Archive pour pôle emploi

« Vous sentez, là, comme on vous la met profond? » demandait le Droit du travail à tous les clampins…

Posted in Act up!, Hors case, Mensonges et plus si affinités with tags , , , , , , , , , , , , on 19 juin 2011 by violemmenthumaine

Inconnu, Inconnue,

Je pourrai vous narrer par le menu ma séance de tatoo :

  • combien ce grand dragon est juste de la balle-qui-tue même maintenant alors qu’il n’a que ses contours,
  • combien j’ai des petits doutes quant au fait que je me serais lancée dans un second tatouage, aussi grand qui plus est si j’avais autant douillé lors du premier (Leçon number one du tatoueur : c’est normal, plus tu vieillis plus tu douilles. Moralité, si tu veux te tatouer, fais-le avant ta majorité-*that’s a joke*-),
  • combien la neurologie est une science ultra passionnante et pleine d’inconnues : la douleur est variable de 2 à 15 sur une échelle de 1 à 10 d’un centimètre de peau à l’autre, ce qui est super chouette parce que comme ça c’est la surprise, (d’autant plus que, Leçon number two du tatoueur : notre sensibilité à la douleur est foncièrement asymétrique et hasardeuse.), et puis ça permet de tenir la durée mode montagne russe.

15 ans que je le voulais ce petit là ^^. Tatoo par Yom, Tribal Act

  • et enfin combien chuchoter « aïe aïe ah quaaaaaaaaaaand même putain de Dieu » ne fait pas de moi une chochote (une de mes hantises persos, chacun les siennes hein, l’endurance à la douleur fait partie de mes critères de respect que voulez-vous c’est comme ça.) : en fait, il paraîtrait que j’ai été plutôt classieuse (Leçon Three du tatoueur : les « nanas » encaissent beaucoup mieux et facilement que les « mecs », qui, paraîtrait-il, ont une fâcheuse tendance à ne pas rester immobiles quand ils ont mal. Dis maman, est-ce que ça veut dire que je suis vraiment vilaine si je trépigne de joie rien qu’à l’idée d’imaginer le gros mastard immortalisant une énième tête de mort en chialant comme une madeleine ??).

Oui, j’aurais pu faire un article complet  rien que là-dessus, chère/er Inconnue/u.

Mais en fait moi-ma-life-mes-douleurs-mon-tatoo, on s’en fout.

Par contre, le point final de mon équipée dans les marais d’une des multiples branches du « service à la personne », j’ai dénommé les cours à domicile, ça cela vaut le coup d’en parler : vu que la réaction première de certains quidams à qui j’en parle est de m’expliquer que ce n’est pas possible et que j’ai du mal comprendre, et que nom d’un petit bonhomme en clous, c’est juste hallucinant comme le Droit peut être la mère de tous les fils de pute, je vais vous expliquer le truc par le menu.

Parce que, quand même, après avoir bossé depuis mi mars sans recevoir le moindre picaillon -alors que je pouvais voir s’ajouter bulletin de salaire sur bulletin de salaire-, et que la boîte ne répondait pas à mon mail, j’ai fini par appeler l’Inspection du Travail.

Un indice aurait du me préparer à cette absurdité sans nom : le fait qu’à la ligne « employeur » des bulletins de salaire fantômes était écrit le nom et l’adresse des parents de mon élève plutôt que celui de Cours déclic ou Qualicours.

Mais non, j’ai juste halluciné. Interloquée ou choquée, dégoûtée, ulcérée, sont des termes trop réducteurs, l’état d’hallucination rend beaucoup plus tangible l’effet que m’a fait cette nouvelle preuve que le capitalisme libéral est un merveilleux système.

Avant même que j’ai fini d’expliquer à l’avocat de l’Inspection du Travail mon histoire, celui-ci m’arrêtait en soupirant et m’expliquait que si je voulais être payée, il fallait bien sûr que j’aille aux Prudhommes, en portant plainte contre….. les parents de mon élève.    …..

Les mêmes parents  qui me donnaient à chaque fin de cours un coupon Qualicours avec code barre, pour chacun desquels ils avaient, eux, déjà versé la somme de 30 ou 35 euros (alors que je touche au final 14 euros de la dite société).

WHAT THE FUCK ?????!!!!!!!!!!!

Pourtant, quand on lit le contrat en cherchant l’embrouille et même s’il est dit à l’article 3 que la rémunération de l’enseignant est assurée par les parents d’élève, l’article 4 spécifie pour « le règlement des salaires et pièces administratives, que les fiches de paye correspondent aux cours donnés à chaque élève par l’enseignant, faisant état des sommes perçues par Cours Declic pour le compte l’enseignant, donneront lieu à l’émission d’un virement vers le compte de celui-ci. »

Mais ne vous inquiétez pas, ne grondez pas comme un tigre acculé : une fois les parents perdu le procès que j’aurais intenté à leur encontre, no problem, il leur suffit de porter plainte à leur tour contre Qualicours. Vous remarquerez au passage, qu’à aucun moment Cours Déclic, la société avec laquelle j’ai moi eu 1° mon entretien d’embauche, 2° mon contrat, et 3° eu des contacts, car je n’ai JAMAIS eu le moindre contact avec quelqu’un de chez Qualicours,  ne peut être inculpée…

Pour la petite histoire, la mienne quoi, j’ai évidemment expliqué à l’inspecteur que puisque telle était la seule opportunité de faire respecter mes droits que m’offrait la Loi, je n’irais pas jusqu’à porter plainte car il était hors de question de participer à un système aussi abscons et de faire payer des gens à qui je ne reprochais rien et qui, eux, avaient rempli leurs obligations…

Comme parfois la vie n’est pas un clone grossier de la Belgique (aka « un bâton de merde », dixit Charles Baudelaire, comme quoi on peut être un des plus grands poètes de l’histoire et un con) mais une vallée de roses en bouton, deux heures après mon appel à l’Inspection du Travail, je recevais un coup de fil de Cours Declic, qui me virait dans la semaine la somme qu’ils me devaient, après que je leur aie expliqué que non, merci, je ne voulais pas continuer à travailler pour eux et que j’avais déjà informé les parents de ma démission, ce en leur en expliquant les raisons.

Mais j’ai discuté avec l’Inspecteur, et vous savez quoi ? Il m’a appris que cette histoire abracadabrante qui m’arrivait représentait près du 1/3 des affaires qu’il traitait.

Dans au moins une inspection du Travail de France, un tiers des affaires concerne des travailleurs dans le secteur du service à la personne qui ne reçoivent pas leur paye alors que les clients des dits services ont déjà payé le putain de service !!!!!!!!!!!!!

C’est-y-pas-fantastique ?

Tout n’est-il pas le mieux que l’on puisse rêver ? N’est-ce pas logique ?

Alors, oui, c’est clair que le formidable développement  du secteur économique de services à la personne est l’un des signes qui montrent le recul de mon pote le chômage, CQFD.

C’est marrant, aussi, que cette information, ce phénomène économique ne soit jamais dénoncé, ou même ne serait-ce que relevé, exposé, évoqué par les medias.

Non ?

Pour tous ceux qui voudraient quand même engager une femme de ménage, un jardinier, un réparateur, une prof de quoi que ce soit à domicile, une infirmière, une aide de vie : pour ne pas risquer de participer à l’enculade de salarié ni de se retrouver devant les Prudhommes pour quelque chose qu’ils n’auront pas fait, le tout sans pour autant payer au black, utilisez les chèques emplois service.

En attendant que ce tortueux et ubuesque détournement du droit du travail appartienne, un jour, au passé.

Publicités

Défilé de Cétacés et autres billevesées

Posted in Act up!, Cherche présent et avenir désespérément with tags , , , , , , , on 1 juin 2011 by violemmenthumaine

Inconnue, Inconnu,

Dingue comme le temps passe, c’est incroyablorrifique !

Surtout quand on « transcrit » : c’est clair qu’une fois le truc fini, l’envie de rester scotchée à l’écran du PC est moins forte que l’irrésistible besoin de décoller son postérieur aérodynamique (et franchement douloureux après des heures immobiles dans la même position) du PC, qui à ce moment précis, est juste l’antithèse absolu du concept de loisir.

Evidemment, un tas de trucs ultra essentiels pour le déroulement de ma guerre contre le CDI* sont advenus.

Monitorons donc à fond les ballons l’évolution des lignes de conflits.

ONE : Qu’en est-il de mon couloir humanitaire : le minimum vital semblait être assuré pour les populations civiles grâce à ce miracle incroyable qu’est l’obtention simultanée de deux tafs d’appoint à la fois, (parce qu’en fait, même si personne ne le sait, je suis la chouchoute du grand chakra karmique et pi c’est tout. –oui, je sais, du point de vue théologiquo-anthropologique hindouiste, la phrase précédente ne veut absolument rien dire. Mais vu que nos hommes politiques, et nos journalistes ne se donnent pas la peine de vérifier leurs données ou/et de dire des phrases qui ont un véritable sens, je ne vois pas pourquoi je me donnerais cette peine sur un blog inconnu-)

Contrairement aux apparences, j'ai un karma mirifique. Si si.

Le premier, celui de la transcription, est relativement stable même si. Le second….

Vous vous souvenez peut-être que j’avais trouvé une annonce via Paul pour donner 2 heures de cours à un élève de troisième, et qu’après avoir eu cette chance incroyable d’assister en direct à une collision de dimensions spatio-temporelles lors de mon entretien d’embauche, j’ai obtenu le poste.

Ce que je n’ai pas vraiment développé ici, c’est que, l’espoir faisant vivre, j’ai accepté ce poste alors que je soupçonnais fortement le truc d’être un peu chelou, et que mon soupçon était juste de la clairvoyance la plus élémentaire.

Ca fait deux mois que je bosse, et j’ai reçu à ce jour en échange de mes glorieux services :

rien/

                nada/

                            nothing/

                                        pas même des nèfles, si ce n’est donc un nouveau doigt dans le cul de la Chômeuse à Durée Indéterminée que je suis.

Mais comment donc se fait-ce, mes Inconnus/es préférés/es se demandent-ils/elles assurément in petto ?

Bin…. L’annonce sur le site de Paul, une fois ma candidature validée par Paulette (car je rappelle que personne ne peut postuler directement aux offres mises en ligne sur le site du Pôle Emploi, vu que les coordonnées des employeurs ne sont pas disponibles : non non non, il faut d’abord que Paul estime que oui vous pouvez postuler au dit poste), était le fait de la boîte de cours à domicile nommée :

Cours Déclic.

C’est avec eux que j’ai eu mon entretien d’embauche, et c’est avec eux que j’ai signé une feuille de PQ un contrat.

Le hic, c’est que les parents de mon élève, eux, se sont adressés à la boîte de cours à domicile Qualicours. Ce qui fait que je reçois des coupons « Qualicours » de la part de mon élève et non des coupons « cours déclic ». Quand la jeune RH en goguette m’a expliquée que le local dans lequel se déroulait l’entretien d’embauche ne leur appartenait pas mais était celui de Qualicours « avec qui ils sont partenaires », j’aurais du me méfier plus que ça.

Il a déjà fallu un mois avant que je n’arrive à obtenir mon login et mot de passe pour pouvoir faire enregistrer mes heures chez mes réels employeurs, aka Qualicours, et je n’ai obtenu ce foutu login qu’après 5 mails échangés en 10 jours, et surtout un appel téléphonique où j’ai expliqué posément que si le problème n’était pas réglé dans la journée j’appelais l’Inspection du Travail.

Une fois mon login et mon mot dépasse obtenus, une fois constaté que oui, je peux bien désormais enregistrer mes heures sur le site, je me suis dit que, après tout, ce n’était qu’une erreur et patati patata. Sauf que. Le mois de décalage entre boulot effectué et boulot payé est passé, et… bin toujours rien. Sauf que sur le site de Qualicours, oh là dis donc, il y a ma fiche de salaire pour mon premier mois. Depuis déjà plus de 15 jours, soit largement plus que le temps nécessaire à l’effectivité d’un virement bancaire hein.

Comment dire….. Certes, je pourrais en effet appeler l’Inspection du Travail, porter plainte aux Prudhommes. Il est même probable que si je reprends mon téléphone et ma voix ultra-distingués-mais-bien-aiguisée-comme-il-faut et appelle la gente demoiselle RH de Cours Declic, je finirai par recevoir mon putain de salaire misérable pour la vingtaine d’heures effectuées depuis le début.

Mais….

Comme un espèce de ras-la-casquette.

Une espèce de lassitude absolue de voir que, encore une fois, j’ai juste bossé pour le fun, sans reconnaissance, sans statut, et sans salaire.

Alors je vais juste appeler les parents de mon élève et leur expliquer la situation : vu qu’ils ont déjà payé les cours, eux, je doute de garder mon élève, à moins qu’ils ne soient tellement éblouis par ma prestation qu’ils préfèrent garder leurs coupons pour plus tard (soit 30 €par petit bout de papier hein)  ou même la poubelle et recracher au bassinet pour que leur fils ait l’insigne honneur d’écouter mes conseils éclairés. Et puis après j’appellerai l’Inspection du Travail. Et enfin je laisserai un message à Cours Déclic.

Et si, au final, les méchants reçoivent une petite punition, même symbolique, hé bien je n’en n’aurais rien à foutre d’avoir perdu mes quelques euros gagnés mais pas perçus. Histoire de pouvoir essayer de continuer un peu à croire que si si, la relation cause à effet dans le monde du travail existe un tout petit peu. Que si, si l’on n’est pas compétent, si on triche, si on ne fait pas son travail, si on ne suit pas la loi, si on encule tout le monde, on finit, parfois, par le payer, même si l’on n’est pas tout en bas de l’échelle..

N.B : Œuf corse, si j’ai mis les noms réels et les liens des boîtes de cours à domicile concernées, ce n’est pas pour rien : si ce post lu par 2 pelés trois tondus permet qu’il y ait deux pelés trois tondus en moins parmi la clientèle de ces adorables gens si respectueux du minimum du droit du travail, là aussi, je serais vaguement contente. (Que Google soit avec moi)

TWO : Achab je suis, Achab je resterai : le Moby Dick a filé à l’anglaise.

J’ai même songé à faire un post rien qu’avec ce fantastique non-rebondissement, vu que quelque part enfoui au fond de mon cerveau au 4ème sous-sol gauche, je me dis que c’est de ma faute et que malgré mes affirmations péremptoires sur mon utilisation ultra intelligente d’Internet et ma vigilance à ne laisser filtrer de moi/ma vie/tutti quanti que ce que je veux après mûre réflexion, bin là je me suis peut-être plantée.

Aka, en effet, c’est quand même étrange cette recherche google qui reprend in extenso le premier paragraphe de mon illustre article narrant mon entretien d’embauche et …. mes limites par rapport au poste.

La moindre chose qui se forme au monde est toujours le produit d'une formidable coïncidence, comme dirait l'autre (Pierre Teilhard De Chardin, même que)

Certes, la Vérité est ailleurs et tout et tout, mais il y peut-être un lien de cause à effet entre cet article, donc, et le fait de ne pas avoir été retenue, poil de bru (le plus solide après celui de belle-mère, mais beaucoup plus rare, fracture générationnelle et habitus pileux oblige).

J’ai mis un chouïa de temps à comprendre qu’en effet je n’étais pas retenue : on ne peut pas dire que la réponse RH ait été ultra détaillée ou même tout simplement claire, surtout que le mail d’origine m’était inconnu et ne correspondait pas au radical du nom de domaine de l’association.

A ce propos et en ces temps cannois, il est donc légitime de décerner  la Palme de la réponse RH section épuration-maximum-à-côté-de-laquelle-les-cisterciens-faisaient-dans-l’outrancièrement-surchargé : « Nous vous remercions de votre intérêt pour XX et nous vous souhaitons bonne chance dans vos démarches. »

Point. Final.

 Ok, il faut reconnaître que n’importe quel CDI* tel que mézigue comprend rapidement la fine allusion, le fond sémantique elliptique, de cette illustre et si motivée missive. Mais quand même hein. Soyons clair, si je-ne-sais-pas-qui n’avait pas pris la peine de spécifier le « XX », je serais totalement passée à côté du message. Ne pas dire au débouté qu’on ne l’engage pas, c’est quand même le nec plus ultra : ainsi, le chômeur, cette feignasse qui en fait rien que sucer le sang des bons Français par les tonnes d’allocs qu’il reçoit et qui se paye en plus le luxe de geindre, devra faire un effort intellectuel pour comprendre que sa candidature est refusée, toc, ça lui fera les pieds.

THREE : je crois que, encore une fois, j’ai rompu mon contrat avec Paul. Paulette étant extrêmement fatiguée de me voir, et après avoir passé le second entretien par mail parce que même le téléphone elle n’avait pas le temps (sic), m’a refilée à l’un des multiples sous-traitants de chez Paul. Bon, comme je suis la dernière des flemmardes et que je veux le beurre et l’argent du beurre, j’ai refusé de me coltiner le « coaching de confiance en soi professionnelle » (sic) bihebdomadaire à Antony (soit une heure et demi aller/une heure et demi retour), mais n’ai pu refuser le même ou  presque à ¼ d’heure de chez moi.

Or, le jour du premier rendez-vous, je me noyais sous une transcription. La veille, j’ai appelé l’association, ai laissé un message avec mes coordonnées pour prendre un nouveau rendez-vous. Oh surprise, le message a semble-t-il été perdu, car on ne m’a pas rappelée, mais  par contre ils n’ont pas oublié de on m’envoyer un lettre d’avertissement avant radiation dans les 3 jours qui ont suivi.

Alors, bon, malgré ma grande envie d’être comptée, quelque part, comme chômeuse, là aussi je laisse béton. C’est pas comme si Paul me servait à quoi que ce soit.

Pas comme si je touchais un truc de leur part ou grâce à eux, genre une allocation, des assedics, le RSA ou je sais pas quoi : cela ne m’ait jamais arrivé.

Pas comme si Paul me permettait de trouver du boulot, la seule fois où cela est arrivé (hors le truc de fou qui paye pas), bin finalement c’est encore une escroquerie et je ne suis pas payée.

Pas comme si cela me finançait une vraie formation.

Donc, pour cette quatrième fois, je laisse tomber Paul, sa Paulette, et ses sous-fifres qui sont là juste pour faire baisser le budget sous-traitants en lesquels je croie autant qu’en la réincarnation d’Elvis.

Bye bye Paul.

FOR (LAST BUT NOT LEAST) : J’ai eu/j’ai (tout dépend du dynamisme de ma foi en l’improbable) harponné une baleine, et pas n’importe laquelle. Un truc d’HP*. Au Congo, comme d’hab. Un truc intéressant, qui correspond vraiment à ce que je sais/aime/veux faire. Même pas mal payé vu que l’ONG en question n’est pas française (ah vi vi, pour bosser dans l’humanitaire estampillé Made in France, faut porter la silice et se flageller avec ostentation, faut bosser pour rien ou presque parce que tu comprends, si tu veux être payé pour sauver le monde en risquant plus ou moins ta vie c’est que t’es qu’un vilain un faux type un vendu un mauvais, bouh !). Ils acceptent le gnome et le prennent en charge côté assurance et logistique. Et c’est un contrat de 2 ans.

Premier round (envoi CV/formulaire etc) : passé. Réussi.

Deuxième round (entretien téléphonique congolais avec le patron et celui qui occupe actuellement le poste, en anglais):  Passé, réussi. C’est déjà mieux que ma dernière tentative en la matière.

Troisième round : entretien en face à face avec les supérieurs hiérarchiques, au siège de l’ONG, dans la lointaine et Poudlardesque Irlande. Passé. Plutôt bien si l’on met de côté des aléas logistiques (encore et toujours, c’est le nerf de la guerre !)

C’était il y a trois semaines. Pas de nouvelles depuis.

Et là, je m’insurge.

Parce que toi-même tu sais que normalement, dans la vie comme elle devrait être, les gens font ce qu’ils disent.

Parce que quand on te dit « on vous recontacte lundi ou mardi en 8 quoi qu’il arrive », on le fait. En gros d’ailleurs, on fait ce que l’on dit.

Là, ça fait déjà une semaine de plus que le délai annoncé.

Et pas un mot. Rien. Que dalle. Que dchout.

Je ne dirais qu’un truc : ce n’est pas bien de se moquer de la gueule des gens. Pas bien du tout.

Alors pourquoi cela semble-t-il être la règle dans le monde du travail ??????

Nan mais parce que bon :

Tu es Chômeur à Durée Indéterminée et tu es arrivé au dernier stade pré-embauche : avoir un boulot, c’est un peu beaucoup très faramineusement important.

Et c’est encore pire quand il s’agit d’HP* : voyez, en ce qui me concerne, si j’ai le boulot, je dois organiser en moins de 10 jours la logistique familiale pour que mon barbu puisse s’occuper d’amener le gnome auprès de moi pendant les grandes vacances, une fois que je me serai posée dans mon taf et aurai trouvé quelqu’un pour garder le gnome (vi, les écoles françaises en Afrique ont toutes des horaires super mortels pour la vie familialo-professionnelle puisque les enfants n’ont jamais école l’après-midi. Youpie !), organiser les visas familiaux, me préparer dans ma tête pour le fait d’enfin bosser tout en étant –encore- à des milliers de km de mon barbu, et imaginer comment ma vie sera super simple à tafer à Kinshasa seule avec un enfant de 10 ans.

Si je n’ai pas le boulot, je ne vais pas au Congo, et j’ai à la place trois mois pour préparer le même départ familial, mais cette fois pour le Kenya, où aucun boulot ne m’attend mais où mon Barbu si.

Un peu

Et comme il n’y a pas de réponse, en attendant…..

Un peu plus qu'un peu

Très beaucoup !!!

L’attente m’escagasse et tournifiote les entrailles et ça me broute sévère.

Mathématiques élémentaires et toutes ces sortes de choses……

Posted in Cherche présent et avenir désespérément, Mensonges et plus si affinités with tags , , , , , , , , , , on 14 avril 2011 by violemmenthumaine

Bien le bonjour chers/chères Inconnus/es….

Comment le dire avec politesse ?….

Ah si je sais : je ne suis pas contente.

J’ai beau avoir un boulot là maintenant, je ne suis pas contente.

In petto tu te dis, toi lecteur assidu de mes péripéties de Chômeuse à Durée Indéterminée, que j’abuse grave et qu’à la réflexion, je suis une « jamais-content(e) ».

Perso je suis une grande fan de l’ornithorynque, dont l’existence justifie pour toute éternité les réclamations successives du poulet originel (pour ceux qui, -toutes mes condoléances- n’ont jamais été bercés dans leur enfance par l’histoire du Jamais Content, ruez-vous à la bibliothèque la plus proche)

Sauf que voilà.

Lis, compte, hallucine, et après on verra si je suis toujours un ornithorynque.

Récapitulons histoire de.

Enfin, at least, que les mânes des zigolmars à poil dur en soient à tout jamais remerciés, j’ai dégoté un petit boulot en attendant Moby Dick, deux petits boulots même.

Le premier à 2 heures et 30 € par semaine, et le second tout chouca-roudoudou, mariant intérêt, changement, liberté et….. bonne rémunération. D’ailleurs Paulette me l’avait dit, avec ce truc vous pouvez gagner jusqu’à 2000€ par mois.

Trêve de conneries.

Reprenons, dans la joie la bonne humeur et l’exactitude, les faits à la lumière d’un mois réjouissant car regorgeant de missions pour ce sublime boulot dont j’avais toujours rêvé.

  • Intéressant : hum, oui, ça, je n’ai pas changé d’avis sur la question, et même si certaines missions sont chianchiantes, cela me permet de découvrir un tas de domaines, un tas de dynamiques sociales aussi, un tas de « savoir-être » bizarres autant qu’étranges, blablabla blablabla.
  • Changement : ça c’est clair qu’entre un CA du magasin X, un lancement de projet gouvernemental, une réunion de big boss du CAC 40 sur les outils de développement de productivité par l’informatique ou le bilan financier de l’entreprise Y, c’est varié, tout comme les lieux des missions et leurs horaires…

Pas le temps de se figer dans un habitus (encore un mot barbare de pédant d’anthropologue/sociologue. Que Google soit avec toi mon Ami), et à chaque fois c’est la surprise : va-t-on me parler comme un chien / faire comme si j’étais invisible / me servir un café / venir un à un me serrer la main ?  Y’aura-t-il une table et une chaise prévue pour moi ou non ?  Y’aura-t-il un moyen d’identifier les intervenants, genre plaquette avec le nom, programme ou quoi que ce soit ou devrais-je avoir des talents de medium?…

Et surtout, LA question, The question, dont la réponse conditionnera le degré de… on va dire de difficulté pour ne pas dire faisabilité du taf : les intervenants sauront-ils parler ? Si si, la question peut se poser : visiblement, une partie plus que non négligeable des cadres et autres huiles, qui pourtant passe beaucoup de temps professionnel à parler en public,

1)      articule autant que Mick Jagger,

« Rhoo la honte, cest vrai que j’articule moins qu’une vache ça craint… »

2)      parle aussi fort qu’une souris sous Tranxène,

Énergie avec laquelle certains intervenants parlent. En général ce sont les mêmes qui toussent aussi…

3)       avec un discours aussi structuré qu’un tableau de Pollock,

En fait, là, il y a une structure. Là, pas obligatoirement dans un discours de ponte.

4)      Discours aussi peu bourré d’hésitations et mots-à-la-con-genre-heu-bin-alors-en fait-effectivement-il-faut-savoir-que qu’un ministre devant un contrôle fiscal.

Autant le dire tout de suite, cela ne facilite pas la transcription.

Quand, en plus, le truc à transcrire a lieu dans un lieu mal sonorisé ou lorsque les participants jouent à qui-toussera-le-plus-fort et à qui-recevra-le-plus-de-coups-de-phone-ou-de-sms, la transcription devient de la haute voltige et nécessite obligatoirement le port d’un casque-à-la-con qui rend sourd et migraineux, je veux dire vraiment migraineux, avec l’impression d’avoir le crâne au bord de l’explosion, au bout de 2h….

  • Liberté : oui, c’est sûr, je peux toujours dire non à une mission. Oh yeahhhhhhhhhhhh.

 

  • Bonne rémunération.

Ah ah ah. Ah. Ah.

C’est là que toute personne sachant que 2 + 2 = 4 sera immédiatement plongé dans cette hilarité bonne enfant.

Sans reprendre le détail des rémunérations, le truc crucial auquel tu fais trop grave pas attention lors de l’entretien d’embauche, toute survoltée que tu es par le 72€ par heure de transcription, c’est que, justement, ce sont les heures de réunion enregistrées qui sont payées, pas celle passées à les retranscrire. Ce qui fait que sur ta feuille de salaire, quand toi tu as bossé 29 heures il est écrit 7,40 heures de travail, et que tu es payée pour ces 7,40 heures et pas pour tes 29 heures d’écoute-transcription et 19 heures de migraines intensive.

Ça change les perspectives.

D’abord, oh la bonne blague, un truc basique que tu calcules autant que le nombre exact de fois où l’on s’est curé le nez devant toi : ce sont les heures comptées sur ta fiche de paye qui sont à la base du calcul pour l’accès à la sécurité sociale et aux assedics. Même si tu parviens, dans le monde rose et meringué de Candy, à caracoler sur un rythme de 6 heures de taf par heure enregistrée, tu n’auras jamais assez d’heures comptées pour avoir droit à la Sécu et encore moins pour espérer un jour avoir droit aux indemnités de chômage.

C’est pas rigolo ça ?

Côté week-end en Ferrari aussi ça change la donne. Je ne sais pas dans quel monde vie Paulette, sans doute un où tout le monde fonctionne aux amphètes ou à la coke et peut donc tafer 20 h par jour, pour affirmer que quiconque puisse gagner 2000€ par mois avec ce job.

Pour chacune des missions que j’ai menées pour eux jusque là, j’ai mis en moyenne,:

9 h / h,  17 h / h, 13 h / h et 9h 30 / h de travail par heure enregistrée.

Au final, cela donne l’équivalent d’

une paye de  3 euros de l’heure.

 

Pour de vrai.

Comme je ne suis pas une petite fille de 6 ans thaïlandaise bossant pour Nike ou Adidas ni un mineur du XIXème siècle, je ne peux donc considérer que ce job apporte une « bonne rémunération ».

Le truc de ouf, la goutte d’eau qui fait que la cruche inonde ta moquette pourrie, c’est qu’avec le temps que cela te prend déjà, tu ne peux espérer prendre plus d’une mission et demi par semaine, tu ne peux plus trop bosser sur des trucs persos, et que tu dois te faire une motivation d’athlète olympique pour te convaincre de surfer sur les sites d’offres d’emploi les rares jours où tu ne bosses pas.

A part ça c’est cool.

Changement d’objectif

Posted in Act up!, Cherche présent et avenir désespérément, Hors case with tags , , , , , , , , on 22 mars 2011 by violemmenthumaine

Inconnus/es chers à mon cœur….

Les lignes de front évoluent à grande vitesse dans ma guerre contre le chômage à durée illimitée !

D’abord, la stratégie et l’objectif opérationnel de la guerre en question ont été réévalués comme dirait le Général Jepissedansunviolon.

Comment pourquoi ? L’archange Jecroisenuneviefaisantsens est-il descendu me visiter à l’impromptu ?

Non. La vérité est qu’il me faut remercier Paul, ou plutôt ma Paulette personnelle.

Merci.

Merci de m’avoir donné des « tuyaux » pour des postes destinés au handicapés.

Merci de m’avoir donnée l’occasion de m’inscrire à la formation Afpa pour avoir l’insigne honneur de devenir « assistante de vie aux familles ».

Et de m’être par conséquent rendue à la réunion d’information et de préselection des candidates (oups, pardon aux deux clampins XY sur les 14 là, au fond !).

Je pourrais vous raconter comment c’était danse-sur-le-Nil et tout, comment la psy-responsable-formation- rh qui a mené la séance était claire, concise, compétente et sémillante et tout, comment elle nous a expliqué avec entrain et persuasion que « quand on est à la recherche de formation on doit être comme dans une recherche active d’emploi. Je suis inquiète pour vous de voir qu’aucun de vous n’est allé voir une autre formation ! »….

Mais en fait je m’en fous et contrefous. C’est justement ça le déclic :

Quand j’ai vu qu’au bout de 45 mn ( ?!) j’étais la seule à avoir rempli la feuille de renseignements ultra sophistiquée (tu te rends compte là copain dis donc ? Fallait écrire des trucs aussi complexes que son nom, prénom, date de naissance, n° de sécu et de recherche d’emploi, dernier diplôme et dernier emploi, et, whoulaï, dire en 2 lignes pourquoi on voulait faire la formation et en 2 autres pourquoi on pensait qu’on était « destiné » (sic) à ce type de boulot.)….

Quand j’ai vu que la dite formation, pour un métier qui consiste en tout et pour tout à se rendre chez des personnes âgées, les déshabiller/habiller et laver en discutant une petite demi heure, dure 6 mois à 35h par semaine à des horaires qui me forceraient à faire bosser une baby sitter plus de 20 h par semaine, et qui d’ailleurs incluait la totalité des vacances d’été (là, en cas de non possibilité de filer mon gnome à ses géniteurs de seconde génération, là comment dire…. Il aurait quasiment fallu que je prenne un emprunt pour pouvoir faire garder le dit gnome !)…..

Quand j’ai entendu que le « diplôme » ne permettait en aucune manière de travailler en structure (maison de retraite, hôpital, foyer) mais seulement en visite à domicile. Seulement sans composante sociale ni médicale. Qu’il ne permettait  pas non plus d’avoir plus facilement accès à d’autres formations ou concours ultérieurs. Qu’il n’est reconnu que par le ministère du Travail mais pas par celui de l’action social (si si)…

Quand j’ai entendu que les tests à passer étaient des « suites logiques forme et couleurs » et des « opérations de calculs mental pour vérifier que l’on sait faire une règle de trois »…

Je me suis excusée, et j’ai dit que finalement non, merci, ça va.

Je suis partie, et depuis, pour la première fois youpi tagada, je n’envisage plus de gagner ma vie en étant caissière/femme de ménage/assistante de vie/standardiste et tutti quanti.

Je veux toujours gagner des picaillons et ce genre de chose, et suis toujours plus que prête à faire « de l’alimentaire ». Mais plus question de tenter désespérément d’avoir des boulots non qualifiés.

Plus question corne d’auroch de se battre pour si peu.

Je bosserai. Dans n’importe quoi. Mais pas sans que je n’ai aucune once d’excitation. Mais pas sans que la balance ne soit positive. Pas sans que cela soit moi, d’une manière ou d’une autre.

Et pendant ce temps je continuerai à faire et tenter d’être payée pour ça, ce que je sais faire, ce dans quoi je suis à l’aise.

Et…. Pour la première fois depuis des lustres, je peux dire que ça marche pour les deux points à la fois.

Suite au prochain billet.

Absente à l’insu de mon plein gré?

Posted in Cherche présent et avenir désespérément with tags , , , on 28 février 2011 by violemmenthumaine

Dans la série on s’amuse on rigole,

j’ai reçu samedi dernier une lettre du Paul-y-boit :

un avertissement avant radiation pour absence à mon entretien mensuel.

…………

Yep.

L’entretien que j’ai eu avec Paulette, bin visiblement je ne l’ai pas eu.

J’ai donc fantasmé dans mon esprit malade -c’est pour ça donc que je suis toujours CDI*-,  avoir perdu une heure à discuter le bout de gras et me faire refiler des plans pour handicapés.

Bon, bien sûr, j’ai appelé Paul ce matin. Et comme ma Paulette à moi voyez elle est en congé pour toute la semaine, bin ma situation n’est pas régularisable là tout de suite, mais il faut quand même que j’aille déposer une belle lettre afin de ne pas être radiée.

Sur ce, ma jolie lettre tapée rageusement déposée dans mon sac, je m’en vais la déposer avec sourire et bonne humeur dans cette glorieuse institution qu’est mon Paul-à-moi.

Olé.

Paulette et ses idées chouettes

Posted in Act up!, Cherche présent et avenir désespérément with tags , , , , , , , , , , , , on 23 février 2011 by violemmenthumaine

Je ne devrais trop pas glander ici et jeter négligemment un (ou pire encore) pseudo article sur mon blog.

Je devrais prendre mon courage à quatre mains et affronter jusqu’à la lie la fange des mes humiliations et :

  • Prem’s, continuer à fureter tout partout pour trouver d’autres offres d’emplois de Maître du Monde et autres pourvoyeurs de Prix Nobels et transformer mes 10 000 mon CV en diamant avant de le balancer dans les mirettes fatiguées d’avoir traîné sur facebook / VDM / youporn des RH d’ici et d’ailleurs,

 

Ouais, i'm just the One who gonna save the world

 

  • Deuze, travailler assidument sur le concept de registre lexical et de manipulation de la pensée d’autrui puis envoyer un long mail circonstancié aux blogueurs/directeurs de l’institut de recherche d’une ONG que je ne nommerais pas. Mail où j’expliquerai mon incompréhension devant la coexistence simultanée de 1) le  fait que depuis des années je tente de bosser pour eux et que la seule réaction mode supra cool de leur part a été de me demander d’où me sortait l’idée saugrenue et totalement hors sujet d’avoir bien pu postuler chez eux, et 2) le fait qu’ils passent leur temps à expliquer que l’anthropo/l’ethno sauvera l’humanitaire, d’une part, et que surtout, depuis la sortie de mon premier article universitaire, leur organisme passe sont temps à le citer/le discuter/l’utiliser dès qu’ils abordent les violences sexuelles (et là, les 3 ou 4 péquins perdus qui zonent ici zappent direct et pour toujours.) Genre à tel point qu’il y a une semaine mon article constituait les 2/3 de leur post dans leur excessivement intéressant blog, blog suffisamment lu pour que dans les 2 jours 3 de mes connaissances me contactent pour me féliciter d’avoir un tel boulot de rêve pour x….. une fois cette missive envoyé, nul doute qu’ils se jetteront à mes pieds et que je deviendrai la maîtresse du monde….

 

"tous m'adorereront et tous me craindront" Mouawahahahahahahaha

  • Troize, finir cette ¤/$*# de nouvelle  à la con histoire d’en ajouter une de plus à mon recueil à la con, recueil que je devrais, comme je me le suis dit il y a quelque chose comme une éternité,  continuer à envoyer à des maisons d’édition parce que 3 essais c’est juste rien et qu’en plus la dernière réponse était plutôt flatteuse. En espérant recevoir une VRAIE réponse, et pas un refus genre « vous-êtes-le-futur-goncours-mais-notre-ligne-éditoriale-nous-empêche-de-ne-pas-jeter-votre-manuscrit-aux-chiottes », ou « le manuscrit XB27 est refusé »…

Comment ça tu connais pas? Juste une des plus grandes écrivains (hiatus genré) qui existent: Maryse Condé

 

Celle-là j'suis sûre que tu la connais. Et je l'aime itou même si c'est trop pas hype.

 

Mais comme toute CDI* (What ? How ? Gosh Is that Possible you don’t already know secret meaning of « CDI » ? Are you kidding? Oh ? oups, sorry, Unknown who just passing by chance here : CDI = chômeur/se à durée indéterminée), j’ai régulièrement les bleues, et là j’y arrive pas.

C’est que je me remets juste doucement de mon entrevue avec Paulette, avant-hier.

Paulette, c’est ma toute nouvelle conseillère perso (ouais elle est rinkamoi. Euh, en fait non, juste que théoriquement maintenant yapukelle pour s’en occuper, de moi. Un doute subit m’habite…)


Paulette, de prime abord, je l’ai bien aimée. Yep : visiblement elle avait regardé mon CV, le dossier que lui avait laissé mon dernier gazier made in Paul, et elle avait tout plein d’idées. On a discuté un peu, elle s’est senti super proche de moi parce qu’elle aussi s’était fait jeter d’un poste de bénévole pour x et que ça nous faisait un point commun (là déjà j’aurais du me méfier : si ils ne l’ont pas pris alors qu’elle en a un, elle, de boulot, c’est peut être qu’en fait elle est peut être pas super super super bourrée de tout lein de compétences.)


J’étais ultra contente de moi : je ne m’étais pas transformée en serpillère  éructant ma morve sur le bureau design (très design même. Le chez Paul du côté de chez moi ressemble à un fantasme d’architecte d’intérieur) ni n’avais poussé mon interlocutrice à ajouter un gilet pare-balles à son costume de travail.

Bref, top moumoute.

Puis je suis rentrée chez moi.

Comme à chaque fois, en bonne « cliente observante » que je suis, si si, là,  bien caché là tout au fond, j’ai immédiatement fait bosser mon pote google, et me suis lancée sur les pistes évoquées par Paulette tel Tarzan sur celle de Jane.

Un seul mot :

Whaaaaaaaaaaaou.

Tout d’abord : rendons justice à Paulette (qui vu ses 30kg toute mouillée –première fois que je vois, hors contrées exotiques et services d’internement pour troubles alimentaires, quelqu’un dont on voit les os alors qu’elle est habillée- n’en a pas, de belles gambettes) :

 

Je lui ai parlé de mon envie/idée/planche de salut de « recommencer à zéro » et de l’attirance tripale (ouais. Même que. C’est un mot que j’utilise bien souvent, alors je m’en talque qu’il ne soit que barbarisme éhonté. Je suis un barbarisme éhonté à moi toute seule) que j’ai pour le bois, et donc de la vague idée qui traîne dans ma tête de faire comme si j’avais 15 ans et de tenter d’être engagée comme apprentie chez un ébéniste. Elle m’a donc donné le numéro de la Chambre des Métiers et de l’Artisanat. Chose que j’étais absolument incapable de trouver par moi-même, et que je n’avais pas d’ailleurs, CQFD.

Whaaaou. Trop de la balle.

Je lui ai alors expliqué que j’étais à la recherche de ce truc mythologique (presqu’autant que Moby Dick de facto) qu’est une formation gratuite, voire même rémunérée (si si, ça existe, j’ai rencontré dans des lieux interlopes à la population cosmopolite des individus  non holographiques qui avaient bénéficié de ce genre de trucs de malade mental).

Nan?! Les types pleins de bras et de nez là au fond ils ont eu une formation gratuite? Ca existe pour de vrai? -Ts ts jeune padawan ais foi et quand la Force sera avec toi toi aussi 25 bras et une formation rémunérée tu auras.

 

Ipso facto Paulette s’est penchée sur un de ses mirifiques papiers volants de taille post-it pour lilliputien, et m’a trouvée la seule formation (gratuite ?) hors « électricien haute tension/plomberie/electricien solaire/electricien » (ouais ils avaient eu un prix de gros chez Edison & co.), aka « assistante de vie aux familles » (vous remarquerez: pas de plombière, pas d’électricienne, et pas d’assistant de vie aux familles).

Si vous suivez un tit peu vous savez que, principalement, vu mes aspirations/diplômes/expériences, je cherche « dans le social », et que, vu que je ne suis ni assistante sociale (concours + 2 ans d’études payantes), ni éducateur spécialisé (idem sans concours), ni psy ni juriste, bin je l’ai dans le cul. Mon approche était, suis-je un peu couillonne, de parvenir à avoir ces putains de diplômes d’assistante sociale ou d’éducatrice spé. Plus facile, plus rapide, plus en développement sur le marché de l’emploi,  plus merdique, j’aurais droit à la formation « assistant de vie aux familles ».

Aka quoi ?

Tu vois l’aide-soignant ? Bon bah l’aide-soignant pour l’assistant de vie aux familles, c’est l’équivalent du directeur de clinique de neuro-chirurgie pour l’aide-soignant.

En gros : tu vas chez des gens qui ont une personne âgée en situation de dépendance (t’as vu t’as vu dis t’as vu ? Je sais parler le politiquement correct, dis dis dis, tu veux pas me prendre pour « nègre » toi homme politique qui viens t’informer de la vraie vie de tes électeurs en lisant mon blog ?) et tu fais le ménage pour eux, tu changes les couches du vieux, tu fais des courses pour eux, tu surveilles son sommeil. Tu es une « gouvernante » pour aider les familles à assumer leur « dépendants ».

 

Vite, enthousiaste à l’idée de pouvoir enfin intégrer le champ des travailleurs sociaux malgré mon absence de diplômes et ma totale incompétence et manque d’expériences en la matière dixit notre super bien conçu système, je me suis ruée sur le site de l’afpa, tindindinnnnnnnnnnnnnnn !

Je suis évidemment comblée de voir que cette fantastique formation, pour un non moins fantastique type de boulot payé des briques tellement en or massif que je vais direct dès le second mois me faire endorer la chatte à la feuille d’or  parce que c’est trop styli, dure quand même 6 mois  à temps plein hein, et que bien sur il commence juste à la fin de l’année scolaire.

Je suis non moins enchantée et rassurée sur mon avenir, car j’ai passé le premier round et suis donc invitée d’ici quinze jours à me présenter pour des « tests psycho techniques ».

 

Attention!!!!! De la concentration SVP. Merci

 

Ouïlle ouïlle ouïlle vais-je réussir à les passer ? Je veux dire que ça va être ultra tendu hein quand même, vu que dans le formulaire de candidature pour la formation, s’il n’y avait rien au-dessus de bac+3 il y avait quand même 4 possibilités à cocher en-dessous du bac.

Mais, halte, vile puante imbue de toi-même, ne sois pas méprisante ni élitiste et réjouis-toi : au moins, cette fois-ci ne m’a-t-on pas expliqué que j’étais trop diplômée pour.

Ah, l’oreille droite me gratte d’un coup : bizarre non moins que douteux quant à la gratuité ultérieure de la dite formation, le mail m’informant de mon acceptation pour les tests est envoyé d’un « service CLIENTS afpa »….

Whaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaou, youpie et diguelidindon !

Il y a eu une adresse web, aussi, que Paulette m’a donnée. Vu que cela ressemble comme deux gouttes d’eau aux fantastiques boulots de rêve-ou-presque que personne ne sait qu’ils existent, tu sais ceux que les potes baby boomers me refilent régulièrement, sauf que cette fois-ci j’ai une adresse, bin j’ai postulé. On verra bien, avec un peu de chance qui sait….

Et puis…. Et puis il y a eu les 2 autres trucs.

C’est que vous ne savez pas tout voyez mes Inconnues/s chéries/s. Sans entrer dans les détails, depuis Octobre j’ai mariné un peu beaucoup dans le milieu des associations pour les handicapés, et il se trouve que mon Moby Dick de vendredi dernier est dans le même délire.

Bien. Paulette le sait.

Donc, comme Paulette connaît ses sources, références et réseaux comme sa poche, Paulette me donne les adresses de Cap Emploi, d’une part, et d’handiformabanques, d’autres part, car ils « seront très intéressés par ma candidature et m’offriront forcément plusieurs solutions ».

Hum.

Des structures qui ne s’occupent QUE des handicapés.

Handimachinchouette ne « s’occupe » des gens qui font appel à eux qu’à partir du moment où ils fournissent une attestion TH (nom obscur mais rassurant comme tout bon sigle pour dire Travailleur Handicapé. Pas tout à fait le statut cotorep mais presque.)

Vous allez me dire que je suis encore de mauvaise foi et qu’en fait je cherche juste à rester dans ma si confortable et valorisante vie de CDI, et que si je postule chez eux c’est moi qui aiderait les handicapés et les formerais donc en bonne anthropologue aux métiers bancaires, bien sûr suis-je bête !

Hum.

Whaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaou.

L’entretien avec Paulette a duré quand même une heure hein. Une heure en face à face. Je pense que cela doit suffire pour voir que je ne suis PAS handicapée. Non ?

Alors ?

Alors trois options : soit Paulette a des neurones en moins et ça augure d’une collaboration ultra constructive.

Soit Paulette, sachant que je « suis dans le milieu associatif destiné aux handicapés » pense que forcément, je le suis même si ça ne se voit pas, auquel cas je subodore que Paulette que tous les militants pour une cause en sont eux-mêmes les victimes et là encore, notre collaboration va être totalement dénuée de malentendus….

Soit Paulette, au détour de la conversation où je parlais de mon entretien d’embauche et où j’ai évoqué le fait qu’avant de partir de l’entretien d’embauche j’avais évoqué mon diabète comme valeur ajoutée, pense que donc je peux et je veux utiliser ce détail pour obtenir un taf. Et là…..

Comment dire…… WTF !!

Je trouve juste ça insultant et indécent. Insultant pour moi, et indécent vis-à-vis de toutes les personnes handicapées.

 

Non mais c'est TELLEMENT ça!!

La Seconde fois c’est toujours mieux…

Posted in Cherche présent et avenir désespérément, Retrouvons les vraies valeurs with tags , , , , , , , , , on 14 décembre 2010 by violemmenthumaine

Certes, mon dépucelage chez Paul-y-boit n’avait pas été mirifique et j’étais moyennement excitée à l’idée de renouveler l’expérience.

Mais bon, le temps passant…. Les tentatives diverses et variées échouant….. L’espoir après un de mes CDD-qui-ne-servent-à-rien-sauf-me-filer-des-illusions-de-ouf me faisant croire que peut être cette fois-ci j’aurais droit à…. Je sais pas moi, des assedics ? Une formation ? Une plume dans le cul ?

Et puis il y avait tous ces gens qui me répétaient d’un air convaincu que c’était normal si ça n’avait mené à rien la première fois, parce que je n’avais pas « situé mes compétences » et que de toutes façons pas à tortiller fallait viser des postes de cadre tu vois….

Ahhhhhh, les gens…..

Donc, malgré le fait que croire que Paul puisse te permettre de trouver un boulot soit aussi réaliste que parier tout ton compte épargne sur le tirage du Loto parce qu’une voix t’a dit les numéros du tirage dans la nuit, je m’y suis réinscrite au Pôle Emploi, qui d’ailleurs s’appelait encore l’ANPE.

La brave dame de chez Paul, appelons-la Ginette, me reçoit, jette un œil sur mes deux beaux CV, me regarde et m’aboie à la gueule : « non mais qu’est-ce que vous voulez qu’on fasse pour vous avec vos compétences sans blague ? Vous nous faîtes perdre notre temps inscrivez-vous à l’APEC Madame enfin !!! »

J’ai été un peu interloquée (il en faut peu pour m’émouvoir, z’avez remarqué ?), mais j’ai attendu avec le sourire que Ginette avale un Tranxène et me réexplique plus posément, que, voilà, voyez, nous on ne s’occupe que des sous-qualifiés et des secteurs qui recrutent tout le temps comme la restauration et le bâtiment, mais pour ceux qui ont fait des études supérieures, on ne peut vraiment rien pour eux.

Bon, bien sûr, j’ai quand même posé la question pour les assedics/la formation gratuite et ce genre de chose. Et bien sûr, la réponse a été non.

Enfin, pas exactement. Ginette m’a demandé d’un air dédaigneux que vu mes soucis financiers –et pourtant comparé à maintenant je pétais dans la soie à l’époque- j’avais le droit au RMI et que quand même fallait pas avoir inventé le fil à couper le beurre pour faire la demande. Je lui explique donc que, c’est bizarre mais j’ai déjà tenté le coup et en fait non. Comme Ginette m’affirme que SI, elle est SURE, je dois y avoir droit, j’ai redéposé un dossier, et bien sûr, j’ai claqué toutes ces impressions, cette grande enveloppe et ces timbres pour rien.

Okayyyyyyyyyyyyyy.

Bien sûr. Mon Dieu suis-je bête et débile et crétine et stupide et tout et tout ?! Comment n’avais-je pas pensé  à l’APEC ?

Je me suis donc inscrite à –roulement de tambour -: l’A.P.E.C, ou Association des Prostiputes de l’Epargne Capitalisée, Association Pour l’Emploi des Cadres.

Tu vois, jeune padawan, pour arriver en haut du système pyramidal du grand Capital, t’inscrire sur le site de l’APEC tu devras. Intégrer les concepts orwelliens d’auto-vente/réseautage/ marketing sentimental tu veilleras. Quand proche de la Maîtrise du foutage-de-gueule-« in » tu seras, à la première réunion entre padawans tu te rendras. Mais attention !!!!!!!!!! Savoir que parmi vous des Déjà Maîtres il y aura tu dois, tindindiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiin…..

Bon, moi, bonne couillonne de l’espace à bretelles que je suis malgré ma si monumentale intelligence, j’ignorais tout cela, ou du moins m’attendais à un certain multiculturalisme professionnel voyez.

Vu le slogan, oups, pardon l’accroche comme on dit dans le marketing publicitaire, de la chose, j’ aurais du avoir la puce à l’oreille.

Oui ?

Je cite : l’APEC, c’est « le meilleur choix avant d’en faire un ».

So what me direz-vous ?

He bin voyez, ça c’est la dialectique de vente pure et dure, celle des winners de la life : tu ne cherches pas un boulot, tu proposes tes services.

En fait c’est le boulot qui te court après et toi qui choisis le plus de la balle qui tue entre tous, tu vois le genre ? Ce n’est pas le RH qui te fait du bien là où tu te crispes un peu plus chaque semaine mais toi qui consens à le rencontrer.

Je suis donc allée dans les locaux high tech très Ikéa-c’est-pour-les-pauvres-alors-on-fera-la-même-mais-en-rajoutant-deux-ou-trois-zéros-au-budget de l’APEC …

Une grosse différence entre chez Paul et l’Association des Putes Expertes en Coloscopie. Chez Paul, il y a de tout : du mineur ravagé par l’acné juvénile au soixantenaire tavelé, du mec à casquette et Reeboks à la nana en tailleur, le seul point commun notable entre tous les « usagers » c’est qu’ils regardent tous par terre.

Alors que chez les Actionnaires Putassiers de l’Exploitation des Citoyens, là y’a pas 25 profils hein : 25-30 ans, c’est la seule fourchette. Tout le monde regarde devant lui en dodelinant de la tête sur son Ipod ou bien se perd dans l’observation de son écran tactile, tout le monde a de l’argent, et ça se voit : pas de chaussures usées, pas de bouloches aux pulls ni aux manteaux, pas de baskets d’ailleurs, peu de jeans, des sacs et attaché-case en cuir de übber bonne faction, pas d’originalité mais du  bon goût, pas bling bling pour un sou mais coûteux bien comme il faut.

On nous fait descendre et nous installer dans une salle de conférence, genre avec tableau veleda et projecteur pour présentation powerpoint à deux balles. (visiblement la maîtrise de .ppt ne fait pas partie des compétences du coach-emploi de l’apec)

On a des petites tables en contreplaqué, on se croirait au collège.

Tout le monde sort son attirail de survie : bloc note pour la plupart, PDA et stylo tactile pour 2 types, mini bouteille d’eau, et bien sûr Iphone/Blueberry/portable customisé. Chacun y configure le mode silencieux mais sans l’éteindre, des fois qu’on les appelle pour reprendre l’affaire de Bill Gates mais seulement s’ils répondent dans la seconde.

Devant nous, juste devant le tableau, un type. La cinquantaine minimum, fringué gentleman farmer mais avec de grooooooosses auréoles de sueur sous les aisselles (moi ce que j’en dis hein, c’est que ça ne fait pas très cadre-je-maîtrise-mon-image-tellement-comme-un-dingue-que-tu-vas-me-payer-pour-que-je-t’apprenne-comment-faire).

Voyez, en management et techniques de manipulation compagnie, il y a le collectif/la verbalisation/le focus group. Donc on y va : tour de salle où chacun doit se présenter et expliquer son parcours et ses attentes : ça donne une dynamique de groupe et ça permet de faire croire aux bœufs qu’on leur permet d’exprimer leur individualité alors qu’en fait c’est exactement le contraire.

C’est comme ça que j’ai pu constater que la communication en fait c’est très surfait et genre total bouché, vu que les ¾ de la salle bin c’était des pros de la comm’. Quelques banquiers, un journaliste, deux « créatifs », genre un web designer et une graphiste.

Bien sûr j’ai souscrit à l’exercice hein.

L’utilité de cet atelier en ce qui me concerne se résume dans la déclaration du type qui l’animait à la fin du tour de salle où il s’est adressé à moi direct : « c’est pas de ma faute si vous avez fait des études qui ne servent à rien prenez-vous en à vous-même».

*Je ne sais pas si un jour j’écrirai un post  à part entière pour rentrer dans le lard de cette idée reçue, mais l’évoquer là tout de suite là maintenant est juste évident : comme beaucoup de choses que l’on pense universelles, l’état de fait selon lequel les sciences humaines ne « servent à rien » dans le marché du travail tout comme le fait que le travail social soit peu voire pas rémunéré est une caractéristique française, ou tout du moins latine. Dans les pays anglo-saxons quelqu’un qui fait de la socio ou de l’anthropo on lui lèche les pieds en attendant d’avoir la chance d’avoir quelqu’un d’aussi réactif et socio-intelligent. C’est con hein ?)* – fin de la parenthèse

Après, le gars aux glandes sudoripares over actives nous a fait un grand sourire, et déclara : « si vous croyez que je vais vous donner du travail ou vous aider à en trouver, vous pouvez sortir tout de suite. »

Ah ?

Ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh oui, comme d’hab quoi. Sinon le mec il servirait à quelque chose tu vois?

Mais je ne regrette pas d’y avoir assisté : j’ai pu admirer le cirque. J’ai pu rendre service même : ouais, la nana de la finance qui voulait bosser dans le commerce équitable elle est repartie grâce à moi avec trois adresses et 5 noms….

J’ai écouté avec intérêt et montage de fou rire en cascade le vieux type nous expliquer que tout se fait « par réseau » et que « tout le monde en a un, vous avez bien une boulangère, un pharmacien ? Donc vous avez du réseau ». Si si pour de vrai (tout le monde sait que c’est par ta boulangère que tu deviendras chef du monde/courtier en bourse/architecte informatique pour un ministère/responsable RH. Non ?)

Je l’ai écouté avec la rage aussi qui montait : je hais ces gens qui n’ont jamais travaillé, en fait, qui ne connaissent rien au travail quelque soit le domaine mais font profession de donner des conseils et de les faire payer fort chers à ceux qui en cherchent.

Aucune idée de l’évolution du marché de l’emploi. Aucune compétence dans aucun secteur : ils ne savent que dalle en informatique, en finance, en quoi que ce soit en fait, même en marketing for real. Que dchout. Ce qui ne les empêche nullement d’être ultra fier d’eux en expliquant que leur « boulot c’est de vous expliquer comment vous vendre ».

C’est-à-dire ?

: « – considérez-vous comme une action en bourse, il faut faire fructifier les dividendes en jouant sur l’indice de rareté. VOUS –et le gars lance son bras en nous pointant du doigt– êtes le produit dont l’entreprise rêve !! »

Ouais.

Ce sont les mêmes qui vont pleurer leurs stock options sur le canapé rembourré d’un psy –lacanien œuf corse, sinon ça serait pas trop trendy- parce que leur vie est triiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiste et dépourvue de sens, de plaisir et que ils ne se réalisent pas parce qu’ils ont toujours obéi à ce que la société leur dictait tu vois ?

Je vous dis juste le truc comme ça :

Inconnu/e si tu cherches un boulot ou souhaites en changer : ne donne pas d’argent –surtout si tu ne l’as pas- à ces vautours de l’espace. Le jour où un « conseiller/consultant en bilan de compétences/coach emploi » pourra te dire : tu cherches ça ? Alors il faut que tu mettes en relief ceci, ceci, et cela, tente auprès de x, y, z, ce jour là oui tu pourras payer un bras les services d’un de ces chacals.

La manipulation psychique de base, pardon, la pensée marketing, c’est bien,  hein, ça marche. Mais ça ne suffit pas à moins d’avoir déjà le « profil idéal ». Savoir se vendre, oikidoki. Mais si tu ne sais pas auprès de qui, bullshit. Si on ne te donne pas les alinéas qui vont dans ta case tu perds ton temps, parce que nous sommes des milliers, des millions même, à faire de même. On te vend du mensonge sous cellophane conçu à la chaine, alors que ce qu’il faudrait c’est du mensonge sur mesure.

Et puis comme ils ne peuvent répondre à aucune de tes questions, ils t’expliquent que le problème vient de toi, qu’il faut « travailler sur la confiance en soi, si tu crois en toi le reste suivra ». Paulo Coelho chez les traders quoi.

Comme quoi la seconde fois c’est pas forcément mieux que la première.

%d blogueurs aiment cette page :