plus en plus de profs démissionnent.

Résultat : l’Etat embauche à foison des vacataires, c’est-à-dire des gens n’ayant pas le concours et souvent pas même le niveau d’études minimum requis pour les dits concours (on embauche à partir du « niveau licence » !). Théoriquement, ceux-ci ne peuvent travailler plus de 200 heures, au terme desquelles le faux prof, théoriquement du moins, est viré manu militari, même si elle/il se débrouille comme un chef, avec l’impossibilité » statutaire de retravailler au même poste. C’est cool les vacataires, parce que ça n’a pas de congés payés, alors même si c’est payé pareil qu’un vrai prof avec le vrai niveau et la vraie formation (du temps où il y en avait vaguement une), ça coûte moins cher.

Vues mes expériences diverses et variées, je me suis dit que ça pourrait le faire….

4 ans et demi de candidatures répétées, donc, sachant qu’il faut évidemment réactualiser sa candidature chaque année.

A partir de la seconde année, j’ai, en plus de l’inscription en ligne sur les sites ad hoc (les SIATEN) des rectorats, envoyé CV et lettre de motive aux trois recteurs des académies de la région parisienne, ainsi qu’à pas moins de 60 directeurs d’établissements.

Ai-je eu des propositions ???

Que nenni.

Le pire, c’est qu’en fait, si.

Pourquoi le pire, hein?

Voilà pourquoi: en quatre ans et demi, j’ai eu deux propositions de poste..

La première pour bosser juste à côté de chez moi, en pionne de base : couillon, j’étais à Kinshasa et venais de signer pour un vrai boulot. (je n’avais pas réactualiser mes candidatures depuis l’année d’avant. Donc normalement, j’aurais du être effacée des listes.)

Rebelote en rentrant. Dernière série d’envoi de candidatures, juin 2010 (soit il y a plus d’un an, hein). Pas une seule réponse. Je laisse donc tout bien tomber, et , cette année, me barrant sous l’équateur (et pourtant, je peux vous dire qu’on se pèle sous l’équateur, vu que Nairobi c’est un peu à 1 600 mètres. M’enfin bon.)

Et là, la semaine dernière: mon téléphone français sonne. Vu que je ne l’ai gardé que pour raisons administratives et pour urgences familiales genre mort and co, je m’inquiète un peu.

Il n’y avait pas de quoi : Alléluïa, dansons la bourrée auvergnate pour bine marquer la joie qui nous étreint:

On me propose un poste de prof d’histoire-géo.

Alors que, cette rentrée évidemment, je n’ai pas renouvelé mes candidatures, vu que je suis un peu à l’autre bout du monde.

Voilà.

4 ans et demi, 180 candidatures envoyées ;

2 propositions de poste,

à chaque fois une fois que ma candidature n’est plus officiellement valable,

d’une part,

et à chaque fois une fois que je suis installée en Afrique, d’autre part.

J’ai vraiment du faire des sales trucs dans mes vies antérieures.

La France nous aime ou on la quitte. Devinez ce qu’on fait?….

Posted in Cherche présent et avenir désespérément, Hors case with tags , , , , , , , , , , , on 14 août 2011 by violemmenthumaine

A part cet anniversaire anecdotique, ma guerre contre le CDI* a pris –définitivement ?- un nouveau tour : je laisse tomber Moby Dick.

Du moins avec le label NF.

La baleine blanche dans mon glorieux pays, ça n’existe que pour….

Je ne sais pas pour qui.

Certes, certains domaines ne connaissent pas peu qu’anecdotiquement la crise : la restauration, le BTP, la communication/marketing, le fonctionnariat ou les finances. Mais ce n’est pas mon profil, ne l’a jamais été (sauf la restau mais à l’époque je n’avais pas d’enfant, vous savez le truc qui fait que 80% des boulots hors bureau vous deviennent soit interdits –car pas de moyens de faire garder le gnome- soit inutiles –car vous dépensez toute votre paye, voire plus- pour faire garder le gnome pendant que vous trimez) et ne le sera jamais.

Alors ?

Non non, ne t’emballe pas Inconnue/u qui te souviens de mon dernier entretien, je n’ai pas trouvé de boulot : malgré le fait que mon entretien se soit super bien passé, visiblement, je n’ai pas le poste.

Nooooooooooooooooooon, qu’est-ce que tu crois toi, je n’ai pas reçu de réponse me l’indiquant formellement enfin !!!

Hein, quoi ? Oui, l’organisation m’avait assurée de me donner une réponse 1) à l’entretien –deux fois-, 2) en réponse au mail de relance que je leur avais envoyé 10 jours après le délai qu’ils m’avaient initialement annoncé ! Même qu’ils avaient dit qu’ils donneraient une réponse formelle et motivée dans les 8 jours. Il y a …. Oh, quelque chose comme deux mois.

Oui, et alors ? Où as-tu vu qu’en dehors du pays des Bisounours qui que ce soit se donne la peine de répondre ? Tu te crois à Disneyland ou quoi ?

Cela dit, 2 mois après l’échéance de la prise de poste, sans réponse, on peut raisonnablement considérer qu’on ne l’a pas, le poste, ou que, dans le meilleur des cas, celui-ci n’est finalement pas financé. Ou que, les remous et émeutes diverses commençant à s’étendre à l’approche des élections présidentielles, les ONG retirent leurs billes et décident de ne finalement pas recruter des gens en famille, voire même des gens tout court.

Donc, non, je n’ai toujours pas de boulot hors ce fascinant métier de transcriptrice.

Si tu suis mes scribouillis belle/el Inconnue/u, tu dois savoir que j’ai un gnome, et le père du gnome qui va avec. Que ce dernier travaille depuis toujours dans l’humanitaire(car si, contrairement à ce qu’une bande de Schtroumpfs dopés à la connerie m’ont dit un beau soir, l’Humanitaire, c’est un métier).

Or, l’Humanitaire voyez-vous mes bons amis, cela ne se pratique pas en bas de chez soi.

Saint Servule de son petit nom: saint et mendiant (et infirme parce qu'il ne faut jamais s'arrêter en si bon chemin), le rêve de tout un chacun

Du moins pas de façon rémunéré : il faut savoir que 90% au moins (cela dépend des organismes mais ce taux est un grand minimum) des gens qui travaillent dans des programmes d’actions « humanitaires » (caritatives ou à visée sociale, quoi) en France le font exclusivement en bénévolat. Ce qui est super pour être un bon citoyen/acheter sa place au Paradis/donner des leçons autour de la table dominicale, mais pas vraiment pour ne pas sombrer dans la misère.

Non, l’humanitaire, le vrai, celui qui correspond à la définition du Droit International, c’est-à-dire l’aide en situation

1) de guerre ou

2) de catastrophe naturelle,

cela ne se pratique pas, ou très peu à l’heure actuelle (attention jeune padawan, cela peut changer du jour au lendemain hein, faut pas croire), dans nos contrées. Cela se pratique loin, très loin.

Vous voyez de la couleur en Europe, vous? Bin non hein......

Et souvent dans des conditions où les conjoints/es, et à fortiori les gnomes, ne sont pas conviés (raison pour laquelle je suis passée à côté d’au moins 2 postes).

Cela se traduit par des mois où la vie de famille/de couple se vivent à plusieurs milliers de kilomètres de distance, un peu comme pour les marins ou les militaires, sauf que les femmes de ces derniers ne sont étrangement pas considérées par le péquin lambda comme des débiles mais, souvent, comme des icônes/héroïnes/femmes idéales, fantasme moult fois exploité en productions télévisées (mon petit doigt me dit que les donzelles irl ne doivent pas être hypra fans de ces délires, mais bon).

Qui a dit pas glop ? Pour ta formidable empathie, tu auras droit à une image….

Rhooooooooooo que c'est beau, c'est noble, c'est.... n'importe nawak.

On s'approche de la réalité, là déjà, mais tout de suite ça fait moins rêver hein....

Or, depuis quelques mois, mon Barbu a trouvé la putain de perle rare, son Moby Dick à lui, truc encore plus invraisemblable que dans les autres secteurs professionnels : en effet, entres autres particularités choucardes, l’Humanitaire recrute principalement en contrats de quelques mois (3, 6, 9) dans les zones les plus bandantes … euh… sujettes aux accidents ou plus simplement au « burn out », et de 6 mois à 2 ou 3 ans dans les zones stables. Or, là, magique, mon Barbu a chopé un truc que l’on appellerait CDI si l’employeur était français.

Mon gnome et moi allons donc le rejoindre. A moins que je ne sois cette semaine atteinte d’une frénésie scripturale irrépressible, mon prochain article sera donc écrit de Nairobi.

C’est donc au Kenya que je chercherai donc désormais à sortir de ma situation de Chômeuse à Durée Indéterminée.

Pas que je m’imagine une autoroute professionnelle bordée d’émeraudes gloriolesques et de diamants salariaux, mais:

Rappelons les faits :

7 ans.

7 ans que j’ai fini mes études et que je cherche du taf en Hexagonie (la France n’est-elle pas exactement cela, un territoire géographique hexagonal à l’agonie ?), et que je n’en trouve pas, que j’enchaîne les refus et les portes dans la gueule, et que de surcroit je ne profite d’aucun des –nombreux- avantages du système social français, et que mon « profil » devient jour après jour encore plus propre à être jeté direct aux ordures par les recruteurs.

Alors, quelqu’un pourrait-il trouver une raison pour que je reste en France?  Non, personne ?

Sachant que dans notre beau pays,

les jeunes,

les vieux,

les « trop » diplômés,

les « trop bronzés »,

les pas assez diplômés,

les femmes avec enfants,

les gens qui ont été expatriés,

les personnes ne s’habillant/coiffant/maquillant pas comme dans le relooking de chez Paul,

celles ayant connu une arrêt de longue durée,

celles ayant changé de poste trop souvent,

celles n’ayant pas assez d’expérience,

celles ayant trop d’expérience,

celles ayant fait des études dites littéraires,

celles ayant une expérience artistique,

celles ayant fait tout leur début de carrière au même endroit,

celles ayant une vie associative et/ou politique affirmée,

sont toutes considérées comme « non bankables » par les recruteuses/eurs, on peut légitimement se demander QUI peut bien espérer encore construire une carrière ou plus modestement décrocher un poste dans notre beau pays.

Qui ??

Comme le dit Elizabeth Bard: «Est-ce que je veux vraiment élever mes enfants dans un pays où la première réponse à toutes les questions semble toujours être non?»

Bin non, et nous ne voulons pas y vivre non plus tout/es seuls/es, chiard ou pas.

Car voyez-vous sémillants/es Inconnus/es, il n’y a pas que moi qui se casse, se barre, se tire, trace sa route loin de notre territoire en espérant pouvoir enfin travailler.

Le sentiment chez beaucoup, beaucoup, beaucoup, de français de moins de 40 balais, c’est que notre pays ne veut pas de nous, ne veut pas mettre à profit nos compétences, nos expériences, notre envie de bosser.

Voici par exemple la liste des personnes de ma connaissance qui ont fait leur valise ou qui font tout pour les faire dans les mois à venir :

*    2 ingénieurs (partis au Canada tous les 2)

*    3 chercheurs/ses (partis en Angleterre, aux USA et en Allemagne : étonnamment, ces Jean-Foutre ne trouvaient pas ça funky d’avoir fait 9 ans d’étude et de finir avec même pas le SMIG. Des Jean-Foutre je vous dis.)

*   1 assistante sociale (départ en Belgique, ou malgré l’absence de gouvernement, on continue à payer les « agents sociaux » environ 2, 5 fois plus que chez nous.)

*   1 dessinatrice (départ Japon, et pas seulement parce que le manga c’est sa life : entre une production de fanzine non rémunérée et un taf payé, bizarre autant qu’étrange, elle n’a pas hésité)

*     1 journaliste (pigiste en France, direct directeur d’antenne au Canada.)

*    1 réalisatrice (New York, je cite: « là-bas on te donne ta chance. Ici on ne te la donne qu’une fois que tu n’en n’as plus besoin »)

*    1 informaticien (départ en Inde après 2 ans de quête de Moby Dick : cet imbécile avait trop d’expérience et pas assez de diplôme)

*   2 « financiers » (partis en Angleterre, où leur carrière a jumpé d’un coup, leur âge tendre -30 ans, du lait leur sort encore des naseaux non?- n’y faisant pas obstacle à leur progrès, et le second ayant perdu son poste en France pour avoir dévoilé en été –la chemisette, ou la destructrice de carrières- le tatouage celtique ornant son biceps, élément ayant été considéré comme totalement rien-à-voiresque avec le fait d’être banquier par la banque anglaise)

Je ne parle évidemment pas des myriades de personnes bossant dans la restauration qui font le choix de se balader tout partout dans le monde hein, ça c’est la case choix de vie, pas celle au centre des mes élucubrations présentes, celle du :

« j’en-ai-marre-de-trimer-comme-une-ouf-de-tenter-l’impossible-et-de-prendre-des-murs-dans-la-gueule-et-dans-l’ego ».

Par contre, je ne peux m’empêcher de rajouter les HP* : certes, au début, ils ont voulu faire de l’Humanitaire. Au bout d’un moment, pour tout un tas de raisons souvent très légitimes, ils se disent que bon, ils voudraient se poser et bosser dans leur ancien « chez eux ».

Et puis ils s’aperçoivent que ce n’est pas possible, que « chez nous », l’humanitaire, ce n’est pas un métier (d’ailleurs jusqu’à il y a quelques mois, Paul n’avait pas un seul code Rome qui correspondait à la chose, ce qui donnait des trucs supers choupis, comme un chef de mission -200 personnes sous ses ordres, gérant des budgets de plusieurs centaines de milliers d’euros voir de plusieurs millions, organisant des distributions sur des milliers de kilomètres² et dont le quotidien consistait à ranger à ses vues des ministres et toutes sortes d’élites- se retrouvant estampillé « ambulancier »), et que l’association immédiate se faisant dans les circonvolutions cérébrales des RH et autres responsables d’entreprise sont les suivantes : humanitaire/warrior immaîtrisable/hippie débile/quintessence de l’instabilité.

Alors les HP restent HP, ou bien en désespoir de cause ou parce qu’entre temps ils/elles se sont maqués/es avec un/e anglo-saxon/ne, retrouvent une vie « normale », mais pas en France, cher pays so fucking pas insouciant : en Angleterre, aux Pays Bas, aux USA, en Irlande, des pays où les ex HP sont un peu considérés comme des perles rares, des pays où, si l’on jette les travailleurs comme des kleenex (comme chez nous quoi), on leur donne avant la possibilité de montrer qu’ils valent quelque chose.

Un certain type dont je ne me souviens pas le nom a dit avec ferveur : « la France, tu l’aimes ou tu la quittes ».

Formulation non seulement sujette à interrogations diverses et variées, mais surtout formulation à retourner comme un gant: « la France t’aime ou tu la quittes ».

Je la quitte.

La France ne m’aime plus, si tant est qu’elle ne m’ait jamais aimée. La France n’aime pas ses enfants. La France n’aime pas ses trentenaires, la France n’aime pas ses jeunes.

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