Archive pour fuck!

Bad karma pour Marathon Girl

Posted in Cherche présent et avenir désespérément with tags , , , , , on 1 mai 2013 by violemmenthumaine

Toi, jeune padawan aux dents longues, oui toi qui tombes ici par hasard suis assidument cette Bible Seule Capable de t’Amener à la Lumière de l’Emploi, oui toi là bas, toi-même tu sais combien la recherche d’emploi et la vie professionnelle tout court sont semblables à un long, très long marathon dont la complexité de la stratégie fait passer Machiavel pour un baltringue un peu étroit du bulbe.

screugneugneu

Rien ne vaut une bonne préparation, comme te dira ton/ta conseiller/ère de Chez Paul lors de ta première séance d’atelier « construire son projet professionnel »

Rien ne vaut une bonne préparation, comme te dira ton/ta conseiller/ère de Chez Paul lors de ta première séance d’atelier « construire son projet professionnel »

dhdhdhdhd

Mais tu as dépassé le stade du découragement, tu es prêt.

Tu as subi tous les échauffements de la recherche de postes,

 de formations,

tu as voracement placé tes petits pieds pieds (voracement, oui. Même que) sur les starting blocks de la confection et de l’envoi de CV et de lettres de motivation,

tu n’as pas raté le départ, oui ça y est tu cours tu voles,

tu as jumpé tel le golden boy des années 80 par-dessus les pré-sélections-sélections-post-sélections et le parcours d’obstacles des entretiens,

 et oui oui oui,

                      là,

                           là tout de suite là maintenant,

                                                              tu touches la ligne d’arrivée…..

** chariots de feu***

heheheheh

hehehehe

TU AS UN CONTRAT SIGNE !!!

*** teuf seul confetti***

teuf seul confetti

hohohohohoh

hohohoh

Et là, tu crois que c’est bon. Hein, logiquement.

Tu as bien fait tout comme il faut, on t’a donné le susucre et maintenant tu attends ta niche (même petite, même en leasing, même juste pour le week-end, tu t’en talques, tu as enfin une niche à toi.)

dgdgdgdgdg

Le  bonheur, c’est simple comme une niche. Non ?

Le bonheur, c’est simple comme une niche. Non ?

***eden- quand on vous dit que le  bonheur, c’est avoir une niche. Non ?-***

Ouaiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiis.

C’est beau l’espoir tu vois, c’est le feu qui t’anime vers la Voie du Bonheur patati patata….

dgdgdgdgdgd

Oh, c'est beauuuuuuuuuuuuu!

Oh, c’est beauuuuuuuuuuuuu!

*** espoir – Allez, essaye encore…. -**

En effet, malgré la méfiance désabusée propre à tout CDI*, qui tend à faire adopter une absence totale d’espoir de certitude quant au succès d’une candidature tant qu’un contrat n’est pas signé en bonne et due forme, on a naïvement tendance à croire qu’une fois en la possession du contrat-graal, c’est tout bon pour cette fois.

Dans un monde où tout est normal, oui.

A vrai dire, même dans le notre là tout de suite là maintenant, pour la plupart des gens et dans la plupart des cas, c’est globalement vrai : tu as un contrat signé, cela signifie bien que tu as un job et qu’à la fin d’icelui, tu reçois bien un salaire, que celui-ci se nomme ainsi ou autrement : émoluments, traitement, appointements, rétribution, solde, gages, honoraires,  rémunération et tutti quanti  (rigolo, non, de constater combien les champs lexicaux sont riches quand il s’agit de sexe ou d’argent…).

Bon, OK, cela devient tout de suite plus compliqué et moins automatique quand tu n’es ni fonctionnaire ni en contrat de salariat à durée déterminé (bin oui, vu que la durée indéterminé, est, en gros, devenue inexistante dans notre beau pays de France). Les intérimaires, ceux qui bossent dans le vaste domaine de l’aide à la personne, les consultants, c’est plus flou, plus oui-mais-non-regardez-l’astérix-là-en-bas-typo-6.

Pour tous ceux là, signer un contrat et puis finalement que dalle, ralass, pas de boulot pas de thune, ça arrive.

Une fois.

Avec mézigue, on entre dans une autre dimension. A ce niveau là, on touche au tableau mystique moi je dis. A l’ésotérisme le plus total, une espèce d’illustration par l’Absurde du pas de chance, voire du karma-plus-pourri-que-ça-tu-meurs (quoiqu’en considérant les choses sous cet angle, je me demande bien ce que j’ai pu faire de pas joli joli pour enchaîner les VDM comme ça….)

Exemples.

Ce mois-ci, après un an (putain, un an !) de recherches infructueuses, je trouve une petite consultance. Pour être plus exacte, on me propose direct la consultance à base de « hé dis donc, ça t’intéresserait de retourner t’éclater au Congo… ? ».  Envois de mails, CV plus entretien via skype, en moins de 24h on me dit c’est bon. 52 mails échangés plus tard (vi, 52. En moins de 10 jours) sur les tenants et les aboutissants du boulot, y compris l’aspect financier, j’ai bel et bien un petit contrat signé en bonne et due forme.

I got it I got it i got it!!!!!!!!

I got it I got it i got it!!!!!!!!

*** gif super happy***

Je pourrais me dire que j’assure. Sauf que non.

j assure-aïe

*** gif j assure aïe***

Mon petit doigt (un sacré luron celui-là) chuchotait dans ma tête depuis un petit moment que je risquais de rencontrer un hic au niveau visa, mais mes boss et les boss de mes bosss (ahhhhhhhhhhhh, la beauté de la sous-traitance en cascade, sensée revenir moins chère pou plus d’efficacité, et qui, comme ici et presque toujours, ne revient pas moins cher, et surtout, aboutit à du grand n’importe nawak côté résultats…. Mériterait un blog à soi tout seul ça. Passons) me disaient que non, no soucy Mc Fly, mais pourquoi donc ma bonne Dame, vous êtes vraiment négative très chère.

Le temps passe.

Bien sûr, j’ai raison : je ne peux pas avoir le visa du Kenya, car, ne bossant pas au Kenya et n’étant pas mariée, je ne peux avoir le statut migratoire ad hoc, critère incontournable pour l’obtention du visa congolais au Kenya. Le seul moyen pour moi de l’avoir est de repasser par la France, comme je l’avais expliqué moult fois par mail. Ce qui coûte bien plus cher, mais, étonnamment, mes boss sont OK. Mais comme ils ne sont pas capables de relire les emails échangés, ils mettent encore 1 jour pour me demander quel est dans ce cas le nouveau calendrier (que je leur ai indiqué dès notre premier email, et répété pas plus tard que deux jours avant).

Et là, une fois intégré que le fait que la procédure d’obtention du visa entraîne un retard dans la consultance d’environ 10 jours, mes boss ont réalisé qu’ils étaient déjà plus qu’à la bourre et que je ne leur permettrai pas de boucler leur job avant l’échéance fixée.

Conclusion :

FailLogo_711691a

*fail*

Bien sûr, le fait que les boss de mes boss aient mis plus de 10 jours pour m’envoyer les papiers nécessaires à l’obtention d’un visa, aka un ordre de mission (genre ça met normalement … une heure) et une lettre d’invitation notariée (ça, ça met 4 jours), joint au fait que j’ai tirée la sonnette d’alarme dès le premier jour où j’ai reçu un mail confirmant que oui oui oui, j’étais bien prise, tout cela n’entre pas en ligne de compte.

Bien sûr que non.

Comme nous sommes entre gens civilisés, on s’est tous bien marri de l’impossibilité finale de jouir de mes compétences (pour eux) et d’une fantastique expérience bien rémunérée (pour moi), tout en m’assurant que cet incident est en fait le prélude à : Une prochaine fois (bien sûr, évidemment, qui en douterait, hein ?)

Là-bas tu verraaaaaaaas, la prochaine foiiiiiiiiiiiiiiiiiiiis, ce sera toiiiiiiiiiiiiiiiiii.

Là-bas tu verraaaaaaaas, la prochaine foiiiiiiiiiiiiiiiiiiiis, ce sera toiiiiiiiiiiiiiiiiii.

*** gif porte fin tunel***

Et comme on est vraiment TRES civilisés et que de mon côté je suis vraiment une Belle Grosse Bisounours adepte de l’enculage bieeeeeeeeen profond un peu couillonne, j’ai même répondu à leur demande de renvoi de contacts locaux (que j’avais pourtant déjà pourvu, lors de nos foisonnants échanges de mails), et, cerise sur le gâteau de ma stupidité congénitale gentillesse, donné un contact pour mon remplacement de dernière minute. Vi. Parce que j’ai bien enregistré le concept ultra hype du réseautage. Pour les autres : en ce qui me concerne, j’ai en effet bien aidé des gens à avoir du taf, et pas qu’une fois. L’inverse, par contre….

mon avatar de longue date, n’ayant visiblement pas compris le moment où il fallait cesser de rendre service : non, se faire éviscérer pour permettre à son hypothétique futur médecin de réviser ses partiels d’anatomie n’est pas forcément un investissement pour l’avenir…

Mon avatar de longue date, n’ayant visiblement pas compris le moment où il fallait cesser de rendre service : non, se faire éviscérer pour permettre à son hypothétique futur médecin de réviser ses partiels d’anatomie n’est pas forcément un investissement pour l’avenir…

*** bisounours éviscéré – mon avatar de longue date, n’ayant visiblement pas compris le moment où il fallait cesser de rendre service : non, se faire éviscérer pour permettre à son hypothétique futur médecin de réviser ses partiels d’anatomie n’est pas forcément un investissement pour l’avenir…-***

…….

Signer un contrat et puis finalement que dalle, ralass, pas de boulot pas de thune, ça arrive, donc. Il ne faut pas en faire toute une histoire hein, c’est la vie ma bonne dame.

D’ailleurs, le fait est que je devrais m’être faite à l’idée, puisque c’est déjà la seconde fois que cela m’arrive.

La première, il y a 4 ans, avait été encore plus chic et chouette.

Toujours une consultance, bien sûr.

On était venu me contacter, sans que je ne leur ai rien demandé. Ils avaient un gros problème en interne, et besoin que quelqu’un vienne sur place, comprenne d’où il venait et comment le résoudre. Puis ils avaient fait traîner les choses en longueur. Au dernier moment avant la date ultimatum que leur bailleur avait fixée pour l’engagement d’un consultant, un soir à minuit moins 10, ils m’avaient appelée pour que je vienne signer le contrat en catastrophe.

Je passe deux jours à discuter les modalités de l’enquête. Bref, je travaille déjà dans les faits. Le voyage est planifié.

La veille de mon départ, un incident sécurité très grave touche l’équipe sur le lieu où je devais travailler. Au lieu, comme cela peut sembler logique puisque le dit incident avait un lien direct avec le problème que je devais étudier, mes employeurs annulèrent le voyage, le mettant en stand by  « jusqu’à ce que les équipes sur place jugent la consultance possible dans les conditions sécuritaires ».

Deux mois de silence radio. Deux mois. Au bout desquels ils m’appellent pour me demander… si je peux partir le lendemain. Je ne le pouvais pas : je n’étais pas disponible avant dix jours.

Re-silence radio.

Trois autres mois passent.

ohohohohoho

attente triste

oioioihohoho

Et je reçois un mail me disant que finalement non, ils ne font pas la consultance avec la moi. (en fait, il s’est avéré qu’ils n’ont jamais fait faire cette enquête).

….  ….  ….

Bien bien bien.

Dans la course à l’emploi, je crois pouvoir dire sans trop de risque d’être accusée de geignardise que mon karma ressemble un peu à ça :

depart course ralenti foireux renversé

*** gif départ course ralenti foireux***

La prochaine fois où je te rembarquerai, chère/r Inconnue/u, dans les marais foireux de mon karma professionnelle de merde, je te raconterai une histoire tellement magique, tellement totalement exagérée (tout le monde sait que la réalité dépasse la fiction) que tu trouveras ultra veinard de n’avoir qu’à te plaindre de ne pas te faire payer tes heures supp.

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A l’insu de mon plein gré ? Oo

Posted in Hors case with tags , , , , , , , , , , on 14 septembre 2011 by violemmenthumaine


Salut Ô Inconnues/us !

Déjà presqu’un mois que je suis au Kenya.

A Nairobi plutôt : comme partout ailleurs, la capitale n’est évidemment pas vraiment représentative du mode de vie et des habitus du reste du pays. C’est vrai pour Paris et la province, mais cela est toujours plus-que-criant dans les pays africains, du moins tous ceux dans lesquels j’ai séjourné.

A moins de réussir à baguenauder un peu partout dans ce visiblement magnifique pays, je ne pourrai donc pas avoir d’opinion ni parler du « Kenya », mais bien seulement de Nairobi, et, pour le moment du moins, seulement des aires où je traîne mes guêtres, en l’occurrence, ni dans les slums (les quartiers pauvres, ou pour être plus exacte, les bidonvilles) ni dans les quartiers de l’élite (Westland ou Lavington, aka les quartiers des Blancs/UN et des magnats indiens, et plus encore Riguéri ou Riverside, le quartier des résidences d’ambassadeurs et ministres. Le genre de quartier où le chauffeur de taxi demande toujours –pas une fois, mais à chaque fois qu’on y passe- « that’s like in Europe, isn’t it ? » : bien sûr, tous les européens vivent dans des palaces de 20 pièces entourés d’un jardin paysagé de plusieurs hectares, où les seules personnes à pied dans les rues sont les entraineurs de rotweiller ^^). Non, seulement des quartiers de la petite bourgeoisie kenyane et expatriée.

Pour le moment, j’en suis très clairement au stade de la découverte et de l’étonnement, un peu comme si je n’avais jamais mis les pieds sur le continent africain tant tout, absolument tout, est différent de l’Afrique de l’Ouest, de l’Afrique centrale ou du Zimbawe.

Mais ce n’est pas la raison pour laquelle je traine tant à reposter un article ici.

La question que je me pose, et qu’en fait je vous pose, à vous mes quelques fidèles Inconnus/es, est de me dire si je dois continuer ce blog (où, si je le fais, je continuerai à parler d’emploi et de non-emploi, d’abord parce que c’est le truc le plus important pour moi depuis quelques années, et puis peut-être si ce n’est surtout parce que je n’ai pas trouvé de blog dans le même style, un peu comme s’il ne fallait pas parler de ce que c’est, subjectivement, d’être au chômage. Alors que l’on peut trouver 25 000 blogs sur à peu près tout et n’importe quoi)

Pourquoi ce doute subite m’habite-t-il ?

Voyez-vous, pour la première fois depuis que je surfe sur la blogosphère, j’ai laissé un commentaire sur deux des blogs que je suis assidument. Je ne m’attendais pas à en prendre plein la gueule. Visiblement, les critères mobilisés pour juger ou ressentir un commentaire comme « agressif » ou méprisant ou je-ne-sais-pas-trop-quoi ne sont pas les miens, et j’avoue ne pas comprendre du tout la violence des réactions provoquées par mes petits commentaires, d’autant plus qu’après la première réponse à ceux-ci, j’ai, à chaque fois, répondu en disant que je m’excusais, ne centrais pas mon commentaire sur moi mais voulais élargir le débat, et ne voulais blesser personne !!

 Le rapport avec ce blog ici présent ?

Bin, c’est que ce petit blog de rien du tout a été la cible, dans l’avalanche de réponses me réduisant à :

–          Une nana incompétente

–          Franchement coincée du cul

–          Autocentrée

–          Obtuse et sectaire

–          Nulle en anglais ( ?!)

–          Mal dans sa peau

–         Dans la fuite limite auto-destructrice : «Pour avoir jeté un coup d’oeil sur ton blog, ce n’est pas très étonnant : Aimer quelque chose chez l’autre –[je venais de dire que j’aimais son blog, qui traite vraiment de tout autre chose-]- qu’on déteste chez soi, au point de vouer sa vie à l’éliminer, c’est un challenge. » (Euh ? Ah. Bon, si vous le dîtes)

–          Souffrant de troubles du comportement alimentaire (WTF ?)

Etant donné que je me suis lancée dans l’aventure d’un blog pour me faire du bien et pour faire connaître, même de manière minuscule et inconséquente, les absurdités sans nom du système actuel du monde du travail, spécifiquement en France, et les souffrances soigneusement tues de l’état de CDI*, le tout de manière réaliste, précise et mettant le doigt là où ça fait mal tout en gardant un ton humoristique de bon aloi, vous comprendrez œuf corse que je m’interroge.

Parce que si parcourir mon blog force à conclure à un état de mal-être total, que tout chômeur (en tous cas moi) est un gros névrotique toujours dans la fuite, ce n’est sans doute définitivement pas la peine de continuer.

Alors, comme vous êtes malgré tout quelques uns à suivre mes élucubrations régulières, j’aimerais bien avoir votre avis sur la question, poil au croupion.

Voili voilou.

P nous prendrait pas pour des truffes des fois ?

Posted in Hors case with tags , , , , , on 10 janvier 2011 by violemmenthumaine

Entres autres innombrables choses qui font tout à la fois mon inénarrable charme, ma valeur incomparable et le pourquoi de tout le monde a du mal avec moi, à côté de mes gargarismes conceptuels anthropologico-politico-philosophico-cognitivo (je peux continuer encore longtemps en fait.)-péteux, je joue.

Je veux dire : je suis une Joueuse. Une vraie de vraie. J’ai mis des années à le découvrir parce que je suis snob jusqu’au bout des ongles et qu’il faut me chatouiller à la lampe à souder pour me faire jouer au Monopoly et à beaucoup des jeux les plus couramment pratiqués, d’une part, et que, d’autre part,  je n’ai compris et adhéré à l’enthousiasme envers les jeux video que lorsqu’Amstrad et consort appartinrent au passé et que ça a été plus joli à regarder qu’un délire de mathématicien sous trip.

Anyway, à priori, surtout si l’un des multiples projets à la con pour cette année aboutit à autre chose qu’à un silence glacé des mythes vivants du monde des fantasy games à qui si si je vais m’adresser, je reparlerai de ma ludomanie galopante.

Quand je relis le paragraphe pré-précédent (no comment), je me dis :

En fait… Non. Je n’ai jamais adhéré à la videogamemania, tout simplement parce que je hais qu’on me prenne pour une conne-à-thunes et encore plus que mes congénères acceptent de l’être (pris pour des cons), le tout avec enthousiasme et vidage de compte en banque. Genre, aujourd’hui je fantasme à plein tubes sur les tortures infinies que je pourrais infliger aux responsables de Sony, et + spécialement de

la dynastie

P.


L’aînée

Il y eut la toute première. Là, rien à dire : un pas de géant dans, comment ils disent les responsables comm’, ah oui, « l’univers video-ludique », mais surtout, une solidité à toute épreuve.

20 gamins surexcités pouvaient limite sauter dessus, ça restait utilisable sans problème. J’ai vu de mes yeux vu une P aînée tomber du second étage d’un immeuble et être utilisée 30 mn après.

En moyenne, chaque petite P eut une vie de plus de 10 ans d’affilé chez les même péquins sans que ses innombrables maîtres n’aient besoin de la changer, la réparer ou quoi que ce soit d’autre, et certaine passèrent de famille en famille en faisant la joie des enfants et l’horripilation des parents (eh oui, c’était au temps que les moins de 15 ans ne peuvent ps connaître, celui où les attrapes-couillons les jeux videos étaient des jeux et pas des cours de stretching/ »entraînement intellectuel »/cours de cuisine/simulation-de-la-même-vie-que-tu-vis-déjà-pour-de-vrai et où les plus de 20 ans considéraient tous sans exception que les jeux videos c’était juste débilitant)

 

La cadette

Puis il y eut sa petite sœur. Genre c’était révolutionnaire parce que P deuxième du nom, elle, lisait les Cds et les dvd en plus des jeux. Ouais. Sauf que la p’tite sœur en fait, elle arrêtait de les lire, les fameux cd/dvd, en moyenne au bout de 2 ou 3 mois. Et d’ailleurs arrêtait de lire à peu près tout en un an top chrono. Trop fragile pour être emmenée nulle part, et je peux le confirmer pour avoir emmener la chose à travers le monde et constater que l’avion, bah ça lui faisait des zigouigouis pas cools. En fait, trop fragile pour être utilisée, voire même sortie de son sac en plastique et de sa boîte en carton.

TOUS les propriétaires de P² que je connais ont quand même acheté la mignonne au moins 2 fois, et parfois jusqu’à 4, avant, légitimement, de passer à une autre console, le plus souvent concurrente parce que quand même y’a des limites à être pris pour des truffes.

 

La benjamine

Mais non, visiblement. Car la benjamine (jusqu’à dans pas longtemps d’ailleurs, mais pour le moment on y est toujours) arrive sur le marché. Comme toutes ses consœurs, précédentes et ultérieures, concurrentes, grosses comme un carrosse ou insérables dans une poche, elle coûte un bras, sans aucune garantie ou presque. Et là….

Genre, voyez le truc, vous restez fidèle –enfin si « on » m’avait écoutée ce n’aurait pas été le cas, mais en fait si « on » m’avait écouté on n’aurait pas acheté de console du tout. Vu nos caisses gonflées d’or j’aurais préféré investir dans des trucs plus fendarts. Un four par exemple, ou rien parce que justement l’or de nos coffres il existe même pas dans nos têtes–  à la marque parce que quand même vos jeux vous les kiffez votre race et puis vous en avez quand même une bonne cinquantaine hein tous joueurs confondus (père, mère et gnome). Logique. Sauf que la P troisième du nom, à l’exception d’une obscure version qui ne fut mise en vente que quelques mois, ne LIT AUCUN DES JEUX DE SA GRANDE SŒUR. What ? The ? Fuck ?

Perso la chose a suffi à m’exaspérer, et j’ai à peine utilisé la grande bique noire depuis qu’elle trône dans notre appart. Ce n’est pas le cas de mes XY de proximité voyez. Spécialement du gnome à poils durs qui me sert de fils. Or….

Or la boursouflée benjamine de la dynastie P (ouais c’est un paquebot quand même le truc hein. Ça prend une place de folie, à peu près le double de toutes les consoles de marque concurrente) est ‘achement révolutionnaire (quand elle est sortie en tous cas) : voyez en fait c’est pas un truc pour jouer mais un « véritable accès complet au monde multimedia »).

Euh, bon, ok, d’accord, ça lit les cd, les dvd, les blue ray ça fait le café et ça se connecte au web, où même que grâce à une ergonomie à côté de laquelle les tablettes c’est du canigou et la P du caviar tu mets environ une demi-heure pour accéder à ta messagerie et ouvrir un mail.

Ouais.

Le truc que tu sais pas parce que personne ne te le dit et surtout pas le vendeur et encore moins les sites P, c’est que l’accès au web et tout ce qui va avec, ce n’est pas une option, une valeur ajoutée à une console de jeu, non, mais la donne qui va conditionner l’utilisation même de ton paquebot bakélite de compète.

Pourquoi ? Parce que si tu « n’updates » pas ta bête régulièrement, tu ne pourras pas lancer les jeux. Aucun. Un message sibyllin et fugace, que même qu’il faut avoir des yeux de lynx et la mémoire photographique de Lisbeth Salander pour avoir le temps de le lire en entier, t’informe un beau jour alors que t’es tranquille’ à jouer, que « la quantité maximum d’alimentation en électricité aux périphériques USB a été atteinte. Retirez au moins un périphérique. » et tout bug.

Ouais c’est un peu étrange comme message, ça ne provoque aucune réminiscence windosesque et il faut bien une dizaine de tentatives de lectures avant d’être bien certain d’avoir compris la chose. Mais si si, il s’agit bien de « quantité d’alimentation en électricité »… Euh ?????? Soit, je ne suis pas électricienne, mais comme tout bon humanitaire (si si ça a un rapport, un jour je parlerai de. Mais pas maintenant.) ce genre de sentence provoque juste une hilarité immédiate, parce que c’est juste pas possible voyez.

Très obéissante –comme nous tous ridicules humains 2.0 devant les machines que nous avons pourtant créées mais bon-, je cherche donc des périphériques », avec port USB hein. Bin y’en pas. Enfin si, y’a la clé USB qui assure la connexion sans fil pour la seconde manette et point barre. Je l’enlève œuf corse, mais que dchout.

J’appelle au secours mes potes gamers ou/et informaticiens. Manque de bol, ils sont tous chez les concurrents, et assez perplexes à l’écoute du message, et bien sûr ça les fait marrer comme des tits fous.

Au final l’un d’eux me propose un peu dubitatif de me connecter à la Pstore/communauté/réseau (pour « remettre à nouveau/updater/actualiser le système de la console/le jeu, enfin essaye toujours et tu verras sinon tu l’as dans le fion chérie ».

Ouais, c’est ça le progrès, dès que tu fais un truc tu peux t’intégrer à la « communauté » de ceusses qui font tout pareil que toi.Ça crée des profits de folïe et lobotomise les gens en créant de nouvelles addictions du lien social vous comprenez. Moi je propose de créer la Communauté des Cureurs de Nez à l’Auriculaire, c’est clair que le nombre pourra concurrencer le réseau facebookien et ça au moins c’est un point commun fondamental.

Okayyyyyyyyy.

Evidemment, il n’y a pas de mode d’emploi hein, à part, bien sûr, en ligne. Pas grave, je suis une femme moderne moi môssieur, hop hop hop, je vais sur l’écran idoine, et….

Ouais, on me propose une actualisation, je la lance, ça dure PLUS DE 2 HEURES (genre c’est quoi ce truc ? je lui ai pas demandé de reformater un système ou de créer un serveur moi!!), mais, ô, miracle et Gloire aux Esprits du Saint Silicium en Leur Binaire Omnipotence, ça marche, mon gnome peut à nouveau progresser en anglais en customisant des vers de terre en drag queen à crête. Youpie.

Sauf que. Ça c’était  début Décembre dernier. Y’a pas hyper longtemps hein. Bin ce matin, rebelote.

Inconnu/Inconnue tu vas me dire « mais pourquoi tu nous chies une pendule, tu l’as bien fait une fois tu le refais une seconde et tu nous lâches ». A vous je répondrai qu’en effet, la pendule de  plus en plus loblongue que je défèque rageusement via mon clavier ce matin est en effet pas franchement existentielle et super pas fondamentale, mais qu’en même temps, vous avez tout faux parce que nan, cette fois ça marche pas.

Sans doute parce que l’interface a changé depuis le mois dernier, sans doute parce que Sony a juste voulu que je frôle l’envie de meurtre avant même d’avoir envoyé le gnome à l’école (oui. Je sais. Le gnome joue à la console chaque matin au réveil. C’est mal. Je suis une mauvaise mère en plus d’être un poids pour la société puisque chômeuse. En même temps chéris bibis vivez avec un gnome qui depuis sa naissance ne s’est JAMAIS levé après 6h30 -ah. Si. 5 fois en 9 ans d’existence. Youpie- et on verra comment tu la joues.), mais y’a bien eu téléchargement de je sais pas trop quoi, mais le message à la con qui semble juste narguer toute personne ayant des notions vagues en électricité et en informatique est toujours là.

Et en attendant la baleine échouée dans mon salon est donc juste inutilisable.

Je pose une question couillonne, mais : et les gens qui n’ont pas Internet chez eux ? Il se passe quoi pour eux s’ils achètent la baleine ? Genre s’ils ont claqué presque 100€ hein, rappelons-le. ?? Ils peuvent pas l’utiliser ? On leur a dit quand ils l’ont acheté. Je crois pas trop non….


Avant, je n’investissais pas -enfin peu- dans les jeux videos parce que (parce que j’y suis trop une brèle, reconnaissons-le. Mon gnome a commencé à me latter à plates coutures à tous les jeux auxquels on l’autorise à jouer dès ses 4 ans, et ça ne s’est jamais inversé depuis.).

Désormais je voue la même haine au monde des jeux videos qu’à celui de l’informatique, seul domaine de l’économie à fouler allégrement les saintes règles du capitalisme en expliquant que non c’est pas pareil (je parle, bien sûr, de concurrence et de monopole), domaine où la course à la consommation, la pollution irréfrénée de la planète et la religion du nouveau qui contraint les utilisateurs à tout ce qui précède.

NB : toute personne ayant une solution pratique à me proposer via les commentaires aura droit à toute ma gratitude ainsi que celle de mon gnome.

NB2 : il ne s’agit pas de mémoire disponible. J’ai tenté le coup bien évidemment et effacé énormément de sauvegardes. Que dalle.

NB3 : une autre question à ceux qui passent, n’ayant presque rien à voir avec le schmilblick énoncé plus haut, mais :

Mon karma informatique étant plus pourri que celui du programmateur de l’ipad/iphone pour le  Nouvel An, je possède deux disque durs tout nus rescapés de notre ancien fixe et de mon ancien portable. Comme se fait-ce que 2 fois sur 3 je ne parvienne pas à activer le câble de connexion, ou pour être plus exacte, que mon ordi reconnaisse bien les périphériques mais ne parviennent pas à localiser les disques et donc à lire les docs de ceux-ci. (no virus. D’ailleurs la fois sur 3 où ça marche tout roule sans problème) ??

In ther mood for……

Posted in Act up!, Tranche de steack, XX et XY with tags , , , on 6 janvier 2011 by violemmenthumaine

 

Parce que je le vaux bien!

Hélas je n'ai pas réussi à trouver qui était l'auteur de cette superbe llustre de Tank Girl 🙂

who’s said « weaky sex »?!!

 

Bonana & fuck them all

Posted in Cherche présent et avenir désespérément, Hors case with tags , , , , , on 6 janvier 2011 by violemmenthumaine

Bon, évidemment, qui n’a jamais mis les pieds au Congo trouvera juste le titre de ce post un peu couillon mais je m’en tape.

Théoriquement je devrais faire un bilan à la con de cette fantastique année.

Ou écrire mes magnifiques résolutions.

Ou souhaiter une super Bonne Année à tous mes Inconnus/es et aux autres aussi.

Mais j’ai super du mal à être autre chose que franchement glauque en ce début d’année, et si je me mets à ôter l’humour de mes posts le désert de Gobi sera plus visité que ce blog moi je vous le dis….

Là tout de suite là maintenant, j’attends une étudiante en « sciences sociales » qui cherche un anthropologue « pour faire une étude sur les débouchées possibles » pour une de ses UV, et j’ai une frite d’enfer à l’idée de lui expliquer ça et de détailler toutes les sublimes opportunités qui s’offrent à un individu curieux de l’humain dans notre beau pays. Si si.

En attendant….

Y’a de l’espoir.

Si.

Comment ça vous voulez des preuves ?

Quoi un indice de réjouissance ?

…..

Cherchons….

Je pourrais parler de Husserl et de son succès.

Je pourrais parler des Tunisiens qui pour la première fois en 27 ans se lèvent et osent dire qu’ils en ont ras la casquette.

Je pourrais parler de Brigitte Fontaine ,  d’ Abd el Malik, de Le Nom des Gens, No et Moi ou de Les Mains en l’air, de tous ces créateurs qui imaginent et disent et chantent et crient écrivent et peignent et filment pour la Beauté la Vie l’Humain dans ce qu’il a de moins en moins évident.

Je pourrais parler d’économie solidaire, de micro-crédits, de commerce équitable, de la Bolivie et du Brésil, de la recherche sur le VIH qui a fait un pas de géant….

Il y a toujours de l’espoir, c’est ce qui fait la grandeur de l’être humain.

Oui ?

Comment ça il est tout pourri mon post ?

D’accord.

Alors :

Fuck 2010 !!!

Pour avoir réussi à ne pas reprendre la clope mais que personne pas même mon médecin ne m’ait félicitée de la chose,

Pour avoir tenu ma résolution sportive mais n’avoir pas même perdu un gramme,

Pour avoir en tout et pour tout bossé 7 jours dans l’année et avoir été payée en faux billets pour l’une des mes prestations,

Pour avoir réalisé que même quand un RH me disait « oui » au final c’était « non » et que ça le serait toujours parce que je suis une femme flanquée d’un môme,

Pour avoir réalisé entretiens à l’appui que pour l’humanitaire je serais toujours « trop diplômée/compétente » pour des petits postes mais « pas assez expérimentée » pour des gros,

Pour avoir passé 2 mois avec mon Barbu sur les 12 que compte l’année,

Pour avoir vu un peu plus l’idéal républicain sombrer dans l’hexagone,

Pour avoir eu des flash-backs de mes expériences « Droits de l’Homme/bonne Gouvernance » plus de 10 fois dans l’année en regardant et écoutant certains de nos ministres,

Pour avoir passé la nuit de la « Journée de la Femme » dans un commissariat à me faire insulter,

Pour avoir eu du mal à boucler 7 mois sur les 12 parce que la thune ne pousse pas sur les arbres mais n’avoir jamais droit à aucune aide,

Pour les 8 morts de mes connaissances de l’année dont un suicide, un meurtre et un « tir groupé » dans le tremblement de terre d’Haïti,

Pour HADOPI et pour LOPPSI,

Pour les Corées et pour l’Iran, le Soudan et l’Afgha, la Somalie et la Thaïlande, la Colombie et la RDC, le Zimbabwe et la Côte d’Ivoire, la Tchétchénie et tout les autres,

Pour tout ça et pour tout le reste,

FUCK

2010 !!!!!!


2011 a commencé et cette année je ne vais pas faire de résolutions.

Na.

Je les tiens toujours et rien ne se passe jamais. Alors à quoi bon  ?

Non, cette année je vais juste faire des souhaits.

Totalement, viscéralement, foncièrement, égoïstes.

Pour cette année, je souhaite :

–          Aller au cinéma sans mon gnome plus de deux fois dans l’année

–          Voir un concert en vrai

–          Aller au théâtre sans que ça soit mes parents qui me l’aient payé

–          M’offrir des trucs qui ne servent à rien qu’à se faire plaisir au moins une fois

–          Porter à terme au moins un de mes projets et tout déchirer sa mère en me disant que si parfois l’effort et la persévérance paient

–          Ecouter un type bizarre jouer de l’oud avec la Lune en arrière-plan en fumant un truc à la chicha et penser que Dieu existe et si non un truc un peu plus transcendant que l’homo sapiens sapiens

–          Remonter sur scène par accident, crouler sous les applaudissements et oublier juste un instant que je n’ai plus 20 ans

–          Qu’une fois, au moins une fois, l’on me contacte en tant « qu’experte » mais n’escompte pas que je donne mon avis à la con sans recevoir un chèque. Même symbolique hein le chèque.

–          Partir en vacances. Je veux dire en vraies vacances, pas dans la maison de famille en compagnie de toute la smala (ce qui ne m’est pas arrivé depuis 10 ans hein quand même). Même un weekend hein.

–          Voir au moins une fois un criminel-col blanc puni, un principe démocratique respecté, un incompétent viré

Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ce n’est pas follement euphorisant tout ça.

Je vous avais prévenus hein en même temps.

Next time I’ll be more.

Nyarahahahahrk.

Sur ce je m’en vais recevoir la charmante étudiante.

Olé.

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