Archive pour femme

De l’art de faire plier la réalité au marché, cours magistral 1

Posted in Act up!, Mensonges et plus si affinités, XX et XY with tags , , , , , , , , , on 10 janvier 2011 by violemmenthumaine

 

Me revoilà déjà. Ma colère de geek dopé-aux-pixels s’est calmée, et comme à mon grand regret je n’ai pas encore reçu aucune des réponses que j’attends de plus en plus fébrilement (pour celles et ceux qui suivent ça concerne principalement l’assoce avec qui je bosse, au final, comme d’hab, bénévolement puisque les contrats d’aide à l’embauche/CAE/CUI n’existent plus, dans l’espoir fou de réussir à vendre les projets demandés et donc à me faire salarier ou au moins payer. Youpie.et puis mes autres projets bizarres aussi, où j’attends….. des trucs), je vais donc me remettre à l’ouvrage ici et maintenant.

 

Il est très facile de m’énerver tu l’as sans doute déjà remarqué ô Inconnue/u.

 

Le dernier truc en date m’a vraiment beaucoup, beaucoup, beaucoup escagassée. Tellement que, comme d’hab, j’ai passé un temps certain à contempler Il s’agit d’un article paru dans le Dailymail, un des plus gros quotidiens anglais. Vous pouvez y accéder ICI.

 

Bon, avant que d’aller plus loin, je présente mes excuses à l’avance à la dame si sa recherche a été, comme tant de chercheurs en sciences humaines, trahie/abêtie/détournée par la journaliste et que l’article en question ne reflétait pas, en fait, son analyse, que, je dois reconnaître, je n’ai pas lue hein.

Ça, c’est fait.

Alors, cet article qui résume un travail de recherche, il dit quoi ?

Pour ceusses qui ont la flemme et pour ceux qui sont français et donc des pines d’huitre en langues ne parlent pas anglais, je m’en vais te faire là tout de suite un petit résumé de la chose.

Voilà, y’a une nana qui est chercheuse en économie. (n’oublie pas sa discipline jeune padawan, ça te permettra de mieux sentir le fond du truc).

Comme toute chercheuse elle s’est penchée pour seule motivation la soumission au Capital la recherche de Savoir et la meilleure compréhension de l’humain, avide de découvrir scientifiquement ce qui est le désir profond de chaque femme. Ce sans aucune idée préconçue et aucune conclusion pré-écrite bien sûr.

 

Alors, on peut résumer le truc ainsi.

LES DONNEES

= ce qui est VRAI, constatable, mesurable, vérifiable, à partir desquelles la chercheuse a tiré ses conclusions.

Les femmes anglaises et espagnoles (mais les tendances sont les mêmes dans le reste de l’Europe et l’Australie), sont mariées pour 38% d’entre elles au Prince charmant/à Greg le millionnaire, en fait, plus vaguement à un homme « financially successful » et plus précisément, à un homme « who earn more than themselves » = qui gagne plus qu’elles-mêmes.

 

Ce, à un degré supérieur à ce qui se passait dans les années 40 (où là, dixit le rapport/la recherche et l’article, ces mariages hypergames –et vlan ! je me lâche en jargon anthropo et perd au passage 80% de mes lecteurs. Bon, mariage hypergames = un mariage où la femme occupe le statut social le plus bas-  ne représentaient que 20% des femmes), « malgré des années de campagne pour l’égalité entre les sexes ».

Ça ce sont les faits, et ni moi ni personne ne pouvons, à moins que la chercheuse en question ait fait de la merde et mérite autant le nom de chercheuse que moi celui de sosie de Grâce Jones, le nier.

A la question de savoir le pourquoi de la chose, la chercheuse comme la journaliste expliquent sans sourciller visiblement l’ombre d’une seconde que, c’est parce que

l’analyse

1)      « The idea of most women wanting to be financially independent is a myth” = l’idée selon laquelle les femmes veulent leur indépendance financière est un mythe.

2)    Les femmes DESIRENT être femme au foyer même si :

3)      La plupart n’osent pas avouer et reconnaître cet état de fait car le discours majoritaire le dévalorise. : « It is so politically incorrect to admit it ».

En conséquence de quoi (sic), il est « normal que les femmes gagnent moins que les hommes à statut égal », et  si « men dominate the top positions » = les hauts postes sont avec une majorité écrasant tenus par des hommes, c’est « because women simply do not want careers in business » = parce que les femmes ne veulent simplement pas faire carrière.

Attends attends c’est pas fini !

Le truc tu vois (je te vois t’agiter là minette, tss tss, écoute la voix de la sagesse on te dit. Chuuuuut !), c’est que nous les femmes on ne veut pas « faire la balance entre carrière et vie de famille », on veut juste la vie de famille tu vois.

D’ailleurs les « women today have more choices than men, including real choices between a focus on family work and/or paid employment” = les femmes aujourd’hui ont PLUS DE CHOIX que les hommes, y compris de choix entre une vie centrée sur la « travail familial » (wtf ?) et/ou un travail rémunéré.


Même que, en fait, les politiques visant à aplanir les salaires hommes/femmes, c’est du caca, c’est « rest on faulty assumptions and dated evidence. The latest research shows that most of the theories and ideas built up around gender equality in the last few decades are wrong” construit sur de fausses hypotheses et des preuves obsolètes? Les dernières recherches montrent que la plupart des théories et des idées construites autour de l’égalité des genres dans les dernières décennies sont fausses”.

En fait, CQFD, « contrairement aux affirmations des féministes, la vérité c’est que les hommes et les femmes ont pour la plupart des aspirations différentes en matière de carrières, de priorités de projets de vie. »

 

Bon.

Voilà.

Ah, n’oublions pas –quand même- le seul truc objectif et réellement analytique de l’article, qui explique que les politiques augmentant les privilèges des femmes pour les congés maternités aboutissent au contraire de leurs objectifs, soit à une augmentation de la discrimination des femmes dans les entreprises parce que les patrons s’inquiètent de leur projets de maternité et des congés afférents.

 

De la démarche scientifique


Je pourrais me lâcher et jouer ma  « féministe hystérique » (association fatale et semblant pourtant si naturelle, comme si on ne pouvait défendre les droits des femmes sans entrer dans un tableau de psychopathologie clinique).

 

Je pourrais parler de moi, de combien cette situation de dépendance financière d’avec mon barbu me rend folle et me fait sentir une merde, de combien justement le fait d’être socialement réduite au rôle de Mère (avec majuscule et tu comprends en fait j’ai de la chance et tout et tout) me rend malade dans tous les sens du terme, de combien je souffre de mon absence de carrière et combien je trouve injuste la différence de traitement entre moi et mon barbu à stade égal pour la seule raison que je suis femme et lui homme.

 

Mais non, ça n’aurait que peu d’intérêt, et à vrai dire, ça serait également peu scientifique, peu « vrai » même si profondément réel.

Je veux juste souligner quelques traits, histoire de….

1)      Du contexte de la recherche « scientifique »

Bien sur, le fait que cette « recherche », publiée d’ailleurs non sous la forme habituelle d’une recherche (thèse, bouquin) mais sous celle d’un « rapport », sorte au moment où l’Union Européenne songe à allonger le congé maternité et à l’uniformiser dans tous les pays de la CEE, ainsi qu’au moment où un député anglais fait une proposition de loi aboutissant à  la contrainte légale d’une égalité des salaires hommes/femmes, c’est une pure coïncidence et je suis certaine qu’aucune entreprise avec une dynamique sexiste ne finance le think tank originaire de l’étude.

2)      De la représentativité des données collectées


Je rappelle que les conclusions du rapport portent sur « les femmes », voire même « les aspirations/désirs des femmes ». On ne parle pourtant dans l’article que des femmes mariées. Je sais pas moi, je n’ai pas accès aux données démographiques anglaises, ni n’ai fait de recherches sur la question sur celles de la France, mais…… Quel est le pourcentage de femmes mariées parmi la population féminine adulte ? Et parmi la population féminine en couple ?

Moi, on m’a appris que ce genre de choix de population ce n’était pas représentatif, et que cela s’appelait biaiser les données. Mais en même temps moi je ne suis pas chercheuse à la London Academy of Economics et ne suis pas financé par le plus gros think tank de politiques gouvernementale anglais.

3)      De l’oubli (volontaire ?) des données allant dans le sens contraire des conclusions

Rappelons les deux périodes mises en comparaison : les années 40 et aujourd’hui.

Durant les années 40 il y a eu 1° la guerre et 2° la reconstruction post-guerre mondiale, soit le plein emploi absolu, avec emploi de presque toute la population féminine.

Aujourd’hui le chômage est une réalité pour tous les pays du monde ou presque.

 

4)      Du retournement des analyses contradictoires en une phrase péremptoire

« Sex differences are treated as self-evident proof of widespread sex discrimination and sex-role stereotyping rather than the result of personal choices and preferences”. =

Les différences [de statut, enfin j’espère que la dame sous-entend la chose] entre les sexes sont traitées comme des preuves indéniables d’une discrimination sexuelle généralisée et une caricature stéréotypée des rôles sexués plutôt que le résultat de choix personnels et de préférences. »

Certes. Le problème, c’est que la phrase peut rigoureusement être inversée, en tous cas c’est que les tenants –et tenantes- de la femme à la maison-qui-s’occupe-des-mioches-et-fait-la-cuisine-et-le-ménage-tandis-que-tarzan-ramène-les-picaillons-à-la-force-de-ses-biceps-et-de-ses-neurones-supérieurement-développés ont toujours expliqué.

Aucune preuve. Aucune  analyse pour légitimer cet ensemble d’affirmations.

5)      Du « désir » féminin

En fait, tout repose sur… sur quoi ?

La chercheuse est économiste n’est-ce pas ? En quoi a-t-elle plus de légitimité qu’un boulanger, une informaticienne ou un champion de tennis pour espérer pouvoir analyser les désirs d’une population ?

Est-elle psy ? Sociologue ? Anthropologue ?

 

A-t-elle pris le temps d’observer ces femmes dans leur vie, dans leur interelation aux autres, a-t-elle eu de longs entretiens ouverts et contradictoires, a-t-elle confronté leurs déclarations à elles-mêmes, à celles des autres, aux pratiques de ces femmes ?

Comment a-t-elle eu accès à ces « désirs » féminins si enfouis que, elle-même le dit, les femmes ne le disent jamais, pas même à leur conjoint et si rarement à elles-mêmes ?

Elle a une boule de cristal en liaison directe avec « la » psyché féminine ?

D’ailleurs, pour terminer mesquinement comme tout un chacun ou presque : dîtes donc, qu’est-ce qu’elle fait à faire des « recherches » en économie la dadame ? Et la journaliste ? Allez, oust, à la maison, allez torcher vos mômes et faire des ourlets aux napperons. Êtes-vous réellement des femmes, mesdames, à vous obstiner à être chercheuse et journaliste ? Soyez un peu cohérentes avec vos délires merde!

Tout ça pour dire que, si là presque tout le monde peut voir où la démarche n’a pas grand-chose de scientifique, ce n’est pas forcément le cas pour la plupart des « études » dont les media, et plus spécialement les portails de news sur le web, font la promotion via des résumés-minute de recherches faisant des centaines de pages.  Et pourtant il en de même pour nombre d’entre elles. Il en est ainsi par exemple de celle sur le « retard » des personnes nées au mois de Décembre (tout enseignant saura de quoi je veux parler et se sera énervé à la vue de ces encarts)….

Plus la recherche en sciences humaines sera « sponsorisée » et plus on arrivera à de tels n’importe nawak : les chercheurs ne servent pas à « trouver » et surtout pas à comprendre, mais à servir de caution pour manipuler.

Mais c’est pas grave je suppose.

 

D’ailleurs, comme je suis une femme je m’en vais me détourner de cet objet de Satan qu’est ce Pc pour aller faire l’unique chose à laquelle j’aspire puisque je n’ai ni bite ni couilles et si peu de testostérone : les courses.

Olé !

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Toute première fois

Posted in Cherche présent et avenir désespérément with tags , , , , , on 6 décembre 2010 by violemmenthumaine

Tout à l’heure, dans trois heures exactement, ce sera la quatrième fois.

On dit que les première fois ont toutes un charme particulier.

Ouais bon d’accord. Déjà faut kiffer Jeanne Mas moi je dis. Mais passons.

Voilà la mienne, de première fois.

 

Tout chômeur a droit à son dépucelage, et c’est le mien que je vais raconter là maintenant.

Un vrai hein : parce que pas encore au fait de, j’ai suivi le foutage de gueule jusqu’au bout cette fois là.

C’était en 2006, soit déjà après un an et demi de recherches d’emploi infructueuses après obtention de mon magnifique DEA de la mort-qui-tue-qu’aucun-RH-n’a-même-une-idée-de-ce-que-ça-peut-bien-vouloir-dire.

A l’époque il y avait encore deux entités bien différenciées, les Assedics et l’ANPE.

Mais rien n’a changé depuis (si ce n’est en pire, fusion oblige) alors allons-y.

1)  Inscription, et là, on te dit qu’il FAUT que tu fasses une demande d’allocations. Euh…. Mais je sais que je n’y ai pas droit !!

On t’a dit de le faire, t’es sourd  ou quoi ? Où t’as vu que ce que tu vas faire par le biais de l’ANPE a une quelconque utilité, tu crois que c’est ça le but ou quoi, t’as vu la Vierge c’est pas possible.

Bon. Donc tu le fais hein, et tant pis si ça représente donc un nombre certains de feuilles de papier utilisées pour rien, et une enveloppe et deux timbres (bah oui c’est lourd, un timbre standard ne suffit pas) pour ta poche juste parce que t’as as le choix.

2 )  Quelques semaines après vient le premier rendez-vous. Tu arrives, et là, on te demande de quel Code Rome tu dépends.

???

En français ça veut dire quoi ?

Bon alors rappelle-toi : si tu as été jusqu’au bac tu as déjà entendu cette expression barbare (tu sais bien, les séances à la con avec une conseillère d’orientation qui de toutes façons n’a aucune idée de la réalité du marché du travail ? Déjà à l’époque elle traduisait ton ennui devant ses questions ou tes rêves adolescents en ce fameux « Code Rome »).

Le « Code Rome », c’est un code chiffré censé représenter UNE profession. Ouais. Donc tu réalises que contrairement à ce que tu pensais le monde est ‘achement simple : le nombre de métiers est déterminé, et à chacun d’eux correspond un code tu vois. Et toi, toi qui n’en a pas, de travail, tu ne peux correspondre qu’à UN SEUL. Pas possible de dire que tu as plusieurs compétences. Plusieurs expériences. Que tu es ouvert à x, y, 25 000 possibilités.

Non.

 

Tu dois avoir « ton » Code Rome. Tu dois être résumable à UN code à … une lettre plus 4 chiffres je crois.

Bon.

Là, donc, un peu couillonne que j’étais encore (qui a dit que je le suis toujours là au fond ?!), je réponds « anthropologue ». Coup de bol, y’a bien un Code Rome qui y correspond.

La dadame en face de moi n’est pas assez déconnectée de la réalité pour penser que oui bien sur, il y a plein d’offres d’emploi pour des anthropologues en tant que tel.

3)  Alors j’ai droit, enfin je suis forcée de souscrire et suivre une « construction de projet professionnel et de vie » en 3 mois. Ouais.

Bon, comme ils ont pas que ça à faire ( ah bon? alors à quoi ils servent alors?)  et que voilà, ce n’est pas l’ANPE qui s’en occupe directement mais, au choix et selon les endroits, une des associations d’aide à l’emploi du coin.

OK.

Allez on y va.

3.1)  Il y a d’abord la phase « bilan de compétence ». Oh yeah !!

Ca c’est génial. Je sais pas à qui ça sert, mais je veux bien qu’on m’explique. Crois-tu qu’on t’explique comment mettre en valeur ces fameuses compétences ? Comment les « vendre » ? Nooooooooooooooon. T’es bouché toi : on t’a dit qu’il fallait que tout ce que tu fasses dans le cadre de l’ANPE soit inutile enfin !!!!

On se contente de TE montrer à TOI que tu en as, des compétences, car non tu n’es pas une grosse merde car en tout homme sommeille un trésor de chouettes trucs.

J’ai donc « appris » que wouahouh, j’étais capable d’analyse, de rédiger, d’organiser logistiquement et financièrement un projet, de diriger quelques personnes, de faire de la veille documentaire, de bosser en anglais….

Mais je n’étais pas au bout de mes révélations.

3.2)  Car avec le bilan de compétences arrivent les propositions de ceux qui savent : puisque tu sais faire ça tu PEUX FAIRE ça, alors postule dediou.

Là encore, j’ai eu le souffle coupé à force de révélations de folie : on m’a appris que j’étais faite pour le social et le créatif.

Mon Dieu !

Moi qui pensais être une championne olympique en puissance/le potentiel maître de Wall Street/celle qui allait révolutionner la chaîne mécanique de montage automobile, heureusement que j’ai suivi cette étape non ?!

3.3) puisque on a déterminé pour toi ce que tu pouvais faire, on t’indique comment le faire : en l’occurrence on te donne des adresses internet de sites ne proposant que des emplois dans le social (bin oui le créatif c’est pas porteur).

Sauf que. Je croyais en effet pouvoir bosser dans le social voyez-vous. Ca me paraît même putain de logique, comme une évidence. Non ?

Ouais, mais en France ce n’est pas possible.

Je ne le savais pas encore, et, nettement lus grave, les gens de l’association comme de l’ANPE non plus.

Ehhhhhhhhhhhhhh oui, depuis quelques années maintenant, plus aucun poste en relation avec le social, y compris au sein des associations diverses et variés, n’est accessible à qui n’est ni assistante sociale ni éducatrice/eur (ou bien psy ou juriste)

Pour la fonction publique même chose hein : moi je croyais ce que mes baby boomers de parents et autre membres de la famille me répétaient, que l’accession aux concours était assujettie à un niveau, genre bac/bac+2, bac+3, bac+5.

Bin non. Mon bac+5 à moi ne me permet d’accéder  à aucun des concours du social. Aucun, même ceux accessibles aux bac+3 hein.

Le truc, c’est que j’ai mis  une petite année pour réaliser ça.

Dites, juste comem ça, les gens payés pour donner des conseils d’aide à l’emploi ils ne devraient pas savoir ça ? Genre pour éviter ce genre de perte de temps hein….

Alors tu vas me dire, Inconnu/e, suis-je devenue assistante social ou éducatrice afin de ? Bin non : parce que tu vois hein, le premier il faut passer un concours et après tu as 2 ans d’études, payantes. Pas de concours pour  être « éducateur, mais 2 ans payants itou.

Bien sûr, après renseignement, il est impossible de se faire financer ces formations par l’ANPE/Pôle Emploi.

……

Qu’est-ce que j’ai fait d’autre dans le cadre de cette magnifique « construction de projet » ?

……

Ah, si.

J’ai « appris à faire un CV par compétence »:

c’était le cadeau bonus du bilan.

 

A peu près comme tous les conseils reçus, lus, entendus, vus sur l’écriture de CV, c’est-à-dire exactement tout et son contraire, chaque fois asséné avec une certitude inébranlable, c’est de la pure branlette, et là c’était juste stupide : un CV ça se construit bien autour des compétences, mais certainement pas comme on me l’a « appris » là-bas : genre tu vois, tu mets en titre la compétence, et puis tu listes tes expériences en relation avec, et rebelotte pour chacune d’entre elles. Tant pis si au final ton CV il fait 3 pages et que tes expériences tu les as chacune mises dans au moins 3 paragraphes différents. …..

……

Ah, j’allais oublier le plus beau.

La « formation entretien ».

En ce qui me concerne, ça a juste été surréaliste.

Deux jours complets, soit une douzaine d’heures hein.

On était 10.

J’étais la seule à avoir moins de 40 ans et à avoir le bac, mais c’est pas vraiment le problème (même si, déjà, cela avait occasionné quelques passges d’anges assez hargneux et/ou gênés, mais bon).

Le problème c’est que cet apprentissage, j’aurais pu le mener au lieu d’en bénéficier.

Je m’explique : on a « appris » à ne pas baisser les yeux au sol, à avoir une gestuelle assurée et on fuyante ou honteuse, à porter sa voix pour dire bonjour, ce genre de trucs, à réaliser que certains termes étaient à banir et d’autre à privilégier…. Comment ?

He bien exactement par le biais d’exercices de base que l’on pourrait faire dans n’importe quel cours de théâtre un tout petit peu sérieux. Pour ceux qui ont lus mon tout premier post, vous savez que dans mon mille-feuille de vies ratées j’ai été comédienne. Je les ai faits tous ces exercices, pendant des années. J’ai même animé pour une assoce ce type de truc.

La femme (encore ? oui, encore !) qui animait cet atelier, en bonne nana vaguement formée à l’analyse transactionnelle, s’était d’abord présentée.

Ce qu’elle avait dit c’est qu’elle était une comédienne professionnelle et metteur en scène qui de surcroît utilisait son temps perdu à animer ce genre d’atelier dans les structures d’aide à l’emploi et dans les comités d’entreprises.

Ce qui était vrai c’est que cette comédienne ne réussissant pas à obtenir son statut d’intermittent et n’ayant pas abouti un seul projet artistique depuis 3 ans (google …..) s’était lancée dans la consultance ressources humaines et que grâce à ça elle réussissait à vivre.

Aucun problème avec ça hein, je suis contente pour elle. Mais quand la dadame de l’association, celle qui m’avait fait passer le bilan de compétences et tout le reste, me demanda de « verbaliser mon ressenti » sur l’atelier et que je lui eu expliqué mon expérience de ce type de choses, elle me demanda d’envoyer un mail à la nana qui animait l’atelier « pour explorer la possibilité de travailler dans ce secteur ».

Bah oui bien sûr ! Trop évident que c’était une option de folie.

J’ai donc envoyé le mail.

Ôh !! Supriiiiiiiiiiise : il n’y eut pas de réponse. La dadame écrivit un autre mail. Pas de réponse non plus, dingue non?!

Ohhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh ?!!

Truc de ouf ?!

Incroyable ?!

Comment ? Une personne qui exploite une « niche » étroite comme le cul à Jeanette ne saute pas sur l’occasion de perdre une part de marché en refilant ses tuyaux à la première chomeuse venue, qui, de surcroît, à 20 ans de moins qu’elle ? Incroyable non?! Ouh la vilaine garce!

Au bout de ces fantastique 3 mois, soit après 6 mois d’inscription à l’ANPE, j’ai jeté l’éponge.

J’y suis pourtant retournée 2 fois de plus hein. Mais je n’ai pas tenu aussi longtemps, mais ça ça mérite un autre, voire deux autres posts.

Allez

Cette fois-ci promis juré craché non, je tiendrai bon !! Jusqu’à ce que CA SERVE A QUELQUE CHOSE !!!!!!

Si je vis un drame et je vous emmerde!

Posted in Act up!, Cherche présent et avenir désespérément, Mensonges et plus si affinités, Retrouvons les vraies valeurs with tags , , , , , , on 12 août 2010 by violemmenthumaine

Je suis fort marrie de ne point maîtriser encore comme il faut l’outil bloguesque ô Inconnue/ Inconnu. Sans quoi je mettrais tout plein de liens où il suffirait de cliquer ICI pour voir que je ne suis pas seule à le dire, mais bon, je suis une presque-brèle informatique et c’est comme ça.

Pas seule à dire quoi diras-tu ?

Hé bien, pas seule à dire que dans notre magnifique société-où-la-Femme-est-libre-comme-un-cheval-sauvage-et-l’égale-de-ses-alter-ego-en-service-trois-pièces, il est convenu pour tout le monde où presque l’Homme, le Mâââle, travaille, et qu’en plus c’est normal pour lui de vouloir s’épanouir dans le dit travail.

Même que ouais.

Eh bien sachez si ce n’est déjà fait, que ce n’est point du tout du tout du tout du tout le cas pour la Femme. Enfin, pour être plus exacte, qu’une femme ressente cela pour  n’est pas franchement légitime du point de vue des autres homo sapiens sapiens, elle abuse même franchement quand la donzelle est maquée et est carrément hors sujet quand elle est Mère (ou alors c’est que c’en est une mauvaise, bouh!)

Ainsi, le fait que

1) je ne réussisse dans mes, pourtant nombreux, centres d’intérêts et domaines de compétences, et même pour un certain nombre de personnes, et que

2) je ne parvienne pas à trouver un vrai travail, ce depuis bientôt 5 ans, bin….. on s’en fout.

Je ne vis pas bien cette situation voyez-vous, ce dont toi, Inconnu/Inconnue tu t’en doutes probablement à la lecture de ces premiers posts. Voire pas bien du tout. Voire ça ma mène par intermittence dans les marais insalubres d’un truc qui ressemble à la dépression (tu sais le truc pour lequel y’a 2 ans il y avait plein de pubs à la télé pour que tu prennes les petites pilules bleues/blanches/rose à petits pois pour que toi grand cadre sup au service du capital tu puisses retrouver dare-dare ta rentabilité).

Eh bien, mis à part ma mère (non je n’en parlerai pas), mon Homme (il ne manquerait plus que ça) et par la force de l’observation mon Gnome (et puis aussi parce qu’il est trop fort), PERSONNE ne comprend que cela puisse poser problème.

Non mais vraiment personne. Truc de fou. Même la dernière psy à la con (que même s’il existait un Ordre des psychologues elle en serait giclée genre dans la seconde) que j’ai vue, une seule fois tu t’en doutes, elle comprenait pas, me sortant entre deux sms (véridique):

« Enfin mademoiselle vous n’avez qu’à discuter avec les autres mères au foyer à la sortie de l’école vous verrez qu’il n’y a de drame dans votre situation que ce que vous construisez et vous vous ferez des amies »

Passons sur cette réplique de folie hein: si elle n’a aucune excuse -et non elle n’en a pas, cette « séance » fut simplement un truc d’anthologie, au moins elle ne me connaissait pas.

Les autres, par contre, si. :

« Non mais franchement tu ne mesures pas la chance que tu as toi, tu as un couple stable, un enfant. C’est le plus important tu sais. »

« Tout ça c’est ta manière de voir tu sais, il suffit que tu la changes. Pour plein de monde tu as juste une vie trop réussie ! »

« Excuse-moi mais…. Tu comprends moi j’ai bientôt 30 ans et j’ai toujours pas un vrai mec j’aurais peut être jamais de môme alors je comprends que ça soit dur mais bon tu vois moi je vis un VRAI problème existentiel »

…………………

Vais-je verbaliser (enfin, scripturaliser plutôt… Ca se dit scripturaliser ? Non mais bon toc, la bloggeuse elle a le droit de pondre des néologismes, même que oui) les sentiments qui m’envahissent en entendant ces…. Ces…. Enfin ces phrases assassines prononcées avec la meilleure intention du monde ?

Et c’est bizarre vois-tu mon lapinot, parce que parallèlement à ça on s’étend longuement sur le ô combien dommage fait que mon Homme, que j’aime et que j’adore là n’est pas la question, ne soit pas récompensé à la hauteur de ses mérites dans ca carrière humanitaire.

Alors qu’il n’a jamais connu plus de 2 mois de chomedu, lui. Et qu’à une exception près, il a toujours bossé dans le domaine qu’il voulait, l’humanitaire.

De même, une personne que j’aime énormément, très très proche hein, qui me connaît super bien et tout, m’explique que non c’est compliqué à comprendre mon mal-être, alors que, par exemple, pas une seconde elle ne remet en question le fait que le mec de sa coloc, journaliste de formation et de  profession, ne puisse envisager de bosser en étant autre chose que journaliste….

Que dire…..

Des fois que vous vous disiez, vous Inconnues qui kiffez votre vie pro, et vous Inconnus, que je prends mon cas perso pour une généralité alors que franchement tout ça c’est parce que je le veux bien et que je ne fais rien pour que cela change (ça c’est une autre réplique incontournable pour le/la chômeur/se) , et bien….

Je vous convie à jeter un œil et une oreille à cette merde honteuse qui me donna juste envie d’enfoncer férocement les attributs de sa virilité dans l’anus de l’auteur. (oui, je sais, grammaticalement c’est un peu bancal, mais comment dire, la colère, l’ahurissement total,  tout ça….)  :

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