Archive pour viol

Oui mais NON

Posted in Act up!, Mensonges et plus si affinités, Retrouvons les vraies valeurs, XX et XY with tags , , , , , , , on 13 décembre 2010 by violemmenthumaine

Bon, ouais, on peut se demander pourquoi j’ai écrit mon précédent et néanmoins brillant post si je savais que je n’arriverai pas à mettre en place le fameux bouton-sans-honte-et-sans-utilité parce que j’entrave que dalle au HTML.

Mais sache petit jedi, que non seulement le ridicule ne tue pas, sans quoi il n’y aurait pas de problème de surpopulation humaine, mais qu’à force de tentatives infructueuses tu trouveras le comment de la chose et du boulot ha ha ha ha haaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa. Oui, je me parle à moi même et même que voilà.

Comme une incompréhension éternellement renouvelée à ce sujet….

Comme une envie d’éclater d’un rire nerveux à chaque fois que j’entends que dans notre glorieuse civilisation contrairement aux sauvages noirs/peau bronzé/rouge/jaunes/bleus à points rose fluo parce que nous bien sur on est civilisés, la « Femme » est l’égale de l’homme, d’une part, et que la sexualité maintenant tu vois c’est open, sans problème, sans tabou, dans le respect des désirs de l’autre et tout et tout mais-tu-sors-de-quelle-planète-pour-insinuer-le-contraire-t’es-ouf-non-en-fait-t’es-pitoyable-faut-sortir-ma-cocotte.

Toi Inconnue/u, tu te dis déjà in petto « mais genre de quoi elle parle la grouffignone ? Pourquoi là tout de suite là maintenant ?»

 

De quoi je parle tient en un mot : le viol.

Pourquoi là tout de suite là maintenant ?

 

 

A moins, cher Inconnu/e, que tu ne surfes sur le web que pour venir lire ma prose, rien que de l’écrire j’ai manqué mourir de rire devant l’énormité de l’affirmation, que tu n’aies pas de télé ou qu’elle soit cassée et que, si tu habites en milieu urbain, tu n’aies pas mis le pied hors de ta masure/ton loft depuis plusieurs jours voire semaines, tu sais qui est Julien Assange.

Le fondateur et directeur de ce qu’en bonne geek à tendance anar que je respecte à donf, j’ai nommé Wikileaks (que moi bizarrement je ne confonds pas avec wikipedia).

En lecteur attentif/ve que tu es Inconnue/u, tu auras donc déduit que ce qui va suivre n’implique aucunement une opinion négative sur wikileaks hein.

Pour la forme je noterais là maintenant que, évidemment, le fait que la plainte des deux jeunes femmes pour viol sorte maintenant paraît fort éloigné de la notion de coïncidence, et que oui bon, doit y avoir un lien de causalité entre la barouf des dernières publications de wikileaks et la plainte pour viol.

Je note également que les femmes en question peuvent en effet mentir. Je note encore que la personnalité des dites plaignantes, surtout d’une d’entre elles, laisse à pense qu’en effet le dépôt de plainte puisse être une mauvaise foi totale et relever de la vengeance du genre « quoi mais comment se fait-ce que je ne sois pas la seule à bénéficier du coup de queue du zig non mais des fois !!! »

Je note enfin que l’accusé s’est porté spontanément aux arrêts, ce qui est foutrement bien et rare qui plus est dans ce type de chef d’inculpation.

Bon. Une fois tout ça dit et reconnu.

 

De quoi parle-t-on exactement ici ?

De ça, ça, et encore ça pour ceux qui ignoreraient l’histoire ou ses détails ou qui l’auraient oublié. Et tout plein de pages qui ont fleuri comme perce-neige après Noël un peu partout sur la Toile.

Vous aurez peut-être compris ce qui me dérange profondément dans cette histoire si vous avez lu attentivement mon blabla précédemment développé (là), juste là, oui, les 3 paragraphes là, juste au dessus.)

Il paraîtrait donc que le fait de pouvoir porter plainte contre Assange dans ce cas de figure relèverait d’une « spécificité pénale suédoise », donc, pour faire simple, que REFUSER DE FAIRE L’AMOUR SANS PRESERVATIF ALORS QU’ON VOULAIT GRAVE LE FAIRE 5 MN AVANT ET QUE BIN LE GARS IL TE FAIT L’AMOUR QUAND MEME, bin chez nous et ailleurs (en gros partout sauf en Suède quoi), c’est pas du viol et juste du délire de « féministe radicale ».

What ?


The ?


Fuck ?


Reprenons les faits siouplaît.

Un mec, pas moche et au pouvoir charismatique au pouvoir genre équivalent à l’Everest pour n’importe quelle minette de moins de 35 ans, es-spécialement si celle-ci est vaguement altermondialiste ou tendance bobo-gauchiste.

Deux femmes rêvant de sa faire ramoner la chaglatte et trembler les muqueuses par ce monstre du cyber-world.

Jusque là, on est tous d’accord, pas l’ombre de quoi que ce soit qui ressemble à de la contrainte et des violences sexuelles.

Ferme les yeux Inconnue. Toi aussi mon Grand, Inconnue de mon cœur ferme tes mirettes, allonge-toi, détends-toi et écoute ma douce voix.

Tu la/le vois, le type/la nana qui te fait bander/mouiller rien qu’à entendre évoquer son nom/voir son visage ? Ouaiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiis.

Tu papillonnes des yeux devant lui/elle//tu lui tends un briquet quand il/elle sort sa clope//tu lui tends un papier pour qu’il/elle te fasse un autographe, et là, faille spatio-temporelle dans la frustration toujours renouvelée de ta vie, elle/il te répond, te sourie, donne 1001 signes qu’elle/il ferait bien de toi son quatre heures.

Damned ?!!

Tu es bien là ? Tu kiffes ta race, tu commences à trouver que c’est chouette comme voyage ?

On continue : je ne te connais pas mon Inconnue/u, donc j’ignore complètement ce qui te donne le plus la banane dans ce genre de figure, donc c’est toi qui dit si genre ça dure des heures de cour romantique  ou si tu lui sors/il/elle te sort direct « j’ai une envie folle de vous baiser là tout de suite là maintenant », comme tu veux tu choises hein, mais toujours est-il que tu finis dans la chambre d’hôtel de ton fantasme-sur-pattes.

Toujours chaud-bouillant.

Vous vous tripatouillez vous pour léchouillez, bref c’est comme dans un rêve sauf que c’est pour de vrai tout ça tout ça.

1)      Là, l’être de tes rêves te sourie et sort de dessous son lit un godemichet de 70 cm de long, 15 de diamètre et le gland couvert de clous.

2)      Là, l’être de tes rêves te retourne et te dit avec autant de sensualité que la voix d’Anna Mouglalis « j’vais te faire un truc qu’on t’a jamais fait. Le fist-fucking anal c’est ma spécialité y’a que ça qui me fait de l’effet. »

3)      Là, l’être de tes rêves te dit « ça te dérange pas si on filme nos ébats et que je le mets en ligne sur youtube/dailymotion/facebook/and co dès que tu as franchi la porte ?

4)      Là, l’être de tes rêves se fait un fixe et t’en prépare un histoire que vous soyez dans le même mood tu vois parce que sans ça le sexe c’est un peu down.

5)      Là, l’être de tes rêves sot une corde et un harnais et te révèle que pour lui hors le SM bondage point de salut.

 

6)      Là, l’être de tes rêves te dit « ha non moi je bais sans capote ça coupe tout le plaisir ».

 

1, 2, 3, 4, 5 ou 6 : quelque que soit l’alternative, toi ça te branche pas trop, voire ça te refroidit directe, voire d’un coup tu aurais plus envie de tester tes aptitudes de fakir en marchant sur un tapis de verre brisé que de concrétiser ta partie de zizi-panpan avec le zig.

Et, que ce soit dans le cas 1, 2, 3, 4, 5 ou 6, ton partenaire du moment se tamponne le coquillard comme de sa première chaussette de ta soudaine aversion, et taillot ô taillot, t’enfourche et pénétration il y a.

 

A priori, dans les cas 1, 2, 3, 4 et 5, la totalité ou presque des braves gens y compris ceux pourvus de costume 3 pièces, consentira à considérer l’acte sexuel ainsi perpétré comme relevant de la contrainte = du viol.

Mais pas dans le sixième cas, visiblement.

Je rappelle que le préservatif est 1) l’un des moyens de contraception les plus sûrs, et surtout, 2) le seul et unique moyen de se préserver de la transmission de MST, notamment de ce petit rigolo qui continue à tirer la langue vertement aux chercheurs de la planète, le ‘tit VIH.

Mais je suppose que ces précisions relèvent encore une fois d’un « ultra-féminisme radical hystérique » (wonderfull les expressions récurrents sur le web. Non non, vraiment)

D’ailleurs, tous les articles le disent hein, cette histoire d’inculpation pour viol n’est possible qu’en Suède et ce à cause d’une grande précision dans le Droit hein.

Hum hum.

 

Ah bon ? J’aurais menti à l’insu de mon plein gré à tous ces adolescents auprès de qui j’ai mené des ateliers sur la violence entre les sexes ?

Encore une fois, reprenons les faits, ou plutôt ici, reprenons la Loi française.

 

L’article 222-23 du Code Pénal définit le viol comme « Tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, commis sur la personne d’autrui par violence, contrainte, menace ou surprise est un viol. Le viol est puni de quinze ans de réclusion criminelle. »

  • Vous noterez que la fameuse expression de « par surprise », tant moquée par les médias européens, se retrouve ainsi dans la loi française.

 

  • « violence, contrainte, menace ou surprise » : si la loi française, contrairement à plein d’autres pays, ne considère pas la « capacité de prendre des décisions » de la victime comme circonstance aggravante ou même comme critère de l’existence d’un viol ou non (cette capacité est considérée comme nulle pour les mineurs sexuels –en France moins de 15 ans, souvent ailleurs moins de 18-, mais aussi en cas d’ivresse ou de l’emprise de stupéfiants, ou d’un handicap sévère chez la victime), le critère permettant de définir si la pénétration sexuelle est un viol ou pas, c’est le CONSENTEMENT.

A aucun moment n’est spécifié dans la Loi qu’il puisse y avoir un moment où l’on ne peut plus dire NON.

 

Certes, mes exemples 1/2/3/4 et même 5 peuvent paraître un peu extrêmes pour beaucoup, mais… Imaginez, encore une fois. Vous êtes chaud bouillant, votre téléphone portable sonne, par réflexe malgré l’excitation vous lancez votre regard vers l’écran et là vous voyez un SMS vous annonçant la mort de votre mère, votre fils, la perte de votre boulot, l’échec à un concours, n’importe quoi qui vous change immédiatement l’humeur.

Et là, si vous dîtes non ?

Non, c’est non.

Point.

Barre.

Pas de concession. Pas de limite.

Et oui, c’est frustrant. Et, oui, c’est énervant, et parfois celle –ou celui, oui, ça existe-, qui finalement jette l’éponge alors que franchement tout, tout, TOUT disait, était le contraire, bin c’est pas forcé qu’on ait envie de la/le revoir et qu’on ait tendance à le/la considérer comme un/e %§* $¤.

Certes.

C’est le prix du respect.

Non, c’est non.

 

Que vous soyez consentante/t deux minutes avant. Que vous soyez prostitué. Que vous soyez acteur/ice porno. Que vous soyez marié avec l’impétrant. NON C’EST NON.

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